Yves Auvinet - Vendée Globe

Vendée Globe, le règlement ne peut qu’être appliqué déclare Yves Auvinet

  5 questions à Yves Auvinet, président du Conseil départemental de Vendée et Président de la Saem qui possède et gère le Vendée Globe. 
(réalisé le 31 août 2016 vers 16h30 – ©DR – Photo d’Archives)

Le Reporter sablais : Monsieur le Président – A 66 jours du départ du Vendée Globe où en est-on de l’organisation, est-ce que tout est prêt en matière de sécurité ?
Yves Auvinet : Comme toujours, il y a des points à finaliser mais pour ce qui concerne la sécurité, tout est prêt depuis longtemps en collaboration, notamment, avec les services de la Préfecture.

Le Reporter sablais : Quel sera le nombre de participants ?
Yves Auvinet : Au départ, il était prévu 27 participants. Le nombre a été élargi à 30 afin de permettre à ceux qui devaient compléter leur qualification de savoir qu’ils pourraient intégrer cette liste avant le 1er octobre, date butoir. C’est plus compliqué qu’il n’y paraît car le nombre de places disponibles pour de grands Imoca est limité à Port Olona. Il faut pouvoir intégrer un bateau entre deux autres et avec l’autorisation des deux skippers concernés ; il y a un problème de « confort » qui se pose lorsque les bateaux sont trop serrés et il faut pouvoir éviter les chocs entre les coques. D’autre part, toutes les zones du port n’ont pas la profondeur nécessaire. Avec l’aide et l’autorisation des capitaines du port, on a pu augmenter légèrement le nombre de places.

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Le Reporter sablais : Qu’en est-il de la participation de Jeff Pellet qui est en train de finaliser son « auto-qualification » ?
Yves Auvinet : Il y a un règlement et on ne peut que l’appliquer. Il ne peut y avoir de passe-droit. On comprend très bien la position de certains skippers mais le règlement doit être appliqué. Il n’y a pas que la bateau qui doit être validé, le skipper aussi ! Le règlement prévoit bien qu’il doit y avoir deux qualifications, celle du bateau et celle du skipper. Beaucoup de gens croient que je peux valider moi-même en tant que président du Vendée Globe (Saem) la participation de Jeff Pellet. Mais ça ne se passe pas du tout comme ça. Certes, la Saem possède le Vendée Globe et l’organise mais nous ne sommes pas maîtres des règles sportives. Il s’agit d’une compétition sportive, il y a un Directeur de course (NDLR : Jacques Caraes), un jury, une fédération – la Fédération Française de Voile – qui valide ou non les courses qualificatives. Elle n’a d’ailleurs pas validé le projet de qualification de Jeff Pellet. Il y a aussi Imoca pour les critères de jauge. Je le répète, ce n’est pas moi qui ai la main sur les sélections sportives.

Le Reporter sablais : Donc le projet d’auto-qualification de Jeff Pellet, dans une course solo, n’a aucune chance d’obtenir une validation de la FF Voile ?
Yves Auvinet : Je répéterai ce que j’ai déjà dit, il y a un règlement, il ne peut qu’être appliqué. J’ai rencontré longuement Jeff Pellet et nous en avons bien sûr parlé. Chaque skipper ne peut faire son propre règlement. On ne peut faire d’exception. Imaginez que sa participation soit validée sans qu’il ait rempli les conditions et qu’un accident grave se produise ; on nous en ferait porter toutes les responsabilités !

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Le Reporter sablais : Il se pourrait qu’il parte en parallèle à la course officielle. Qu’en pensez-vous ?
Yves Auvinet : Ce ne serait pas raisonnable. S’il lui arrivait quelque chose, des coureurs officiels seraient obligés de partir à son secours et cela mettrait en péril leur propre course.
Philippe Brossard-Lotz
Le Reporter sablais
(le 31 août 2016).

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