Abbaye Sainte-Croix
Le couvent des Bénédictines Sainte-Croix a été fondé en 1622 à la demande de l’abbesse Flandrine de Nassau.
Le bâtiment de l’Abbaye Sainte-Croix, tel qu’on le connaît aujourd’hui, a été construit entre 1633 et 1639.
Après le départ des religieuses en 1792, l’Abbaye a été l’objet de plusieurs affectations : un hôpital militaire, un camp d’internement, mais aussi un centre de perfectionnement des sous-officiers et un entrepôt.
Le bâtiment est finalement devenu, à partir de 1964, un Musée axé sur les oeuvres d’art contemporain, avec un centre culturel comportant une bibliothèque.
Arundel (La Tour d')
La Tour d’Arundel Les Sables-d’Olonne
Il s'agissait au préalable d'un château créé au 14 et 15ème siècle par les Princes de Talmont et situé sur les terres de l'actuel quartier de La Chaume aux Sables-d'Olonne.
Lors des luttes religieuses entre catholiques et protestants (les Réformés), Benjamin de Rohan, baron de Soubise, envahira l'île de Ré, Oléron et aussi Olonne (sur-Mer).
Il s'empara du château en 1622 et fit construire des fortifications afin d'en assurer la défense.
Sous Louis XIII (règne 1610-1643), une garnison s'y installa. Puis le château fut détruit en grande partie en 1689. Le foncier et ce qu'il restait de la construction furent achetés par l'Etat en 1835.
La Tour d'Arundel subsiste encore mais elle fut fortement transformée en 1857 et 1858 puis rénovée de 1986 à 1994.
La Tour avait auparavant servi de phare, en raison de sa hauteur, pour les marins très nombreux à La Chaume à partir de 1593. Elle constitue désormais un ensemble architectural fort plaisant.
Un projet de musée sur l'histoire maritime est bien avancé mais sa réalisation reste incertaine.
Asty Nina (d')
Nina d’Asty Les Sables-d’Olonne
Il existait à La Pironnière une Villa-Manoir baroque avec des tourelles et des créneaux de châtelains....construite en 1905 sur la commande de Nina d'Asty.
Elle était née à Venise le 30 janvier 1882 sous le nom de Marina Garaviglia. Ses parents, italiens, vinrent habiter en France avec leurs 5 filles entre 1886 et 1890 (la date exacte est inconnue).
Nina d'Asty (son nom de scène) devint une artiste lyrique, et une danseuse réputée, avec un réel succès à partir de l'âge de 20 ans (vers 1902). C'est la Belle Epoque et son succès lors de tournées en France ou en Italie est remarquable.
En 1903, elle se produit au Casino de Paris, un établissement réputé qui fera sa renommée, bien qu'elle n'y resta que peu de temps.
A 26 ans en 1908, elle épouse Léon Lhuillier (Léon, Baptiste, Jean, Joseph), un riche Commissaire-Priseur.
Léon Lhuillier était né le 27 décembre 1860. Il fut nommé Commissaire-Priseur le 6 novembre 1886 et démissionna le 9 janvier 1892.
Amoureuse des Sables-d'Olonne, de Monte-Carlo et de Grimaldi (Italie), Nina d'Asty obtint de son riche amoureux puis mari :
- un ancien torpilleur transformé en yacht à vapeur sous le nom de Nina d'Asty III et qui faisait sensation dans le chenal des Sables-d'Olonne (1904) ;
- sa Villa baroque "Villa Nina d'Asty" de La Pironnière (1905) ;
- un immeuble à Monte-Carlo ;
- une villa à Grimaldi (Italie).
De quoi satisfaire ses souhaits et cesser sa carrière.
Sources : Nina d'Asty, des Sables-d'Olonne à Plougrescant Ed. La Geste 2018 + Doc. Le Reporter sablais
Audubon Jean-Jacques (1784 - 1851)
Le célèbre ornithologue, naturaliste, Jean-Jacques Audubon est d'origine sablaise.
En effet, son père, le capitaine de navire Jean Audubon, est né aux Sables le 11 octobre 1744.
Jean-Jacques est le fils illégitime de Jean Audubon et de Mlle Rabin, une créole de l’Ile de Saint-Domingue.
Après des études de dessin à Paris avec le peintre Jacques-Louis David, Jean-Jacques Audubon a embarqué pour les États-Unis afin d’y observer et dessiner les oiseaux.
Il épousa Lucie Blakewell en 1808 avant d’obtenir quatre ans plus tard la nationalité américaine. Il s'appellera alors John-James Audubon.
Son œuvre monumentale et exceptionnelle sur la faune américaine du XIXe siècle, Oiseaux d’Amérique, est composée de 435 planches, comportant 1065 figures de 489 espèces.
Sources : Archives Les Sables-d'Olonne
Jean-Nicolas Audubon (1710 aux Sables-d'Olonne - 15 décembre 1755 au Poiré)
Très Révérend Père (T.R.P.)
- 1710 : naissance
- 1734 : ordination sacerdotale
- 1742 : entrée dans la Compagnie de Marie (Congrégation cléricale missionnaire dont les membres sont les "Montfortains", le prêtre Louis-Marie Grignion de Montfort ayant été le 1er Supérieur général).
- 1749 : élection comme Supérieur général de la Compagnie de Marie de 1749 à son décès en 1755.
Il se fit remarquer par sa ferveur et son dévouement.
Note : le sanctuaire des Montfortains, la basilique Saint-Louis-Marie-Grignion-de-Montfort, construit de 1889 à 1892 se trouve à Saint-Laurent-sur-Sèvre.
Sources : Guide du Touriste aux Sables-d'Olonne. Histoire populaire illustrée du Bienheureux Louis-Marie Grignon de Montfort par l'Abbé Hippolyte Boutin.
Bourdigale de Laudonnière René (de)
D'une famille d'armateurs sablais, il deveint un habile marin et fut ami de l'Amiral de Coligny.
Il dirigea diverses expéditions vers l'Amérique, particulièrement en 1564, et eut à lutter contre la domination espagnole.
Finalement vaincu, il revint s'éteindre dans son pays dans l'oubli et la tristesse.
Sources : Guide du Touriste aux Sables-d'Olonne, circa 1907.
Brothier Yvonne
Yvonne Brothier - Les Sables-d'Olonne
Yvonne, Camille, Jeanne Brothier (6 juin 1889 à St-Julien-l'Ars dans la Vienne - 27 janvier 1967 à Paris 16ème).
Ses parents étaient Elie, Albert Brothier (huissier) et Louise, Julie Lescaille.
Yvonne habitait au 53 avenue de Villiers à Paris 17ème.
Artiste lyrique, elle fut une célèbre cantatrice soprano de l’Opéra Comique de Paris.
Après des débuts en 1916 dans Lakmé, de Léo Delibes, elle se fait remarquer en interprétant la Valse de Mireille (Le Barbier de Séville) puis La Marseillaise lors de la 1ère émission radiophonique française, le 26 novembre 1921, depuis l'émetteur de Sainte-Assise (Seine-et-Marne), alors émetteur le plus puissant au monde. La transmission est écoutée à l'hôtel Lutetia, à 45 kms, où se sont réunis les membres d el'amicale des ingénieurs de l'Ecole supérieure d'électricité, des personnalités des industries électriques et le sous-secrétaire d'Etat aux PTT.
La carrière de soprano d'Yvonne Brothier est saluée par la critique durant l'entre deux guerres.
En 1940, elle met fin à sa carrière pour se consacrer à l'enseignement.
Comme tous les artistes de cette époque, ses prestations sont enregistrées sur disques 78 tours. On note, chez Gramophone, 13 disques 78 tours :
Rose-Marie (Chant d'amour indien, Menuet de la minute - de Herbert Stothart et Rudolf Friml -1927), Madame Butterfly (Sur la Mer calmée - de Giacomo Puccini - 1920 / Toutes les fleurs - 1923), Lakmé (Air des clochettes - de Léo Delibes - 1930), Lakmé (C'est le Dieu de la jeunesse - 1927), Le Barbier de Séville (Air de Rosine - de Rossini - 1927), Véronique (De ci de là - de A. Messager - 1923) + Les Contes d'Hoffmann (Barcarolles / Belle nuit - d'Offenbach - 1923), La Traviata Grand Air (Quel trouble... - Do : folie, folie - 1928), Manon Lescaut (Eclat de rire / C'est l'histoire amoureuse - de Auber - 1920) + Berceuse de Jocelyn (de B. Godard - 1920), La Vie de Bohême (On m'appelle Mimi... - de Puccini - 1927), Philémon et Baucis (Ah, si je redevenais belle - de Gounod - 1928), Rigoletto (O doux non / Air de Gilda - de Verdi - 1927), Mireille (Valse - 1920), Pelléas et Mélisande (4 disques en collégial - de Claude Debussy - 1927).
Le 18 décembre 1931, Yvonne Brothier participe à la vente du timbre antituberculeux au Lido à Paris.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, elle est à l'affiche d'un spectacle organisé au Modern Cinéma des Sables-d'Olonne, en l'honneur des prisonniers rapatriés.
Elle décède à Paris le 27 janvier 1967, victime d'une leucémie.
Chaumoise d'adoption, elle repose aux côtés de son époux, Pierre, Marie, Henri, René, Joseph Moreau (né aux Brouzils - Vendée) dont la famille était d'origine chaumoise, dans le vieux cimetière du quartier de La Chaume.
Pierre Moreau était ingénieur, mais aussi compositeur, ce qui peut expliquer leur rencontre. Elle l'avait épousé le 5 mars 1918.
Ils eurent un enfant, Michel Brothier (1922 - 2008), qui fut chanteur et comédien.
Un hommage officiel a été rendu à Yvonne Brothier en 2010, à La Chaume. Une plaque commémorative a été posée à cette occasion sur la façade de l’Hôtel de la Tour, au 46 rue du Dr Canteteau, qui fut autrefois son ancienne résidence d’été.
Sources : Archives des Sables-d'Olonne + Wikipedia + Doc Le Reporter sablais
Charrier Charles /
De la Belle Époque aux Années folles, l'architecte sablais Charles Charrier (1853 - 1925), avec ses deux fils Fernando et Mauricio, a été l'une des figures marquantes de l'architecture vendéenne.
Après avoir participé à la construction des lignes ferroviaires de Fontenay à Cholet et de Fontenay à Benet, il fut le concepteur de 27 constructions ferroviaires pour la compagnie des Chemins de fer Andalous, dont les gares d’Alicante, de Murcia et de Torrevieja en Espagne.
Nous lui devons, dans le département de la Vendée, l'église de l'Orbrie, les Halles de Challans et de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, sans oublier près de 125 villas, maisons et petits châteaux.
Aux Sables-d'Olonne, son œuvre est marquée par l'emblématique « Palazzo Clementina » trônant sur le Remblai, sans oublier les villas « Ma Folie », « Magali-Colombine » ou « Les Coccinelles-Thaïs », autres témoignages de son talent et de ses inspirations.
Parallèlement, Charles Charrier était très investi dans la vie municipale en étant adjoint au maire des Sables-d'Olonne, capitaine de la compagnie des sapeurs-pompiers et vice-président de la société de Secours mutuel.
Sources : Archives des Sables-d'Olonne
Collineau Edouard /
Le Second Empire a offert une brillante carrière à cet officier sablais, engagé volontaire à 21 ans comme simple soldat et sorti du rang grâce à son seul mérite.
Édouard Isaïe Collineau (1810 - 1861) s'est brillament illustré dans la Légion Étrangère puis dans un régiment de Zouaves en Algérie, en Crimée, à Solférino et à Magenta lors de la campagne d'Italie, et lors de l'expédition de Chine.
Mais c'est surtout pendant la guerre de Crimée, en 1855, avec la prise de Malakoff devant Sébastopol, que cet admirable meneur d'hommes s'est rendu célèbre à la tête de ses Zouaves. Nommé général de division, il fut également décoré de « l'Ordre du Bain » par la Reine d'Angleterre Victoria.
Commandant la 2e brigade lors de la seconde guerre de l'Opium en Chine, il meurt de la variole à Tien-Tsin en 1861.
Sa devise était : « Allons, quand il faut, il faut ».
Collinet André /
Issu d'une vieille famille chaumoise, André Collinet (1729 - 1806) embarque très jeune sur les morutiers qui font la pêche sur les bancs de Terre-Neuve.
Revenu s'installer définitivement aux Sables comme armateur en 1769, il est nommé par la suite 2e échevin de la ville en 1773.
Esprit éclairé, il entretient une abondante correspondance, notamment avec le naturaliste Buffon.
Novateur, on lui doit l'introduction de la culture de la pomme de terre dans notre région.
Il nous a légué, à travers ses cahiers manuscrits, un précieux témoignage pour comprendre la vie quotidienne aux Sables-d'Olonne et à La Chaume au XVIIIe siècle.
Sources : Archives Les Sables-d'Olonne
Colombe Christophe /
Le quartier de La Chaume a vu éclore nombre d'artistes talentueux, à l'image du peintre Paul-Émile Pajot ou de l'artiste Florelle.
Cependant, il en est un, Éloi Léopold Christophe Colombe (1886 - 1915), qui est aujourd'hui malheureusement tombé dans l'oubli.
Pourtant, ce jeune peintre en bâtiments, petit fils du premier sauveteur de France Pierre Éliopole Crouzillat (1835-1910), s'était fait connaître de ses contemporains en faisant publier quelques-uns de ses poèmes (Si j'étais papillon, Yvonne) dans la presse locale.
Sergent dans le 3e régiment d'Infanterie coloniale pendant la Première Guerre mondiale, il composa fin 1914 l'un de ses plus vibrants poèmes, La mort d'un Marsouin, en hommage à ses frères d'armes tombés au champ d'honneur.
Christophe Colombe est « Mort pour la France » en 1915 à Souain (Marne).
Lauréat de nombreux prix de poésie, son nom est inscrit au Panthéon dans la longue liste des écrivains et poètes tombés pour la France, aux côtés de ceux de Guillaume Apollinaire et de Charles Péguy.
Le poète chaumois figure également dans l’Anthologie des écrivains morts à la guerre, 1914-1918, parue en 1926.
Sources : Archives Les Sables-d'Olonne
Pierre Crouzillat (4 juin 1835 - 1910) /
Fils d'Eloi Crouzillat, cultivateur, et de Madeleine Renaud, femme de ménage, il naît à Ars-en-Ré (Ile de Ré) le 4 juin 1835. Veuf en premier mariage de Marie Penaud, il épouse en seconde noce Alma Trichet, une Chaumoise, le 19 avril 1871. Il fut le père de six enfants.
Il a consacré sa vie au sauvetage en mer s'illustrant jusquen 1898, date de sa dernière intervention.
S'il est un homme emblématique du sauvetage en mer au XIXe siècle, c'est bien Pierre Crouzillat. D'ailleurs, l'amiral Jurien de la Gravière ne s'y est pas trompé en lui remettant personnellement la Croix de la Légion d'Honneur le 5 juillet 1882 et déclarant à son propos que « jamais cette croix n'a été placée sur une poitrine plus digne de la porter ».
es états de service exceptionnels avec à son actif le sauvetage d'une soixantaine de navires et plus de 200 vies sauvées au terme de 41 années de sauvetage. Pierre Crouzillat fut surnommé en son temps le « Premier sauveteur de France ».
Tout commence pour lui en 1857, à Brest, lors de son service militaire, lorsqu'il sauve deux hommes d'un incendie. Puis c'est à Toulon, Antivari, Bristol et Granville qu'il se fait remarquer par son courage, avant de se fixer définitivement à La Chaume à partir de 1861. Le lieu est propice aux interventions périlleuses tant l'entrée du chenal et les abords des rochers des Barges sont dangereux.
- En 1867, il fait partie de l'équipage du premier canot de sauvetage de la station des Sables-d'Olonne, aux côtés d'Anselme Maraud (1842-1910), autre sauveteur chaumois de renom.
- Il est aussi né sous une bonne étoile, puisqu'il est absent lors du naufrage de la chaloupe Coeur de Jésus le 24 avril 1868 durant lequel sept sauveteurs sablais trouveront la mort.
- En 1873, il obtient une récompense de taille avec l'obtention de deux médailles d'or pour son courage lors du naufrage du Bedlington au large des Sables-d'Olonne.
En 1873, la station de sauvetage des Sables-d'Olonne est fermée. Ce n'est qu'en 1979 qu'elle bénéficiera d'un nouveau canot, l'Amiral Jacquinot.
Pierre Crouzillat est à l'initiative de la construction de ce nouveau canot de sauvetage, qui sera construit selon ses plans et financé avec ses propres deniers.
Depuis 1979, Pierre Crouzillat participe à nouveau à toutes les sorties visant à sauver les marins pris au piège par une mer souvent déchaînée.
Les drames malheureusement continuent et en 1881, Paul-Émile Pajot (devenu un talenteux peintre), perd son père dans le naufrage de la chaloupe Jeune Ernestine.
- En 1881, Pierre Crouzillat est proposé pour la Légion d'Honneur en raison de ses états de service dans le domaine du sauvetage en mer. Elle lui est décernée l'année suivante.
- En 1889, il met au point un appareil de sauvetage qui lui vaut la médaille de bronze à l'exposition universelle de Paris et la médaille d'or à l'exposition de Nice l'année suivante.
- En 1891, Pierre Crouzillat s'illustre une fois de plus au péril de sa vie durant la tempête de novembre 1891 lors du naufrage de la chaloupe Reine des Cieux (LS 1079).
Durant cette sortie, l'une des plus tragiques qui ait été, le triple chavirage de l'Amiral Jacquinot, le canot de sauvetage sablais, a marqué durablement les esprits et a été largement médiatisé par la presse locale et nationale. Le drame a été notamment immortalisé par Henri Meyer pour la une du numéro 53 du supplément illustré du Petit Journal, daté du 28 novembre 1891, « Les dernières tempêtes - un sauvetage aux Sables-d'Olonne ».
- En 1898, le sauvetage du vapeur Daniel Fricaud en 1898 sera la dernière intervention de Pierre Crouzillat avant sa prise de "retraite".
Sa demeure était située au 3 rue du Palais lieu où il s'éteindra le 13 juillet 1910.
Par délibération du Conseil municipal en date du 14 novembre 1969, une rue des Sables-d'Olonne porte le nom de Pierre Crouzillat.
Sources : Archives Les Sables-d'Olonne
David Léo /
Léo David est né le 16 juin 1911 aux Sables d'Olonne, dans la demeure de ses parents avenue Georges Godet.
Léo est le fils de Léon David, artiste lyrique et de Juliette Peltier, tous deux issus de vieilles familles sablaises.
Officier des Arts et des Lettres, Croix de Chevalier du Mérite National décerné par le Ministre du tourisme et Médaille d'Or de la Jeunesse et des Sports, Léo David (1911 - 2002) est le fils du ténor Léon David.
Après des débuts prometteurs de comédien et de danseur aux Bouffes Parisiens et au théâtre des Variétés à Paris dans les années 1930, Il dut revenir aux Sables-d’Olonne pour des raisons de santé.
Il va dès lors devenir l'un des principaux animateurs de la station balnéaire dans les années 1950-1960.
Fondateur du célèbre groupe folklorique sablais « le Nouch » (Noeud en patois) et du Rugby Club Sablais, il réorganisa également en compagnie de Léonice Retureau l’élection des Reines des Sables.
Parallèlement, Léo David assura la direction du Grand Casino de la Plage de 1951 à 1966 où il fit venir les plus grandes vedettes de la chanson française.
Président de l'Aéro-Club de la Vendée de 1950 à 1960, il organisa en 1953 un grand meeting aérien dans la baie des Sables-d'Olonne qui rencontra un immense succès populaire.
Il occupa également la présidence du comité des Fêtes et du Syndicat d'Initiative, le poste d'administrateur de l'Office de Tourisme et la présidence de la fédération Anjou-Poitou-Saintonge des groupes folkloriques.
Après des études à Paris et à Meaux, Léo débute en 1929 une carrière de comédien et de danseur. Engagé pour jouer dans plusieurs opérettes, il se produit notamment aux Bouffes Parisiens ou au théâtre des Variétés à Paris. En 1932, il obtient son premier rôle au cinéma aux côtés de Gaby Morlay. En 1940, c'est auprès de Raimu, Louis Jouvet et Jean Gabin qu'il apparaît dans le film Untel, père et fils.
Gravement malade, Léo David doit mettre sa carrière artistique entre parenthèses et se résout à revenir aux Sables-d'Olonne où il va ouvrir un commerce avec sa jeune épouse, Marie-Claude.
Malgré la guerre et l'Occupant, cet artiste infatigable va animer la station sablaise avec les revues Tic et Toc et En Ère libre en compagnie de son ami Albert Goizet.
Notre artiste sablais est également un athlète accompli et un passionné de rugby. Il est notamment l'un des fondateurs du Rugby Club Sablais créé en 1945, et le capitaine de l'équipe durant quelques saisons.
C'est d'ailleurs avec ses camarades du RCS (Chauffeteau, Rouvel, Lataste, Sénater, Ledoux, etc.), qu'il fonde en 1949 le célèbre groupe folklorique « Le Nouch » (le noeud en patois).
Grâce à l'énergie et la créativité de Léo David, « Le Nouch » va très rapidement obtenir les plus hautes reconnaissances nationales et internationales.
Parallèlement, à partir de 1950, il réorganise l'élection des Reines des Sables, en compagnie de Léonice Retureau.
Le Grand Casino de la Plage :
Fortement endommagé durant la Seconde Guerre mondiale, le Grand Casino est démoli en 1949 et sa reconstruction dans un style Trocadéro est confiée aux architectes sablais Durand et Bertrand en 1951. La direction est assurée par Léo David de 1951 à 1966 et les plus grands artistes de la chanson française vont se produire sur scène : Édith Piaf, Luis Mariano, Yves Montand, Johnny Halliday, Jacques Brel, Barbara, Claude François, sans oublier les humoristes Raymond Devos, Bourvil, Fernand Raynaud...
Les vies de Léo David :
Artiste lyrique, danseur et comédien,
Fondateur du Rugby Club Sablais en 1945,
Fondateur du groupe folklorique Le Nouch en 1949,
Organisateur de l'élection des Reines des Sables depuis 1950, en compagnie de Léonice Retureau,
Président de l'Aéro-Club de la Vendée de 1950 à 1960, organisateur du Grand Meeting aérien des Sables en 1953,
Directeur du Grand Casino et de la piscine municipale du Remblai (1951-1966),
Organisateur des Soirées 1900 et des Nuits des Ailes dans les années 1950,
Président du comité des Fêtes, vice président du Syndicat d'Initiative,
Administrateur de l'Office de Tourisme depuis 1966,
Président de la fédération Anjou-Poitou-Saintonge des groupes folkloriques.
Ses décorations :
Officier des Arts et des Lettres,
Chevalier du Mérite National décerné par le Ministre du tourisme (1985),
Médaille d'Or de la Jeunesse et des Sports (1991).
Léo David s'éteint aux Sables-d'Olonne le 22 octobre 2002.
Afin de commémorer le nom de ce Sablais qui a tant oeuvré pour le rayonnement de sa cité et pour l'associer à l'hommage qui avait été rendu à son père en 1963, le Conseil municipal du 11 juillet 2005 a entériné le changement de dénomination de la rue Léon David en « rue Léon et Léo David ».
Don du livre de gestion comptable du Grand Casino :
C'est une pièce d'archives unique qui a été remise officiellement à la Ville des Sables-d'Olonne par Mme Léo David le 13 décembre 2013. En effet, les mensurations étonnantes de ce registre (1,78 m de long) en font un document à part, témoin d'une époque révolue.
Mme David raconte une anecdote savoureuse à ce sujet :
"L'inspecteur du service chargé de la vérification de la comptabilité du Casino, désirait un seul et unique livre dans lequel devait être ventilé le bilan comptable des jeux, de la brasserie, de la piscine et du théâtre dont Léo David était le gérant. Ceci pour simplifier les choses !
Le résultat fut spectaculaire : 1,78 m d'envergure, 74 colonnes, 38 lignes par page.
Quelle aubaine pour l'éditeur. Quant à M. Fradin, le comptable, une chaise à roulettes lui a été nécessaire pour s'acquitter de sa charge."
Sources : Archives Les Sables-d'Olonne
David Léon /
À la fin des années 1880, ce Sablais a décroché les premiers prix de chant des Conservatoires de Nantes et de Paris.
Engagé comme premier ténor à l’Opéra-Comique, maître du « bel canto », Léon David (1867 - 1962) interpréta au théâtre plus d’une cinquantaine d’œuvres différentes et se produisit sur les plus grandes scènes nationales et internationales.
Nommé professeur au Conservatoire de Paris en 1924, Léon David a été promu Officier de la Légion d’Honneur en 1936 puis Officier de l’Instruction publique.
Reconnaissance suprême de son talent, ce grand styliste a été choisi pour présider le festival mondial de la musique à Montréal en 1938.
La vie d'un ténor, livre autobiographique, retrace le destin de celui qui fut l'un des derniers bel cantistes français au médium large et à la vocalisation rapide ».
Sources : Archives Les Sables-d'Olonne
Domonymes sablais
Domonymes - Les Sables-d'Olonne
Il s'agit des noms des maisons inscrits sur les cartouches des façades (*du latin domus = maison).
Entre 2012 et 2016, Thérèse et Dominique Renelleau ont recensé et photographié 1550 noms de maisons de la ville historique des Sables-d’Olonne.
Inscrits sur des cartouches fixés aux façades, ces domonymes composent un patrimoine discret mais profondément évocateur.
Loin d’être de simples appellations, ils traduisent un attachement au lieu, une mémoire familiale, une aspiration poétique ou l’influence omniprésente de la mer.
Prénoms, références à la nature, au littoral ou aux sentiments dessinent un portrait sensible de la ville et de son art de vivre balnéaire.
L’étude permet également de suivre l’évolution des formes et des matériaux au fil du temps : céramique, mosaïque, bois, métal découpé, émail, bas-relief ou peinture murale témoignent de la richesse des techniques employées et du soin apporté à ces ornements.
L’association APROPO invite à porter un regard nouveau sur ces noms familiers qui donnent une âme aux murs et inscrivent une mémoire affective dans le paysage urbain.
Sources : Ass. Apropo pour la défense du Patrimoine
Durand Maurice
(6 décembre 1884 aux Sables-d'Olonne - 1978) - (Yvan-Maurice-Félix)
Père : Armand Marie Durand (ostréiculteur) - Mère : Marie Félicité Benjamine Tapon
Maurice Durand ne sera pas marin... puisqu'il suivra une formation qui le ménera au diplôme de l'Ecole des arts décoratifs.
Il sera élève de Gaston Réchin (architecte et professeur à l'Ecole des Beaux arts d'Angers) à partir de 1903, puis à l'Ecole des Beaux-Arts de Georges Scellier, Henri Deglane et Gustave Umbdenstock, entre le 24 juillet 1905 et 1911.
Durant sa forrmation, il obtint plusieurs médailles en dessin ornemental et en composition décorative.
Il expose au Salon des artistes français à Paris en 1906.
Le 18 décembre 1906, il obtient un accessit au Prix de reconnaissance des architectes américains pour un projet de Phare à l'entrée du port de New-York.
Il est logiste au Prix de Rome les 23 mars 1906, 14 mars 1908, 12 mars 1910 et 18 mars 1911.
Le 8 avril 1909, il reçoit le 1er Prix Chenavard pour un Pont triomphal érigé en l'honneur de l'avénement d'un souverain ; et le Prix Palais de Longchamp.
A noter aussi, le 11 mars 1911, une mention honorable au Prix Achille Leclère de l'Académie des Beaux-Arts.
Et en 1912, le 3ème Prix Stillmann.
Il va participer au développement urbain de la Ville en tant qu'architecte, profession exercée à partir de 1913 et cela jusqu'en 1974.
Il sera architecte du département de la Vendée de 1921 à 1953, et des Monuments historiques de la Vendée de 1930 à 1951. Egalement membre du Conseil départemental des Bâtiments civils; architecte inspecteur du CDE près le Crédit Foncier à partir de 1951.
Il intégre l'Académie d'architecture de Paris en 1920, membre de la Société centrale des architectes en 1920, membre libre de l'Académie d'architecture en 1953, membre honoraire en 1957; membre du conseil régional de Poitiers de l'Ordre des architectes en 1941-45; président d'honneur du Syndicat des architectes de la Vendée en 1961; membre de la Société des artistes français.
Parmi ses réalisations en Vendée, notons :
- centres hospitaliers en 1929, 1937 et 1958, Hôtel des P.T.T., Chambre de Commerce en 1931, Archives en 1937, hôpital psychiatrique en 1956;
- Phare de l'île d'Yeu en 1958 ;
- Phare de l'Armandèche aux Sables d'Olonne en 1968 ;
- Casino des Sports Les Sables-d'Olonne en 1928-1929 et quartier de la Rudelière ;
- Grand Casino de la Plage Les Sables-d'Olonne 1950-1951 ;
- Faculté mixte de Médecine et de Pharmacie;
- Hôpital moderne départemental de la Roche-sur-Yon en 1923.
- Villa Mirasol (classée Monument Historique (1914), et de nombreuses villas sur le Remblai telles La Rafale, Buet, Gelf, Villa Bonin, Etchegorria, Normandy, La Villa Blanche etc...
(La Villa Rafale située rue des Bains, lui appartenait ; il y avait installé ses bureau et atelier).
- Eglise Saint-Pierre aux Sables-d'Olonne (années 1930),
- Clinique Notre-Dame de France aux Sables-d'Olonne,
- Hôtel de Ville des Sables-d'Olonne (1950),
- Rénovation de l’Abbaye Sainte-Croix aux Sables-d'Olonne (années 1960)
- Restauration du Prieuré Saint-Nicolas aux Sables-d'Olonne (années 1970)
- Restauration de l'Eglise St-Nicolas de La Chaume
- Aménagements du nouveau remblai à partir de 1950, et de la Place Foch, de la rue Travot, de la Place du Tribunal aux Sables-d'Olonne.
- Chambre de Commerce (La Roche-sur-Yon)
- Centre hospitalier départemental (La Roche-sur-Yon)
- La Poste (La Roche-sur-Yon)
- Archives départementales (La Roche-sur-Yon)
Remblai et Piscine
Vers 1950-52, Maurice Durand se voit confier la construction d'un nouveau Remblai des Sables-d'Olonne. Les mauvais souvenirs de la guerre commencent à s'estomper et la petite jetée, qui avait été foudroyée par des explosifs posés par les Allemands à leur départ en 1944, a été reconstruite.
La piscine, et toute la décoration du Remblai (conception, sols, lampadaires etc...) ainsi que la Pendule sont sortis du cahier à dessin de Maurice Durand.
La piscine fut réalisée sur une zone d'endigage, c'est-à-dire une concession accordée par l'Etat pour soustraire ou protéger le sol des attaques des flots. Puis elle devint la propriété de la Ville en 1912 par un achat pécuniaire.
Une piscine, splendide pour l'époque, d'une surface de 25m x 12,50m en bord de plage, remplie à l'eau de mer grâce à une station de pompage établie sur la jetée Est du port. Une piscine qui eut un grand succès avec ses plages ensoleillées en demi-cercle, ses toboggans et roue.
Les travaux débutèrent le 18 décembre 1950 et l'ouverture eut lieu en 1952. L'eau de la piscine fut chauffée à partir de 1973.
Décorations : Officier d'Académie le 30 mai 1924, Officier de l'Instruction publique, Chevalier des Arts et des Lettres, Chevalier de la Légion d'honneur en 1934, Officier de la Légion d'honneur en 1950.
Sources : Archives Les Sables-d'Olonne / Institut national d'Histoire de l'art / Dictionnaire des élèves architectes de l'Ecole des Beaux-arts de Paris (entre 1800 et 1968) / Archives nationales de France, AJ/52/420, dossier d’élève / Fonds du Musée de l'Abbaye Sainte-Croix / Maurice Durand : travaux d’architecture, Strasbourg, Edari, 1932; Strasbourg, Société française d’édition d’art, 1936 / + doc Le Reporter sablais
Feuvre Simone /
Simone Feuvre (1909 - 2003), née Fontanel, était une sage femme sablaise qui faisait partie de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale.
Entrée dans le réseau communiste Front National, elle fut dénoncée et arrêtée avec 16 autres membres du réseau en 1944 par la SAP d'Angers. Internée successivement à la prison de La Roche-sur-Yon, de Poitiers et Fresnes, elle est ensuite déportée au camp de concentration de Ravensbruck, sous le matricule 57749.
De retour aux Sables-d'Olonne en juin 1945, elle a repris ses activités de sage femme à la clinique Notre Dame de France et aida à mettre au monde un très grand nombre de bébés sablais.
Décorée de la Croix de Guerre, de la Légion d’Honneur et de la Médaille militaire, Simone Feuvre a fondé l’Amicale sablaise des déportés internés et des familles de disparus. Le square où se situe le monument des Déportés porte son nom depuis 2003.
Sources : Archives des Sables-d'Olonne
Florelle
(de son vrai nom : Rousseau Odette)
FLORELLE est éternelle
Florelle est née le aux Sables-d’Olonne (La Chaume) et est décédée le à La Roche-sur-Yon.
Florelle, la petite chaumoise, est née Odette Rousseau sur les quais de La Chaume en 1898 (dans une maison dont la Buvette - "A la mère Rousseau" - était tenue par sa grand-mère Marie-Joséphine).
Ses parents sont Élysée Rousseau (qui fut secrétaire-adjoint de l'état civil) et Diadéma Messie Rabillier.
Carrière
Florelle est la seule sablaise à avoir eu une notoriété exceptionnelle en France ainsi qu’en Amérique du Sud.
Ses parents quittèrent Les Sables-d'Olonne (entre 1908 et 1910) pour Paris où travaillait déjà l'une des tantes de Florelle.
Artiste lyrique : après avoir joué au théâtre et avoir chanté l’opérette ou des comédies musicales, notamment dans l’une des salles les plus réputées, la Scala, elle fut une meneuse de revue réputée.
Elle sera à l’affiche du Moulin rouge et même la vedette aux Folies Bergère. Certes sans égaler la grande et longue carrière de Mistinguett, mais Florelle aura en Argentine un succès bien plus important que sa concurrente.
Sa rencontre avec le chanteur Jean Flor lors d'une tournée en Europe et à Istanbul durant l'été 1914 fut déterminante pour la suite de sa carrière artistique. C'est en effet Jean Flor qui lui souffla l'idée de prendre le surnom de Florélie. Odette Rousseau le modifia légèrement, le trouvant trop italien, pour prendre son fameux nom d'artiste : Florelle.
Florelle va connaître ses premiers moments de gloire en 1925 lors d'une prestation artistique à Buenos-Aires (Argentine), en volant la vedette à... Mistinguett !
À son retour, l'année suivante, c'est au « Moulin Rouge » qu'elle triomphe avec la reprise de la revue « Ça c'est Paris ». Tout le monde l'appelle alors « Mademoiselle Florelle du Moulin Rouge ». Son passage ensuite aux « Folies Bergère » va asseoir durablement sa notoriété.
Florelle mena deux carrières de front : la première au théâtre, dans les cabarets et comme meneuse de revue, la seconde comme actrice de cinéma.
En 1934 elle épousa Pierre-Marcel Foucret, le fils du directeur du Moulin Rouge. Mais auparavant, elle avait épousé, lors de ses voyages argentins, un cubain. Mais le mariage ne dura point.
Carrière cinématographique
Grâce à son expérience sur les scènes de théâtres, le cinéma parlant signa le début d’une carrière époustouflante pour Florelle.
Elle jouera au cinéma de 1912 à 1956, dans une cinquantaine de films dont 6 films muets (de 1912 à 1919).
Florelle est surtout connue pour avoir tenu le rôle principal dans la version française de « l'Opéra de Quat'sous », en 1931, sous la direction du célèbre réalisateur Georg-Wilhelm Pabst : son rôle de Polly Pitchum, la fille du roi des mendiants, lui vaut d'excellentes critiques et lui donne son surnom de « fille joyeuse au regard triste ».
C'est à partir de là que sa carrière prendra son élan. Pabst déclara que Florelle avait été la plus grande révélation artistique de sa vie.
Un autre rôle majeur est celui de Fantine dans « Les Misérables » de Raymond Bernard, film sorti en 1934. Florelle joue aux côtés d'acteurs prestigieux comme Harry Baur, Albert Préjean, Jules Berry, Charles Boyer, etc... et avec Maurice Chevalier et Dandy dans des films muets.
Elle tourna avec de nombreux réalisateurs sont Georg Wilhelm Pabst, Alexander Korda, Jean Renoir et Fritz Lang.
Entre 1930 et 33, elle est parmi les actrices de cinéma les plus en vue en France, sans doute la plus grande !
L’essentiel de sa carrière – en tout cas la période de ses films les plus réputés, s’est étalé de 1930 à 1937.
Elle fera la Une de nombreux magazines entre 1930 et 1937, sa photo et son nom seront à l’affiche des plus grandes salles de cinéma dont le célèbre Pathé-Natan en bas des Champs-Elysées.
Son activité artistique et cinématographique conduira à l'enregistrement de nombreux disques 78 tours (27 disques répertoriés et 54 chansons à la fin des années 20 et au summum de sa carrière au début des années 30). « La Complainte de Mackie » que Florelle chante dans L'Opéra de Quat'sous connaîtra un succès retentissant au point de devenir un véritable standard, c'est-à-dire reprise par les plus grands chanteurs !
Avec des paroliers de renom comme Jean Boyer, Jean Lenoir, Kurt Weill, Mireille ou Jacques Prévert.
Adulée, admirée, elle reçoit compliments, invitations, fleurs….
Sa dernière apparition au cinéma fut aux côtés de Jean Gabin dans « Le Sang à la tête » de Gilles Grangier en 1956.
Elle se retire définitivement aux Sables-d'Olonne dans les années 1950, pour rejoindre ses parents qui y vivent. Elle tiendra un bar-restaurant « À l'Orée des Pins » dans la forêt de la Rudelière, face au Casino des Sports.
La fin de sa vie, partagée entre La Chaume et Juan-Les-Pins (Alpes Maritimes) se déroule dans un relatif anonymat.
Florelle décède le 28 septembre 1974 à l'hôpital de la Grimaudière à La Roche-sur-Yon.
Enterrée dans le vieux cimetière de La Chaume sous le nom d'Odette Rousseau, cette ancienne étoile du Music-Hall aurait pu tomber définitivement dans l'oubli sans l'intervention d'un mystérieux admirateur, M. Niobey, qui fit apposer sur sa tombe une plaque gravée « Ici repose Florelle » en 1983.
Par la suite, une rue de La Chaume pris officiellement le nom de Florelle par délibération du Conseil municipal du 22 mars 1984.
Une chaumoise parmi les très grandes vedettes françaises des années 30
Elle est ce que l’on appelait à l’époque, non pas une star, mais une « vedette ».
Une grande vedette avec deux rôles qui lui auront apporté une renommée nationale et même internationale :
– le premier dans le film mythique L’Opéra de Quat’sous de Georges Pabst (1930-31),
– et le second dans Les Misérables de Raymond Bernard (1933).
Notons aussi Faubourg Montmartre, Tumultes, Vacances, La Femme nue, la Dame de chez Maxim’s, Liliom, Le Crime de Monsieur Lange.
Difficile d’imaginer aujourd’hui la personnalité incontournable qu’était devenue Florelle, la petite chaumoise.
Florelle n’oublia jamais Les Sables-d’Olonne, y revenant régulièrement, y faisant souvent référence et assurant qu’elle n’oubliait jamais qu’elle était sablaise.
En 1998, à l'occasion du centenaire de l'artiste, l'écrivain chaumois Jean Huguet et les « Veillées Chaumoises » ont célébré en chansons sa carrière. Une plaque fut apposée au 34 quai Georges V avec l'inscription : « Ici est née Florelle (Odette Rousseau), le 9 août 1898 ». Cette même année, Jean Huguet publiera un livre intitulé Florelle, la femme libérée aux éditions Vents et Marais, tandis que le Musée de l'Abbaye Sainte-Croix lui consacra une exposition (Cahiers de l'Abbaye Sainte-Croix n° 56, 1998)
Odette Rousseau est décédée mais Florelle est éternelle.
Sources : Philippe Brossard-Lotz / Le Reporter sablais + complément Archives des sables-d'Olonne
Fricaud Daniel
Daniel Fricaud 1662 - 1733), est né aux Sables-d'Olonne le 16 septembre 1662 et s'est éteint le 2 février 1733.
Il était maître de navire et bourgeois de la Ville, portant à l'armorial : "De sinople parti d'argent, à une fasce de l'une en l'autre".
Alors que la guerre de la Ligue d'Augsbourg était en cours (1689-1697), une escadre de bateaux anglais et hollandais avait tout d'abord bombardé Saint-Martin de Ré, puis elle vint ensuite mouiller en rade des Sables d'Olonne en 1696.
Daniel Fricaud fut capturé alors qu'il se trouvait sur un bâteau de pêche. Interrogé par l'Amiral Russel, il donna de fausses indications sur l'emprise foncière de la Ville des Sables-d'Olonne, affirmant que celle-ci était "aussi longue que large".
Le bombardement fut donc relativement inefficace, les boulets se perdant dans les marais. Il se dit aussi, que les Sablais allumèrent des bottes de paille pour tromper l'ennemi, lui faisant croire à la réussite de son bombardement...
Les Sablais n'avaient, semble-t-il, pas accordé beaucoup d'attention au dévouement de Daniel Fricaud, donnant de fausses indications au péril de sa vie.
C'est le docteur Marcel Petiteau ( - / 27 avril 1896 à 83 ans) qui, bien plus tard, le sortit de l'oubli. Ce dernier, en effet, publia plusieurs notices historiques mettant au jour bien des faits ignorés.
Sources : Archives des Sables-d'Olonne - Guide du Touriste aux Sablesd'Olonne + docs Le Reporter sablais
Garnier Emmanuel /
Emmanuel Garnier (1894 - 1944) est né dans le quartier du Passage aux Sables-d'Olonne.
Cet ardent défenseur de la pêche artisanale était le président du Syndicat des marins-pêcheurs des Sables-d’Olonne et du littoral atlantique.
Il fut également à l’origine de la coopérative L'Union Fraternelle.
Entré dans la Résistance dès 1940, Emmanuel Garnier a rejoint en 1942 le réseau Manipule auquel il a fourni des renseignements sur les installations allemandes entre Loire et Gironde. Arrêté par la Gestapo puis déporté vers Dachau, il meurt dans l’un des derniers convois vers l’Allemagne, appelé « le Train de la mort ».
Une plaque commémorative en bronze en hommage à Emmanuel Garnier, marin sablais « Mort pour la France » a été apposée sur l’immeuble de la Coopérative Maritime et inaugurée le 23 décembre 1945. La ville des Sables-d'Olonne a choisi également d'honorer la mémoire de ce marin respecté du monde maritime en dénommant « quai Emmanuel Garnier » la partie médiane du port de pêche par délibération du Conseil municipal du 9 juin 1945.
Emmanuel Garnier, décoré de la Médaille de la Résistance, a été fait chevalier de la Légion d'Honneur et chevalier du Mérite Maritime à titres posthumes.
Sources : Archives des Sables-d'Olonne
Jacques Gaudin (17 août 1735 aux Sables-d'Olonne - 30 novembre 1810 à La Rochelle)
Conventionnel, homme d'Eglise et politique, l'Abbé Jacques (Maurice) Gaudin se jeta dans le parti révolutionnaire.
Il se signala par de nombreux écrits contre le célibat des prêtres.
Député de la Vendée à l'Assemblée législative du 4 septembre 1791 au 20 septembre 1792 (Groupe Majorité réformatrice, sous le régime de la Révolution).
(Notes : à cette époque, la France de l'ancien régime, et depuis 1542, Les Sables-d'Olonne dépendait de la Généralité de Poitiers, circonscription administrative et fiscale des Intendants du Poitou, qui comprenait 9 "élections" dont l'Election des Sables-d'Olonne avec ses subdélégations).
Enfin, juge et bibliothécaire à La Rochelle jusqu'à sa mort.
- entrée chez les pères de l'Oratoire (dont la principale mission est l'éducation et l'enseignement)
- devient vicaire général de l'évêque de Mariana (Corse) et Conseiller clerc au conseil souverain de la Corse
- puis nommé curé de la ville des Sables-d'Olonne
- en 1781, il publie Les Inconvénients du célibat des prêtres
- est nommé Grand vicaire de l'Evêque constitutionnel de Luçon
- le , est désigné aux suffrages des électeurs de la Vendée pour l'Assemblée législative (élu le ). Membre du Comité d'Instruction publique à l'Assemblée législative, il rédigea un rapport sur les congrégations religieuses concluant par un projet de décret à leur suppression.
- Après le coup d'État du 18 brumaire, Gaudin, qui avait quitté la carrière ecclésiastique, fut nommé juge à La Rochelle ; à sa mort, Gaudin était bibliothécaire à la Rochelle et correspondant de l'Institut.
Publications :
- Les Mémoires du marquis de Montrose, traduits de l'anglais (1768)
- Les Inconvénients du célibat des prêtres : prouvés par des recherches historiques (1781)
- Voyage en Corse et vues politiques sur l'amélioration de cette isle, suivi de quelques pièces relatives à la Corse (1787)
- Gulistan ou le jardin des Roses, traduit du persan (1789)
- Essai historique sur la législation de la Perse (1791)
- Avis à mon fils âgé de sept ans (1805)
- Le Racoleur (opéra-comique joué en 1805 dans les salons de Mme Dupont : contes en vers très grivois imités du Décaméron et de La Fontaine, ainsi que des vers satiriques contre la municipalité des Sables-d'Olonne !...).
Sources : Guide du Touriste aux Sables-d'Olonne - Assemblée nationale - Archives de la Vendée - Dictionnaire des parlementaires de 1789 à 1889 par Adolphe Robert et Gaston Cougny + docs Le Reporter sablais
Un Guide Michelin « Voyage et cultures » dédié aux Sables d’Olonne
(Depuis quelques années, Le «Guide Vert Michelin» est devenu le «Guide Michelin Voyage et Cultures»).
À l’occasion de ses 100 ans, le célèbre Guide Michelin Voyage & Cultures inaugure un tout nouveau titre consacré à une destination emblématique de la côte atlantique française : Les Sables-d’Olonne.
Premier du genre, il invite les voyageurs à découvrir les multiples visages de cette destination balnéaire réputée, entre patrimoine maritime, patrimoine naturel et art de vivre océanique.
Fruit d’un travail conjoint entre les équipes des éditions Michelin et l’Office de Tourisme des Sables-d’Olonne, cet ouvrage de 144 pages réunit les meilleures adresses, circuits, coups de cœur et conseils d’experts pour vivre des expériences authentiques tout au long de l’année.
Un guide de référence pour une destination réputée
La marque Michelin est une référence internationale dans l’édition de cartes et de guides touristiques, avec une expertise, une fiabilité d’écriture et une diffusion qui ont un réel impact pour les destinations.
Les « lecteurs cibles » sont autant les habitants de la région que les Français intéressés par les destinations patrimoniales et culturelles.
Écrit par des auteurs spécialisés de Michelin Editions, il s’inscrit dans la lignée des grands classiques avec :
- des itinéraires sur mesure pour explorer les quartiers sablais, le port, la côte sauvage et tout le riche pays des Olonnes.
- des escapades thématiques autour du nautisme, du vélo, de la gastronomie, de la nature préservée, des randonnées entre campagne, forêts, marais et littoral.
- les incontournables : le Remblai, les plages, le chenal mythique du Vendée Globe, l’Ile Penotte, les Salines, la Tour d’Arundel...
Le guide met également en lumière les artisans, producteurs, et restaurateurs qui participent à la vitalité et à la qualité de vie à l’année de la destination sablaise.
La reconnaissance d’une Ville d’Art et d’Histoire
Présenté officiellement le 18 juin 2026 par Nicolas Chénéchaud, maire, et président de la SPL Destination Les Sables d’Olonne, et Philippe Orain, directeur international Guide Michelin Voyages et Cultures, le guide sablais permet d’affirmer Les Sables d’Olonne comme Ville d’Art et d’Histoire.
Il souligne la richesse de notre histoire, de notre patrimoine et de notre offre culturelle pour un public national et international en quête d’authenticité et d’émotion.
Ce nouvel ouvrage sert la stratégie touristique de la collectivité qui vise à accueillir toujours mieux et non toujours plus, avec une montée en gamme pour proposer une expérience de qualité toute l’année.
Les Sables d’Olonne ce n’est pas seulement une destination balnéaire, ce n’est pas seulement la Ville du Vendée Globe : c’est aussi et surtout une histoire maritime, un patrimoine bâti, des paysages remarquables et une riche vie culturelle.
Ce nouveau guide révèle toute cette diversité.
Guide Michelin Voyage & Cultures– Les escapades aux Sables-d’Olonne
Éd. Michelin Éditions
144 pages - 10.95 €
Sources : Office de Tourisme des Sables-d'Olonne
Guiné René /
Engagé dès l'âge de 18 ans dans la marine de guerre, René Guiné (1768 - 1821) prend part aux combats contre les Portugais, vers le Brésil, Cayenne et les Antilles.
Pendant la période révolutionnaire, chargé de protéger la côte, il s'illustre pleinement par la prise de nombreux navires anglais. Il mène sur son navire les Consuls en mission jusqu'aux Echelles du Levant.
Il reçut pour cette action une épée d'honneur de la part de Bonaparte.
Sous l'Empire, il agit en vrai corsaire, à bord de son lougre Le Rapace. Son port de refuge étant sa ville natale : Les Sables-d'Olonne.
Sa tactique était de cacher son navire derrière les îles côtières et de là, de fondre sur les vaisseaux ennemis qui avaient osé s'aventurer jusque sur nos côtes.
Capitaine de Frégate en 1808, il est fait Officier de la Légion d'Honneur sous l'Empire, puis Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis et du Lys sous la Restauration.
Sources : Archives des Sables-d'Olonne
Etienne-Adolphe d'Hastrel de Rivedoux /
Originaire du Bas-Rhin, Étienne-Adophe d'Hastrel (1805 - 1874) était le fils du baron Étienne d'Hastrel, général d'Empire.
Officier de marine et artiste de talent reconnu par la Société de Géographie, son éclectisme l’a conduit à être membre de plusieurs sociétés scientifiques.
Ses postes militaires officiels importants ont été l'ile Bourbon (Réunion), mais surtout l'Argentine (comme gouverneur de l'ile de Martin Garcia à l'époque de l'affaire de la Plata), sans oublier de nombreuses escales et excursions au Sénégal (Ile de Gorée), Tarifa, l'ile de Sainte Hélène, Le Cap, Madagascar, Brésil, Paraguay et Uruguay.
Il nous a légué une œuvre abondante dans laquelle figure en bonne place la ville des Sables-d'Olonne où il s'est établi avec sa famille au milieu du XIXe siècle.
Étienne Adolphe d'Hastrel a été nommé chevalier de la Légion d'Honneur en 1841 et promu officier de la Légion d'Honneur en 1849.
Sources : Archives des Sables-d'Olonne
Huguet Jean
Jean Huguet (1925 - 2006) était enseignant, romancier, historien, libraire, critique littéraire, traducteur et éditeur français.
Sa passion des arts et des lettres lui fit devenir tour à tour secrétaire général du comité directeur du Syndicat national des Libraires de France, fondateur et président des Jeunesses Littéraires de France en 1954, directeur des Cahiers d’action littéraire, organe mensuel des J.L.F. de 1955 à 1975 et secrétaire général du Prix des Libraires de 1959 à 1991.
Aux Sables-d’Olonne, outre la direction littéraire des éditions « Le Cercle d'Or » de 1972 à 1989, il a été en 1962 le fondateur du Centre culturel de l'abbaye Sainte-Croix et le cofondateur avec Gaby Anger des « Veillées Chaumoises » en 1971.
Il est également en 1977 l’un des artisans de la création de la Société des Écrivains de Vendée.
Homme d’action, il était également très investi dans la vie politique locale en étant élu conseiller municipal de 1971 à 1983.
Promu Officier de l'Ordre National du Mérite en 1971 et Officier des Palmes Académiques en 2001, Jean Huguet est l’auteur de plus de 60 ouvrages.
Sources : Archives des Sables-d'Olonne
Paul Imbert (circa 1585 - 1640)
Il est entré, en 1618, dans Tombouctou (Mali) en faisant partie d'une expédition marocaine.
Ce n'est donc que, bien après lui, que René Caillé - qui parlait l'arabe - (né en 1799 à Mauzé-sur-le-Mignon), aura visité Tombouctou du 20 avril au 4 mai 1828.
Né aux Sables-d'Olonne, Paul Imbert est mousse puis devient capitaine de morutier, à l'âge de 25 ans. Il participa aux pêches de morue au large de Terre Neuve.
Mais, vers 1610, il est capturé par les Corsaires barbaresques de Salé, à une époque où de très nombreux marins européens seront réduits à l'esclavage après la prise de leur bateau.
Il vivra alors une vie d'esclave à Rabat ou à Salé puis devint l'esclave du pacha de Marrakech, Ammar el Feta.
Bien malgré lui, Paul Imbert, toujours prisonnier, participa en 1618 à une caravane marocaine de 400 soldats dirigée par Ammar el Feta, sur ordre du sultan du Maroc, Moulay Zidan, vers la ville de Tombouctou.
Les militaires marocains s'étaient emparés de Tombouctou depuis une expédition de 1591, et ils y restèrent durant deux siècles. Il est probable que l'expédition militaire de 1618 fut lancée afin de rétablir l'autorité du sultan marocain sur Tombouctou.
Régulièrement, et sans doute tous les ans, les marchands marocains se rendaient à Tombouctou.
Les chameaux pénétrèrent dans Tombouctou le 28 mars 1618 alors connue comme un carrefour du négoce : sel, or, tissus, étoffes font l'objet d'échanges et de négociations. La caravane restera plus de deux mois sur place.
Dans différents pays d'Afrique du Nord, des religieux tentaient de racheter des esclaves français prisonniers des barbaresques.
Certains furent ainsi libérés mais le coût élevé réduisait le nombre de mis en liberté. Paul Imbert ne semble pas avoir été libéré malgré la présence de l'escadre du chevalier de Razilly qui se présenta en rade de Safi et auquel Paul Imbert aurait fait parvenir une lettre "pour obtenir sa compassion et lui demander de s'employer à la délivrance des esclaves."
Sources : Guide du Touriste aux Sables-d'Olonne, circa 1907, Revue Olona n°133-134 de 1990, Etonnants Vendéens, 32 destins exceptionnels, par Claude Mercier + compléments par Le Reporter sablais
Institut Sport Océan (ISO)
Institut Sport Océan - Les Sables-d'Olonne
Un centre éducatif d'école de voile a été créé en 1964-65 au bord du lac, en remplacement d'une vieille usine municipale de traitement de l'eau.
A partir de 1989, le centre fut dénommé CREPS car il fut rattaché au Centre régional d'EPS (CREPS) des Pays de la Loire.
Il proposa ensuite des stages sous l'appellation - à partir de 2002 - d'Institut Sport Océan (ISO).
De nombreux stages et séjours nautiques y sont organisés avec un élargissement aux disciplines telles que le surf et le wave-ski.
La Ville des Sables-d'Olonne a élargi ses prérogatives à l'animation estivale de la Grande Plage ainsi qu'à la sécurité avec des nageurs-sauveteurs, et cela en collaboration avec la SNSM.
Jeantot Philippe
Il est né en 1952, fut plongeur de la Comex, navigateur à la voile et chef d'entreprise, double vainqueur du BOC Challenge en 1982-1983 et 1986-1987 à bord de ses voiliers Crédit Agricole I et III, vainqueur de la Course de l'Aurore en 1985.
Mais il est surtout connu comme créateur du Vendée Globe.
Adopté par les Vendéens et ayant fait des Sables-d'Olonne son port d'attache, il se lance dans un défi gigantesque, à savoir organiser une course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance.
Ainsi prend vie le rêve ultime du marin qu'il a imaginé en compagnie de Bertie Reed et de Guy Bernardin.
En 1989-1990, il participe donc à la première édition du Vendée Globe Challenge qu'il a également co-organisé, et termine à la 4ème place.
Il va ensuite se consacrer entièrement à l'organisation du Vendée Globe et à son entreprise Jeantot Marine, un chantier naval installé aux Sables-d'Olonne spécialisé dans les catamarans de croisière.
Pour des raisons judiciaires, Philippe Jeantot va ensuite être contraint de céder la célèbre course autour du monde au département de la Vendée.
Sources : Archives des Sables-d'Olonne
Le Reporter sablais :
A l’actif de Philippe Jeantot un très grand nombre de premières:
– en tant que plongeur avec le record de l’opération Janus ( Comex)
– avec la première édition du BOC Challenge où il domine toute la course sur un bateau qu’il « bricolait » encore le jour du départ.
– puis ce sera le temps des catamarans géants ….. où déjà la polémique sur la longueur fait rage. La limite ayant été fixé à 18m pour l’OSTAR, Philippe Jeantot « tronçonne » l’arrière de son bateau… Ce qui entraînera un chavirage en plein Atlantique. Pour ne pas abandonner son bateau, il organise le premier retournement de bateau en pleine mer.
– et puis, en raison de son envie d’aller toujours plus loin, jusqu’au bout ses rêves, il crée le Vendée Globe Challenge en 1989, la course en solitaire sans escale et sans assistance au départ des Sables-d'Olonne. En 2024, la 10ème édition a été fêtée (la course est organisée tous les 4 ans).
Cette épopée est, dès la première édition la plus grande aventure maritime du siècle dernier et elle continue aujourd’hui a être la plus populaire !
Audiovisuel : Olivier Champeaux a réalisé en 2007, un très beau film témoignage de 52 mn sur Philippe Jeantot. Ce dernier revient sur sa vie maritime, ses courses, ses passions, la création du Vendée Globe Challenge, et sur ses rêves.
Film de Olivier Champeaux (cofondateur de Sailing News TV). Imagili / Sailing News TV.
Le Reporter sablais
Samedi 2 novembre 2024
Ce fut un moment vraiment magique durant lequel le créateur du Vendée Globe, Philippe Jeantot, s'est laissé aller à délivrer des impressions et même parfois des confidences.
Rien de secret mais les sentiments d'un très grand skipper, d'un organisateur de courses au large et aussi, à ses débuts d'un plongeur sous-marin.
Et aussi les sentiments d'un homme, tout simplement, qui a connu une vie de rêve parfois marquée par des moments douloureux.
Philippe Jeantot n'était pas revenu aux Sables-d'Olonne depuis 2003, 21 ans.
Il s'est dit ému, on l'a senti heureux, en fait c'est bien plus que cela, il est métamorphosé depuis l'invitation qui lui a été faite par le maire des Sables-d'Olonne.
Il s'est rendu compte que beaucoup pensaient encore à lui, l'aimaient même, il a compris qu'il n'était pas du tout tombé dans l'oubli, en tout cas aux Sables-d'Olonne. Il ne s'y attendait pas.
C'est, dit-il, le contenu de la lettre du maire qui l'a bouleversé car, pour la première fois depuis longtemps, il a ressenti un sentiment sincère.
Sans doute a-t-il parcouru des chemins tortueux, mais toujours est-il qu'il est le créateur du Vendée Globe et qu'à ce titre il a participé à la notoriété de la Ville des Sables-d'Olonne.
C'est pour cela, et uniquement pour cela, que le maire a souhaité rendre hommage à Philippe Jeantot.
Un quai porte désormais son nom à Port-Olona.
Une reconnaissance pour ce skipper au joli palmarès, un hommage à l'organisateur du Vendée Globe.
Philippe Jeantot l'a dit à plusieurs reprises ; il n'était pas prévu qu'il devienne organisateur de courses.
C'est à la suite d'un pari entre trois amis, autour d'une bière, à Sydney, qu'il a décidé en 1987 d'organiser le premier Vendée Globe de 1989, un peu sous la pression de nombreux skippers de l'époque.
Il l'organisa aussi car il avait envie de participer à une course autour du monde sans escales. D'ailleurs, il porta alors une double casquette en participant à la première course tout en étant organisateur !
Les échanges avec lui, en début de matinée furent passionnants, magiques.
La fièvre continua à 11h lors de l'inauguration du quai qui porte désormais son nom, à laquelle participèrent d'anciens skippers, d'anciens préparateurs, des passionnés de l'époque aussi. Rencontres, anecdotes, sourires ont émaillé cette inauguration.
Il y avait du monde mais pas la grande foule ; qu'importe, les meilleurs étaient là et Philippe Jeantot était aux anges. C'est bien là l'essentiel.
Malgré un visage encore marqué par les séquelles de son accident de parapente en 2004, Philippe Jeantot avait ce matin les traits d'un visage doux et rayonnant.
Ce n'était pas dû à l'air de la mer, mais bien au soutien et à la reconnaissance des Sablais.
Questions-Réponses Philippe Jeantot
Recueilli par Le Reporter sablais le 2 novembre 2024
- Je ne suis pas revenu aux Sables-d'Olonne depuis 2003, cela fait 21 ans.
Ça a beaucoup changé ; et quand on voit tous ces bateaux (Imoca) au ponton, c'est impresionnant ; je suis très surpris.
- En 2003, j'avais envie de tourner la page, de démarrer une nouvelle vie.
J'ai cherché un pays où vivre avec mon bateau, dans des conditions favorables, en vivant à l'année sur mon bateau. Et il n'y a pas beaucoup d'endroits possibles. Je voulais éviter les cyclones ou les tornades. Aux Antilles, c'est impossible pendant 3 ou 4 mois dans l'année où on peut craindre un cyclone qui briserait le bateau. Je suis donc en Thaïlande, c'est une nouvelle vie.
- Je vis simplement : la mer, le bateau, les plongées, les copains. Je suis parfaitement heureux.
- L'impression d'être oublié ? : Ce n'est pas important. Ce que j'ai fais - la création du Vendée Globe - je l'ai fais pour moi, en fait. J'ai créé le Vendée Globe pour y participer ! C'est malgré moi que je l'ai organisé et que j'ai continué à l'organiser.
- Non, je n'ai pas de regrets. Aujourd'hui, je n'aurais pas aimé être organisateur ; ce n'était pas mon métier. A l'époque, cela n'avait pas la même grandeur. J'ai été l'organisateur durant 4 éditions, et après j'ai tourné la page.
- Au début, ce n'était pas une (course du type du) Vendée Globe qui était prévu ; c'était un défi entre 3 copains qui s'étaient promis de faire un tour du monde en solitaire et sans escales, un peu dans l'esprit de Moitessier.
- Mais il n'y avait pas d'argent, pas de médias, pas d'organisation. Ensuite l'idée a germé, et plein de coureurs (skippers) ont voulu se greffer sur le projet. Au début, j'ai dit non et puis après j'ai fini par dire oui.
De 3 copains, on s'est retrouvé à 13 concurrents. Et là, je suis devenu organisateur malgré moi car on m'avait dit que si cette course partait de France, il faudrait (obligatoirement) de la sécurité, un PC Course etc...
- Mais avec quel argent ? Il n'y en avait pas. J'étais copain avec le maire des Sables-d'Olonne d'alors, Louis Guédon. Je savais qu'il allait nous accueillir sur les pontons pendant plusieurs mois gratuitement. J'avais donc dit aux copains : on se retrouve aux Sables-d'Olonne.
- Mais il n'y avait rien. Il a donc fallu que je cherche des sponsors pour financer l'opération. J'étais coureur, je construisais mon bateau, et je suis aussi devenu organisateur. J'y ai passé énormément de temps. Et c'est ça qui m'a handicapé dans ce 1er Vendée Globe car je n'ai pas pu m'entraîner et préparer mon bateau comme j'aurais voulu le faire. Je passais beaucoup de temps à Paris pour trouver des sponsors afin de pouvoir financer ce que l'on me demandait : PC Course, personnel au PC, balises Argos, communications etc... Tout cela n'était pas prévu au départ !
- Et pour ce départ (1989), on partait dans l'inconnu. Les 13 marins qui sont partis étaient cependant des marins très expérimentés qui avaient déjà fait des tours du monde en solitaire ou en équipage, sur des bateaux qui à l'époque étaient révolutionnaires. Mais aujourd'hui (en comparaison avec les Imoca actuels), ils paraissent comme des "reliques". L'évolution en 20 ou 30 ans est extraordinaire ! On est passé de 250 milles par jour à 500 milles ; la vitesse a doublé en l'espace de 30 ans !
- Tous les 4 ans, j'avais un oeil sur le Vendée Globe mais là où j'habite, il n'y a pas la couverture médiatique qu'il y a en France. Je ne regarde pas la télévision, je n'écoute pas la radio. Les journaux sont écrits en Thaï que je n'arrive pas à lire. J'avais quelques infos mais je n'ai pas suivi au quotidien.
- Les nouveaux Imoca ? : Je n'ai pas navigué dessus mais d'après ce que je sais, c'est très violent ; les skippers sont sanglés et portent des casques.
A mon époque, on était loin de ça. Nous, on passait plus de temps à l'extérieur qu'à l'intérieur de l'habitacle !
- Evolution technologique : C'est l'ordre des choses, dans la vie on modifie, on fait des progrès, on découvre certaines choses, on apprend du passé ; donc ça va plus vite, ça va plus loin, ça va plus haut...
- Vous connaissez les skippers de cette édition ? Certains sont très jeunes : Non c'est vrai je ne les connais pas, uniquement Jean Le Cam. Je suis content pour eux, ils vont vivre une expérience extraordinaire même si les conditions ont changé, même si les bateaux sont devenus beaucoup plus violents, brutaux.
Jean Le Cam a fait des choix autres que ceux d'autres skippers, il n'est pas parti sur le choix de mettre des foils pour son bateau ; on verra à l'arrivée...
- Quel message voulez vous transmettre aux 40 skippers ? : Qu'ils franchissent la ligne d'arrivée ! En tant que coureur, organisateur pour le 1er Vendée Globe lorsqu'on est parti les bateaux accompagnateurs nous ont suivi pendant 5 ou 10 milles au large et ont fait demi-tour. Ce jour-là, il y avait un vent d'Est glacial. On me l'a dit après, il y avait un silence de mort lors du départ et tous les gens se disaient : "Combien vont revenir?". Pour eux, on partait au suicide, cette course n'avait jamais été faite (NDLR : sans escales) ; il y avait 13 concurrents au départ, et les gens disaient : "Est-ce qu'il y en a au moins un qui va revenir?".
- Votre retour aux Sables ? : C'est de l'émotion, ça me fait très plaisir. Je suis très ému et heureux. je remercie monsieur le maire qui a pris cette initiative.
- Toutes les histoires en Vendée, elles sont oubliées maintenant ? (NDLR : contentieux au sein du Vendée Globe en 2023) : Oui, c'est oublié, j'ai la mémoire courte, ce qui s'est passé il y a 20 ans... il est passé beaucoup d'eau sous les ponts depuis et j'ai oublié ! On parle d'autres choses, aujourd'hui on parle des 40 bateaux qui sont là, qui vont partir faire le Vendée Globe.
- Y a-t-il un skipper que vous aimeriez voir remporter le Vendée Globe ? : Je ne les connais pas (NDLR : à part Jean Le Cam qu'il connaît). Ah Jean Le Cam évidemment ; après 6 Vendée Globe s'il finissait premier ce serait une consécration. Jean Le Cam, je l'ai eu comme équipier sur "Crédit Agricole II". je le connais bien, je l'ai connu de près, un mec que j'ai apprécié. Effectivement, si lui gagnait le Vendée Globe ce serait pour lui extraordinaire.
- Victoire : Avec l'argent qui est en cause, la victoire devient un objectif. Quand on faisait le BOC Challenge, Robin Knox-Johnston disait : "Tous les skippers qui passent la ligne d'arrivée sont des vainqueurs", et moi c'est ce que je pense !
- 3 étapes : Une course comme le Vendée Globe, il y a trois étapes, même si c'est une course sans escales :
* 1) - Amener un bateau sur la ligne de départ ; beaucoup de gens ne se rendent pas compte de ce que ça représente : trouver un sponsor, construire un bateau, le mettre au point, le règler. C'est déjà une première victoire.
* 2) - Ensuite, faire le tour du monde, franchir la ligne d'arrivée : 2ème victoire. Pour tous les concurrents, du 1er au dernier !
* 3) - Evidemment, arriver en 1er c'est la cerise sur le gâteau. Il n'y en a qu'un de premier, mais tous les autres ont quand même gagné les deux autres étapes : amener un bateau et terminer la course. C'est quand même (déjà) pas mal !
La Pendule des Sables-d’Olonne
La célèbre pendule, d'une hauteur d'environ 8 mètres, se trouve sur le Remblai des Sables-d'Olonne.
Elle est le lieu habituel de rendez-vous, notamment pour les adolescents durant la saison estivale.
Elle a été créée en 1951 par l'architecte Maurice Durand (mais inaugurée seulement le 1er juillet 1956) en même temps que la rénovation par ce dernier de l'ensemble de la Promenade du Remblai.
Personne ne l'imagine, d'autant plus que ce n'est pas visible, elle est bâtie sur un ancien blockhaus allemand construit durant la 2ème guerre mondiale qui faisait partie du "Mur de l'Atlantique".
Lac de Tanchet aux Sables-d'Olonne
Il est formé dans la continuité du ruisseau de Tanchet. Une digue a été construite en 1877, et le lac est désormais d'une superficie de 8 hectares avec une circonfèrence de 1,8 km.
Un centre éducatif d'école de voile a été créé en 1964-65 au bord du lac, sur le site de l'ancienne usine municipale de traitement de l'eau.
A partir de 1989, le centre fut dénommé CREPS car il fut rattaché au Centre régional d'EPS (CREPS) des Pays de la Loire. Il proposa ensuite des stages sous l'appellation - à partir de 2002 - d'Institut Sports Océan (ISO). De nombreux stages et séjours nautiques y sont organisés avec un élargissement aux disciplines telles que le surf et le wave-ski (Centre national).
La Ville des Sables-d'Olonne a élargi les prérogatives de "l'Institut Sports Océan" à la gestion de l'animation estivale de la Grande Plage ainsi qu'à la sécurité des plages (avec des nageurs-sauveteurs, et en collaboration avec la SNSM).
Sources Institut Sports Océan + doc Le Reporter sablais
Eva Lallement (1914 - 1991)
Elle était une amie des peintres Jules Lefranc et Anatole Jakovsky. Cette artiste d'origine roumaine, née Hava Seinberg, est aussi connue pour avoir dirigé de 1949 à 1981 le restaurant Mireille Oasis en forêt d'Olonne.
Excellente cuisinière, elle a d'ailleurs fait l'objet d'un livre intitulé À la table d'Eva, les chefs-d'oeuvres culinaires d'Eva Lallement paru aux éditions EFA en 1991.
Son style naïf a été reconnu et encouragé très tôt par le conservateur du Musée des Sables, Henri-Claude Cousseau, ce qui lui a permis d'exposer dans de nombreuses villes françaises (Nice, La Rochelle, Lille, Laval).
Une rétrospective de son oeuvre a été organisée en 1993 à l'Hôtel du département de la Vendée.
Nombre de ses tableaux et sculptures se retrouvent aujourd'hui aux Musée de l'Abbaye Sainte-Croix, de Nantes et de Laval et font également partie des collections du FRAC des Pays de La Loire et du Centre National des Arts plastiques à Paris.
Sources : Archives des Sables-d'Olonne
Titouan Lamazou (né Antoine Lamazou)
Il est né le 11 juillet 1955 à Casablanca (Maroc), dans une famille d’origine béarnaise, près de Pau.
Son père, ingénieur et exerçant dans le secteur pétrolier, souvent à l’étranger.
Titouan suivra ses études aux Collège et Lycée de Pau. Après un passage aux Beaux-Arts de Luminy à Marseille de 1971 à 1974 (avec le peintre et navigateur Yvon Le Corre), puis aux Beaux-Arts d’Aix-en-Provence, Titouan se met à voyager dès l’âge de 20 ans, comme équipier sur des bateaux, au milieu des années 1970.
Il sera pendant deux ans l’équipier d’Eric Tabarly sur Pen Duick VI, et naviguera autour du monde avec lui. Pendant six mois ils navigueront par étapes entre Los Angeles et Auckland, dont des étapes sur des îles de Polynésie, ce qui influencera à jamais Titouan puisqu’il ira y habiter.
Eric Tabarly sollicitera Titouan Lamazou pour l’illustration du Guide de la manoeuvre qu'il rédigeait. Puis, en 1978, ce seront les carnets « Les Goélettes d’Amérique ». Titouan poursuit avec la réalisation de nombreux « Carnets de voyage ».
En 1982, ce sera « Sous les toits de verre » et « Un hiver berbère », ouvrages illustrés montrant la vie berbère et les habitations, à la suite d’un voyage dans l’Atlas marocain avec sa compagne Karin Huet. En 1983, naît leur fille Zoé.
1986 voit un retour à la navigation de Titouan Lamazou avec le bateau « Ecureuil d’Aquitaine ». Il participe à toutes les épreuves du circuit international des courses au large : le BOC Challenge, la Québec-Saint-Malo, la C-Star, etc.
En 1990, il remporte sur « Écureuil d'Aquitaine II » la première édition du Vendée Globe, puis la Route du Rhum la même année.
Titouan est sacré Champion du Monde de course au large pour la période 1986-1990.
En 1991, il fonde, avec Florence Arthaud, le Trophée Jules-Verne, première course sans limite de taille pour les navires, et lance la construction de Tag Heuer, le plus grand monocoque de course jamais réalisé en matériaux composites.
La goélette de 43,60 mètres de long subit des dégâts importants lors de sa première sortie, le 27 mars 1993.
Elle ne participera jamais à une course et ce projet sera le dernier de la carrière de navigateur de Titouan.
À partir de 1996, Titouan se consacre entièrement à l'écriture et à la peinture.
Il réalise de beaux portraits de femmes avec « Femmes du Monde ».
En février 2000, il a un fils prénommé Loup, né de son union avec l'actrice-réalisatrice Géraldine Danon.
En octobre 2021, il publie un livre avec sa fille Zoé intitulé « Escales en Polynésie ».
En 2024, Titouan Lamazou est revenu aux Sables-d’Olonne à l’occasion de la 10ème édition du Vendée Globe (1ère édition en 1989 mais la course n’a lieu que tous les 4 ans). Une exposition de ses dernières oeuvres a eu lieu au Musée de l’Abbaye Sainte-Croix sous le nom de « Titouan Lamazou / Sous les Etoiles ».
Sources Wikipedia + Le Reporter sablais
Marie Suzanne Lambert (20 mai 1847 à Olonne - 27 juin 1929 à Olonne)
Elle était la fille de Pierre-Henri Deschamps et de Marie-Louise Bertrand, tous deux cultivateurs.
Cette Olonnaise emblématique est entrée dans la mémoire collective grâce à l’oeuvre des frères Martel, sculpteurs vendéens à qui elle a servi de modèle pour la réalisation du monument aux Morts d’Olonne.
Elle avait épousé Émile Placide Lambert le 21 septembre 1874 à Olonne et de cette union sont nés deux enfants.
Le monument aux Morts, situé rue des Sables, dans la côte de la Violette, a été inauguré le 23 juillet 1922 par le Maire d’Olonne-sur-Mer, Valère Mathé.
Sources : Archives des Sables-d'Olonne
Jean Launois (1898 - 1942)
Il montre très tôt des talents de peintre.
Grâce à son père, sous-préfet des Sables-d'Olonne, il rencontre Lepère et Milcendeau, qui auront une influence importante sur son travail.
À partir de 1920, il vit en Algérie à la villa Abd el-Tif, une pension d'artistes où il fait la connaissance d'Albert Marquet, écrivain et peintre post-impressionniste.
Après un séjour en Asie du Sud Est, Jean Launois expose pour la première fois ses oeuvres à Paris, bien accueillies par les critiques.
Le peintre partage son temps entre l'Algérie, la Vendée (Saint-Jean-de-Monts) et Paris. Son oeuvre s'inspire de la casbah d'Alger, le vieux quartier de la ville, pour dessiner ses portraits de femmes et d'enfants.
Il décède à Alger le 27 novembre 1942 à l'âge de 44 ans.
Le Musée de l’Abbaye Sainte-Croix qui conserve 250 œuvres, peintures et dessins de Jean Launois, lui a consacré une rétrospective en 1976 et deux expositions en 1998 et 2004.
Sources : Archives des Sables-d'Olonne
Sébastien Laurent (1812 - 1888)
Rosiériste de l'Empereur, il est un habile horticulteur qui s'est spécialisé dans le forçage des roses et des lilas. Il était le principal fournisseur en fleurs coupées de la cour de Napoléon III.
Reconnu par ses pairs, il fut admis comme membre perpétuel de la société nationale d’Horticulture et fut récompensé par des Médailles d’honneur en or décernées par l’Impératrice et la princesse Clotilde.
Décédé aux Sables-d'Olonne où il résidait à la fin de sa vie, il est enterré avec son épouse dans le cimetière des Sables au sein d'une magnifique tombe richement ornée surnommée la « tombe du jardinier de l'Empereur ».
Sources : Archives des Sables-d'Olonne
Jacques Martin (1581 - 1661)
Olonnais, et bas officier de l'armée (capitaine), il sauva par son dévouement le roi Louis XIII lors du siège de La Rochelle en 1627.
Une bombe, partie des batteries de la ville de La Rochelle, tenue par les Huguenots, tomba aux pieds du roi.
Jacques Martin se précipita et couvrit le roi de son corps afin de le protéger avant que la bombe n'explose.
En éclatant, celle-ci le blessa grièvement et le mutila en lui enlevant les deux mains.
Admiratif pour ce courage, Louis XIII :
- lui offrit une chaîne d'or portant une médaille avec l'inscription : virtutis bellicoe proemium donavit rex Ludovicis XIII ; (récompense du roi Louix XIII pour acte militaire)
- le pensionnat (pension financière), et l'anoblit (lettre d'anoblissement datée de juin 1628) avec la charge d'escuyer du Roi, et le titre de seigneur de la Mortière.
Son écu était "de gueules à l'ancre d'argent, accompagnée en pointe, d'une bombe d'argent, chargée d'une fleur de lys de gueules, et accostée de deux bras sans mains de carnation".
Quoique mutiloé, une belle fille des Sables d'Olonne voulut bien de lui comme époux, et il mourut peu après sa femme, le 18 février 1661.
Dans des actes de la paroisse des Sables, il est mentionné comme « Haut et puissant Jacques Martin » et comme « capitaine de la marine entretenu par le Roi ».
Sources : Guide du Touriste aux Sables-d'Olonne, circa 1907, Archives des Sables-d'Olonne + complément par Le Reporter sablais.
Savary de Mauléon (vers 1170 - 1233)
il est l'un des grands seigneurs poitevins du Moyen-Âge. Sénéchal du Poitou et vassal des Plantagenêts sous Jean sans Terre puis Henri III, il se rallie pourtant aux Capétiens à deux reprises sous Philippe Auguste et Louis VIII.
Possédant l'essentiel du littoral poitevin, il dispose d'une très grande flotte de guerre qui fait de lui l'un des seigneurs les plus puissants de son époque.
En 1214, Savary hérite du Talmondais, de l'Olonnais, de Mauléon, de Fontenay le Comte, de Saint-Michel en l'Herm et de Moutiers-les-Mauxfaits.
C'est en 1218, avant de partir pour la Croisade, que Savary de Mauléon signe deux chartes de donation aux moines de Sainte-Croix de Talmont qui desservent la chapelle de Saint Nicolas à à La Chaume.
Ces chartes vont accompagner le mouvement de colonisation des littoraux engagé depuis le XIe siècle au sein du territoire olonnais.
Sources : Archives des Sables-d'Olonne
Jean-Emmanuel Mercier (1743 - 1821)
Dix-neuvième et dernier enfant d’une famille de maître cloutier sablais, il fut envoyé de 1769 à 1774 à Paris pour faire ses études à l'Académie Royale de peinture et de sculpture sous la protection de Van Loo.
Revenu aux Sables-d'Olonne, il participa, en compagnie de son frère semble-t-il, à la décoration du château de Pierre Levée à Olonne.
Mais c'est en 1780 qu'il réalisa sa première grande commande, à savoir le maître-autel de l'église Notre-Dame de Bon Port (1783).
Suivront la Pieta au retable de la chapelle de la Croix, le maître autel de Notre-Dame de Bourgenay, le tabernacle de la cathédrale de Luçon (1809) et le Christ en bois du calvaire de la plage en 1821, sa dernière œuvre, dont seul subsiste le buste aujourd’hui visible dans l’église Sainte-Anne de La Chaume.
Michelin (voir à Guide)
Charlotte-Flandrine de Nassau (1579 - 1640)
Elle était la fille du stathouder Guillaume 1er d’Orange Nassau dit Le Taciturne et de Charlotte de Bourbon-Vendôme, princesse de Montpensier.
Élevée dans la foi catholique par sa tante après le décès de sa mère en 1582, elle abjura ensuite le Protestantisme avant de devenir à l’âge de 24 ans abbesse de l’abbaye Sainte-Croix de Poitiers.
Sa sœur, Charlotte-Brabantine de Nassau, était quant à elle l'épouse du duc Claude de la Trémoille, prince de Talmont. C'est sans nul doute pour cette raison que nous devons à Charlotte-Flandrine de Nassau l'implantation d'un couvent de femmes aux Sables-d'Olonne. Celui-ci est aujourd'hui devenu le centre culturel de l'Abbaye Sainte-Croix dont le corps principal du bâtiment constitue la seule partie préservée de la construction d'origine.
Une légende raconte que la statue de la Vierge se trouvant actuellement dans la chapelle Notre Dame de Bonne-Espérance, située rue de l'Amidonnerie aux Sables-d'Olonne, serait en fait la figure de proue du navire de Charlotte-Flandrine de Nassau venu s'échouer sur nos côtes au XVIIe siècle.
Sources : Archives des Sables-d'Olonne
François Nau dit l'Olonnois (vers 1630 - 1671)
François l'Olonnois est un flibustier dont on ignore la véritable identité et l'histoire de sa jeunesse ; il est probablement né aux Sables-d'Olonne vers 1630.
Il fut l'un des flibustiers les plus célèbres du règne de Louis XIV, connu pour son audace et ses exploits extraordinaires dans les Antilles.
Avec lui ressurgissent des lieux légendaires de la piraterie, comme les Caraïbes ou l'Ile de la Tortue, repères des Frères de la Côte dont il fut l'un des chefs fameux.
Il embarque dans le port de La Rochelle, entre 1650 et 1653, à destination de St-Domingue. Là, il devient boucanier, un aventurier pratiquant l'élevage de boeufs sauvages, fumant la viande sur un gril appelé "boucan". Les boucaniers sont alors alliés des flibustiers et des Français, depuis qu'ils ont été chassés des Antilles par les Anglais et les Espagnols.
Très vite, il rejoint l'Ile de la Tortue après le massacre de la plupart de ses compagnons par les Espagnols.
Il lutta alors pendant des années contre la puissance espagnole, avec des exactions sanglantes contre les bâtiments espagnols, exactions qui en font très vite un des flibustiers les plus redoutables.
Connu dans toutes les Caraïbes, il est surnommé le « Fléau des Espagnols » ou le « Boucher de Maracaïbo », s'illustrant particulièrement dans la prise de cette ville du Venezuela en 1666.
D'autres colonies espagnoles furent également pillées et incendiées, comme San Antonio de Gibraltar, Puerto Cavallo et San Pedro. Il s'adjoignait souvent les services d'autres flibustiers, tels Pierre le Picard ou Michel le Basque, lors de ces expéditions encouragées par le gouverneur de l'Ile de la Tortue, Bertrand d'Ogeron.
Tout le butin accumulé après ces péripéties aurait dû faire de lui un homme riche. Mais c'était sans compter sur une vie de débauche et de dépenses qui finalement l'incitèrent à poursuivre sa vie de flibustier.
En 1671, après une expédition malheureuse contre les côtes du Guatemala, son navire est jeté par la tempête sur les côtes du Yucatan, précisément sur l'Ile Barou (ou Varu) dans le golfe de Darien.
Capturé par les cannibales « Indios Bravos », il connaît une fin tragique. La légende raconte qu'après avoir été scalpé, il fut découpé en morceau et dévoré par ces cannibales qui crurent ainsi faire passer dans leurs veines sa force et son courage. Ils prirent soin de lui arracher le cœur de son vivant. Seule sa tête fut conservée et momifiée afin d'être gardée comme trophée.
Sa vie et son parcours nous sont connus grâce aux écrits d'Alexandre-Olivier Oexmelin, chirurgien français, qui a côtoyé ces aventuriers de 1666 à 1672 :
"L'Olonnais, Français de nature, est du Poitou, d'un lieu nommé les Sables-d'Olonne, dont il a retenu le nom sous lequel on le connaît dans toute l'Amérique".
Voilà ce que l'on relate à ce sujet :
« Nau hisse son pavillon amiral sur la Cacaoyère, de 16 canons, et confie le commandement des troupes de débarquement à Michel le Basque. L'entrée du Lac Maracaibo est comme une gorge fermée par la redoute de l'Ile des Ramiers. Il la franchit de vive force, culbute les forces ennemies et toutes les troupes du Gouverneur de Mérida, et au prix de 100 tués et blessés, enlève Maracaibo, le Gibraltar du Venezuela. Le butin et les dommages infligés aux Espagnols dépassent un million d'écus ».
Sources : Archives des Sables-d'Olonne, Guide du Touriste aux Sables-d'Olonne, circa 1907 + compléments Le Reporter sablais
Paul-Émile Pajot (1870 - 1930)
Il fut un artiste de talent qui aura toujours méprisé la gloire.
Sa peinture naïve a été remarquée par Jean Cocteau. Il obtient la consécration artistique à Paris en janvier 1925, puis en 1927 avec Foujita. Il peignait beaucoup, et de 1896 à sa mort, son oeuvre fut considérable. Ses tableaux sont recherchés par les grands musées français et par les collectionneurs avertis.
Marin-pêcheur à l'âge de onze ans pour subvenir aux besoins de sa famille, Paul-Émile Pajot est devenu par ses dessins et ses aquarelles le chroniqueur attitré du milieu de la pêche. Louée par Cocteau et Marquet, l'oeuvre du peintre est entièrement dédiée à sa patrie, La Chaume, et à ses navires qu'il a couchés sur ses toiles de son coup de pinceau naïf.
« Il est un homme qui peint des bateaux. Il ne peint pas des bateaux pour les gens qui aiment la peinture, mais il est un peintre pour les gens qui aiment les bateaux », écrira Jean Cocteau dans sa préface à l'exposition parisienne de Paul-Émile Pajot en 1925.
Sources : Archives des Sables-d'Olonne
Port de commerce des Sables-d'Olonne
Il fut construit entre 1871 et 1874. Il est intégré dans un bassin spécifique qui est situé entre le Port de Plaisance de Port Olona et le Port de Pêche. Des transports de pétrole eurent lieu entre ce port et Philadelphie par un trois-mâts du nom de "Alice et Isabelle".
Le chiffre de 12.000 barils par an est avancé.
Furent également transportés, de la houille et des céréales.
En 2023, le trafic du port de commerce des Sables-d'Olonne est de 835 000 tonnes.
Le record date de 2021 avec 1 million de tonnes.
Le Port des Sables-d'Olonne se situait alors au 26ème rang national.
Port Olona / Les Sables-d'Olonne
Le Port de plaisance de Port Olona a été inauguré en 1979.
Il a été à l'origine de nombreuses polémiques, notamment en raison de la destruction d'un pont qui reliait le quartier de La Chaume au coeur de la ville des Sables-d'Olonne. Il était en effet nécessaire de détruire ce pont pour permettre le passage des bateaux vers le port de plaisance.
Après un agrandissement en 1988 (Port Olona 2), le port de plaisance compte environ 1100 places.
C'est de ce port que part, tous les 4 ans, la célèbre Course au large du Vendée Globe dont la 1ère édition date de 1989.
Revéreau
« Les Reverhos » (de leur vrai nom Revéreau) étaient des artistes de cirque mondialement connus.
Tout au long de leurs carrières, Madeleine Reverho (1916-2013), son mari Gustave (1902-1969) et son beau-frère André (1906-1996) ont travaillé sous les plus grands chapiteaux de France (Medrano, Pinder, Amar et Bouglione) et sur les plus prestigieuses pistes aux Étoiles (Londres, Berlin, Barnum aux États-Unis, Chine, URSS) en proposant des numéros de jonglage et d’équilibristes uniques au monde.
Très attachés aux Sables-d'Olonne, « Les Reverhos » sont revenus s'y installer définitivement en 1959, après avoir pris leur retraite artistique.
C’est à ces trois artistes que l’on doit la création, en 1963, d’un Parc zoologique et exotique à la Rudelière.
Sources : Archives des Sables-d'Olonne
Voir à Florelle
Odette Roux (1917 - 2014)
Institutrice et résistante communiste pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est née Loisit.
Elle a été maire des Sables-d'Olonne de 1945 à 1947.
Elle fut la 1re femme politique française à être élue maire d’une ville de sous-préfecture.
Son mandat a été principalement marqué par la reconstruction de la Ville et la relance économique de la station balnéaire.
A noter aussi la réalisation du Jardin public en Centre ville, auquel a été donné son nom en 2015, et l’ouverture du Lycée des Sables-d’Olonne.
Odette Roux a été élue conseillère municipale jusqu’en 1959.
Son mari Alfred Roux (1908-1943), lui aussi instituteur et résistant communiste, a été arrêté et assassiné par la Gestapo au sein de la prison de la Roche-sur-Yon.
Militante au Parti Communiste Français (PCF), au Syndicat des Instituteurs, à l’Union des Femmes Françaises et au Mouvement de la Paix, Odette Roux a été décorée de la Légion d’Honneur en 2009.
Sources : Archives des Sables-d'Olonne
Joseph Philippe Thesson
Issu d'une longue lignée de marins terre-neuvas, le Sablais Philippe Thesson (1816 - 1884) a vécu à l’âge de 20 ans, une histoire maritime et humaine extraordinaire…
En effet, affecté en tant qu’inscrit maritime dans la Marine nationale, il fut envoyé sur Toulon et enrôlé sur la corvette l’Astrolabe commandée par Dumont d’Urville.
Promu gabier, lui et ses camarades partirent donc accompagnés de La Zélée en septembre 1837 pour une mission d’exploration commanditée par Louis-Philippe afin de parcourir l’océan Pacifique et de vérifier l’existence du continent austral.
Après trois années de pérégrination qui les conduirent dans le détroit de Magellan, au Chili, à l’île de Pâques, aux Gambier, aux Marquises, aux Moluques, à Batavia, à Singapour et en Australie, le 20 janvier 1840, les deux corvettes se trouvèrent face à un continent de glace qui fut baptisé « Adélie ».
En mettant le pied au pôle Sud, ils découvraient ainsi un nouveau continent jusque là ignoré de la géographie et des scientifiques.
Après cette formidable aventure, Philippe Thesson est revenu aux Sables pour reprendre la mer en tant que patron-pêcheur.
Joseph Philippe Thesson fut marié à Suzanne Thérèse Legoffe puis à Hélène Angélique Barranger. Père de douze enfants, il est décédé à La Chaume le 11 juin 1884.
Sources : Archives des Sables-d'Olonne
Pierre, René, Marie de Vaugiraud (27 décembre 1741 aux Sables-d'Olonne - 14 mars 1819 à Paris)
Comte de Vaugiraud.
Vice-Amiral, Grand'Croix de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, Officier de l'Ordre Royal de la Légion-d'honneur, Chevalier de l'Ordre de Cincinnatus, Lieutenant-général de l'Isle Martinique et dépendances, Gouverneur-général des Isles françaises du Vent de l'Amérique (de 1814 à 1818), etc...
*La Société des Cincinnati, ou l'ordre de Cincinnatus, est la plus ancienne société patriotique américaine, fondée par George Washington le 13 mai 1783 et composée de ceux qui s'étaient distingués pendant la guerre d'indépendance des États-Unis.
Pierre de Vaugiraud est issu d'une famille noble originaire d'Anjou.
Les grands parents sont Pierre de Vaugiraud, seigneur de La Jaumonière, et Marie Renée des Nos.
Parents : Pierre de Vaugiraud est le fils de François de Vaugiraud (12 sept 1713 à La Boissière-de-Montaigu - 26 sept 1790 aux Sables-d'Olonne et de Marie Lodre, mariés le 4 février 1739 aux Sables-d'Olonne. Les Lodre était une famille de négociants et d'armateurs des Sables-d'Olonne.
Filiation de François de Vaugiraud et Marie Lodre :
- Marie, Joseph, Pierre de Vaugiraud, né le 12 novembre 1739 (capitaine au régiment des Gardes françaises, prisonnier lors de la prise des Tuileries le 10 août 1792, tué pendant les massacres de septembre 1792)
- Pierre, René, Marie de Vaugiraud, né le 27 décembre 1741 aux Sables-d'Olonne - 14 mars 1819 à Paris, époux de Marguerite Lodre de Chataignier (le mariage eut lieu en l'Eglise Notre-Dame de Bon Port des Sables-d'Olonne le 28 novembre 1769).
- Marie-Renée de Vaugiraud, 1745 - 1840, épouse de Philippe de Biré (1730-1806), seigneur de Mevelière.
- Jean-Charles Casimir (1746-19 février 1767), décédé lors du naufrage d'un navire de la Marine royale, le David.
Filiation de Pierre, René, Marie de Vaugiraud et Marguerite Lodre de Chataignier :
- Marie, Joseph, René de Vaugiraud, (5 avril 1771 aux Sables-d'Olonne-20 mai 1796 près de Locminé)
(Sources : Revue des questions historiques du marquis de Beaucourt d'après la Revue de la Révolution dans le Morbihan - 1er Prairial An IV (20 mai 1796) lettre d’un brigadier de gendarmerie qui raconte sa chasse aux Chouans en compagnie du général Mermet : "Nous tombâmes sur cinq émigrés, et j'eus le bonheur de tuer le chevalier de Montmorand et nous fîmes prisonnier le comte de Vaugiraud… Il voulut nous conduire à Pluvigner.... Il me fut confié et j'étais avec deux cents hommes pour y aller; mais, à peine sorti de Locminé, il voulut s'évader et j'eus le bonheur de lui brûler la cervelle d'un coup de pistolet").(Sources ARLV de Vendée)
- Marguerite (15 décembre 1773 aux Sables-d'Olonne - XXXX), épouse de Louis-Gabriel de Ferriet.
- Renée-Louise (22 juin 1783 aux Sables-d'Olonne - XXXX)
- Philippe de Vaugiraud (2 septembre 1786 aux Sables-d'Olonne- décédé le même jour)
- Marie-Florence (23 décembre 1787 aux Sables-d'Olonne - 18 janvier 1788 aux Sables-d'Olonne)
- Jeanne (6 mars 1791 aux Sables-d'Olonne - 16 octobre 1794)
Pierre de Vaugiraud rédigea un Rapport au Roi Louis XVIII :
- "Rapport au Roi sur le Gouvernement de la Martinique et de la Guadeloupe", qui fut présenté à Sa Majesté le Roi Louis XVIII au mois d'août 1818.
- complété par diverses pièces : Actes et Documents relatifs à l'administration de Louis-François du Buc, intendant de la Martinique.
(20 pages - Extrait des registres du Conseil supérieur de la Martinique, et une Situation de la colonie en mai 1816) / Convention proposée par S. Exc. Sir James Leith, Capitaine général et commandant des forces de terre de S.M. Britannique, acceptée par S. Exc. le Vice-Amiral Comte de Vaugiraud (La Barbade 20 mai 1815.) / Pour annoncer le débarquement de troupes britanniques auxquelles le gouverneur a demandé assistance pour maintenir à la Martinique la souveraineté de Louis XVIII.
(Notes : Louis-François Dubuc était à la fois un homme politique, un planteur esclavagiste à la Martinique).
Un document de 76 pages, comprenant une biographie de Pierre de Vaugiraud et le Rapport au Roi sur le Gouvernement de la Martinique et de la Guadeloupe est paru en 1822.
Les éléments ci-dessous sont extraits, pour la plupart, de la biographie de Pierre de Vaugiraud se trouvant dans le document paru en 1822.
La biographie présente un contenu hagiographique, donc une présentation élogieuse...
- 1755 : il entra à 14 ans dans la Marine royale.
- Il embarque en 1756 comme garde de la Marine royale sur le vaisseau Eveillé, et il s'y trouva à la prise du vaisseau anglais le Greenwich.
- 1762 : il est nommé Enseigne de vaisseau ; il se fait remarquer par son activité et son courage.
- il embarque ensuite sur Le Tonnant pour aller relever la garnison de Mahon et faire la remise de cette forteresse.
- il est ensuite attaché à une escadre d'évolution armée commandée par le comte d'Orvilliers, qui le chargea de commander un aviso pour la répétition des ordres et le port des signaux. L'Amiral lui donne des éloges publics et l'envoie à Versailles rendre compte des opérations.
- 1773 : Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis
- 1773 : Lieutenant de vaisseau, sur le vaisseau L'Orient.
- Il s'illustra le 27 juillet 1778 durant la bataille d'Ouessant (dans le cadre de la Guerre d'Indépendance des Etats-Unis durant laquelle la France est alliée à la jeune Amérique et opposée à la Grande-Bretagne qu'elle veut affaiblir) sous les ordres du comte d'Orvilliers et sur le vaisseau de l'Amiral Duchaffaud qui commandait l'arrière garde.
Alors que Pierre de Vaugiraud exhortait en vain ce dernier à se retirer de dessus le pont, le brave Duchaffaud tomba grièvement blessé dans les bras de Vaugiraud.
- Vaugiraud sauva par le plus courageux dévouement toute la flotte de Brest risquant d'être livrée aux flammes par l'incendie du vaisseau Le Rolland dans le port de Brest ; le comte d'Hector et l'intendant de la Marine, témoins de cette intrépidité, s'empressèrent d'en rendre compte au Roi qui fit écrire la lettre la plus flatteuse à Vaugiraud.
- A la demande de MM. d'Orvilliers et Duchaffaud, M. de Vaugiraud fut nommé au commandement du Fox, une frégate anglaise capturée. Mais, la cour de France et celle d'Espagne ayant décidé conjointement d'attaquer l'Angleterre après avoir réuni une flotte considérable sous les ordres du comte d'Orvilliers, celui-ci demanda que M. de Vaugiraud lui fut donné pour major en second.
- L'armée combinée franco-espagnole n'ayant pas eu le succès attendu, M. d'Orvilliers remit le commandement à M. Duchaffaud qui nomma M. de Vaugiraud Major-général et Capitaine de vaisseau.
- Puis M. de Vaugiraud devint Major-général de M. de Tréville pour l'armée navale aux Antilles, puis de M. le comte de Grasse avec un convoi de 200 voiles pour approvisionner les Antilles. L'armée navale fut sauvée d'une destruction inévitable grâce à M. de Vaugiraud !
Les vaisseaux étaient à l'ancre devant le cap à Saint-Domingue lorsque le feu prit à bord de l'Intrépide au milieu de tous les autres vaisseaux : l'armée, la flotte, la ville entière touchaient à leur perte !
Aucune mesure ne paraissait possible et l'équipage, effrayé, quitta le navire. Trente milliers de poudre allaient éclater... Sur le chemin, Vaugiraud rencontre l'équipage fugitif et le ramène au vaisseau après l'avoir fait rougir de lâcheté. Mais les matelots et soldats se mutinent à nouveau. M. de Vaugiraud est menacé mais il ramène encore une fois les mutins alors que les flammes gagnaient la soute aux poudres. Il dirige la manoeuvre, fait conduire le vaisseau à la côte, le fait échouer puis en fait partir l'équipage et en sort le dernier ; cinq minutes plus tard, l'Intrépide sauta avec une explosion qui ébranla toute la ville.
- 9 au 12 avril 1782 : bien que blessé au début de la Bataille (des îles) des Saintes (du 9 au 12 avril 1782) dite aussi Bataille de la Saint-Dominique, entre les Français (flotte du comte de Grasse) et les Britanniques (flotte de George Rodney), Pierre de Vaugiraud s'illustra le 12 avril 1782 tout particulièrement à bord du vaisseau Ville de Paris (vaisseau amiral du comte de Grasse) lors de la bataille de la baie de Chésapeak aux côtés du comte de Grasse. Le carnage fut affreux à bord du vaisseau amiral, le Ville de Paris ; le sang inondait les entre-ponts. Vaugiraud y montra autant d'activité que de courage. Mais la défaite entraîna la prise du vaisseau par les Anglais. Le Conseil de guerre qui eut lieu à l'occasion de cette affaire loua tellement sa conduite qu'il reçut du Roi une lettre honorable où Sa Majesté le félicita pour son dévouement en lui accordant une pension.
- 1783 : la paix est signée entre la Grande-Bretagne, l'Espagne et la France, par le Traité de Versailles qui redistribue les colonies des Antilles.
- 1783 : il est commandant en second d'une escadre d'évolution sous les ordres de M. d'Albert de Rioms.
- 1788 : il commande la frégate La Gracieuse qui se trouve à la Martinique
- 1789 Révolution française : des mouvements insurrectionnels se manifestent à la Martinique ; il devient adjoint du Gouverneur de Vioménil à Fort Royal ; tous deux parviennent à mettre cette colonie à l'abri des désordres de la Révolution, du moins provisoirement.
- Révolution : Vaugiraud rentre en France et se retire dans ses foyers en Poitou. Mais, au moment du départ de Louis XVI pour Varennes, les autorités révolutionnaires du Poitou, menaçant la liberté et la fortune du comte de Vaugiraud et de plusieurs gentilhommes, ceux-ci se réunirent au château de la Proutière et se virent contraints de se défendre contre la violence.
Le château fut incendié par des troupes révolutionnaires.
M. de Vaugiraud vint demander justice au Gouvernement : un décret de prise de corps à son encontre (arrestation) le décida à émigrer ! Il rejoint l'armée de Condé à Coblentz, reçoit l'ordre des Princes français d'organiser en diverses compagnies le Corps de la Marine dont le commandement revient au comte d'Hector.
Pierre de Vaugiraud eut alors le commandement d'une compagnie noble de cavalerie, chargé d'accompagner les princes.
L'Armée des Princes dissoute, il reçut ordre de passer en Angleterre (où se regroupaient des rangs royalistes) pour se rendre en Vendée afin d'y porter les ordres du Roi. L'ordre prévu ayant changé, il resta à Londres jusqu'au départ de l'expédition de Quiberon.
Pierre de Vaugiraud, grâce à sa réputation de marin, sera choisi pour diriger les mouvements de l'escadre de l'amiral anglais John Borlase Warren
1795 : l'expédition de Quiberon qui se solda par l'échec des forces contre-révolutionnaires.
SAR Monsieur étant venue à l'Ile-Dieu, M. de Vaugiraud fit les fonctions de capitaine de port et retourna avec le prince en Angleterre où il a résidé jusqu'en 1814. Le retour des Bourbons le ramena en France.
- Restauration : après l'abdication de Napoléon 1er, le Roi Louis XVIII nomma Pierre de Vaugiraud Vice-amiral et Gouverneur de la Martinique, et il fut décoré de la Grand'-Croix de Saint-Louis.
La population toute entière fut transportée de joie à son arrivée, mais le retour de de Bonaparte en 1815 changea cette heureuse position. A cette nouvelle, M. de Vaugiraud sentit tous les dangers qui le menaçaient. La Guadeloupe venait de s'insurger. Déjà les ordres de Napoléon arrivaient.
Mais, l'auguste Princesse, qui, au milieu de ses dangers personnels, n'oubliait rien pour sauver les Français dévoués à leur Roi, Madame, avait songé aux dangers que courait la Martinique.
M. de Vaugiraud fut instruit de la part de son Altesse Royale de ce qui se passait et peu de jours après il reçut du Roi le titre de Gouverneur-général des Antilles, avec les pouvoirs les plus étendus (Il fut nommé par le Roi Louis XVIII en tant Lieutenant-général de l'Isle Martinique et dépendances, et Gouverneur-général des Isles françaises du Vent de l'Amérique).
Vaugiraud déclara sa ferme résolution de maintenir le pavillon blanc, fit arrêter les agitateurs (mouvements bonapartistes), rembarquer pour la France les militaires mal disposés. La Martinique fut ainsi sauvée de tous les maux que la rébellion venait d'attirer sur la Guadeloupe.
Des dépenses excessives, une administration en désordre, des abus enracinés altéraient la prospérité de la Martinique. M. de Vaugiraud reçut ordre du ministre de remédier à ces abus.
Les trois années dde son gouvernement étant expirées, Vaugiraud remit la colonie au général Donzelot, son successeur, et il s'embarqua pour revenir en France ou il débarqua à Nantes. Il était alors âgé de près de 78 ans. Une maladie aiguë l'avait affaibli. Dès qu'il se sentit mieux il se rendit à Paris au mois de septembre 1818.
Il logea à l'Hôtel des Colonies, rue de Richelieu, où il reçut les personnages les plus marquants de la Cour et de la Ville. Mme la baronne de Ferriet, sa fille lui prodigua toutes les marques de tendresse.
Une ordonnance de la Marine avait été rendue le 3 août 1817, sous le ministère de M. le maréchal Gouvion de Saint-Cyr, par laquelle :
"Il était défendu aux gouverneurs ou aux intendants revenant de commander ou d'administrer dans les colonies, de se présenter au Roi avant que leur conduite n'eût été soumise au jugement et à l'examen d'une commission d'enquête".
Cette ordonnance avait paru au moment où le rappel de M. le comte de Vaugiraud venait d'être décidé.
Cette ordonnace fut également rapportée en 1820 à l'occassion du rappel de MM. Carra Saint-Cyr, gouverneur de Cayenne, et de M. Schmaltz, administrateur du Sénégal.
M. le comte de Vaugiraud n'avait pas pu prévoir, au moment où il fut nommé gouverneur de la Martinique, qu'il serait un jour obligé de soumettre une conduite honorée par 60 ans de travaux glorieux au service de ses Rois, à une sorte de Comité de recherches.
Il se fatigua et s'épuisa vainement en démarches et en sollicitations inutiles auprès du Président et surtout auprès de M. Guizot, rapporteur. Il ne put parvenir à obtenir un jugement.
Jugement que sollicite encore aujourd'hui en vain, sa fille, Mme de Ferriet.
De quel reproche ce brave général, ce militaire si loyal et si désintéressé aurait-il été susceptible ? Il était presque le seul gouverneur pour SA MAJESTÉ, qui, pendant les Cent jours, eût conservé la pureté, l'honneur et la légitimité du pavillon français.
Vaugiraud, rassemblant tout ce qui lui restait de force apella à haute voix Mme la baronne de Ferrier, et lui dit d'un ton ferme :
"Ma fille, écrivez au Roi ; dites-lui que je proteste de on entière fidélité et du dévouement que j'ai eu le bonheur de conserver toute ma vie sans altération à SA MAJESTÉ, à son auguste dynastie et aux intérêts de la France ;
"Dites aussi à SA MAJESTÉ, que je meurs de regret de ce qu'il ne m'a pas permis, avant de mourir, de déposer à ses pieds l'hommage de 78 années de travaux, d'attachement à la personne sacrée des Rois sous le règne desquels j'ai vécu."
En proférant ces paroles, que Mme de Ferriet s'empressa de recueillir et d'écrire, ce guerrier sans reproche et qui n'avait jamais négligé de remplir tous les devoirs de sa religion, se laissa retomber avec confiance dans les bras de la mort : son agonie dura jusqu'au lendemain.
Quelques instants avant qu'il rendît le dernier soupir, un valet de pied est annoncé de la part du Roi pour s'informer des nouvelles de son vieux serviteur et de son ancien ami.
Entendant que nom du Roi fut prononcé, le comte de Vaugiraud entr'ouvra avec effort ses paupières appesanties, et ses regards mourants se fixant avec peine sur l'homme qui venit enfin lui apporter cette douce consolation, il prononça de ses lèvres glacées ces dernières paroles : Ah! je vous remercie!... mais c'est trop tard! L'instant d'après il avait expiré.
- août 1818 : Pierre de Vaugiraud rédige un Rapport au Roi Louis XVIII sur le Gouvernement de la Martinique et de la Guadeloupe.
- le 14 mars 1819, à peine sept mois après, Pierre de Vaugiraud décède à Paris.
Il eut une fille, Marguerite, baronne de Ferriet (épouse de Louis-Gabriel de Ferriet).
Une rue porte son nom aux Sables-d'Olonne depuis 2008.
Il s'écoula 19 mois depuis la mort du comte de Vaugiraud, lorsque le 17 novembre 1820, S. Exc. le ministre de la Marine, M. le baron Portal, écrivit, par ordre de SA MAJESTÉ, à Mme la Baronne de Ferriet, une lettre conçue en ces termes :
" Madame,
"Le Roi s'est fait mettre sous les yeux les actes de l'administration de M. le comte de Vaugiraud à la Martinique. SA MAJESTÉ a reconnu que la droiture des intentions de ce gouverneur-général, et son dévouement au Roi et à la France sont demeurés dignes de tous les éloges. SA MAJESTÉ m'a commandé de donner en votre personne, à la famille de feu M. le comte de Vaugiraud, ce témoignage authéntique de son estime royale pour la mémoire d'un homme qui a vécu comme il est mort, loyal et fidèle serviteur de son prince et de son pays."
Agréez, Madame, etc.
Signé le baron PORTAL
Madame de Ferriet a été obligée long-temps d'attendre, pour rendre publique cette lettre infiniment honorable, qu'on lui en eût accordé la permission. Cependant on n'avait pas encore connaissance de cette lettre, que tout le monde, d'une voix unanime et sans distinction de partis, s'était accordé à rendre à la mémoire et aux belles actions de ce brave général, de ce digne gouverneur de la Martinique, toute la justice qu'elles méritaient.
Dès ce moment une réunion nombreuse de personnages remarquables dans la marine, le civil et le militaire, s'est proposée de demander au Roi la permission de concourir aux frais d'un monument à élever à la gloire de cet illustre amiral. On désigne comme l'endroit où il convient de l'ériger, la ville des Sables-d'Olonne, lieu de sa naissance.
Sources : Le Reporter sablais - Rapport au Roi sur le Gouvernement de la Martinique et de la Guadeloupe - Archives des Sables-d'Olonne - Guide du Touriste aux Sables-d'Olonne - BNF - ARLV de Vendée
Veillon Charles (1591 - 1627)
Seigneur du Fresnes.
Né vers 1591, il fut un illustre capitaine de vaisseau.
Il succomba glorieusement avec le navire l'Olonnais dont il avait le commandement, dans un combat naval, lors du siège de La Rochelle, le 18 septembre 1627.
Accablé par le nombre, il dût soutenir un combat si inégal qu'il n'hésita pas à faire sauter son navire plutôt que de se rendre.
Sources : Guide du Touriste aux Sables-d'Olonne, circa 1907
Vendée Arctique Les Sables-d'Olonne
Il s'agit d'une course au large en "solitaire, sans escale et sans assistance" sur bateau monocoque IMOCA (60 pieds).
Le départ et l'arrivée se font aux Sables-d'Olonne (Vendée).
L'édition 2020 fut organisée par la classe Imoca le 4 juillet 2020, comme une course qualificative, pour remplacer The Transat (prévue en mai 2020) et la New-York-Vendée-Les Sables-d'Olonne (prévue en juin 2020) qui n'avaient pu être organisée en raison du Covid (confinement di 17 mars au 10 mai 2020).
La Vendée Arctique est désormais organisée depuis 2022 par la SAEM Vendée, un organisme qui dépend du département de la Vendée.
La Course Vendée Arctique est la première des cinq courses qualificatives pour la sélection au Vendée Globe 2028 ; les candidats au VG 2028 doivent terminer une des cinq courses (sans dépasser le double du temps effectué par le vainqueur) ; les sélections dépendent ensuite du classement dans la classe Imoca sur la période 2024-2028 (18 courses).
La 1ère édition (20 concurrents) s'est déroulée en 2020 avec un départ le 4 juillet à 15h30 - soit peu de temps avant le départ du Vendée Globe en novembre 2020 - et le vainqueur fut Jérémie Beyou sur Charal, en 10 jours 5 heures 14 minutes 8 secondes.
Skippers : Fabrice Amedeo, Yannick Bestaven, Jérémie Beyou, Arnaud Boissières, Manuel Cousin, Clarisse Cremer, Charlie Dalin, Samantha Davies, Kevin Escoffier, Clément Giraud, Boris Hermann, Isabelle Joschke, Miranda Merron, Giancarlo Pedote, Thomas Ruyant, Damien Seguin, Kojiro Shiraishi, Sébastien Simon, Maxime Sorel, Armel Tripon.
La 2ème édition (25 concurrents), avec un départ le 12 mai 2022 à 17h00, fut remportée par Charlie Dalin sur Apivia en 4 jours 9 heures 20 minutes et 26 secondes (parcours réduit en raison de la météo).
Elle se déroule désormais 2 ans avant le Vendée Globe, la première organisation en 2020 ayant été jugée trop proche du départ du Vendée Globe, 4 mois avant le départ du Vendée Globe, à une période où les skippers sont très occupés par leurs préparatifs.
Cette deuxième édition a été fortement altérée par une météo dégradée empêchant le passage à l'Est de l'Islande.
Le parcours de 3500 milles est ramené à 1250 milles.
Skippers (dans l'ordre d'arrivée): Charlie Dalin, Jérémie Beyou, Thomas Ruyant, Benjamin Ferré, Louis Burton, Guirec Soudée, Alan Roura, Louis Duc, Damien Seguin, Nicolas Lunven, Banjamin Dutreux, Giancarlo Pedote, Pip Hare, Eric Bellion, Sébastien Marsset, Antoine Cornic, Romain Attanasio, Conrad Colman, Fabrice Amedeo, Kojiro Shiraishi (Abandons : Szabolcs Weöres, Isabelle Joschke, Denis Van Weynbergh, Arnaud Boissières, Manuel Cousin).
La 3ème édition (9 concurrents) fut lancée le dimanche 7 juin 2026. à 13h02. En 2020 et 2022 le parcours était imposé; désormais le franchissement de la ligne du Cercle polaire s'effectuant où le souhaite latéralement le skipper (contre 62° N - 25° O lors de la 1ère édition).
Les 9 skippers : Ambrogio Beccaria, Arnaud Boissières, Elodie Bonafous, Francesca Clapcich, Manuel Cousin, Violette Dorange, Nicolas d'Estais, Sam Goodchild, Corentin Horeau (8 bateaux à foils et 1 à dérives droites, celui de Nicolas d'Estais surnommé "Café Joyeux").
Le podium de l'édition 2026 est le suivant :
- Ambrogio Beccaria. Imoca : Allagrande Mapei - Temps de course : 8j 14h 05min 50s
- Sam Goodchild. Imoca : MACIF - Temps de course : 8 jours, 15 heures, 20 minutes et 53 secondes / Écart au premier : 1 heure, 15 minutes et 03 secondes
- Violette Dorange. Imoca : Initiatives Coeur - Temps de course : 8 jours, 16 heures, 21 minutes et 53 secondes / Écart au premier : 2 heures, 16 minutes et 3 secondes.
Vendée Globe
C'est une course au large à la voile autour du monde dont le départ et l’arrivée s’effectuent aux Sables-d’Olonne (Vendée). Elle a lieu tous les 4 ans, avec un départ un dimanche de novembre, à 13h02 très précisément.
Lors de sa création par Philippe Jeantot en 1989, elle portait alors le nom de Vendée Globe Challenge.
La 1ère édition a vu la participation de 13 skippers ; le vainqueur fut Titouan Lamazou.
La 10ème édition a eu lieu en 2024 avec 40 skippers.
Le record de vitesse est détenu par le vainqueur de 2024, Charlie Dalin, sur l’Imoca « Macif santé prévoyance », en 64 jours, 19 heures, 22 minutes et 49 secondes.
Le nombre de participants ne dépasse plus le chiffre de 40, comme désormais prévu au règlement, notamment pour des raisons techniques - emplacements - de gestion et de suivi par la direction de course.
Elle est effectuée en solitaire, sans escale et sans assistance sur des voiliers monocoques de la classe IMOCA (60 pieds).
Assistance : des contacts radios sont désormais possibles avec l’équipe technique (à terre) du skipper en cas d’avarie, et selon les règles du Réglement de la course.
Des règles ont été établies et élargies afin d’apporter le maximum de sécurité aux skippers durant une course réputée difficile au point d’être surnommée « l’Everest des Mers » ; par exemple, les skippers devant faire le tour de l’Antarctique, il est désormais prévu une ligne mouvante à ne pas franchir afin d'éviter une proximité dangereuse avec des icebergs.
Le Vendée Globe a une renommée incroyable et, Français comme étrangers, accourent aux Sables-d’Olonne à chque édition durant le Village qui précède la course.
L'organisation permet de se promener librement sur le ponton du Vendée Globe et d'apercevoir les skippers sur leur Imoca ou de les écouter lors de conférences ou dédicaces.
La passion pour la course au large est soutenue et le Vendée Globe contribue fortement à maintenir le rêve du navigateur tel que l’a décrit Bernard Moitessier dans « Le Long chemin ».