Glossaire Les Sables
La Tour d’Arundel Les Sables-d’Olonne
Il s’agissait au préalable d’un château créé au 14 et 15ème siècle par les Princes de Talmont et situé sur les terres de l’actuel quartier de La Chaume aux Sables-d’Olonne.
Lors des luttes religieuses entre catholiques et protestants (les Réformés), Benjamin de Rohan, baron de Soubise, envahira l’île de Ré, Oléron et aussi Olonne (sur-Mer).
Il s’empara du château en 1622 et fit construire des fortifications afin d’en assurer la défense.
Sous Louis XIII (règne 1610-1643), une garnison s’y installa. Puis le château fut détruit en grande partie en 1689. Le foncier et ce qu’il restait de la construction furent achetés par l’Etat en 1835.
La Tour d’Arundel subsiste encore mais elle fut fortement transformée en 1857 et 1858 puis rénovée de 1986 à 1994.
La Tour avait auparavant servi de phare, en raison de sa hauteur, pour les marins très nombreux à La Chaume à partir de 1593.
Elle constitue désormais un ensemble architectural fort plaisant.
Un projet de musée sur l’histoire maritime est bien avancé mais sa réalisation reste incertaine.
Sources : Le Reporter sablais
Nina d’Asty Les Sables-d’Olonne
Il existait à La Pironnière une Villa-Manoir baroque avec des tourelles et des créneaux de châtelains….construite en 1905 sur la commande de Nina d’Asty.
Elle était née à Venise le 30 janvier 1882 sous le nom de Marina Garaviglia. Ses parents, italiens, vinrent habiter en France avec leurs 5 filles entre 1886 et 1890 (la date exacte est inconnue).
Nina d’Asty (son nom de scène) devint une artiste lyrique, et une danseuse réputée, avec un réel succès à partir de l’âge de 20 ans (vers 1902). C’est la Belle Epoque et son succès lors de tournées en France ou en Italie est remarquable.
En 1903, elle se produit au Casino de Paris, un établissement réputé qui fera sa renommée, bien qu’elle n’y resta que peu de temps.
A 26 ans en 1908, elle épouse Léon Lhuillier (Léon, Baptiste, Jean, Joseph), un riche Commissaire-Priseur.
Léon Lhuillier était né le 27 décembre 1860. Il fut nommé Commissaire-Priseur le 6 novembre 1886 et démissionna le 9 janvier 1892.
Amoureuse des Sables-d’Olonne, de Monte-Carlo et de Grimaldi (Italie), Nina d’Asty obtint de son riche amoureux puis mari :
– un ancien torpilleur transformé en yacht à vapeur sous le nom de Nina d’Asty III et qui faisait sensation dans le chenal des Sables-d’Olonne (1904) ;
– sa Villa baroque « Villa Nina d’Asty » de La Pironnière (1905) ;
– un immeuble à Monte-Carlo ;
– une villa à Grimaldi (Italie).
De quoi satisfaire ses souhaits et cesser sa carrière.
Sources : « Nina d’Asty, des Sables-d’Olonne à Plougrescant » Ed. La Geste 2018 + Doc. Le Reporter sablais
Jean-Jacques Audubon – Les Sables-d’Olonne
Le célèbre ornithologue, naturaliste, Jean-Jacques Audubon (1784 – 1851) est d’origine sablaise.
En effet, son père, le capitaine de navire Jean Audubon, est né aux Sables le 11 octobre 1744.
Jean-Jacques est le fils illégitime de Jean Audubon et de Mlle Rabin, une créole de l’Ile de Saint-Domingue.
Après des études de dessin à Paris avec le peintre Jacques-Louis David, Jean-Jacques Audubon a embarqué pour les États-Unis afin d’y observer et dessiner les oiseaux.
Il épousa Lucie Blakewell en 1808 avant d’obtenir quatre ans plus tard la nationalité américaine.
Il va désormais s’appeler John-James Audubon.
Son œuvre monumentale et exceptionnel sur la faune américaine du XIXe siècle, Oiseaux d’Amérique, est composée de 435 planches, comportant 1065 figures de 489 espèces.
Sources : Archives Les Sables-d’Olonne
Yvonne Brothier – Les Sables-d’Olonne
Yvonne, Camille, Jeanne Brothier (6 juin 1889 à St-Julien-l’Ars dans la Vienne – 27 janvier 1967 à Paris 16ème).
Ses parents étaient Elie, Albert Brothier (huissier) et Louise, Julie Lescaille.
Yvonne habitait au 53 avenue de Villiers à Paris 17ème.
Artiste lyrique, elle fut une célèbre cantatrice soprano de l’Opéra Comique de Paris.
Après des débuts en 1916 dans Lakmé, de Léo Delibes, elle se fait remarquer en interprétant la Valse de Mireille (Le Barbier de Séville) puis La Marseillaise lors de la 1ère émission radiophonique française, le 26 novembre 1921, depuis l’émetteur de Sainte-Assise (Seine-et-Marne), alors émetteur le plus puissant au monde. La transmission est écoutée à l’hôtel Lutetia, à 45 kms, où se sont réunis les membres d el’amicale des ingénieurs de l’Ecole supérieure d’électricité, des personnalités des industries électriques et le sous-secrétaire d’Etat aux PTT.
La carrière de soprano d’Yvonne Brothier est saluée par la critique durant l’entre deux guerres.
En 1940, elle met fin à sa carrière pour se consacrer à l’enseignement.
Comme tous les artistes de cette époque, ses prestations sont enregistrées sur disques 78 tours. On note, chez Gramophone, 13 disques 78 tours :
Rose-Marie (Chant d’amour indien, Menuet de la minute – de Herbert Stothart et Rudolf Friml -1927), Madame Butterfly (Sur la Mer calmée – de Giacomo Puccini – 1920 / Toutes les fleurs – 1923), Lakmé (Air des clochettes – de Léo Delibes – 1930), Lakmé (C’est le Dieu de la jeunesse – 1927), Le Barbier de Séville (Air de Rosine – de Rossini – 1927), Véronique (De ci de là – de A. Messager – 1923) + Les Contes d’Hoffmann (Barcarolles / Belle nuit – d’Offenbach – 1923), La Traviata Grand Air (Quel trouble… – Do : folie, folie – 1928), Manon Lescaut (Eclat de rire / C’est l’histoire amoureuse – de Auber – 1920) + Berceuse de Jocelyn (de B. Godard – 1920), La Vie de Bohême (On m’appelle Mimi… – de Puccini – 1927), Philémon et Baucis (Ah, si je redevenais belle – de Gounod – 1928), Rigoletto (O doux non / Air de Gilda – de Verdi – 1927), Mireille (Valse – 1920), Pelléas et Mélisande (4 disques en collégial – de Claude Debussy – 1927).
Le 18 décembre 1931, Yvonne Brothier participe à la vente du timbre antituberculeux au Lido à Paris.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, elle est à l’affiche d’un spectacle organisé au Modern Cinéma des Sables-d’Olonne, en l’honneur des prisonniers rapatriés.
Elle décède à Paris le 27 janvier 1967, victime d’une leucémie.
Chaumoise d’adoption, elle repose aux côtés de son époux, Pierre, Marie, Henri, René, Joseph Moreau (né aux Brouzils – Vendée) dont la famille était d’origine chaumoise, dans le vieux cimetière du quartier de La Chaume.
Pierre Moreau était ingénieur, mais aussi compositeur, ce qui peut expliquer leur rencontre. Elle l’avait épousé le 5 mars 1918.
Ils eurent un enfant, Michel Brothier (1922 – 2008), qui fut chanteur et comédien.
Un hommage officiel a été rendu à Yvonne Brothier en 2010, à La Chaume. Une plaque commémorative a été posée à cette occasion sur la façade de l’Hôtel de la Tour, au 46 rue du Dr Canteteau, qui fut autrefois son ancienne résidence d’été.
Sources : Archives des Sables-d’Olonne + Wikipedia + Doc Le Reporter sablais