NEWS France. FLASH : Raphaël Glucksmann candidat à la présidentielle « pour relever la France » [Réd. Les Sables-d’Olonne]

NEWS France. FLASH : Raphaël Glucksmann candidat à la présidentielle « pour relever la France »
Raphaël Glucksmann a annoncé dimanche sur TF1 sa candidature à la présidentielle et participera à la primaire sociale-démocrate organisée en octobre par le PS et son propre parti, Place publique.
« Je suis candidat pour relever la France parce que vous savez, on a tous une boule dans le ventre quand on regarde ce qu’est en train de devenir notre nation et ce qu’elle pourrait devenir dans les mois qui viennent », a déclaré l’eurodéputé qui s’est dit « candidat pour gagner ».
Présidentielle : Glucksmann, l’espoir et les doutes
Politicien atypique, intellectuel défenseur des droits de l’Homme, de l’Europe et de l’Ukraine, Raphaël Glucksmann, désormais candidat à l’élection présidentielle, a émergé comme l’un des rares espoirs de la gauche non-mélenchoniste, avec des qualités qui sont aussi ses faiblesses.
Le fils du philosophe André Glucksmann, 46 ans, lui-même essayiste, a forgé ses premières expériences politiques en Georgie, aux côtés du président Mikheil Saakachvili. Loin, trop loin, disent ses contempteurs, des réalités d’une France des territoires qu’ils l’accusent de ne pas connaître assez intimement.
C’est depuis le Parlement européen qu’il a construit son ambition présidentielle. Par deux fois, il a mené une liste commune entre son petit parti, Place publique, et le Parti socialiste, aux élections européennes.
Le 9 juin 2024, arrivé en 3e position avec 13,8%, il récusait encore toute vue sur l’Elysée. Tout en apparaissant comme incontournable dans un espace social-démocrate en panne d’incarnation.
L’Europe, c’est « le combat de ma vie », répète à l’envi l’eurodéputé au regard parfois exalté, qui s’est fait connaître à Bruxelles pour son combat pour la défense des Ouïghours, minorité musulmane persécutée en Chine, et pour sa fermeté vis-à-vis de la Russie de Vladimir Poutine.
Il semble loin le temps de sa première campagne européenne, en 2019 (6,19%), où propulsé tête de liste par le patron du PS Olivier Faure, Raphaël Glucksmann semblait mal à l’aise, prêtant déjà le flanc aux critiques sur une prétendue déconnexion du terrain.
Lui-même le reconnaissait. Il était « mauvais », mais il a « travaillé » et son mandat d’eurodéputé l’a « transformé ».
Suffisamment pour lever tous les doutes ? Ceux-ci avaient été ravivés fin 2025 par une mauvaise prestation lors d’une des premières émissions sur la présidentielle sur la chaîne LCI. L’eurodéputé avait été à la peine dans un échange avec un panel de Français et lors d’un débat face à Eric Zemmour.
« Un naufrage », avaient raillé certains au PS.
C’est pourtant lui, s’il remporte la primaire organisée en octobre, qu’ils devront soutenir pour tenter d’exister dans une compétition dominée à ce stade par Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et les candidats du bloc central.
A l’accusation d’être « trop parisien » ou « hors-sol », l’essayiste nourri d’internationalisme, rappelle son expérience comme documentariste sur le génocide des Tutsi au Rwanda puis sur la révolution orange en Ukraine en 2004, ou comme conseiller de l’ex-président géorgien Mikheïl Saakachvili de 2008 à 2012.
Ni Davos ni Washington
« Ma parole et ma vision du monde ne se sont pas forgées à Davos ou Washington, mais dans des lieux dont je ne sais si vous pouvez soupçonner la désolation », rétorque-t-il.
Il a multiplié pendant l’été les déplacements dans les régions françaises. Et revendique un projet ancré à gauche, cherchant à concilier transition écologique et progrès social.
Après la dissolution de 2024, Raphaël Glucksmann avait consenti, à contrecœur, à l’alliance du Nouveau Front populaire pour les législatives, celle qui rassemblait toutes les forces de gauche, LFI comprise. Entre les Insoumis et le risque d’une victoire du Rassemblement national, il avait fallu choisir.
Car il ne cache pas son aversion pour Jean-Luc Mélenchon et exige aujourd’hui de ses partenaires socialistes qu’ils récusent d’emblée tout accord avec son mouvement.
« Il est le Jean-Marie Le Pen de notre époque », s’était-il exclamé en mars. Le tribun insoumis venait lors d’un meeting de plaisanter sur la prononciation de son nom de famille, comme il l’avait fait avec d’autres patronymes à consonance juive.
Issu d’une famille juive ashkénaze, son père André Glucksmann avait fait partie du mouvement des « Nouveaux philosophes ». D’abord maoïste, il avait dans la deuxième partie de sa vie, épousé des idées néo-conservatrices. Son grand-père, Rubin Glucksmann, né dans l’actuelle Ukraine, avait été espion soviétique en Allemagne, avant de fuir en France à l’arrivée au pouvoir des nazis.
Ardent défenseur de l’Ukraine de Volodymyr Zelensky, il est critiqué, notamment chez les Insoumis, pour son compagnonnage passé avec Mikheil Saakachvili, aux idées libérales et aujourd’hui poursuivi par la justice.
En Géorgie, Raphaël Glucksmann avait rencontré la mère de son premier fils, Eka Zgouladze, une ancienne ministre.
Mais c’est aujourd’hui avec la journaliste star Léa Salamé qu’il forme l’un des couples les plus en vue de la scène politico-médiatique, au risque d’une dérive people. Au coeur de l’été, leur baiser échangé sur une plage de Corse faisait la Une de Paris Match.
© Photo : © European Union, 1998 – 2026
(avec AFP)
lereportersablais@gmail.com
Retour aux articles :
Articles
Campagne de DONS 2026 :
DONS 2026
Abonnement au reporter sablais :
Abonnement Le Reporter sablais
Inscription à la Newsletter :
Newsletter
Publication d’Annonces légales Vendée :
Annonces légales
Vidéos Les Sables-d’Olonne et Vendée :
Vidéos


