TOURISME France. Déconnection entre l’hôtellerie-hébergement stable, et la restauration qui souffre (Réd. Les Sables-d’Olonne)

TOURISME France. Déconnection entre l’hôtellerie-hébergement stable, et la restauration qui souffre
Deux données permettent d’établir un premier bilan.
Celles du groupements des Hôtelleries & Restaurations de France (GHR), diffusé en juillet 2025, et celles de Paris je T’aime Tourisme, dont le baromètre d’août 2025 vient de paraître.
Pour le Grand Paris, l’évolution en matière d’hébergements est positive (taux d’occupation).
Le taux d’occupation des hôtels dans le Grand Paris a enregistré une hausse de +1,1 point par rapport à juillet 2023 et de +9 points par rapport 2024 pour atteindre 76,8 %.
Pour ce qui est des meublés de tourisme la dynamique sur la période du 1er juillet au 13 août 2025 a également été positive : +19% de nuitées réservées sur le Grand Paris par rapport à 2023.
Catherine Quérard, présidente du GHR, tire la sonnette d’alarme.
En effet, le nombre de défaillances d’entreprises dans le secteur Hôtels Cafés Restaurants (HCR) ne cesse d’augmenter d’année en année.
FORTE HAUSSE DU NOMBRE DE DÉFAILLANCES des HCR
– En 2022 : 5 358 défaillances,
– En 2023 : 7 990 défaillances, soit une augmentation de 46%,
– En 2024 : 8 714 défaillances, soit une nouvelle augmentation de 10%.
Généralement, 2 entreprises sur 3 sont in fine liquidées.
Au 1er semestre 2025, ce sont 4 773 défaillances d’entreprises qui ont été enregistrées dans le secteur HCR (+ 10% par rapport au 1er semestre 2024).
RESTAURATION TRADITIONNELLE
Au terme du 2ème trimestre 2025 (avril-mai-juin) enregistre une augmentation des défaillances d’entreprises de plus de 20% par rapport au 2ème trimestre 2024.
Selon GHR :
– ces chiffres sont la conséquence d’une part d’un net ralentissement de l’activité dans le secteur et en particulier dans la restauration, d’autre part d’une augmentation des charges d’exploitation ;
– en 2024, l’augmentation de 1% au total du volume de chiffre d’affaires en 2024 était dû à la seule augmentation des prix pratiqués dans le secteur.
– dans le même temps, les charges d’exploitation continuent de peser en raison de l’inflation du prix des matières premières (+20 %), de l’énergie et des salaires.
GHR indique également que :
– dans ces conditions, et selon l’Observatoire Fiducial,le résultat d’un restaurant est passé de 11% en 2023 à 3% du chiffre d’affaires en 2024 ; ce qui ne permet plus de rembourser les dettes accumulées et encore moins les PGE qui restent dus.
– les défauts de trésoreries se multiplient, d’autant plus que la plupart de ces entreprises n’ont plus accès au crédit : selon la Banque de France, seulement 4 hôtels sur 10 et 3 restaurants sur 10 sont éligibles à un refinancement.
Pour revenir aux résultats du Grand Paris :
– l’hôtellerie parisienne a maintenu un bon niveau de fréquentation cet été à Paris intra-muros (+2,4 % par rapport à 2023), selon l’observatoire national de l’Alliance France Tourisme en partenariat avec MKG, cité par Les Echos.
Le revenu par chambre disponible est en hausse de 2,1 %.
A contrario, la chute est forte pour la restauration !
« En juillet 2025, les tendances nationales montrent une baisse de 26,4 % du chiffre d’affaires.
La restauration francilienne suit la même tendance, selon la Chambre de commerce et d’industrie d’Ile-de-France », indique le Groupement des hôtelleries et restaurations de France (GHR), cité par Les Echos qui ajoute que « cette chute épargne globalement les quartiers touristiques de la capitale ».
La déconnection entre l’hôtellerie-hébergement et la restauration est marquante.
Et elle inquiète, notamment en raison de l’expansion des meublés touristiques : il n’y a pas que les pique-niques estivaux sur la plage, les sandwichs et autres hamburgers à concurrencer les restaurants.
La mise à disposition d’une cuisine dans les meublés touristiques permet de réduire le budget vacances, surout lorsqu’on est en famille. La comparaison de la facture d’une sortie resto, avec les deux parents et deux ou trois enfants, et des achats de victuailles est vite faite……
Alors, certes, ce n’est pas le même plaisir…mais c’est le pouvoir d’achat qui commande.
On attend de connaître les chiffres d’août 2025 pour la restauration. Mais, selon des gens du métier, le « deuxième service » semble être passé à l’as….
Philippe Brossard-Lotz
Le Reporter sablais
lereportersablais@gmail.com
Retours aux articles :
Articles
Publiez vos annonces légales:
https://www.lereportersablais.com/annoncesjudiciairesetlegales/



