Publiez vos annonces légales: https://www.lereportersablais.com/annoncesjudiciairesetlegales/ CINÉMA : Au sommet Lumière, avalanche d'annonces pour protéger le cinéma mondial Des poids lourds de l'industrie culturelle se sont engagés lundi à défendre un cinéma mondial menacé par l'IA générative et les smartphones, au cours d'un sommet inédit accueilli par la France sur le modèle des grandes réunions internationales pour le climat. Dispositif international de soutien au cinéma indépendant, fonds franco-coréen d'un milliard d'euros, appels au respect du droit d'auteur... Le tout premier sommet Lumière, qui a réuni quelque 220 participants issus de 65 pays à Saint-Paul-de-Vence (sud), n'a pas été avare d'annonces sur l'avenir du cinéma mondial, assombri par la chute de la fréquentation depuis le Covid (-40% en cinq ans). Les images animées "connaissent sans doute les bouleversements les plus importants aujourd'hui", a déclaré le président français Emmanuel Macron, en ouvrant les débats. "Et c'est le sens de notre présence ici: prendre la mesure de ce qui est en train de se passer pour y apporter une réponse collective". "Si nous échouons à répondre efficacement à ces changements, nous serons sans aucun doute possible confrontés à une crise", a renchéri à la tribune le président sud-coréen Lee Jae Myung, dont le pays, place forte du cinéma asiatique, co-organise cet événement au très large casting. Patrons de studios hollywoodiens (Sony Pictures, Disney...) ou de chaînes de télévision (Canal+), plateformes de streaming (Netflix), exploitants nigérians ou mexicains, éditeurs de jeux vidéo... Ce "Davos du Cinéma", sis dans la prestigieuse Fondation Maeght, a tenté d'ébaucher un "terrain d'entente" pour sauver les salles obscures. Les résultats se feront nécessairement attendre mais "l'idée même qu'on puisse réunir ici, dans ce paysage extraordinaire, en France, tant de monde qui compte (...) est déjà une première victoire", a déclaré à l'AFP Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes. Lui-même a pu échanger informellement avec le patron de Netflix, Ted Sarandos. "On s'est dit mutuellement: tu me manques...", a déclaré M. Frémaux, dont le festival refuse de sélectionner en compétition les films de plateformes. Charges contre l'IA Accusés de piller films et séries, les modèles d'IA générative ont sans surprise été au coeur des débats. "Nous ferions une erreur formidable (...) si cette technologie devenait un instrument qui se substitue ou prétendrait se substituer aux auteurs", a déclaré le chef de l'État français, quand son homologue sud-coréen appelait à "ouvrir une ère où l'intelligence artificielle se développe de manière plus responsable". Les grandes sociétés d'IA étaient toutefois absentes, tout comme YouTube qui a décliné l'invitation, alors que la plateforme est accusée de concurrencer frontalement la création audiovisuelle sans contribuer à son financement. "Il ne s'agit pas d'imaginer qu'on va, en une journée, régler toutes les difficultés", a reconnu Gaëtan Bruel, président du Centre national du cinéma français (CNC), qui copilote l'événement, mais "il y avait besoin de pouvoir relever la tête" et créer une dynamique. Les organisateurs revendiquent ainsi de s'inspirer de la démarche de la France quand elle avait chapeauté les négociations internationales ayant abouti à l'Accord de Paris de 2015. "Nous avons besoin d'un nouveau multilatéralisme pour le cinéma et l'image animée. Cela veut dire qu'il faut s'attaquer à ces questions avec la même méthode qui a été appliquée au changement climatique ou à la santé mondiale", a déclaré le patron du CNC. Une stratégie validée par le cinéaste américain Martin Scorsese. Ce sommet, "c'est la discussion au niveau mondial dont nous avons tous besoin", avait-il écrit en amont du sommet. D'autres grands du cinéma ont, à des degrés divers, apporté leur soutien à ce rassemblement, dont le seul précédent comparable remonte à 1926 avec le Congrès international du cinématographe de Paris. Quelques jours après avoir foulé le tapis rouge de la Mostra, la mégastar américaine George Clooney est venue apporter à Saint-Paul-de-Vence une touche glamour à des tables rondes très orientées business. Une dizaine de Palmes d'or, dont les frères Dardenne ou Jafar Panahi, ainsi que les réalisateurs Pedro Almodovar et Sofia Coppola se sont, eux, associés à la distance à la création d'une organisation de soutien au cinéma indépendant baptisée Iris et dotée de 30 millions d'euros de budget. (avec AFP) Retour aux articles : Campagne de DONS 2026 : Abonnement au reporter sablais : Inscription à la Newsletter : Publication d'Annonces légales Vendée : Vidéos Les Sables-d'Olonne et Vendée :