Glossaire de Biographies
B 1 terme
BD

Bourdigale de Laudonnière René (de)

Bourdigale de Laudonnière René (de)
D'une famille d'armateurs sablais, il deveint un habile marin et fut ami de l'Amiral de Coligny.
Il dirigea diverses expéditions vers l'Amérique, particulièrement en 1564, et eut à lutter contre la domination espagnole.
Finalement vaincu, il revint s'éteindre dans son pays dans l'oubli et la tristesse.


Sources : Guide du Touriste aux Sables-d'Olonne, circa 1907.


 

C 5 termes
CC

Charrier Charles

Charrier Charles /

De la Belle Époque aux Années folles, l'architecte sablais Charles Charrier (1853 - 1925), avec ses deux fils Fernando et Mauricio, a été l'une des figures marquantes de l'architecture vendéenne.
Après avoir participé à la construction des lignes ferroviaires de Fontenay à Cholet et de Fontenay à Benet, il fut le concepteur de 27 constructions ferroviaires pour la compagnie des Chemins de fer Andalous, dont les gares d’Alicante, de Murcia et de Torrevieja en Espagne.
Nous lui devons, dans le département de la Vendée, l'église de l'Orbrie, les Halles de Challans et de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, sans oublier près de 125 villas, maisons et petits châteaux.
Aux Sables-d'Olonne, son œuvre est marquée par l'emblématique « Palazzo Clementina » trônant sur le Remblai, sans oublier les villas « Ma Folie », « Magali-Colombine » ou « Les Coccinelles-Thaïs », autres témoignages de son talent et de ses inspirations.
Parallèlement, Charles Charrier était très investi dans la vie municipale en étant adjoint au maire des Sables-d'Olonne, capitaine de la compagnie des sapeurs-pompiers et vice-président de la société de Secours mutuel.

Sources : Archives des Sables-d'Olonne

CE

Collineau Edouard

Collineau Edouard /

Le Second Empire a offert une brillante carrière à cet officier sablais, engagé volontaire à 21 ans comme simple soldat et sorti du rang grâce à son seul mérite.
Édouard Isaïe Collineau (1810 - 1861) s'est brillament illustré dans la Légion Étrangère puis dans un régiment de Zouaves en Algérie, en Crimée, à Solférino et à Magenta lors de la campagne d'Italie, et lors de l'expédition de Chine.
Mais c'est surtout pendant la guerre de Crimée, en 1855, avec la prise de Malakoff devant Sébastopol, que cet admirable meneur d'hommes s'est rendu célèbre à la tête de ses Zouaves. Nommé général de division, il fut également décoré de « l'Ordre du Bain » par la Reine d'Angleterre Victoria.
Commandant la 2e brigade lors de la seconde guerre de l'Opium en Chine, il meurt de la variole à Tien-Tsin en 1861.
Sa devise était : « Allons, quand il faut, il faut ».

CA

Collinet André

Collinet André /

Issu d'une vieille famille chaumoise, André Collinet (1729 - 1806) embarque très jeune sur les morutiers qui font la pêche sur les bancs de Terre-Neuve.
Revenu s'installer définitivement aux Sables comme armateur en 1769, il est nommé par la suite 2e échevin de la ville en 1773.
Esprit éclairé, il entretient une abondante correspondance, notamment avec le naturaliste Buffon.
Novateur, on lui doit l'introduction de la culture de la pomme de terre dans notre région.
Il nous a légué, à travers ses cahiers manuscrits, un précieux témoignage pour comprendre la vie quotidienne aux Sables-d'Olonne et à La Chaume au XVIIIe siècle.


Sources : Archives Les Sables-d'Olonne


CC

Colombe Christophe

Colombe Christophe /

Le quartier de La Chaume a vu éclore nombre d'artistes talentueux, à l'image du peintre Paul-Émile Pajot ou de l'artiste Florelle.
Cependant, il en est un, Éloi Léopold Christophe Colombe (1886 - 1915), qui est aujourd'hui malheureusement tombé dans l'oubli.
Pourtant, ce jeune peintre en bâtiments, petit fils du premier sauveteur de France Pierre Éliopole Crouzillat (1835-1910), s'était fait connaître de ses contemporains en faisant publier quelques-uns de ses poèmes (Si j'étais papillonYvonne) dans la presse locale.
Sergent dans le 3e régiment d'Infanterie coloniale pendant la Première Guerre mondiale, il composa fin 1914 l'un de ses plus vibrants poèmes, La mort d'un Marsouin, en hommage à ses frères d'armes tombés au champ d'honneur.
Christophe Colombe est « Mort pour la France » en 1915 à Souain (Marne).
Lauréat de nombreux prix de poésie, son nom est inscrit au Panthéon dans la longue liste des écrivains et poètes tombés pour la France, aux côtés de ceux de Guillaume Apollinaire et de Charles Péguy.
Le poète chaumois figure également dans l’Anthologie des écrivains morts à la guerre, 1914-1918, parue en 1926.


Sources : Archives Les Sables-d'Olonne


 

CP

Crouzillat Pierre

Pierre Crouzillat (4 juin 1835 - 1910) /
Fils d'Eloi Crouzillat, cultivateur, et de Madeleine Renaud, femme de ménage, il naît à Ars-en-Ré (Ile de Ré) le 4 juin 1835. Veuf en premier mariage de Marie Penaud, il épouse en seconde noce Alma Trichet, une Chaumoise, le 19 avril 1871. Il fut le père de six enfants.
Il a consacré sa vie au sauvetage en mer s'illustrant jusquen 1898, date de sa dernière intervention.
S'il est un homme emblématique du sauvetage en mer au XIXe siècle, c'est bien Pierre Crouzillat. D'ailleurs, l'amiral Jurien de la Gravière ne s'y est pas trompé en lui remettant personnellement la Croix de la Légion d'Honneur le 5 juillet 1882 et déclarant à son propos que « jamais cette croix n'a été placée sur une poitrine plus digne de la porter ».
es états de service exceptionnels avec à son actif le sauvetage d'une soixantaine de navires et plus de 200 vies sauvées au terme de 41 années de sauvetage. Pierre Crouzillat fut surnommé en son temps le « Premier sauveteur de France ».

Tout commence pour lui en 1857, à Brest, lors de son service militaire, lorsqu'il sauve deux hommes d'un incendie. Puis c'est à Toulon, Antivari, Bristol et Granville qu'il se fait remarquer par son courage, avant de se fixer définitivement à La Chaume à partir de 1861. Le lieu est propice aux interventions périlleuses tant l'entrée du chenal et les abords des rochers des Barges sont dangereux.

- En 1867, il fait partie de l'équipage du premier canot de sauvetage de la station des Sables-d'Olonne, aux côtés d'Anselme Maraud (1842-1910), autre sauveteur chaumois de renom.
- Il est aussi né sous une bonne étoile, puisqu'il est absent lors du naufrage de la chaloupe Coeur de Jésus le 24 avril 1868 durant lequel sept sauveteurs sablais trouveront la mort.
- En 1873, il obtient une récompense de taille avec l'obtention de deux médailles d'or pour son courage lors du naufrage du Bedlington au large des Sables-d'Olonne.

En 1873, la station de sauvetage des Sables-d'Olonne est fermée. Ce n'est qu'en 1979 qu'elle bénéficiera d'un nouveau canot, l'Amiral Jacquinot.
Pierre Crouzillat est à l'initiative de la construction de ce nouveau canot de sauvetage, qui sera construit selon ses plans et financé avec ses propres deniers.
Depuis 1979, Pierre Crouzillat participe à nouveau à toutes les sorties visant à sauver les marins pris au piège par une mer souvent déchaînée.
Les drames malheureusement continuent et en 1881, Paul-Émile Pajot (devenu un talenteux peintre), perd son père dans le naufrage de la chaloupe Jeune Ernestine.

- En 1881, Pierre Crouzillat est proposé pour la Légion d'Honneur en raison de ses états de service dans le domaine du sauvetage en mer. Elle lui est décernée l'année suivante.
- En 1889, il met au point un appareil de sauvetage qui lui vaut la médaille de bronze à l'exposition universelle de Paris et la médaille d'or à l'exposition de Nice l'année suivante.
- En 1891, Pierre Crouzillat s'illustre une fois de plus au péril de sa vie durant la tempête de novembre 1891 lors du naufrage de la chaloupe Reine des Cieux (LS 1079).
Durant cette sortie, l'une des plus tragiques qui ait été, le triple chavirage de l'Amiral Jacquinot, le canot de sauvetage sablais, a marqué durablement les esprits et a été largement médiatisé par la presse locale et nationale. Le drame a été notamment immortalisé par Henri Meyer pour la une du numéro 53 du supplément illustré du Petit Journal, daté du 28 novembre 1891, « Les dernières tempêtes - un sauvetage aux Sables-d'Olonne ».
- En 1898, le sauvetage du vapeur Daniel Fricaud en 1898 sera la dernière intervention de Pierre Crouzillat avant sa prise de "retraite".
Sa demeure était située au 3 rue du Palais lieu où il s'éteindra le 13 juillet 1910.
Par délibération du Conseil municipal en date du 14 novembre 1969, une rue des Sables-d'Olonne porte le nom de Pierre Crouzillat.


Sources : Archives Les Sables-d'Olonne


D 3 termes
DL

David Léo

David Léo /
Léo David est né le 16 juin 1911 aux Sables d'Olonne, dans la demeure de ses parents avenue Georges Godet.
Léo est le fils de Léon David, artiste lyrique et de Juliette Peltier, tous deux issus de vieilles familles sablaises.
Officier des Arts et des Lettres, Croix de Chevalier du Mérite National décerné par le Ministre du tourisme et Médaille d'Or de la Jeunesse et des Sports, Léo David (1911 - 2002) est le fils du ténor Léon David.

Après des débuts prometteurs de comédien et de danseur aux Bouffes Parisiens et au théâtre des Variétés à Paris dans les années 1930, Il dut revenir aux Sables-d’Olonne pour des raisons de santé.
Il va dès lors devenir l'un des principaux animateurs de la station balnéaire dans les années 1950-1960.
Fondateur du célèbre groupe folklorique sablais « le Nouch » (Noeud en patois) et du Rugby Club Sablais, il réorganisa également en compagnie de Léonice Retureau l’élection des Reines des Sables.
Parallèlement, Léo David assura la direction du Grand Casino de la Plage de 1951 à 1966 où il fit venir les plus grandes vedettes de la chanson française.
Président de l'Aéro-Club de la Vendée de 1950 à 1960, il organisa en 1953 un grand meeting aérien dans la baie des Sables-d'Olonne qui rencontra un immense succès populaire.
Il occupa également la présidence du comité des Fêtes et du Syndicat d'Initiative, le poste d'administrateur de l'Office de Tourisme et la présidence de la fédération Anjou-Poitou-Saintonge des groupes folkloriques.

Après des études à Paris et à Meaux, Léo débute en 1929 une carrière de comédien et de danseur. Engagé pour jouer dans plusieurs opérettes, il se produit notamment aux Bouffes Parisiens ou au théâtre des Variétés à Paris. En 1932, il obtient son premier rôle au cinéma aux côtés de Gaby Morlay. En 1940, c'est auprès de Raimu, Louis Jouvet et Jean Gabin qu'il apparaît dans le film Untel, père et fils.

Gravement malade, Léo David doit mettre sa carrière artistique entre parenthèses et se résout à revenir aux Sables-d'Olonne où il va ouvrir un commerce avec sa jeune épouse, Marie-Claude.
Malgré la guerre et l'Occupant, cet artiste infatigable va animer la station sablaise avec les revues Tic et Toc et En Ère libre en compagnie de son ami Albert Goizet.
Notre artiste sablais est également un athlète accompli et un passionné de rugby. Il est notamment l'un des fondateurs du Rugby Club Sablais créé en 1945, et le capitaine de l'équipe durant quelques saisons.
C'est d'ailleurs avec ses camarades du RCS (Chauffeteau, Rouvel, Lataste, Sénater, Ledoux, etc.), qu'il fonde en 1949 le célèbre groupe folklorique « Le Nouch » (le noeud en patois).
Grâce à l'énergie et la créativité de Léo David, « Le Nouch » va très rapidement obtenir les plus hautes reconnaissances nationales et internationales.
Parallèlement, à partir de 1950, il réorganise l'élection des Reines des Sables, en compagnie de Léonice Retureau.

Le Grand Casino de la Plage :
Fortement endommagé durant la Seconde Guerre mondiale, le Grand Casino est démoli en 1949 et sa reconstruction dans un style Trocadéro est confiée aux architectes sablais Durand et Bertrand en 1951. La direction est assurée par Léo David de 1951 à 1966 et les plus grands artistes de la chanson française vont se produire sur scène : Édith Piaf, Luis Mariano, Yves Montand, Johnny Halliday, Jacques Brel, Barbara, Claude François, sans oublier les humoristes Raymond Devos, Bourvil, Fernand Raynaud...

Les vies de Léo David :
Artiste lyrique, danseur et comédien,
Fondateur du Rugby Club Sablais en 1945,
Fondateur du groupe folklorique Le Nouch en 1949,
Organisateur de l'élection des Reines des Sables depuis 1950, en compagnie de Léonice Retureau,
Président de l'Aéro-Club de la Vendée de 1950 à 1960, organisateur du Grand Meeting aérien des Sables en 1953,
Directeur du Grand Casino et de la piscine municipale du Remblai (1951-1966),
Organisateur des Soirées 1900 et des Nuits des Ailes dans les années 1950,
Président du comité des Fêtes, vice président du Syndicat d'Initiative,
Administrateur de l'Office de Tourisme depuis 1966,
Président de la fédération Anjou-Poitou-Saintonge des groupes folkloriques.

Ses décorations :
Officier des Arts et des Lettres,
Chevalier du Mérite National décerné par le Ministre du tourisme (1985),
Médaille d'Or de la Jeunesse et des Sports (1991).

Léo David s'éteint aux Sables-d'Olonne le 22 octobre 2002.
Afin de commémorer le nom de ce Sablais qui a tant oeuvré pour le rayonnement de sa cité et pour l'associer à l'hommage qui avait été rendu à son père en 1963, le Conseil municipal du 11 juillet 2005 a entériné le changement de dénomination de la rue Léon David en « rue Léon et Léo David ».

Don du livre de gestion comptable du Grand Casino :
C'est une pièce d'archives unique qui a été remise officiellement à la Ville des Sables-d'Olonne par Mme Léo David le 13 décembre 2013. En effet, les mensurations étonnantes de ce registre (1,78 m de long) en font un document à part, témoin d'une époque révolue.

Mme David raconte une anecdote savoureuse à ce sujet :
"L'inspecteur du service chargé de la vérification de la comptabilité du Casino, désirait un seul et unique livre dans lequel devait être ventilé le bilan comptable des jeux, de la brasserie, de la piscine et du théâtre dont Léo David était le gérant. Ceci pour simplifier les choses !
Le résultat fut spectaculaire : 1,78 m d'envergure, 74 colonnes, 38 lignes par page.
Quelle aubaine pour l'éditeur. Quant à M. Fradin, le comptable, une chaise à roulettes lui a été nécessaire pour s'acquitter de sa charge."


Sources : Archives Les Sables-d'Olonne


DL

David Léon

David Léon /
À la fin des années 1880, ce Sablais a décroché les premiers prix de chant des Conservatoires de Nantes et de Paris.
Engagé comme premier ténor à l’Opéra-Comique, maître du « bel canto », Léon David (1867 - 1962) interpréta au théâtre plus d’une cinquantaine d’œuvres différentes et se produisit sur les plus grandes scènes nationales et internationales.
Nommé professeur au Conservatoire de Paris en 1924, Léon David a été promu Officier de la Légion d’Honneur en 1936 puis Officier de l’Instruction publique.
Reconnaissance suprême de son talent, ce grand styliste a été choisi pour présider le festival mondial de la musique à Montréal en 1938.

La vie d'un ténor, livre autobiographique, retrace le destin de celui qui fut l'un des derniers bel cantistes français au médium large et à la vocalisation rapide ».


Sources : Archives Les Sables-d'Olonne


 

DM

Durand Maurice

Durand Maurice
(6 décembre 1884 aux Sables-d'Olonne - 1978) - (Yvan-Maurice-Félix)
Père : Armand Marie Durand (ostréiculteur) - Mère : Marie Félicité Benjamine Tapon
Maurice Durand ne sera pas marin... puisqu'il suivra une formation qui le ménera au diplôme de l'Ecole des arts décoratifs.
Il sera élève de Gaston Réchin (architecte et professeur à l'Ecole des Beaux arts d'Angers) à partir de 1903, puis à l'Ecole des Beaux-Arts de Georges Scellier, Henri Deglane et Gustave Umbdenstock, entre le 24 juillet 1905 et 1911.
Durant sa forrmation, il obtint plusieurs médailles en dessin ornemental et en composition décorative.


Il expose au Salon des artistes français à Paris en 1906.
Le 18 décembre 1906, il obtient un accessit au Prix de reconnaissance des architectes américains pour un projet de Phare à l'entrée du port de New-York.
Il est logiste au Prix de Rome les 23 mars 1906, 14 mars 1908, 12 mars 1910 et 18 mars 1911.
Le 8 avril 1909, il reçoit le 1er Prix Chenavard pour un Pont triomphal érigé en l'honneur de l'avénement d'un souverain ; et le Prix Palais de Longchamp.
A noter aussi, le 11 mars 1911, une mention honorable au Prix Achille Leclère de l'Académie des Beaux-Arts.
Et en 1912, le 3ème Prix Stillmann.


Il va participer au développement urbain de la Ville en tant qu'architecte, profession exercée à partir de 1913 et cela jusqu'en 1974.
Il sera architecte du département de la Vendée de 1921 à 1953, et des Monuments historiques de la Vendée de 1930 à 1951. Egalement membre du Conseil départemental des Bâtiments civils; architecte inspecteur du CDE près le Crédit Foncier à partir de 1951.
Il intégre l'Académie d'architecture de Paris en 1920, membre de la Société centrale des architectes en 1920, membre libre de l'Académie d'architecture en 1953, membre honoraire en 1957; membre du conseil régional de Poitiers de l'Ordre des architectes en 1941-45; président d'honneur du Syndicat des architectes de la Vendée en 1961; membre de la Société des artistes français. 


Parmi ses réalisations en Vendée, notons :
- centres hospitaliers en 1929, 1937 et 1958, Hôtel des P.T.T., Chambre de Commerce en 1931, Archives en 1937, hôpital psychiatrique en 1956;
- Phare de l'île d'Yeu en 1958 ;
- Phare de l'Armandèche aux Sables d'Olonne en 1968 ;
- Casino des Sports Les Sables-d'Olonne en 1928-1929 et quartier de la Rudelière ;
- Grand Casino de la Plage Les Sables-d'Olonne 1950-1951 ;
- Faculté mixte de Médecine et de Pharmacie;
- Hôpital moderne départemental de la Roche-sur-Yon en 1923.
- Villa Mirasol (classée Monument Historique (1914), et de nombreuses villas sur le Remblai telles La Rafale, Buet, Gelf, Villa Bonin, Etchegorria, Normandy, La Villa Blanche etc...
(La Villa Rafale située rue des Bains, lui appartenait ; il y avait installé ses bureau et atelier).
- Eglise Saint-Pierre aux Sables-d'Olonne (années 1930),
- Clinique Notre-Dame de France aux Sables-d'Olonne,
- Hôtel de Ville des Sables-d'Olonne (1950),
- Rénovation de l’Abbaye Sainte-Croix aux Sables-d'Olonne (années 1960)
- Restauration du Prieuré Saint-Nicolas aux Sables-d'Olonne (années 1970)
- Restauration de l'Eglise St-Nicolas de La Chaume
- Aménagements du nouveau remblai à partir de 1950, et de la Place Foch, de la rue Travot, de la Place du Tribunal aux Sables-d'Olonne.
- Chambre de Commerce (La Roche-sur-Yon)
- Centre hospitalier départemental
(La Roche-sur-Yon)
- La Poste (La Roche-sur-Yon)
- Archives départementales (La Roche-sur-Yon)


Remblai et Piscine
Vers 1950-52, Maurice Durand se voit confier la construction d'un nouveau Remblai des Sables-d'Olonne. Les mauvais souvenirs de la guerre commencent à s'estomper et la petite jetée, qui avait été foudroyée par des explosifs posés par les Allemands à leur départ en 1944, a été reconstruite.
La piscine, et toute la décoration du Remblai (conception, sols, lampadaires etc...) ainsi que la Pendule sont sortis du cahier à dessin de Maurice Durand.
La piscine fut réalisée sur une zone d'endigage, c'est-à-dire une concession accordée par l'Etat pour soustraire ou protéger le sol des attaques des flots. Puis elle devint la propriété de la Ville en 1912 par un achat pécuniaire.
Une piscine, splendide pour l'époque, d'une surface de 25m x 12,50m en bord de plage, remplie à l'eau de mer grâce à une station de pompage établie sur la jetée Est du port. Une piscine qui eut un grand succès avec ses plages ensoleillées en demi-cercle, ses toboggans et roue.
Les travaux débutèrent le 18 décembre 1950 et l'ouverture eut lieu en 1952. L'eau de la piscine fut chauffée à partir de 1973.


Décorations : Officier d'Académie le 30 mai 1924, Officier de l'Instruction publique, Chevalier des Arts et des Lettres, Chevalier de la Légion d'honneur en 1934, Officier de la Légion d'honneur en 1950.


Sources : Archives Les Sables-d'Olonne / Institut national d'Histoire de l'art / Dictionnaire des élèves architectes de l'Ecole des Beaux-arts de Paris (entre 1800 et 1968) / Archives nationales de France, AJ/52/420, dossier d’élève / Fonds du Musée de l'Abbaye Sainte-Croix / Maurice Durand : travaux d’architecture, Strasbourg, Edari, 1932;  Strasbourg, Société française d’édition d’art, 1936 / + doc Le Reporter sablais


Le Reporter sablais


 

F 3 termes
FS

Feuvre Simone

Feuvre Simone /
Simone Feuvre (1909 - 2003), née Fontanel, était une sage femme sablaise qui faisait partie de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale.
Entrée dans le réseau communiste Front National, elle fut dénoncée et arrêtée avec 16 autres membres du réseau en 1944 par la SAP d'Angers. Internée successivement à la prison de La Roche-sur-Yon, de Poitiers et Fresnes, elle est ensuite déportée au camp de concentration de Ravensbruck, sous le matricule 57749.
De retour aux Sables-d'Olonne en juin 1945, elle a repris ses activités de sage femme à la clinique Notre Dame de France et aida à mettre au monde un très grand nombre de bébés sablais.
Décorée de la Croix de Guerre, de la Légion d’Honneur et de la Médaille militaire, Simone Feuvre a fondé l’Amicale sablaise des déportés internés et des familles de disparus. Le square où se situe le monument des Déportés porte son nom depuis 2003.


Sources : Archives des Sables-d'Olonne


Florelle

Florelle

ancienne actrice de cinéma

Les Sables-d'Olonne, France

(adresse)

Florelle
(de son vrai nom : Rousseau Odette)
FLORELLE est éternelle
Florelle est née le  aux Sables-d’Olonne (La Chaume) et est décédée le  à La Roche-sur-Yon.

Florelle, la petite chaumoise, est née Odette Rousseau sur les quais de La Chaume en 1898 (dans une maison dont la Buvette - "A la mère Rousseau" - était tenue par sa grand-mère Marie-Joséphine).
Ses parents sont Élysée Rousseau (qui fut secrétaire-adjoint de l'état civil) et Diadéma Messie Rabillier.

Carrière
Florelle est la seule sablaise à avoir eu une notoriété exceptionnelle en France ainsi qu’en Amérique du Sud.
Ses parents quittèrent Les Sables-d'Olonne (entre 1908 et 1910) pour Paris où travaillait déjà l'une des tantes de Florelle.
Artiste lyrique : après avoir joué au théâtre et avoir chanté l’opérette ou des comédies musicales, notamment dans l’une des salles les plus réputées, la Scala, elle fut une meneuse de revue réputée.
Elle sera à l’affiche du Moulin rouge et même la vedette aux Folies Bergère. Certes sans égaler la grande et longue carrière de Mistinguett, mais Florelle aura en Argentine un succès bien plus important que sa concurrente.
Sa rencontre avec le chanteur Jean Flor lors d'une tournée en Europe et à Istanbul durant l'été 1914 fut déterminante pour la suite de sa carrière artistique. C'est en effet Jean Flor qui lui souffla l'idée de prendre le surnom de Florélie. Odette Rousseau le modifia légèrement, le trouvant trop italien, pour prendre son fameux nom d'artiste : Florelle.
Florelle va connaître ses premiers moments de gloire en 1925 lors d'une prestation artistique à Buenos-Aires (Argentine), en volant la vedette à... Mistinguett !
À son retour, l'année suivante, c'est au « Moulin Rouge » qu'elle triomphe avec la reprise de la revue « Ça c'est Paris ». Tout le monde l'appelle alors « Mademoiselle Florelle du Moulin Rouge ». Son passage ensuite aux « Folies Bergère » va asseoir durablement sa notoriété.
Florelle mena deux carrières de front : la première au théâtre, dans les cabarets et comme meneuse de revue, la seconde comme actrice de cinéma.
En 1934 elle épousa Pierre-Marcel Foucret, le fils du directeur du Moulin Rouge. Mais auparavant, elle avait épousé, lors de ses voyages argentins, un cubain. Mais le mariage ne dura point.

Carrière cinématographique
Grâce à son expérience sur les scènes de théâtres, le cinéma parlant signa le début d’une carrière époustouflante pour Florelle.
Elle jouera au cinéma de 1912 à 1956, dans une cinquantaine de films dont 6 films muets (de 1912 à 1919).

Florelle est surtout connue pour avoir tenu le rôle principal dans la version française de « l'Opéra de Quat'sous », en 1931, sous la direction du célèbre réalisateur Georg-Wilhelm Pabst : son rôle de Polly Pitchum, la fille du roi des mendiants, lui vaut d'excellentes critiques et lui donne son surnom de « fille joyeuse au regard triste ».
C'est à partir de là que sa carrière prendra son élan. Pabst déclara que Florelle avait été la plus grande révélation artistique de sa vie.
Un autre rôle majeur est celui de Fantine dans « Les Misérables » de Raymond Bernard, film sorti en 1934. Florelle joue aux côtés d'acteurs prestigieux comme Harry Baur, Albert Préjean, Jules Berry, Charles Boyer, etc... et avec Maurice Chevalier et Dandy dans des films muets.
Elle tourna avec de nombreux réalisateurs sont Georg Wilhelm Pabst, Alexander Korda, Jean Renoir et Fritz Lang.
Entre 1930 et 33, elle est parmi les actrices de cinéma les plus en vue en France, sans doute la plus grande !
L’essentiel de sa carrière – en tout cas la période de ses films les plus réputés, s’est étalé de 1930 à 1937.
Elle fera la Une de nombreux magazines entre 1930 et 1937, sa photo et son nom seront à l’affiche des plus grandes salles de cinéma dont le célèbre Pathé-Natan en bas des Champs-Elysées.
Son activité artistique et cinématographique conduira à l'enregistrement de nombreux disques 78 tours (27 disques répertoriés et 54 chansons à la fin des années 20 et au summum de sa carrière au début des années 30). « La Complainte de Mackie » que Florelle chante dans L'Opéra de Quat'sous connaîtra un succès retentissant au point de devenir un véritable standard, c'est-à-dire reprise par les plus grands chanteurs !
Avec des paroliers de renom comme Jean Boyer, Jean Lenoir, Kurt Weill, Mireille ou Jacques Prévert.
Adulée, admirée, elle reçoit compliments, invitations, fleurs….
Sa dernière apparition au cinéma fut aux côtés de Jean Gabin dans « Le Sang à la tête » de Gilles Grangier en 1956.
Elle se retire définitivement aux Sables-d'Olonne dans les années 1950, pour rejoindre ses parents qui y vivent. Elle tiendra un bar-restaurant « À l'Orée des Pins » dans la forêt de la Rudelière, face au Casino des Sports.
La fin de sa vie, partagée entre La Chaume et Juan-Les-Pins (Alpes Maritimes) se déroule dans un relatif anonymat.
Florelle décède le 28 septembre 1974 à l'hôpital de la Grimaudière à La Roche-sur-Yon.
Enterrée dans le vieux cimetière de La Chaume sous le nom d'Odette Rousseau, cette ancienne étoile du Music-Hall aurait pu tomber définitivement dans l'oubli sans l'intervention d'un mystérieux admirateur, M. Niobey, qui fit apposer sur sa tombe une plaque gravée « Ici repose Florelle » en 1983.
Par la suite, une rue de La Chaume pris officiellement le nom de Florelle par délibération du Conseil municipal du 22 mars 1984.

Une chaumoise parmi les très grandes vedettes françaises des années 30
Elle est ce que l’on appelait à l’époque, non pas une star, mais une « vedette ».
Une grande vedette avec deux rôles qui lui auront apporté une renommée nationale et même internationale :
– le premier dans le film mythique L’Opéra de Quat’sous de Georges Pabst (1930-31),
– et le second dans Les Misérables de Raymond Bernard (1933).
Notons aussi Faubourg Montmartre, Tumultes, Vacances, La Femme nue, la Dame de chez Maxim’s, Liliom, Le Crime de Monsieur Lange.

Difficile d’imaginer aujourd’hui la personnalité incontournable qu’était devenue Florelle, la petite chaumoise.
Florelle n’oublia jamais Les Sables-d’Olonne, y revenant régulièrement, y faisant souvent référence et assurant qu’elle n’oubliait jamais qu’elle était sablaise.
En 1998, à l'occasion du centenaire de l'artiste, l'écrivain chaumois Jean Huguet et les « Veillées Chaumoises » ont célébré en chansons sa carrière. Une plaque fut apposée au 34 quai Georges V avec l'inscription : « Ici est née Florelle (Odette Rousseau), le 9 août 1898 ». Cette même année, Jean Huguet publiera un livre intitulé Florelle, la femme libérée aux éditions Vents et Marais, tandis que le Musée de l'Abbaye Sainte-Croix lui consacra une exposition (Cahiers de l'Abbaye Sainte-Croix n° 56, 1998)

Odette Rousseau est décédée mais Florelle est éternelle.


Sources : Philippe Brossard-Lotz / Le Reporter sablais + complément Archives des sables-d'Olonne


 

FD

Fricaud Daniel

Fricaud Daniel /
Daniel Fricaud 1662 - 1733), est né aux Sables-d'Olonne le 16 septembre 1662 et s'est éteint le 2 février 1733.
Lors de la guerre de la Ligue d'Augsbourg (1689-1697), après avoir bombardé Saint-Martin de Ré, une escadre anglaise et hollandaise vient mouiller en rade des Sables pour faire de même.
Selon la tradition, les Anglais se seraient emparés auparavant d'une barque de pêche commandée par Daniel Fricaud. Sommé de donner des renseignements sur la configuration de la ville, celui-ci trompa l'ennemi en lui affirmant que la cité était aussi large que longue.
De ce fait, la plupart des projectiles tombèrent dans les marais de la Cabaude sans causer d'importants dégâts. Voyant cela, les habitants allumèrent des feux de paille pour faire croire à des destructions massives.
Daniel Fricaud figure à l'Armorial général de France qui le désigne comme Maître de navire et bourgeois de la Ville des Sables.


Sources : Archives des Sables-d'Olonne


G 2 termes
GE

Garnier Emmanuel

Garnier Emmanuel /
Emmanuel Garnier (1894 - 1944) est né dans le quartier du Passage aux Sables-d'Olonne.
Cet ardent défenseur de la pêche artisanale était le président du Syndicat des marins-pêcheurs des Sables-d’Olonne et du littoral atlantique.
Il fut également à l’origine de la coopérative L'Union Fraternelle.
Entré dans la Résistance dès 1940, Emmanuel Garnier a rejoint en 1942 le réseau Manipule auquel il a fourni des renseignements sur les installations allemandes entre Loire et Gironde. Arrêté par la Gestapo puis déporté vers Dachau, il meurt dans l’un des derniers convois vers l’Allemagne, appelé « le Train de la mort ».

Une plaque commémorative en bronze en hommage à Emmanuel Garnier, marin sablais « Mort pour la France » a été apposée sur l’immeuble de la Coopérative Maritime et inaugurée le 23 décembre 1945. La ville des Sables-d'Olonne a choisi également d'honorer la mémoire de ce marin respecté du monde maritime en dénommant « quai Emmanuel Garnier » la partie médiane du port de pêche par délibération du Conseil municipal du 9 juin 1945.
Emmanuel Garnier, décoré de la Médaille de la Résistance, a été fait chevalier de la Légion d'Honneur et chevalier du Mérite Maritime à titres posthumes.


Sources : Archives des Sables-d'Olonne


 

GR

Guiné René

Guiné René /
Engagé dès l'âge de 18 ans dans la marine de guerre, René Guiné (1768 - 1821) prend part aux combats contre les Portugais, vers le Brésil, Cayenne et les Antilles.
Pendant la période révolutionnaire, chargé de protéger la côte, il s'illustre pleinement par la prise de nombreux navires anglais. Il mène sur son navire les Consuls en mission jusqu'aux Echelles du Levant.
Il reçut pour cette action une épée d'honneur de la part de Bonaparte.

Sous l'Empire, il agit en vrai corsaire, à bord de son lougre Le Rapace. Son port de refuge étant sa ville natale : Les Sables-d'Olonne.
Sa tactique était de cacher son navire derrière les îles côtières et de là, de fondre sur les vaisseaux ennemis qui avaient osé s'aventurer jusque sur nos côtes.
Capitaine de Frégate en 1808, il est fait Officier de la Légion d'Honneur sous l'Empire, puis Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis et du Lys sous la Restauration.


Sources : Archives des Sables-d'Olonne


 

I 1 terme
IP

Imbert Paul

Paul Imbert (circa 1585 - 1640)
Il est entré, en 1618, dans Tombouctou (Mali) en faisant partie d'une expédition marocaine.
Ce n'est donc que, bien après lui, que René Caillé - qui parlait l'arabe - (né en 1799 à Mauzé-sur-le-Mignon), aura visité Tombouctou du 20 avril au 4 mai 1828.
Né aux Sables-d'Olonne, Paul Imbert est mousse puis devient capitaine de morutier, à l'âge de 25 ans. Il participa aux pêches de morue au large de Terre Neuve.
Mais, vers 1610, il est capturé par les Corsaires barbaresques de Salé, à une époque où de très nombreux marins européens seront réduits à l'esclavage après la prise de leur bateau.
Il vivra alors une vie d'esclave à Rabat ou à Salé puis devint l'esclave du pacha de Marrakech, Ammar el Feta.
Bien malgré lui, Paul Imbert, toujours prisonnier, participa en 1618 à une caravane marocaine de 400 soldats dirigée par Ammar el Feta, sur ordre du sultan du Maroc, Moulay Zidan, vers la ville de Tombouctou.
Les militaires marocains s'étaient emparés de Tombouctou depuis une expédition de 1591, et ils y restèrent durant deux siècles. Il est probable que l'expédition militaire de 1618 fut lancée afin de rétablir l'autorité du sultan marocain sur Tombouctou.
Régulièrement, et sans doute tous les ans, les marchands marocains se rendaient à Tombouctou.
Les chameaux pénétrèrent dans Tombouctou le 28 mars 1618 alors connue comme un carrefour du négoce : sel, or, tissus, étoffes font l'objet d'échanges et de négociations. La caravane restera plus de deux mois sur place.


Dans différents pays d'Afrique du Nord, des religieux tentaient de racheter des esclaves français prisonniers des barbaresques.
Certains furent ainsi libérés mais le coût élevé réduisait lle nombre de mis en liberté. Paul Imbert ne semble pas avoir été libéré malgré la présence de l'escadre du chevalier de Razilly qui se présenta en rade de Safi et auquel Paul Imbert aurait fait parvenir une lettre "pour obtenir sa compassion et lui demander de s'employer à la délivrance des esclaves."


Sources : Guide du Touriste aux Sables-d'Olonne, circa 1907, Revue Olona n°133-134 de 1990, Etonnants Vendéens, 32 destins exceptionnels, par Claude Mercier + compléments par Le Reporter sablais


 

M 1 terme
MJ

Martin Jacques

Jacques Martin (1581 - 1661)
Olonnais, et bas officier de l'armée (capitaine), il sauva par son dévouement le roi Louis XIII lors du siège de La Rochelle en 1627.
Une bombe, partie des batteries de la ville de La Rochelle, tenue par les Huguenots, tomba aux pieds du roi.
Jacques Martin se précipita et couvrit le roi de son corps afin de le protéger avant que la bombe n'explose.
En éclatant, celle-ci le blessa grièvement et le mutila en lui enlevant les deux mains.
Admiratif pour ce courage, Louis XIII :
- lui offrit une chaîne d'or portant une médaille avec l'inscription : virtutis bellicoe proemium donavit rex Ludovicis XIII ; (récompense du roi Louix XIII pour acte militaire)
- le pensionnat (pension financière), et l'anoblit (lettre d'anoblissement datée de juin 1628) avec la charge d'escuyer du Roi, et le titre de seigneur de la Mortière.

Son écu était "de gueules à l'ancre d'argent, accompagnée en pointe, d'une bombe d'argent, chargée d'une fleur de lys de gueules, et accostée de deux bras sans mains de carnation".
Quoique mutiloé, une belle fille des Sables d'Olonne voulut bien de lui comme époux, et il mourut peu après sa femme, le 18 février 1661.
Dans des actes de la paroisse des Sables, il est mentionné comme « Haut et puissant Jacques Martin » et comme « capitaine de la marine entretenu par le Roi ».


Sources : Guide du Touriste aux Sables-d'Olonne, circa 1907, Archives des Sables-d'Olonne + complément par Le Reporter sablais.


 

N 1 terme
NF

Nau François dit l'Olonnois

François Nau dit l'Olonnois (vers 1630 - 1671)
François l'Olonnois est un flibustier dont on ignore la véritable identité et l'histoire de sa jeunesse ; il est probablement né aux Sables-d'Olonne vers 1630.

Il fut l'un des flibustiers les plus célèbres du règne de Louis XIV, connu pour son audace et ses exploits extraordinaires dans les Antilles.
Avec lui ressurgissent des lieux légendaires de la piraterie, comme les Caraïbes ou l'Ile de la Tortue, repères des Frères de la Côte dont il fut l'un des chefs fameux.

Il embarque dans le port de La Rochelle, entre 1650 et 1653, à destination de St-Domingue. Là, il devient boucanier, un aventurier pratiquant l'élevage de boeufs sauvages, fumant la viande sur un gril appelé "boucan". Les boucaniers sont alors alliés des flibustiers et des Français, depuis qu'ils ont été chassés des Antilles par les Anglais et les Espagnols.
Très vite, il rejoint l'Ile de la Tortue après le massacre de la plupart de ses compagnons par les Espagnols.
Il lutta alors pendant des années contre la puissance espagnole, avec des exactions sanglantes contre les bâtiments espagnols, exactions qui en font très vite un des flibustiers les plus redoutables.
Connu dans toutes les Caraïbes, il est surnommé le « Fléau des Espagnols » ou le « Boucher de Maracaïbo », s'illustrant particulièrement dans la prise de cette ville du Venezuela en 1666.

D'autres colonies espagnoles furent également pillées et incendiées, comme San Antonio de Gibraltar, Puerto Cavallo et San Pedro. Il s'adjoignait souvent les services d'autres flibustiers, tels Pierre le Picard ou Michel le Basque, lors de ces expéditions encouragées par le gouverneur de l'Ile de la Tortue, Bertrand d'Ogeron.
Tout le butin accumulé après ces péripéties aurait dû faire de lui un homme riche. Mais c'était sans compter sur une vie de débauche et de dépenses qui finalement l'incitèrent à poursuivre sa vie de flibustier.

En 1671, après une expédition malheureuse contre les côtes du Guatemala, son navire est jeté par la tempête sur les côtes du Yucatan, précisément sur l'Ile Barou (ou Varu) dans le golfe de Darien.
Capturé par les cannibales « Indios Bravos », il connaît une fin tragique. La légende raconte qu'après avoir été scalpé, il fut découpé en morceau et dévoré par ces cannibales qui crurent ainsi faire passer dans leurs veines sa force et son courage. Ils prirent soin de lui arracher le cœur de son vivant. Seule sa tête fut conservée et momifiée afin d'être gardée comme trophée.

Sa vie et son parcours nous sont connus grâce aux écrits d'Alexandre-Olivier Oexmelin, chirurgien français, qui a côtoyé ces aventuriers de 1666 à 1672 :
"L'Olonnais, Français de nature, est du Poitou, d'un lieu nommé les Sables-d'Olonne, dont il a retenu le nom sous lequel on le connaît dans toute l'Amérique".

Voilà ce que l'on relate à ce sujet :
« Nau hisse son pavillon amiral sur la Cacaoyère, de 16 canons, et confie le commandement des troupes de débarquement à Michel le Basque. L'entrée du Lac Maracaibo est comme une gorge fermée par la redoute de l'Ile des Ramiers. Il la franchit de vive force, culbute les forces ennemies et toutes les troupes du Gouverneur de Mérida, et au prix de 100 tués et blessés, enlève Maracaibo, le Gibraltar du Venezuela. Le butin et les dommages infligés aux Espagnols dépassent un million d'écus ».


Sources : Archives des Sables-d'Olonne, Guide du Touriste aux Sables-d'Olonne, circa 1907 + compléments Le Reporter sablais


 

R 1 terme
Rousseau Odette

Rousseau Odette

ancienne actrice de cinéma

Les Sables-d'Olonne, France

(adresse)

Voir à Florelle

V 1 terme
VC

Veillon Charles

Veillon Charles (1591 - 1627)
Seigneur du Fresnes.
Né vers 1591, il fut un illustre capitaine de vaisseau.
Il succomba glorieusement avec le navire l'Olonnais dont il avait le commandement, dans un combat naval, lors du siège de La Rochelle, le 18 septembre 1627.
Accablé par le nombre, il dût soutenir un combat si inégal qu'il n'hésita pas à faire sauter son navire plutôt que de se rendre.


Sources : Guide du Touriste aux Sables-d'Olonne, circa 1907


 

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