Cinq chinoises à l'IST les Sables d'Olonne

Cinq étudiantes chinoises aux Sables d’Olonne !

Le 7 septembre 2016 a eu lieu l’inauguration de l’Institut Supérieur du Tourisme (IST) des Sables d’Olonne, dans les locaux de l’ancienne sous-préfecture des Sables d’Olonne, rue de l’Ancienne sous-préfecture. Après bien des chinoiseries dues à la complexité de l’administration de l’éducation nationale, aux nécessaires moyens financiers et à la nécessité de reprendre la pleine possession de bâtiments, l’IST est enfin sur les rails. Au rang des dernières chinoiseries connues – cette fois-ci ne provenant pas de l’administration… – s’est invitée la rupture du contrat entre la Ville des Sables d’Olonne et Les Etablières, ces dernières remplacées par l’UFR ESTHUA Tourisme et Culture de l’Université d’Angers.

Christophe Guibert, Maître de Conférences en Sociologie à l’ESTHUA, Directeur-adjoint à la Recherche, et qui réside à Brétignolles-sur-Mer, est désormais le responsable des études qui se dérouleront sur le site de l’IST aux Sables d’Olonne. Un site totalement rénové, qui était utilisé auparavant pour des colonies VAL ou une crêche (désormais à l’Ile Vertime).
« L’ensemble comprend une surface de 1100m2 et a nécessité 1,925 millions € TTC » nous précise Damien Ouvrard des services Bâtiments de la Ville des Sables d’Olonne.  Sur cette somme, 1 million at été apporté par le Conseil régional, alors sous la présidence de M. Auxiette. Une belle aide qui a permis de faire avancer le dossier plus rapidement.

Treize salles de cours
Treize salles de cours sont désormais disponibles, réparties dans l’annexes latérale gauche et dans le bâtiment central historique. A gauche sont situés les BTS immobilier du Lycée Ste-Marie du Port (1ère année : 25 élèves / 2ème année : 21 élèves) et à droite l’annexe servant à l’administration comprenant notamment le bureau du directeur et la salle des professeurs.
Le bâtiment historique, datant du 19ème siècle, abrite au RDC les BTS Tourisme (1ère année : 38 élèves / 2ème année : 32 élèves) ainsi qu’une zone accueil et un Bureau des étudiants.
En R1, se trouvent une salle dite patrimoniale, qui a été conservée en l’état avec ses planchers en bois, sa cheminée etc.., ainsi que 3 salles de classe dont une d’informatique.
En R2, trois autres salles de classe sont disponibles.

Brigitte Tesson Christophe Guibert et Dominique Duhamel.

Brigitte Tesson Christophe Guibert et Dominique Duhamel.


L’inauguration fut effectuée par Brigitte Tesson,
adjointe au Maire des Sables d’Olonne qui rappela la genèse du choix de ces filières : « La filière Tourisme s’est rapidement imposée pour sa cohérence avec l’identité de la Ville et de son territoire. (…) Et l’ESTHUA est forte de près de 3000 étudiants, 60 enseignants dont 25 enseignants-chercheurs et 450 intervenants extérieurs. Son rayonnement international et ses partenariats avec des Universités étrangères la conduisent à accueillir des étudiants de 60 nationalités différentes. L’ESTHUA a une expérience de l’implantation dans des lieux marqués par une forte identité, comme Saumur avec des formations universitaires axées sur l’équitation et le vin. Tel sera le cas aux Sables d’Olonne avec des options clairement dédiées au nautisme et à l’économie du littoral, répondant à de réels besoins d’emplois. »

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Une filière sur 3 années avec un Master en prévision
La structuration de la filière est la suivante : l’ESTHUA organise une Licence 3ème année (L3) – actuellement 27 étudiants – à partir d’une sélection provenant d’élèves ayant effectué des L1 et L2 à Angers ou un BTS Tourisme (1/3 proviennent du BTS Tourisme de Ste-Marie du Port).

Les deux filières mises en place sont :
– Patrimoine et culture littorale
– Tourisme et nautisme
Les cours, complétés des découvertes des activités nautiques « sur le terrain », occupent le premier semestre et se poursuivent ensuite par des stages. Les entreprises du secteur qui pourront les accueillir en stage ne manquent pas ; on peut citer AMP, Océa, les Code Rousseau ou le Groupe Dubreuil.
Les intervenants – une dizaine au total – sont soit des enseignants-chercheurs d’Angers, soit des enseignants de BTS de Ste-Marie du Port, soit des intervenants extérieurs comme Louise Robin, spécialiste en patrimoine, des directeurs de l’Institut Sport Océan (Xavier Poiraud et Daniel Schauffhauser), et aussi un responsable vagues-nautisme de l’UCPA.
Dans une période où le chômage est prononcé, les métiers du Tourisme, avec nautisme et patrimoine, semblent rester prometteurs et, de plus, collent totalement aux caractéristiques balnéaires et à l’environnement économique des Sables d’Olonne : « Nous tenons à ce que nos formations sur ces filières Patrimoine, culture littorale, tourisme et nautisme se fassent pleinement en lien avec les territoires concernés » souligne Christophe Guibert.
Les débouchés portent sur les filières tourisme, nautisme, activités en office de tourisme, dans des directions de services nautiques, chez des Tours-Opérateurs, dans l’organisation de séminaires, salons et congrès, ou auprès des collectivités territoriales ; parmi les autres éventualités,  la création de sa propre entreprise portant sur ces activités, et enfin éventuellement la poursuite vers un Master.

Un développement estudiantin aux Sables d’Olonne ?
Cette première année comportera environ 150 étudiants. C’est déjà un apport non négligeable en jeunesse pour le quartier du Passage et la Ville des Sables d’Olonne.
Mais le potentiel de l’IST est de 280 élèves qui pourraient être atteint dès l’année prochaine.
Armel Pécheul, adjoint au Maire et chargé dès le départ de l’installation d’une Antenne universitaire aux Sables d’Olonne, nous indique que la Ville ne compte pas s’arrêter en si bon chemin: « Nous espérons poursuivre des implantations pour avoir la présence de davantage d’étudiants encore, ce ne sera alors qu’un début » précise-t-il au Reporter sablais. « A La Rochelle, ils ont commencé comme ça il y a une quinzaine d’années et maintenant c’est devenu une ville étudiante » ajoute-t-il (NDLR : plus de 8000 étudiants actuellement). « Pour l’instant nous n’en sommes qu’au stade de la réflexion, mais lorsque l’IST sera complet avec ses 280 places, si nous poursuivons dans ce sens, il faudra développer les infrastructures soit en utilisant un bâtiment actuel disponible soit projeter de futurs espaces. Mais je le répète, rien n’est décidé à ce jour, la réflexion se poursuivra avec l’ensemble des élus. »

Une antenne de l’ESTHUA
Les Sables d’Olonne devient donc une antenne effective de l’ESTHUA d’Angers comme le sont déjà Saumur et Cholet. Après cette mise en place de L3, on lorgne aussi sur un Master qui donnerait encore plus de poids à la filière. Beaucoup d’élèves et de parents se sont intéressés à l’IST justement car il propose désormais une filière sur trois années comprenant les deux années de BTS et la Licence, et pourrait même donc se poursuivre avec un Master.
« Mais ce n’est pas encore finalisé » nous indique Dominique Duhamel, directeur de Ste-Marie du Port, « du moins la décision n’est pas encore prise car le Ministère ne donne son accord que si le Master demandé ne rentre pas en concurrence avec d’autres Masters. »
Les Sables d’Olonne met donc les pieds dans les traces de l’ESTHUA. Et cela ne concerne pas uniquement les filières, c’est le cas aussi pour les partenariats.
Ainsi, 5 étudiantes chinoises suivent désormais la filière à l’IST. L’ESTHUA ayant passé un partenariat avec l’Université de Ningbo en Chine, des échanges sont organisés entre enseignants de l’ESTHUA et ceux de l’Université de Ningbo. Parallèlement, des étudiants viennent suivre des filières ou compléter leur formation. C’est ce que nous explique Christophe Guibert : « Je dois me rendre à Ningbo en octobre dans le cadre de ce partenariat avec Ningbo qui explique la présence de ces cinq étudiantes chinoises aux Sables d’Olonne » . Leur nombre est donc de cinq aux Sables d’Olonne et d’environ une cinquantaine à Angers.
D’ailleurs, le 3 septembre dernier, une délégation de l’Université chinoise de Ningbo, conduite par le Président de l’Université, en voyage en France dans le cadre du partenariat avec l’Université d’Angers, est venue aux Sables d’Olonne. Parmi les thèmes liés à la visite en France, le développement durable et le tourisme.
Quand Les Sables d’Olonne s’éveillera… pleinement au monde estudiantin, son visage en sortira transformé!
Philippe Brossard-Lotz
Le Reporter sablais

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