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Les Sables-d’Olonne Vendée. HISTOIRE 1932 Quand le député de la Vendée faillit périr en mer…!


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Les Sables-d’Olonne Vendée. HISTOIRE Quand le député de la Vendée faillit périr en mer…!


1932 – 1942 Mandat de député de Louis Aubert
Nous sommes dans les années 30. La France est en 3ème Répubique et connaîtra deux présidents de la République entre 1931 et 1940 : Paul Doumer (1931-1932) et Albert Lebrun (1932-1940).
A partir de 1940 la France passe sous le régime de Vichy, tandis que La France libre se forme.


Louis Aubert, député de la Vendée de 1932 à 1942, membre du groupe parlemetaire de la Gauche radicale puis non inscrit, connaîtra donc ces deux présidences et ce régime lors de ses deux mandats de député :
– du 8 mai 1932 au 31 mai 1936 (groupe de la Gauche radicale*) ;
– puis du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 (non inscrit).


Elu député aux élections générales des 1er et 8 mai 1932, au 2e tour de scrutin (1re circonscription des Sables-d’Olonne-Vendée).


1er septembre 1932
Louis Aubert, fraîchement élu député, se trouvait à Arcachon pour les obsèques de Mme Virginie Hériot.
Navigateur, Louis Aubert tenait à rendre hommage à celle qui fut une personnalité éminente du Yachting de croisière et des Régates à voiles.
Passionnée par tous les aspects maritimes – elle avait écrit des ouvrages sur ce thème – elle consacra toute sa vie à la pratique des sports nautiques.






Aux côtés de Louis Aubert, se trouvaient le Maire d’Arcachon, le délégué du Yacht Club et des représentants de la Marine.
Le cercueil fut transporté à bord du yacht de la défunte, L’Ailée par une vedette du contre-torpilleur Lynx.


Depuis Arcachon, Louis Aubert se rendit à Bayonne en navigant sur son propre yacht, dénommé Julnar.
C’est en franchissant la barre de l’Adou, le 9 septembre 1932, que se produisit l’incident nautique qui aurait pu coûter la vie au député des Sables-d’Olonne.
Louis Aubert se trouvait dans un fauteuil situé sur le pont lorsqu’une forte vague le bouscula.
Pour se rééquilibrer et se retenir, Louis Aubert a alors saisi une des poignées de la roue servant à la manoeuvre du gouvernail.
Mais la poignée céda brusquement, et s’est même rompue rendant toute manoeuvre rapide impossible.
Le yacht Julnar, libérée, se retrouva ainsi en mauvaise position, en travers.
C’est alors qu’une lame de 8 mètres de haut – confirmé par le pilote de l’Adour sur son vapeur – déferla, balayant le pont et entraînant Louis Aubert à la mer, sans qu’il puisse jamais se retenir sur le pont.
Le capitaine avait réussi à se cramponner à la barre, et un invité, Edouard Calmette, s’était accroché aux haubans.
Un canot du bord fut mit à la mer pour recueillir le désespéré qui fut contraint de nager pendant plus d’un quart d’heure afin de se sauver.


Aux Sables-d’Olonne, où le député était particulièrement apprécié et populaire, ce fut la consternation. La foule des habitants cherchait, par tous les moyens et auprès de la presse, à savoir ce qu’il en était, si le député était indemne.
Heureusement, Louis Aubert était un excellent nageur, et il put ainsi tenir jusqu’à ce qu’il fut secouru par l’embarcation du bord et le vapeur du pilote.
Ayant déjeuner à peine une demi-heure avant l’incident, certains craignaient qu’il ne fasse un malaise.


Philippe Brossard-Lotz

Le Reporter sablais

Sources : 
Le Reporter sablais – La Vendée républicaine

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