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Vendée Canicule Météo. La sécheresse à Lairoux entre l’an 1776 et l’an 1788 (Réd. Les Sables-d’Olonne)


Vendée Canicule Météo. La sécheresse à Lairoux entre l’an 1776 et l’an 1788


Sécheresse et construction de la sacristie

Année 1776 


Sources Archives de la Vendée
Source : AD85 Lairoux Edépot 117/90 1762-1792 vue 132/293


1776 Sécheresse Lairoux – Vendée

Il y avoit longtems que l’on n’avoit vu une année aussi sèche il n’y eut ni bled ni pacage; il se passa près de neuf mois sans pleuvoir excepté au solstice d’été ce qui fit grand dommage à la vigne qui étoit en fleurs: la grande sécheresse empécha le raisin de grossir, la grele qui tomba vers la fin de septembre acheva sa perte, il s’amassa très peu de vin et il fut mal conditionné.
Le bled ne fut pas recherché par l’étranger il se tint environ au meme prix que l’année cy devant, la grossaille fut toujours dure parce qu’il sétoit peu amassé
Sur la fin de cette année fut batie la sacristie dont les fondements avoient été commencé quarante deux ans auparavant, elle fut achevée le 17 décembre.

Curé Vergès



Lairoux – Sécheresse, récolte, prix des denrées et ornementation de la sacristie

Année 1778



Sources Archives de la Vendée
Source : AD85 Lairoux 1762-1792 Edépot117/90 vues 152-153-154/293


Sécheresse Lairoux 1778 – Vendée


Cette année 1778 fut extremement sèche, il ne tomba pas de pluyes depuis la St Pierre jusques à la St Michel. La saison de l’été fut toujours brulante et le chaud fut plus vif et plus continuel qu’il ne l’avoit été de mémoire d’homme, il arriva de grands incendies dans le bas poitou par la négligence de quelques propriétaires qui mettoient le feu dans leurs buailles et dans les aires pour les nettoyer. Les eaux furent très rares, tous les puits et les fontaines du bourg tarirent excepté le puits de la cure, on fut obligé à l’extrémité de faire nettoyer le puits de labrenon qui donna abondament, on y fit faire une marelle toute neuve aux depens des bourgandins, on fut obligé encore de faire rouvrir les sources du gorgeat et du payré pour abreuver le bétail du marais d’ou quantité périrent faute d’eau.
La récolte fut abondante en blé, cependant le froment fut généralement taché et pourri par les brumes qui régnèrent pendant qu’il étoit en fleur;la récolte en vin fut médiocre mais plus abondante de deux tiers que 1777 vu qu’il n’y en eut presque pas; les pluyes commencèrent avec l’automne, elles furent abondantes et continuèrent tous les jours jusques au quatorze décembre, si les terres eussent été moins brulées, si les pluyes eussent été aussi générales qu’en 1777,le déluge des eaux eut été aussi grand et aussi ruineux. La coutume du laboureur dans cette paroisse est d’etre paresseux et tardif à emblaver quand il a eu une bonne récolte; en conséquence il a été surpris cette année et n’a rien fait ; ceux qui ont emblavé malgré la pluye ont réussi; quand on emblave de bonne heure les bleds sont chargés d’herbe, quand il pleut sur l’emblaison les terres battent … ;on ne sait comment faire tant les terres sont casuelles.
Il y eut sur la fin de l’année un triage des garçons pour en faire un détachement de milliers de garde cottes.
Le prix de la grossaille en bled fut d’abord de 20 écus, vers la toussaint de 80,sur la fin de l’année il revint à vingt écus; le froment taché se vendit immédiatement après la récolte treize et quatorze pistoles, celuy de semence dix huit, sur la fin de l’année il est tombé à quinze.
Sur la fin de cette année,la sacristie batie deux ans auparavant fut carrelée et ornée de deux vestiaires neufs, il faloit aller lentement dans les réparations faute d’argent dans le coffre de la fabrique.

Déposant : Régine Aubert


Lairoux – Sécheresse et conséquences

Année 1786


Archives départementales de la Vendée
Sources :
 AD85 Lairoux 1762-1792 Edépot 117/90 vues 240-241/293

Lairoux 1786 – Vendée


L’année fut fort séche et aride, il se passa six mois dans la fin du printems et de l’été sans tomber une goutte de pluye, il y eut un peu plus de bled que l’année précédente,il y eut un tiers de moins de vendange, encore ne fut-elle pas bien conditionnée. L’hiver commenca longtems avant la toussaint et l’année finit par une neige qui dura dix sept jours; il y eut quantité de maladies et de morts, fièvres malignes et putrides, ceux qui n’en moururent pas, trainèrent longtems et l’on ne pouvoit se remettre.
Le marais ne fut inondé qu’après la toussaint, le fourrage manqua presque partout à cause des fortes gelées du mois de mars: celuy qui avoit prédit le désastre de Messine et de la Calabre n’a pas vrai dans la ruine presque entière qu’il avoit annoncé, car quoyqu’il y ait eu de grandes tempetes, il n’y eut cepandant pas de tremblement de terre, du moins dans ce pays cy.Le tonneau de froment se tint longtems à vingt deux et cinq pistoles, le varial et la grossaille à un prix exhorbitant. Toutes les denrées ont monté d’une moitié en sus et malgré le commerce et la circulation considérable de l’or et de l’argent on ne peut vivre. La viande de boucherie cy devant à cinq sous est à sept sous six deniers.

Déposant : Régine Aubert



Lairoux – Pluies, sécheresse, neige et récoltes

Année 1788


Sources : Archives départementales de la Vendée
Source :
 AD85 Lairoux (1762-1792) Edépot117/90 vue 257/293


Sécheresse 1788 – Vendée

L’automne précédente de 1787 ayant été remplie de pluyes abondantes, les amblaisons ne purent se faire; le marais fut totalement noyé, ma paroisse ne put faire les querets il fallut emblaver sur des retoubles.
Les mois de janvier, février et mars ayant été fort pluvieux, on ne put préparer la terre pour faire des baillargeaux; après une pluye si abondante, il survint les mois de mars, avril, mai et jusqu’à la mie juin une sécheresse si grande que les bleds et légumes tardifs ne purent réussir; après la mie juin et tout juillet sur le coup des fenaisons il y eut des pluies abondantes qui gatèrent les foins, on en amassa de fort mauvais: la récolte fut modique, les fromens furent bien nourris mais les gros bleds firent ? .La vendange fut assez abondante et assez conditionnée. Sur le point des emblaisons le beau froment se vendit jusques a vingt huit et vingt neuf pistoles, il se soutint jusques a la fin de l’année a vingt cinq et vingt six pistoles. La grossaille fut au pris de seize et dix sept pistoles. Le temps des emblaisons fut magnifique excepté la fin d’octobre mais le mois de novembre fut beau et magnifique. le froid commenca rudement avec le mois de décembre, dès le trois il fit un verglas considérable; la neige commenca le quatre et continua plusieurs jours, il vint à pleuvoir le soir de la conception, il se fit un verglas considérable qui couta la vie a bien du monde; les neiges continuèrent tout le mois de décembre mais le dernier du mois fut le plus rigoureux et de mémoire d’homme on n’a vu un tems si pytoyable. La bélinage ne trouvoit pas a paitre, il faloit abreuver les betes au toit et les eaux manquoient dans les puits, cela renouvelloit l’hiver de mille sept cens neuf.

Curé Verges

Déposant Régine Aubert



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