Les Sables-d'Olonne Vendée Globe. Le jour de NOËL 2024 le Sablais Sébastien Simon devient Cap-Hornier Il en rêvait, et cela de manière encore plus forte qu'il y a quatre ans il avait dû abandonner face à l'Afrique du Sud à cause de dégâts occasionnés par un OFNI. Sébastien Simon n'est pas encore au bout de ses peines, c'est toute la remontée de l'Atlantique qui l'attend avec un handicap malheureux, la perte du foil droit. Mais, il aura au moins réalisé l'un de ses rêves de skipper, franchir le Cap Horn ! Le rêve de tous les navigateurs et skippers ! Imaginez ! Il existe même une association internationale des Cap-Horniers ! C'est dire combien le passage de ce Cap est entré dans la légende. N'attendons pas davantage pour découvrir par la magie de la vidéo, à l'autre bout du monde, l'émotion qui a étreint Sébastien Simon lors de ce passage. Et saluons, du même coup, la performance de Sébastien qui, malgré une navigation déséquilibrée reposant sur un seul foil, réussit à se maintenir à la 3ème place de la course. On le sait, il a des regrets comme nous tous, de ne pas pouvoir effectuer un finish du diable en luttant étrave contre étrave avec les deux autres leaders. Encore que... on ne sait jamais ! Un boix choix de route, un ralentissement de la concurrence et... tout est encore jouable... Mais, malgré tout, beaucoup de spécialistes auront pu déceler au fil de sa navigation, de ses choix, de sa gestion technique, un navigateur hors pair et plein de volonté qui pourra dans les prochaines courses montrer ce dont il est capable. vidéo ci-dessous Communiqué Groupe Dubreuil ci-dessous Philippe Brossard-Lotz Le Reporter sablais "En 44 jours 21 heures 19 minutes et 38 secondes, Sébastien Simon est le troisième skipper de ce Vendée Globe 2024 à franchir le cap Horn. Le skipper de Groupe Dubreuil dit au revoir à un océan Pacifique qui n'a pas été facile jusqu'au bout mais les conditions devraient se calmer pour le début de la remontée de l'Atlantique !" Communiqué rédactionnel Groupe Dubreuil VENDÉE GLOBE Sébastien Simon, troisième au Horn pour Noël Sébastien Simon a franchi le cap Horn en troisième position du Vendée Globe ce mercredi 25 décembre à 10h 21m 38s (heure de Paris), après 44j 21h 19m 38s de course. Soit 1j 9h 54m 18s après le leader Yoann Richomme et toujours en avance (de 2j 3h 15min 8s) sur le précédent record d’Armel Le Cléac’h en 2016. Le plus beau des cadeaux de Noël pour le skipper de l’IMOCA Groupe Dubreuil qui a réussi à maintenir une belle avance sur ses poursuivants, désormais à plus de 1000 milles (1852 kilomètres) derrière lui. Le Vendéen de 34 ans, ému de passer Noël seul à bord de son bateau, se réjouit de quitter les éprouvantes mers du Sud. Il est prêt et plus motivé que jamais pour une remontée de l’Atlantique qui s’annonce stratégique et technique, ce qui n’est pas pour lui déplaire. Malgré la perte du foil tribord de son IMOCA Groupe Dubreuil le 7 décembre dernier dans l’océan Indien, Sébastien Simon a tenu bon durant la longue traversée de l’océan Pacifique, qui n’aura cependant duré que 12 jours ! Un long bord tribord amures, permettant d’exploiter son foil bâbord, lui avait même permis de prendre la tête de la course le 18 décembre. Après s’être battu du mieux qu’il a pu avec ses armes, le jeune skipper a été contraint de laisser ses deux acolytes Yoann Richomme et Charlie Dalin s’échapper en tête. « Je peux vous dire que ce n’est pas drôle de se battre avec un foil en moins, racontait-il. Le bateau a un comportement vraiment pas terrible et c’est un peu pénible. Pour l'instant, on maintient l’écart avec les poursuivants. Mais ce n’est pas sans énergie. S’il y en a un qui est motivé c’est bien moi ». Ces derniers jours, « les conditions ont été dures au passage d’un front, avec plus de 50-53 nœuds de vent. J’ai préféré temporiser un peu, » racontait Sébastien, confronté à une mer déchainée à l’approche du mythique rocher. « Le cap Horn en 3e position c’est énorme, jamais je n’aurais imaginé ça ! » Quel plus beau cadeau pour Sébastien Simon, ses proches et son équipe en ce jour de Noël, que de franchir cette étape, assurément la plus marquante du tour du monde en solitaire ? « Passer le cap Horn en 3e position c’est quelque chose d’énorme, jamais je n’aurais imaginé ça. Je compte bien profiter de ce moment-là, ce n’est pas donné à tout le monde de passer le cap Horn à Noël. C’est plutôt chouette, » se réjouissait le jeune skipper qui d’ordinaire ne s’attache pas tellement à ce genre de symbole. « Cette année-là, avec le groupe Dubreuil, après tout ce que j’ai vécu, c’est d’autant plus une réussite et une joie. » C’est chose faite, dans 37 à 47 nœuds de vent et une mer toujours aussi démontée, « juste pour me dire au revoir, merci le Pacifique, ciao le Sud, vive l’Atlantique ! » Noël en solitaire La gorge serrée, les yeux humides, Sébastien s’est exprimé dans une vidéo envoyée du large hier soir : « depuis que je suis tout petit, je vois des marins porter des bonnets du père Noël dans leur bateau. Cette fois j’en fais partie. Je les regardais en vidéo, je les admirais, je me demandais ce qu’ils faisaient là. Et ben j’y suis ! J’y suis avec un cap Horn qui approche. » Avant d’annoncer son menu de fête : « ma grand-mère m’a offert un pot de foie gras que j’ai entamé au ptit’ dej avec des Kinders… Je vous souhaite à tous un joyeux réveillon, profitez bien de vos proches, votre famille, profitez bien de ces moments qui sont précieux. Un Joyeux Noël à tous ceux qui ont choisi d’être seuls aussi, comme moi. Merci à la famille Dubreuil, à toutes les filiales, à mon papa, Alexandra, Chiffon, toute l’équipe. C’est aussi grâce à vous qu’on est là aujourd’hui, c’est incroyable. Merci à vous tous, je vis un moment fabuleux. J’ai toujours rêvé de ça. Pas forcément d’être seul à Noël mais (long silence), c’est plutôt chouette, » conclut-il, ému. Cap sur les Sables d’Olonne Maintenant que les deux tiers du parcours sont derrière lui, le Sablais peut enfin mettre le clignotant à gauche, direction la maison. « Vu les écarts, je pense que je vais plutôt gérer la situation. J’aimerais bien réussir à prendre un peu de temps pour le bateau. Selon mes routages, il y a deux jours de près en bâbord amures dans l’Atlantique Sud, pour essayer de monter petit à petit pour attraper les alizés. Ça va être un scénario différent de celui des mers du Sud, bien plus rythmé comme type de course, avec un enchaînement de systèmes météo. Ça va être très stratégique et technique et ça j’aime beaucoup ! » Après 44 jours de course en solitaire, Sébastien Simon trouve que « le temps n’est pas si long. Au contraire, je pense que je vais essayer de savourer cette remontée de l’Atlantique. Notre Vendée Globe est quand même relativement rapide. On est devant le record d’Armel. » Même s’il sait qu’il y aura encore des moments difficiles à traverser, le skipper reste focalisé sur sa course qu’il entend bien continuer sur sa même lancée, avec beaucoup d’envie et de plaisir. « J’ai plutôt hâte. On n’est pas encore totalement arrivé, il peut se passer encore beaucoup de choses et je suis prêt pour ces moments-là. » Article précédent du mardi 17 décembre 2024 Les Sables-d'Olonne Vendée Globe. CLASSEMENT : le Sablais Sébastien Simon redevient leader de la course le mardi 17 déc 2024 à 19h00 Décidément le chiffre 17 porte bonheur à Sébastien Simon ! Leader le 17 novembre à 15h00, le revoilà leader le 17 décembre 2024 à 19h00 ! A un mois d'écart, Sébastien Simon redevient leader de la Course du Vendée Globe ! Et cela alors qu'il navigue qu'avec un seul foil, son foil droit ayant été rompu sans doute lors d'un choc. Un bel exploit, alors que l'essentiel de la course autour de l'antarticque est presque achevée, les skippers de tête se dirigeant vers le point Nemo avec à l'horizon le Cap Horn. Alors que ses proches adversaires ont fait le choix d'une route les menant vers la limite proche de la Zone d'exclusion, Sébastien Simon a poursuivi sur une route plus classique depuis le sud face à la Tasmanie. L'avantage est pour l'instant à Sébastien Simon avec une vitesse de 21 noeuds quand Charlie Dalin et Yoann Richomme sont limités à 12 noeuds. Résultat, en 24 heures Sébastien Simon a parcouru 527 milles contre 396 à Charlie Dalin et contre 411 à Yoann Richomme. Voilà qui fait toute la différence ! Les prochains choix de route vont être particulièrement décisifs, d'autant plus que les 3 leaders sont à "touche-touche" à 25 milles les uns des autres ! Nous avons interrogés des skippers de pointe sur la problématique du foil droit rompu de Sébastien Simon. Selon eux, le handicap sera moindre pour Sébastien dans la remontée vers le cap Horn puis dans l'Atlantique. Une belle perspective pour le skipper sablais qui montre des qualités exceptionnelles depuis le départ. Philippe Brossard-Lotz Le Reporter sablais Article du 17 novembre 2024 Les Sables-d'Olonne Vendée Globe. CLASSEMENT : le Sablais Sébastien Simon devient leader de la course le dim 17 nov à 15h00 CLASSEMENT le dim 17 novembre 2024 à 15h00 Sébastien Simon a bénéficié de vent durant la nuit, ce qui lui permet de passer de la 2ème place à la 1ère, prenant celle-ci à Jean Le Cam. Mais rien n'est joué car les positions sont très serrées. Il suffit donc qu'un groupe bénéficie d'un vent favorable, même ponctuellement, pour que le classement s'en trouve immédiatement chamboulé. Il n'empêche, cette position montre que Sébastien Simon contrôle sa course et fait de bons choix sur Groupe Dubreuil. Le choix à l'Ouest n'a pas été si mauvais, même si Jean Le Cam, passé à l'Est à la surprise de tous, colle juste derrière Sébastien Simon. Les prochaines heures et prochains jours vont être palpitants pour la course. Philippe Brossard-Lotz Le Reporter sablais « J’essaie de profiter de chaque nuage même si ce n’est pas évident avec les modèles. Je suis un peu au milieu de la flotte. Certains essaient de contourner l’anticyclone par l’Ouest mais c’est peut-être une rouge engagée. Moi, je suis arrivé là où le vent m’a mené. On vit finalement un nouveau départ. L’anticyclone descend avec nous. Plus on avance, plus il descend et on est bloqué dans cette bulle. Je pense que ça devrait passer entre ma position et l’Ouest. J’ai du mal à penser que ça va passer plus à l’Est. C’est une régate planétaire, ça dure depuis sept jours et on est tous à égalité. C’est loin d’être terminé et c’est tant mieux. Si on descend tous ensemble l’Atlantique, ça ne peut qu’augmenter le plaisir ! » Sébastien Simon (Groupe Dubreuil)