NEWS France. 11 morts lors d’un accident aérien à l’occasion d’un baptême de parachutisme : les premières images [Réd. Les Sables-d’Olonne]

NEWS France. 11 morts lors d’un accident aérien à l’occasion d’un baptême de parachutisme : le ministre de l’Intérieur Nunez attendu sur place
UNE – Photo du Pilatus PC-6 Turbo Porter : avion fréquemment utilisé en parachutisme
Lors de la phase d’ascendance, l’avion aurait soudainement décroché pour une raison que seule l’enquête pourra déterminer.
Les premières images
Préfet sur BFM
Mise à Jour / Supplément
Le pôle accidents collectifs du parquet de Paris a annoncé se saisir de l’enquête judiciaire. « Les investigations, nombreuses et d’une particulière technicité, sont confiées à la gendarmerie des transports aériens » (GTA), a-t-il précisé dans un communiqué.
Selon le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA), il s’agit de « l’accident d’aviation générale le plus grave en terme de bilan humain » en France – l’expression « aviation générale » désignant toutes les activités aériennes civiles autres que le transport commercial.
Pour l’ancien président du BEA, Jean-Paul Troadec, « s’il y a eu une panne, ça peut être une panne de moteur, le plus probable ». Une mauvaise disposition des passagers à l’intérieur de l’appareil pourrait aussi avoir entraîné un déséquilibre, a-t-il avancé. Ou bien, le pilote a pu faire un malaise, « une hypothèse qu’on va certainement examiner parce qu’il faisait très chaud ».
L’avion n’était pas obligatoirement doté d’une « boîte noire », mais les enquêteurs du BEA pourront vraisemblablement s’appuyer sur des vidéos prises par smartphone à l’intérieur de l’avion, ou par des témoins au sol, a supposé M. Troadec.
– « Morts sur le coup » –
« On est choqués. Ça aurait pu tomber sur les maisons », a dit à l’AFP Sabrina Kosmala, 43 ans. Habitante de ce quartier de Tomblaine (banlieue de Nancy) depuis quatre ans, elle raconte qu' »on voit passer des avions tous les jours mais on n’a jamais vu ça. C’est la première fois »
L’accident s’est produit vers 11H25.L’appareil, de type Pilatus immatriculé en Allemagne, s’est écrasé sur une zone herbeuse à proximité de la piste, non loin d’une zone résidentielle et de deux routes.
« J’ai vu l’avion qui montait (…) il avait vraiment le nez en l’air, et puis tout d’un coup, plus de bruit, et il est parti sur la droite », a raconté aux journalistes un témoin souhaitant rester anonyme.
Dépanneur automobile de profession, cet homme s’est ensuite très rapidement rendu sur le lieu du crash, où il a participé, avec un extincteur, aux efforts pour éteindre les flammes.
« J’ai vu tous les corps sans vie à terre (…) On a vu tout de suite qu’ils étaient morts sur le coup. (…) Je viens d’apprendre que la mère d’une des mes connaissances était dans l’avion », a ajouté ce témoin.
Le baptême en parachute était organisé par l’association Tandemotion et pour certaines victimes « ce baptême était un cadeau », selon le président de l’aérodrome de Nancy, François Pélissier, cité par le quotidien régional L’Est républicain.
« C’est dramatique, mais ça aurait pu être encore pire » a dit à l’AFP le maire (PS) de Nancy, Mathieu Klein, soulignant que l’avion est « tombé à quelques mètres d’habitations ».
Les victimes « sont décédées sous les yeux de leurs proches qui s’apprêtaient à filmer les sauts en tandem », a-t-il déploré.
Selon le préfet, une cellule d’urgence médico-psychologique devait être mise en place pour prendre en charge proches des victimes et témoins de l’accident.
L’accident a nécessité l’intervention de 50 pompiers, 45 agents de police nationale ainsi que du SAMU et la sécurité civile.
Arrivés sur place, les ministres de l’Intérieur et des Transports, Laurent Nuñez et Philippe Tabarot, se sont entretenus avec les secouristes et devaient faire une déclaration à la presse en fin d’après-midi.
A plus de 500 km de là, un autre accident aérien a par ailleurs fait un mort dimanche dans les Alpes-de-Haute-Provence, dans le crash d’un ULM à La Palud-sur-Verdon.
(avec AFP)
Onze personnes sont mortes dans le crash d’un avion Pilatus lors d’un baptême de parachutisme dimanche à proximité de l’aérodrome de Nancy-Essey, a annoncé le préfet de Meurthe-et-Moselle, un des accidents d’aviation légère les plus meurtriers en France.
Les victimes sont cinq moniteurs, cinq élèves et le pilote, a détaillé lors d’une conférence de presse le préfet, Yves Séguy, qui s’est rendu sur place à Tomblaine.
Les élèves étaient un groupe d’infirmiers libéraux selon une source proche du dossier.
L’avion, de type Pilatus avait décollé de Nancy-Essey. Selon une source proche du dossier, l’accident s’est produit à 11h25 au sud de l’aérodrome.
Toutes les personnes à bord sont décédées. « Il n’y a pas de victimes collatérales », a ajouté le préfet.
L’engin s’est écrasé sur une zone herbeuse à proximité de la piste, non loin d’une zone d’habitation et de deux routes, a constaté un correspondant de l’AFP.
« Nous avons, avec l’ensemble des acteurs des services de secours et tous les élus qui m’entourent, une pensée pour les victimes et pour leurs proches », a déclaré M. Séguy.
Une cellule d’urgence médico-psychologique est « en train de prendre en charge plusieurs proches des victimes qui étaient présentes sur l’aérodrome » au moment de l’accident, ainsi que des « témoins de l’accident ».
« Nous attendons l’intervention des services de l’identité judiciaire pour procéder aux constats d’usage », a indiqué le préfet.
Nuñez attendu sur place
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez doit se rendre sur les lieux de l’accident dans les heures qui viennent. Il arrivera en fin d’après-midi, selon son entourage.
Lors de la conférence de presse, le procureur de la République adjoint de Nancy, Amaury Lacôte, a indiqué avoir « saisi la section des recherches de Paris en co-saisine avec la brigade de gendarmerie des transport aérien de Nancy-Metz, qui vient de débuter les constatations techniques ».
« L’association d’aide aux victimes a également été saisie pour la prise en charge des personnes victimes de cet accident », a jouté M. Lacôte.
Sur place, outre la brigade de gendarmerie des transports aériens de Metz Nancy Lorraine, et la SR gendarmerie de transport aérien (SRGTA), 15 gendarmes dont cinq techniciens identification criminelle et enquêteurs en aéronautique sont déployés.
Les effectifs devraient augmenter au fil des heures, a précisé la gendarmerie.
L’incident a nécessité l’intervention de 50 pompiers avec 25 engins. Les services de police se sont également « mobilisés en masse, ainsi que l’association de sécurité civile », a précisé le préfet.
La police a appelé sur le réseau social X à « éviter impérativement » le secteur de la rue Salvador Allende et de ne pas se rendre sur place « afin de laisser l’accès libre aux secours et forces de l’ordre ».
(avec AFP)
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