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Les Sables-d’Olonne Vendée. Service des URGENCES : Lettre du Maire des Sables au ministre de la Santé

 

Lettre du Maire des Sables-d’Olonne au ministre de la Santé
6 octobre 2023

« Monsieur le Ministre,
Quelques jours à peine après votre prise de fonction, il y a quelques semaines, je vous ai adressé une supplique au nom des Sablais et des patients de l’hôpital des Sables d’Olonne, pour réclamer votre attention et votre intervention en faveur de notre service d’urgences.
Ce service représente un tel enjeu pour notre ville-agglomération, de 55 000 habitants, que j’avais fait de ce message une lettre ouverte, tant l’attente d’une solution durable est vive ici, tant la situation des soignants et des patients est tendue, tant l’urgence est criante.
Mais depuis cette date, force est de constater que rien n’a changé, parce que rien n’a bougé. Ni intervention de votre part ou en votre nom, ni réponse, ni même accusé de réception.
Monsieur le Ministre, permettez-moi cette question, une nouvelle fois ouverte !
Comment comprendre votre silence ? impuissance, négligence, ou indifférence ? A moins d’une autre explication, Chacune de ces situations ne fait que plonger notre hôpital public des Sables d’Olonne, à l’image de tant d’autres, dans une crise de plus en plus grave. Nos praticiens sont à bout de force, épuisés, sur la corde. Nos patients sont éconduits, déboussolés, baladés. Nos services de soins sont par ricochet désorganisés, saturés, en danger.
Je ne sais plus que dire ni que faire pour attirer votre attention, mériter votre considération, supplier votre action.
Ne nous ignorez pas plus longtemps. Ne sous-estimez pas la désespérance qui couve.
Venez vite au secours de l’hôpital des Sables d’Olonne, réformez l’hôpital public, restaurez les soignants dans leurs mission première et rassurez les patients dans les soins qu’ils réclament. Il y a urgence.« 
Yannick MOREAU
Maire des Sables d’Olonne
Président de l’Agglomération

 



Lettre ouverte de Yannick Moreau, maire des Sables d’Olonne, à Aurélien Rousseau, ministre de la Santé

« Pour nos Urgences, il y a urgence ! »

Le 25 août 2023,

Monsieur le Ministre,
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« Alors que nous apprenions votre nomination le 20 juillet dernier, au cœur de l’été, le service des Urgences de l’hôpital public des Sables d’Olonne, comme de nombreux autres partout en France, ainsi que l’ensemble de ses soignants et de ses patients, vivaient dans l’incertitude totale du lendemain, la boule au ventre dans la crainte de trouver portes closes.

 

Car il faut bien se rendre à l’évidence : aux Sables d’Olonne, agglomération vendéenne de 55 000 habitants portée à plus de 200 000 l’été, l’accueil aux Urgences se joue à pile ou face. Ici, plus encore qu’au Festival d’Avignon, les hospitaliers dévoués et les urgentistes admirables sont contraints de travailler sous le régime de l’intermittence. Les Urgences n’habitent plus à l’adresse indiquée ni aux horaires affichés ! Les voyants sont rarement au vert, souvent au rouge, mais le plus régulièrement, ils clignotent ! Comme les lumières que l’on y allume et éteint ou les portes que l’on y ouvre et ferme au petit malheur la chance…

Parcourons la presse locale de ces dernières semaines estivales :
«  Aux Sables-d’Olonne, inquiétude aux urgences avant la saison estivale » ;  « Les Sables-d’Olonne : les urgences fermeront temporairement cette nuit et samedi soir » ; « Les Sables-d’Olonne : fermeture temporaire des urgences cette nuit » ; « Les Sables-d’Olonne : une réouverture de la maternité et une nouvelle fermeture des urgences » ; « Aux Sables-d’Olonne, les urgences ferment deux nuits ce week-end » ; « Les Sables-d’Olonne : de nouvelles fermetures des urgences annoncées » ; «  En Vendée, les Urgences des Sables-d’Olonne ferment dès ce lundi à 18h30 » ; «  Les urgences des Sables-d’Olonne seront de nouveau fermées temporairement » ; « Aux urgences, il manque 1/3 des effectifs » …
Pour la lisibilité des horaires, on repassera, … ou plutôt, on ne repassera plus.


Alors M. le Ministre, si vous êtes nouveau, le constat, lui, ne l’est pas. Il empire même et le centre hospitalier se trouve aujourd’hui dans une situation dramatique inédite aux Sables d’Olonne.
Il n’est pas question de vous blâmer d’une situation dont vous héritez, mais de vous alerter avec force pour qu’enfin des responsabilités soient prises, des actes posés et que nous ayons – élus, habitants, soignants, patients – le sentiment d’être entendus.
Cet été aux Sables d’Olonne, l’Hôpital était en permanence sur la corde raide. L’Etat a joué avec le feu, avec la vie des habitants des Sables d’Olonne et des milliers de visiteurs qui comme chaque année, ont rejoint la destination. Il a joué avec les soignants épuisés, méprisés, et cependant admirables de bienveillance et de qualités humaines dans l’accueil et dans le soin. Mais jusqu’à quand pourront-ils tenir seuls, sans soutien, sans renfort, sans moyen, sans grand dessein ?

Plus que jamais, il y a urgence aux urgences. Faut-il attendre l’extrémité de drames à répétition et les morts actives ou passives causés par un Etat impuissant ?

Aux Sables et partout ailleurs, l’hôpital public, gravement malade, réclame enfin la reconstruction d’un système de santé digne de ce nom. C’est en premier chef la haute responsabilité qui vous incombe aujourd’hui. Comme maire des Sables d’Olonne, et au nom de tous les Sablais, ce ne sont pas des visites, des mots ou des promesses que nous espérons. Mais des actes. Comme celui d’horaires enfin larges et fiables d’un service des Urgences à la fois doté, accueillant et performant, pour le bien de tous ceux qui y viennent et qui y travaillent avec professionnalisme et dévouement.

Pour notre santé publique et notre système de soins, il n’existe pas de plus grande… urgence. »
Yannick MOREAU
Maire des Sables d’Olonne
Président de l’Agglomération

 



 

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Philippe Brossard-Lotz

Philippe Brossard-Lotz

Le Reporter sablais

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