Les Sables-d’Olonne Vendée. LITTORAL: Modélisation des nouveaux risques de SUBMERSION MARINE

 

LITTORAL: Modélisation des nouveaux risques de SUBMERSION MARINE

Présentation de scénarios actualisés

Ce soir, jeudi 25 mai 2023, l’Agglo a présenté aux élus les évolutions potentielles en matière de submersion marine du fait du déréglement climatique.
Une prise en compte des évolutions à venir tenant compte de travaux de modélisation.
A partir de ces éléments, vont être désormais envisagés différents scénarios visant à apporter des protections supplémentaires.

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Des risques de submersion et d’érosion aggravés du fait du dérèglement climatique

En France métropolitaine, 25 % des côtes sont aujourd’hui en érosion, tandis que la submersion marine menace 1,4 million de résidents (CEREMA).
Le changement climatique va venir amplifier ces deux phénomènes durant les prochaines décennies et augmenter les enjeux exposés du fait notamment de l’augmentation de la population littorale qui comptera 4,5 millions d’habitants supplémentaires d’ici 2040.

L’état des lieux de la crise climatique présenté le 9 août 2021 par le GIEC est toujours plus précis et plus alarmant. Partout sur la planète, le niveau de la mer a augmenté plus rapidement ces 100 dernières années que pendant les 6 000 années précédentes.
Depuis 1990, le niveau de la mer a augmenté de 3,2 mm/an et ce chiffre fait consensus dans la communauté scientifique.

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Par ailleurs, même en réduisant drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, principales responsables du dérèglement climatique, la montée du niveau marin va se poursuivre.

  • Selon un scénario « optimiste », le niveau de la mer augmentera de 43 cm à l’horizon 2100.
  • Dans un scénario de faible réduction des gaz à effet de serre, le plus probable aujourd’hui, le niveau de la mer augmentera de 84 cm à l’horizon 2100.
  • Enfin, il existe des scénarios extrêmes, à faible probabilité et fort impact, indiquant une élévation du niveau de la mer pouvant atteindre 1,10 mètre à l’horizon 2100.

Le dérèglement climatique influe également sur l’intensité des tempêtes (pas de leur fréquence) qui accélèrent le phénomène d’érosion côtière, dégradent les ouvrages de défense et augmentent le risque de submersion par la formation de surcotes marines.

 



Les effets du dérèglement climatique déjà constatés sur le littoral des Sables d’Olonne

D’après des études réalisées par les cabinets ISL, DHI, l’ONF et le BRGM entre 2007 et 2016, le littoral de la ville des Sables d’Olonne connaît 3 dynamiques différentes :

  • La côte olonnaise, non urbanisée, a des enjeux faibles. La dynamique semble en léger recul avec quelques zones de recul très importantes (Sauveterre et les Pierres Noires notamment).
  • La zone centrale, urbanisée et stabilisée par des ouvrages de défense qu’il faut entretenir.
  • La côte castelolonnaise, l’évolution du trait de côte est modérée. Le site où l’érosion est la plus marquée est situé à l’anse aux Moines.

La tendance générale sur le littoral de l’agglomération est à l’érosion avec un recul en moyenne de 3 à 18 cm/an. En prenant en compte ce chiffrage, le trait de côte pourrait reculer à minima de 1,5 m à 14 m à l’horizon 2100.

Concernant  les  tempêtes,  le  littoral  vendéen  a  enregistré  plusieurs  évènements particulièrement intenses ces dernières décennies.
Les tempêtes Martin en décembre 1999 et Xynthia les 27 et 28 février 2010. Cette dernière a provoqué la mort de 47 personnes, dont 29 dans la seule commune de La Faute-sur-mer, et des dégâts matériels considérables.

Sur le littoral de la Communauté d’Agglomération des Sables d’Olonne, cette dépression d’une puissance inédite a occasionné la destruction de nombreux équipements publics parmi lesquels, l’écluse de la Gachère, la route bleue sur le secteur de La Chaume, les quais en encorbellement de La Chaume, les pontons du port Olona, une partie du remblai, la route de l’anse de la Parée ainsi que la route de Cayola.

Pour la Ville des Sables d’Olonne (avant fusion), le montant des travaux de réparation s’est élevé à:
5 250 000€ TTC (2,5 milliards d’euros à l’échelle de la France).


 


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RISQUES D’ENTRÉES D’EAU DE MER AUX SABLES D’OLONNE(flèche srouges):
-à droite : Cours Guédon
– au nord : depuis Port Olona vers la Chnoue, sur les deux flancs.

 

De la prise de conscience à la gestion du risque de submersion marine sur le littoral des Sables d’Olonne
Dans ce contexte, les prescriptions encadrant la prévention des aléas d’inondation et de submersion marine se sont renforcées et structurées.

En 2012, le Préfet de la Vendée a prescrit l’élaboration d’un Plan de Prévention des Risques Littoraux du Pays d’Olonne (PPRL).
Approuvé en mars 2016, ce document réglemente l’urbanisation dans les zones exposées aux risques de submersion marine, d’érosion et de chocs mécaniques de la houle notamment sur le Remblai.

Lors de leurs élaborations entre 2012 et 2016, les PPRL considérèrent une élévation du niveau de la mer de +60 cm en 2100. Ce chiffre est à la fois le résultat de travaux scientifiques (rapport GIEC de 2014) et d’un compromis politique.

Concomitamment, les élus du Syndicat Mixte des Marais des Olonne et les services de l’État ont associé leurs efforts pour élaborer un Programme d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI) pour promouvoir sur son périmètre une gestion intégrée du risque d’inondation en vue de réduire leurs conséquences sur les personnes et les biens situés sur les secteurs les plus vulnérables.

Pour rappel, le littoral de la Communauté d’Agglomération des Sables d’Olonne présente deux entrées maritimes:
– au nord, l’exutoire de l’Auzance et de la Vertonne à hauteur de la Gachère
– et au sud, le bassin portuaire des Sables d’Olonne.
Elles forment, avec les marais des Olonnes, les principaux points bas du territoire.
Sur ce secteur d’environ 1 400 hectares, trois écluses gèrent les mouvements d’eau.
Au nord, l’écluse de la Gachère, au sud l’écluse de la Rocade et au cœur des marais, l’écluse de la Bauduère.

Le bassin portuaire n’est pas régulé
Aujourd’hui, seul le niveau d’eau du bassin portuaire n’est pas régulé et reste vulnérable aux aléas de submersion marine.

Doté d’un programme d’actions de 5 062 000 € HT pour la période 2016-2022, le PAPI a notamment permis de restaurer intégralement l’écluse de la Gachère pour un montant de 2,5 millions d’euros.

Cette prise de conscience du risque pour notre territoire a enclenché une série d’études pour avoir une connaissance plus précise des risques d’érosion, submersion et d’inondation.



Le suivi du trait de côte confié à deux observatoires

Afin d’améliorer la connaissance sur son littoral et d’évaluer les risques d’érosion, l’Agglomération des Sables d’Olonne a mis en place deux observatoires :
– sur la côte sableuse, de la plage des Granges jusqu’à la Paracou, avec l’Office National des Forêts (ONF),
– sur la côte rocheuse, pour la corniche de La Chaume, puis de Tanchet jusqu’à Cayola, en partenariat avec l’Université de Nantes, dans le cadre de l’Observatoire Régional des Risques Côtiers (OR2C).

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Le suivi du trait de côte réalisé par l’ONF depuis 2021, permet d’analyser l’érosion des cordons dunaires en se basant sur les limites de végétation et les ruptures de pentes créées après tempêtes, en considérant que :
– le trait de côte est en érosion lorsqu’il recule de + de 2 mètres entre deux dates,
– le trait de côte est en accrétion (il avance) lorsqu’il avance de + de 2 mètres entre deux dates,
– le trait de côte est stable lorsqu’il avance ou recul de + ou − de 1 mètre entre deux dates.

Les premiers résultats de l’ONF montrent qu’entre le premier relevé du trait de côte en mai 2021 et le dernier relevé connu de septembre 2022, 70 % du littoral sableux est en accrétion.
En comparaison entre, mai et septembre 2021, 46 % du trait de côte était en accrétion.
On note donc une tendance à l’accrétion sur le littoral sableux. Cela s’explique notamment par une majorité de conditions météorologiques anticycloniques et l’absence d’évènements tempétueux majeurs. Néanmoins, cette analyse doit être tempérée. La durée d’observation est trop courte pour obtenir des conclusions fiables sur l’évolution du trait de côte dunaire à long terme.

Pour la côte rocheuse, l’OR2C a travaillé sur une étude prospective à court (5 ans) et moyen (horizon 20 ans) termes, en se basant sur une comparaison d’images aériennes entre 1961 et 2019.
Les résultats montrent que la côte rocheuse est en grande partie stable, à l’exception de reculs significatifs très localisés sur les secteurs de La Chaume, de Tanchet, de l’Anse aux Moines et l’Anse de la Parée. Sur ces secteurs, où l’évolution du trait de côte est modéré, de 10 à 25 cm par an, l’OR2C va mettre en place un dispositif de suivi des côtes rocheuses sur 5 ans par drone.

Ces deux études permettent de suivre l’évolution de nos systèmes d’endiguement naturel. Par anticipation, l’Agglomération a d’ores et déjà lancé les diagnostics pour déterminer la vulnérabilité des bâtiments sur le secteur du bassin portuaire face au risque de submersion.



2m80, la hauteur atteinte par Xynthia

 

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Xynthia – après la tempête

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Déterminer, à horizon 2100, la vulnérabilité des bâtiments du port des Sables d’Olonne soumis au risque de submersion marine

Réalisée par la société SOCOTEC, l’étude a permis de déterminer la vulnérabilité de l’ensemble des bâtiments situés à l’arrière des 3 points bas des quais du port des Sables d’Olonne.

À partir de la côte retenue par le PPRL (Xynthia + 60 cm), 296 bâtiments ont été classés comme vulnérables ou très vulnérables face au risque de submersion à l’horizon 2100. 1 300 bâtiments sont concernés par cet aléa sur l’ensemble de l’Agglomération des Sables d’Olonne.

Pour réduire la vulnérabilité des bâtiments concernés par le risque de submersion, le cabinet SOCOTEC a défini des actions de protection collectives (rehausse de quai, porte dans le chenal du port…) et individuelles (batardeau, protection des réseaux électriques…). Après avoir été approuvés en Conseil communautaire le 20 mai 2021, les résultats de cette étude ont été présentés au public durant l’été sous la forme d’une exposition itinérante.

1 100 personnes ont pris connaissance de l’exposition et 55 remarques ont été inscrites dans le registre de doléances. Parmi elles :
– 11 concernent la mise en place d’une porte anti submersion,
– 11  indiquent  qu’il  faut  réduire  le  nombre  de  constructions  neuves  et l’imperméabilisation des sols,
– 7 évoquent le Remblai et le renfort de cet ouvrage de protection.

En complément, l’Agglomération a engagé depuis 2017, des investissements importants pour maintenir et renforcer les ouvrages existants de défense contre la mer.

En rouge, les zones de maisons et appartements impactés en cas de submersion égale à Xynthia + 60 cm (1973 logements);
La zone verte s’ajouterait en cas de Xynthia + 110 cm (2476 logements).

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Des propositions d’actions pour résister, s’adapter et entretenir la mémoire du risque de submersion sur l’ensemble du littoral des Sables d’Olonne

Depuis le 1er janvier 2018 la Communauté d’Agglomération des Sables d’Olonne réalise, dans le cadre de sa compétence GEMAPI (Gestion de l’Eau, des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations), des études et des travaux d’entretien et de renforcement des ouvrages de défense contre la mer.

Par ailleurs, chaque année, les 9 kilomètres cumulés d’ouvrages maritimes sont inspectés à plusieurs reprises par un bureau de contrôle. Ces résultats alimentent et orientent un programme pluriannuel d’actions : modélisations du risque de submersion, entretiens courants, restauration d’ouvrages.

L’Agglomération y consacre chaque année un budget de plus d’un million d’euros et poursuivra ses investissements en 2023 et 2024 par:
– la réalisation d’un mur chasse mer promenade Clémenceau (1 400 000 € HT),
– le renfort du perré de la base de mer (estimé 230 000 € HT),
– de la digue de Tanchet (1 000 000 € HT)
– ou encore la restauration de l’écluse de la Rocade (1 600 000 € HT).

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L’ensemble de ces éléments alimente le diagnostic du PLUi afin d’intégrer le risque de submersion marine dans l’aménagement futur de la ville et de l’agglomération. Ce document stratégique contribuera également à sensibiliser les nouveaux habitants et nouvelles entreprises qui s’installeront sur notre territoire.

Pour entretenir la mémoire du risque, les résultats des études sont présentés lors de réunions des comités de quartier et dans les Conseils municipaux des communes rétro-littorales. Un nouveau cycle de conférences en association avec les universités de Nantes, de La Rochelle et le GIEC des Pays de la Loire sera organisé en octobre 2023 dans le cadre de la semaine Climat Air Energie.

Par ailleurs, Le Syndicat Mixte des Marais des Olonne (SMMO) élabore depuis juin 2022 le PAPI 2 des marais des Olonnes (2024-2028). Dans ce cadre, une mise à jour de l’étude de vulnérabilité a été réalisée en prenant en compte les scénarii d’élévation du niveau de la mer les plus pessimistes du dernier rapport du GIEC (Xynthia + 84 cm et + 110 cm).



Des modélisations réalisées pour définir les niveaux de vulnérabilités des enjeux du territoire en intégrant les dernières projections du GIEC

En 2022, le SMMO et la Communauté d’Agglomération des Sables d’Olonne ont commandé deux séries d’étude de modélisation du risque de submersion en intégrant les dernières projections du GIEC.

Sur le Remblai, le cabinet DHI a réalisé une étude d’impact de la houle et d’évaluation des volumes d’eau franchissant les ouvrages de défense.

Sur l’ensemble du rivage de l’Agglomération, le bureau d’étude ISL Ingénierie a travaillé à la définition de 10 scénarios d’inondations tenant compte de différents paramètres marins et fluviaux.

L’analyse des enjeux impactés a été réalisée en croisant les enjeux de l’Agglomération, aux zones d’inondations des différents scénarios.

Les  enjeux  analysés  sont  les  bâtiments  résidentiels  (maisons,  appartements,  box, dépendances, garages, pièces indépendantes, remises), les activités économiques (marais salants, enjeux agricoles, commerces, services, locaux divers), les infrastructures publiques (ex : pompiers, salle de sports, etc.), les réseaux (coffrets de gaz, postes électriques, armoires éclairage, ouvrages assainissement), et les routes.



Une analyse supplémentaire a été réalisée pour la submersion marine avec un événement Xynthia + 110 cm.

5 idées forces ressortent des résultats de modélisation:
3 principales zones d’entrée de la mer depuis le port des Sables d’Olonne
– Les marais d’Olonne, amortisseurs du risque de submersion
– 2 476 logements concernés par un niveau de submersion Xynthia + 110 cm
– Un effet cuvette qui aggrave le niveau de vulnérabilité des logements inondés
– Des franchissements de paquets de mer importants sur le Remblai à hauteur de la base de mer et de la promenade Clémenceau

 

—>3 principales zones d’entrée de la mer depuis le port des Sables d’Olonne
Dans le port des Sables d’Olonne, l’influence de la marée se fait directement ressentir et les inondations dépendent de l’altimétrie des quais.

Pour tous les scénarios de submersion, la mer déborde au niveau de 3 points bas :
– Quai Rousseau Mechin (côté Chaume),
– Place du Vendée Globe,
– Poissonnerie pilote.

L’eau progresse ensuite en ville dans les zones aux altimétries les plus faibles notamment rue Joseph Bénatier, place de la liberté, cours Guédon, secteur de Beauséjour, la Petite Garlière, secteur de la Sablière et les franges des marais d’Olonne.


—> Les marais d’Olonne, amortisseurs du risque de submersion

Dans les marais, les submersions marines et fluviales pour les scénarios extrêmes (Xynthia + 110 / crue centennale + Xynthia) conduisent à des élévations du niveau d’eau de valeurs modérées comprises entre 5 cm et 50 cm. Cela s’explique par le caractère ponctuel de la venue d’eau (un pic de marée) et par le fait que les entrées d’eau ne se produisent que par surverse sur des points bas avec des entrées d’eau limitées. Le marais agit donc comme une zone tampon pour la gestion du risque d’inondation qu’il soit fluvial et/ou marin et qui conduit à une surface maximale inondée de l’ordre de 2 000 ha.

Seules des défaillances sur les ouvrages (brèches ou vannes laissées ouvertes) peuvent conduire à une élévation de niveau qui reste toutefois modérée.

Point important, dans le cas d’un risque de submersion marine uniquement, l’ouverture des vannes de l’écluse de la Rocade permet d’abaisser légèrement le niveau d’eau dans le port. L’effet reste modéré sur des valeurs de l’ordre de 25 cm pour les scénarios extrêmes (Xynthia + 85 cm et 110 cm) alors que des débordements se produisent déjà.


—> 2 476 logements concernés par un niveau de submersion Xynthia + 110 cm

Pour l’aléa maritime, le secteur où l’on retrouve le plus d’enjeux impactés est le secteur du centre-ville des Sables d’Olonne, et ce pour n’importe quel scénario (Cf. annexe 5).

  • En cas d’évènements Xynthia + 60 cm, soit la référence PPRL aux Sables d’Olonne, on recense 1 973 logements sur le territoire dont 1 479 logements sur le centre-ville, 355 logements sur le secteur bassin des chasses / Champclou / L’Île d’Olonne et 139 logements sur le marais de la Gachère.
  • En cas d’événement extrême Xynthia+ 85 cm, 2 232 logements seraient impactés sur le territoire dont 1 667 logements pour le secteur centre-ville des Sables d’Olonne, 425 logements sur le secteur bassin des chasses / Champclou / L’Île d’Olonne, et 140 enjeux sur le marais de la Gachère.

En centre-ville, les 1 667 logements se répartissent autour du quai de La Chaume, du port de pêche, la Cabaude, le port Olona, le boulevard de l’île Vertime, le cours Louis Guédon et le secteur de la gare.

  • En cas d’événement « extrême + » Xynthia+ 110 cm, on compte 2 476 logements impactés sur l’ensemble du territoire, dont 1 840 logements sur le centre-ville, 488 logements sur le secteur bassin des chasses / Champclou / L’Île d’Olonne et 148 logements sur le marais de la Gachère.

La différence du nombre d’enjeux impactés entre les aléas de submersions marines est plus importante sur le secteur du centre-ville des Sables d’Olonne que sur le reste du territoire. On note par exemple une différence de 361 logements supplémentaires impactés sur ce secteur entre Xynthia + 60 cm et Xynthia + 110 cm (188 logements entre Xynthia + 60 et Xynthia + 85 cm).

Sur l’ensemble du territoire, la différence du nombre de logements entre Xynthia+ 60 cm et Xynthia + 85 cm est de 259 soit une augmentation de 13 %.

Cette différence passe à 503 logements entre Xynthia + 60 cm et Xynthia + 110 cm sur l’ensemble du territoire soit une augmentation de 25 %.

À noter que des équipements publics stratégiques et sensibles seront impactés dès l’aléa de submersion Xynthia + 20 cm comme la caserne des pompiers, l’hôtel de ville, la résidence autonomie Les Fleurs Salines, le poste de refoulement général des eaux usées de la Sablière, le collège Pierre Mauger, l’école Hordenneau, l’école des jardins…

Pour l’aléa fluvial en cas d’événement extrême (crue centennale + Xynthia), les enjeux impactés sont répartis sur le secteur nord du territoire ; le secteur centre ville est épargné. Le secteur des Granges (côté Brem sur mer et Sables d’Olonne) est le plus impacté avec 645 enjeux touchés, dont 445 logements. Sur les secteurs du centre-ville et central (Champclou / Île d’Olonne), on compte respectivement 145 et 208 logements impactés.


—> Un effet cuvette qui aggrave le niveau de vulnérabilité des logements inondés

La zone concernée par le risque d’inondation est contenue au sein de l’ancien havre d’Olonne qui a été progressivement poldérisé puis remblayé à partir des années 1960. Ainsi, la zone d’expansion de crue évolue peu (+ 85,9 ha) entre le niveau de submersion Xynthia + 60 cm et Xynthia + 110 cm à l’exception des secteurs de la Roulière, la rue du Dr Charcot et du secteur de Beauséjour.

Cet effet cuvette, conjugué à l’augmentation du niveau de submersion, va aggraver le niveau de vulnérabilité des logements inondés de plusieurs dizaines de centimètres dans les zones les plus basses de la ville (secteurs de Beauséjour, la gare, la Sablière, rue Bénatier…), autrement dit, élever le niveau d’eau à l’intérieur des habitations concernées (Cf.Annexe 7).

Par ailleurs, lorsque l’évènement de submersion s’achèvera, ces zones basses seront encore inondées et présenteront parfois des niveaux d’eau salée importants. L’eau se maintiendra dans ces mêmes zones entre 1,5 et 2 mètres, par exemple dans les secteurs du gymnase de Beauséjour et du cours Guédon. Entre 0,5 et 1 mètre dans les secteurs du parking gare centre-ville et de la place de la liberté.


—> Des franchissements de paquets de mer importants sur le Remblai à hauteur de la base de mer et de la promenade Clémenceau

Afin de disposer d’un maximum d’éléments permettant d’éclairer la prise de décision, la Communauté d’Agglomération a commandé en janvier 2022 une modélisation de l’impact de la houle et des franchissements de paquets de mer sur les 3,3 km d’ouvrage du remblai des Sables d’Olonne (du chenal au lac de Tanchet) en tenant compte des cotes Xynthia + 20 cm, + 60 cm, + 85 cm et + 110 cm.

Les principaux franchissements interviennent à hauteur de la base de mer et de la promenade Clémenceau.

En moyenne, les franchissements d’eau de mer sont :
– 3 fois plus importants pour le niveau Xynthia + 20 cm que pour l’évènement de référence intervenu en février 2010,
– 6 fois plus importants pour le niveau Xynthia + 60 cm que pour l’évènement de référence,
– 8 fois plus importants pour le niveau Xynthia + 85 cm que pour l’évènement de référence,
– 12 fois plus importants pour le niveau Xynthia + 110 cm que pour l’évènement de référence.


Des travaux pour réduire le risque de submersion sur le remblai vont être engagés dès septembre 2023 promenade Clémenceau par la construction d’un mur chasse mer puis en 2024 sur le perré de la base de mer.

Le montant global de ces études, réalisées par des cabinets spécialisés, s’élève à 152 450 € HT et est subventionné à hauteur de 60 % (État, Région, Département).

La déclinaison du programme de prévention et de travaux du prochain PAPI 2 tiendra compte de l’ensemble de ces résultats afin de protéger au mieux les habitants et les biens exposés de notre territoire au risque de submersion marine.

Des études complémentaires sont d’ores et déjà inscrites dans le programme d’actions pour définir l’opportunité d’implanter ou non des actions de protection collectives comme la mise en place de rehausses de quai, d’une porte écluse sur le chenal, de « wave bumper »…
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Wave bumper

(Sources: Agglo des Sables-d’Olonne)

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Philippe Brossard-Lotz

Le Reporter sablais

Lancement de la campagne de donation 2022 pour « Le Reporter sablais »
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