Imbert Paul

Paul Imbert (circa 1585 – 1640)
Il est entré, en 1618, dans Tombouctou (Mali) en faisant partie d’une expédition marocaine.
Ce n’est donc que, bien après lui, que René Caillé – qui parlait l’arabe – (né en 1799 à Mauzé-sur-le-Mignon), aura visité Tombouctou du 20 avril au 4 mai 1828.
Né aux Sables-d’Olonne, Paul Imbert est mousse puis devient capitaine de morutier, à l’âge de 25 ans. Il participa aux pêches de morue au large de Terre Neuve.
Mais, vers 1610, il est capturé par les Corsaires barbaresques de Salé, à une époque où de très nombreux marins européens seront réduits à l’esclavage après la prise de leur bateau.
Il vivra alors une vie d’esclave à Rabat ou à Salé puis devint l’esclave du pacha de Marrakech, Ammar el Feta.
Bien malgré lui, Paul Imbert, toujours prisonnier, participa en 1618 à une caravane marocaine de 400 soldats dirigée par Ammar el Feta, sur ordre du sultan du Maroc, Moulay Zidan, vers la ville de Tombouctou.
Les militaires marocains s’étaient emparés de Tombouctou depuis une expédition de 1591, et ils y restèrent durant deux siècles. Il est probable que l’expédition militaire de 1618 fut lancée afin de rétablir l’autorité du sultan marocain sur Tombouctou.
Régulièrement, et sans doute tous les ans, les marchands marocains se rendaient à Tombouctou.
Les chameaux pénétrèrent dans Tombouctou le 28 mars 1618 alors connue comme un carrefour du négoce : sel, or, tissus, étoffes font l’objet d’échanges et de négociations. La caravane restera plus de deux mois sur place.


Dans différents pays d’Afrique du Nord, des religieux tentaient de racheter des esclaves français prisonniers des barbaresques.
Certains furent ainsi libérés mais le coût élevé réduisait lle nombre de mis en liberté. Paul Imbert ne semble pas avoir été libéré malgré la présence de l’escadre du chevalier de Razilly qui se présenta en rade de Safi et auquel Paul Imbert aurait fait parvenir une lettre « pour obtenir sa compassion et lui demander de s’employer à la délivrance des esclaves. »


Sources : Guide du Touriste aux Sables-d’Olonne, circa 1907, Revue Olona n°133-134 de 1990, Etonnants Vendéens, 32 destins exceptionnels, par Claude Mercier + compléments par Le Reporter sablais


 

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