Gaudin Jacques
Jacques Gaudin (17 août 1735 aux Sables-d’Olonne – 30 novembre 1810 à La Rochelle)
Conventionnel, homme d’Eglise et politique, l’Abbé Jacques (Maurice) Gaudin se jeta dans le parti révolutionnaire.
Il se signala par de nombreux écrits contre le célibat des prêtres.
Député de la Vendée à l’Assemblée législative du 4 septembre 1791 au 20 septembre 1792 (Groupe Majorité réformatrice, sous le régime de la Révolution).
(Notes : à cette époque, la France de l’ancien régime, et depuis 1542, Les Sables-d’Olonne dépendait de la Généralité de Poitiers, circonscription administrative et fiscale des Intendants du Poitou, qui comprenait 9 « élections » dont l’Election des Sables-d’Olonne avec ses subdélégations).
Enfin, juge et bibliothécaire à La Rochelle jusqu’à sa mort.
– entrée chez les pères de l’Oratoire (dont la principale mission est l’éducation et l’enseignement)
– devient vicaire général de l’évêque de Mariana (Corse) et Conseiller clerc au conseil souverain de la Corse
– puis nommé curé de la ville des Sables-d’Olonne
– en 1781, il publie Les Inconvénients du célibat des prêtres
– est nommé Grand vicaire de l’Evêque constitutionnel de Luçon
– le , est désigné aux suffrages des électeurs de la Vendée pour l’Assemblée législative (élu le ). Membre du Comité d’Instruction publique à l’Assemblée législative, il rédigea un rapport sur les congrégations religieuses concluant par un projet de décret à leur suppression.
– Après le coup d’État du 18 brumaire, Gaudin, qui avait quitté la carrière ecclésiastique, fut nommé juge à La Rochelle ; à sa mort, Gaudin était bibliothécaire à la Rochelle et correspondant de l’Institut.
Publications :
- Les Mémoires du marquis de Montrose, traduits de l’anglais (1768)
- Les Inconvénients du célibat des prêtres : prouvés par des recherches historiques (1781)
- Voyage en Corse et vues politiques sur l’amélioration de cette isle, suivi de quelques pièces relatives à la Corse (1787)
- Gulistan ou le jardin des Roses, traduit du persan (1789)
- Essai historique sur la législation de la Perse (1791)
- Avis à mon fils âgé de sept ans (1805)
- Le Racoleur (opéra-comique joué en 1805 dans les salons de Mme Dupont : contes en vers très grivois imités du Décaméron et de La Fontaine, ainsi que des vers satiriques contre la municipalité des Sables-d’Olonne !…).
Sources : Guide du Touriste aux Sables-d’Olonne – Assemblée nationale – Archives de la Vendée – Dictionnaire des parlementaires de 1789 à 1889 par Adolphe Robert et Gaston Cougny + docs Le Reporter sablais