David José

José David (6 janvier 1913-21 août 1993)
José David fut bercé dans son enfance par le répertoire qu’interprétait son père le ténor d’Opéra réputé Léon David (1867-1962), qui décèlera le futur talent de José.

A 16 ans, José composa « O Salutaris » dédié à son père, oeuvre qui sera édité par Sénart.
José entrera au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en 1933.
Il fut élève de Paul Fauchet pour l’harmonie puis de Jacques de la Presle (1er Grand Prix de Rome en 1921) au décès de Paul Fauchet, de Simone Plé-Caussade pour la fugue, d’Henri Büsser pour la composition ; il suivra des cours d’orgue avec Marcel Dupré, ainsi que d’histoire de la musique avec Maurice Emmanuel.
Il partagea de nombreux centres d’intérêt avec son frère Léo (1911-2002), chanteur et danseur à l’Opéra comique et au Châtelet.
Il se marie en 1936 en l’église Saint-Germain-des-Prés.

Sa jeune carrière de compositeur est interrompue par la déclaration de guerre. Il est mobilisé en août 1939 au 72e régiment d’artillerie de Vincennes, un des régiments engagés au Luxembourg, sur l’Aisne et la Somme.
Au lendemain de la démobilisation, l’Académie des Beaux-Arts lui décerne le prix Flameng, et c’est ensuite la Sacem qui lui attribuera le Prix Joubert pour son œuvre symphonique.
Le piano est au centre de son œuvre et son sens mélodique est souvent cité par ses pairs.
« Dans un climat parfois heurté, il transparaît, dans toutes vos œuvres, des phrases où la mélodie chantante devient la pierre angulaire», dira Marcel Dupré.

En 1941, il s’installe Bd Saint-Germain à Saint- Germain des Prés, après avoir vécu à Savigny-sur-Orge, où il vivra jusqu’à la fin de ses jours.
Il participera activement à la vie musicale parisienne d’après guerre, en étant tour à tour compositeur de musique instrumental et de scène, pianiste, organiste, critique musical et pédagogue. Il donnait des leçons d’orgue et fut membre à partir de 1940 de l’Union des Maîtres de Chapelle et Organistes. Rappelons qu’il avait pris des cours d’orgue avec Marcel Dupré.
En 1947, il fait partie des fondateurs du Groupe Eurythmie avec Amédée Borsari, Emile Damais et Jean Rollin.

Il crée de nombreuses œuvres : cycle de mélodies, musique de chambre, messe, musique pour orchestre, ballets.
Connues parmi ses créations : « Impressions de Vendée », une fresque en 4 parties créée entre 1941 et 1944, pour célèbrer sa Vendée natale.
En 1947, il compose « La Ballade de Florentin Prunier ».
En 1961, il a créé « Etapes », un quatuor à cordes en trois mouvements, et en 1986 ce sera un quatuor à vent

Il devient comme son père professeur au Conservatoire National de Paris à partir de 1962.
En 1965, il est membre du Jury des concours d’harmonie du Conservatoire de Paris.
En 1967, il devient professeur de la classe de préparation au professorat.

José David restera très attaché à sa Vendée natale et reviendra toute sa vie aux Sables-d’Olonne.

Un Festival José David a lieu tous les ans au mois d’août depuis 29014, aux Sables-d’Olonne. Il a été lancé par Magali Goimard.

Officier des Palmes académiques – Croix du Combattant 1939
Prix Pineau-Chailloux en 1938 par la Ville de Nantes pour l’ensemble de son oeuvre.


Sources : DR – Denis Havard de la Montagne – Musimem.com + docs Le Reporter sablais


lereportersablais@gmail.com

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