Coste Jean-François
Jean-François Coste
9 juillet 2026
Disparition à l’âge de 75 ans du médecin passionné de voile Jean-François Coste qui participa au 1er Vendée Globe en 1989
Il avait navigué « sur toutes les mers du monde et sur tous les grands bateaux : Pen Duick III, Pen Duick VI, Côte d’Or, avec Eric Tabarly, mais aussi avec Poupon, Lamazou, Gahinet, Riguidel et bien d’autres. Né à Paris, il ne peut vivre que dans sa ville natale, à New-York ou en mer… » (Sources : Voiles et Voiliers – 1989).
Il souhaitait participer à la course que venait de créer Philippe Jeantot : le Vendée Globe Challenge.
La fameuse course au large, sans assistance, sans escale et en solitaire. Avec un départ et une arrivée aux Sables-d’Olonne.
Il ne manquait à Jean-François Coste pour participer à la course que….le bateau.
Coste qui avait déjà navigué avec Eric Tabarly émit l’idée d’emprunter le Pen Duick III (une goélette de 17,45m, en aluminium dessinée par Eric Tabarly en 1967, et construite aux Ateliers de La Perrière), un bateau dont il était tombé follement amoureux. L’accord est établi entre les deux marins, un prêt d’une année en échange de sa remise en état et de travaux d’amélioration.
« C’était un rêve qui se réalisait, un rêve qui le tenait depuis sa première rencontre avec Pen-Duick III lors de sa mise à l’eau en 1968 » (Sources : Patrick Benoiton – Magazine Bateaux)
Il ne reste plus à Coste que d’améliorer au mieux le bateau pour le tour du monde (la goélette subit des contrôles et des modifications au chantier de Villeneuve-sur-Seine près de Paris).
Le sponsoring est déjà dans l’air ; voilà Pen Duick III transformé en « Cacharel » !
Le départ pour les 13 concurrents est donné le à 15 h 15 par Éric Tabarly.
Palmarès et Classement final
Jean-François Coste n’avait pas forcément le bateau le mieux adapté à ce genre de course. Il sera cependant à l’arrivée, 7ème, alors que 6 autres skippers n’ont pas pu finir la course, essentiellement pour des raisons d’avaries (pour Guy Bernardin, c’est une rage de dents qui le fit abandonner).
| # | Nom | Nom du bateau | Arrivé le | Temps |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Titouan Lamazou | Écureuil d’Aquitaine II | 109 j 08 h 48 min 50 s[5] | |
| 2 | Loïck Peyron | Lada Poch | 110 j 1 h 18 min 6 s | |
| 3 | Jean-Luc Van Den Heede | 36.15 MET | 112 j 1 h 14 min 0 s | |
| 4 | Philippe Jeantot | Crédit Agricole IV | 113 j 23 h 47 min 47 s | |
| 5 | Pierre Follenfant | TBS-Charente Maritime | 114 j 21 h 9 min 6 s | |
| 6 | Alain Gautier | Generali Concorde | 132 j 13 h 1 min 48 s | |
| 7 | Jean-François Coste | Cacharel | 163 j 1 h 19 min 20 s |
Film documentaire par Jean-François Coste : « Paroles de solitaires »
En 1995 Coste réalise un film documentaire dont le titre est Paroles de solitaires.
Le film, d’une durée de 52 mn, a été écrit et réalisé par Jean-François Coste. Il comprend les rushs des skippers inscrits aux deux premières éidtions du Vendée Globe.
(Production Ellipse documentaires et Ultramarine ; Diffusion : La Sept ARTE ; Distribution : Point du Jour international).
Jean-François Coste ne participa qu’à la 1ère édition du Vendée Globe en 1989-90.
Selon plusieurs sources concordantes, il était très proche du père Michel Jaouen (décédé en 2016), un curé né à Ouessant, et qui avait mis en place des navigations en mer, parfois jusqu’aux Antilles, pour des jeunes délinquants et toxicomanes qu’il voulait sortir de leurs addictions. (Ass. Bel Espoir AJD Aumonerie de la Jeunesse délinquante, créée en 1951 avec une base nautique à l’Aber Wrac’h).
Et Jean-François Coste a ensuite suivi dans la même optique en participant à des camps d’intégration pour la jeunesse dans le centre de la France (en Sologne).
* https://www.belespoir.com/michel-jaouen.html
https://www.belespoir.com/on-parle-de-nous.html
L’arrivée aux Sables-d’Olonne le 8 mai 1990
Patrick Benoiton décrit dans un article paru dans le numéro de Juin 1990 de « Bateaux », l’arrivée de Jean-François Coste (courts extraits à titre d’informations) :
– « Une centaine de bateaux, du pneumatique au carferry, l’accompagnent pour ses derniers milles »
– « pour que le spectacle soit plus fort, il s’est légèrement détourné pour pouvoir hisser son spinnaker »
– « Jean Bousquet, (PDG de Cacharel), son sponsor, a même fait venir un groupe de tziganes pour que son arrivée soit une vraie fête ».
– « A son passage, entre les jetées de l’entrée du port, c’est un tonnerre d’applaudissements, quelques 50.000 personnes sont venues pour l’accueillir, autant que pour les premiers. »
– « C’était un rêve qui se réalisait, un rêve qui le tenait depuis sa première rencontre avec Pen-Duick III lors de sa mise à l’eau en 1968« .
(Sources : Patrick Benoiton, Magazine Bateaux Juin 1990 – DR).