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Vendée. Les actions menées pour la régulation des moustiques (Réd. Les Sables-d’Olonne)


Vendée. Les actions menées pour la régulation des moustiques

Communiqué de Presse du département de la Vendée


Le département de la Vendée est en charge de la surveillance et de la régulation des populations de moustiques.


La régulation des moustiques est un enjeu de santé publique, de qualité de vie au quotidien pour les Vendéens mais également d’attractivité du territoire pour l’activité touristique de la Vendée.

Cette régulation est essentielle pour le Département de la Vendée. Les moustiques sont en effet, pour certains, vecteurs de maladies. Si leur présence est trop importante, ils sont également vecteurs de désagréments pour les activités du quotidien, pour les habitants comme pour les touristes.

L’enjeu pour le Département ?
Surveiller et réguler les populations de moustiques pour améliorer la qualité de vie des Vendéens mais également pour leur permettre de bénéficier d’un environnement sain pour leur santé.


LE DEPARTEMENT ACCOMPAGNE LES COLLECTIVITES ET LES PARTICULIERS AU QUOTIDIEN


Le Département de la Vendée accompagne les collectivités et les particuliers pour réguler les populations de moustiques. Depuis 2020, le Département s’est doté d’une unité spécialisée : « l’unité de régulation des moustiques ».

Ses objectifs ?

  • Sensibiliser le public aux gestes à adopter pour éviter la prolifération des larves,
  • Surveiller les marais remis en eau tout au long de l’année et conseiller les propriétaires sur leur gestion hydraulique,
  • Déterminer les espèces sujettes à la régulation et intervenir le cas échéant,
  • Contrôler l’efficacité des traitements.

Aujourd’hui, l’unité de régulation des moustiques du Département est composée de 5 agents localisés sur une agence à L’Île-d’Olonne.


LE DEPARTEMENT ASSURE LA VEILLE DE NOMBREUSES ESPECES DE MOUSTIQUES PRESENTES

Le Département intervient sur trois zones humides du littoral, particulièrement propices à la prolifération des moustiques.
Le Département assure ainsi la veille des populations de moustiques sur le littoral et surveille toute l’année plus de 25 015 hectares situés sur trois zones humides identifiées :

  • Les marais des îles vendéennes (Noirmoutier et Yeu),
  • Les marais d’Olonne,
  • Les marais du Sud-Vendée

Cette  régulation  des  moustiques  intervient  ainsi  sur  12  communes vendéennes :

  • Noirmoutier-en-l’Île,
  • L’Epine,
  • Barbâtre,
  • La Guérinière,
  • L’Île-d’Yeu,
  • Bretignolles-sur-Mer,
  • Brem-sur-Mer,
  • Vairé,
  • L’Ile-d’Olonne,
  • Les Sables-d’Olonne,
  • La Tranche-sur-Mer,
  • L’Aiguillon-la-Presqu’île.

L’intervention du Département s’effectue en collaboration étroite avec l’ensemble des collectivités locales, des particuliers, et des propriétaires de marais. Le travail des services du Département est ainsi réalisé, à 90%, sur des parcelles privées. Les aménagements proposés par le Département, sur chaque terrain, sont appliqués après concertation avec chaque propriétaire à travers la signature d’une convention.


MIEUX CONNAÎTRE POUR MIEUX REGULER LE MOUSTIQUE DANS SES ZONES DE PROLIFERATION

Le moustique se développe en quatre étapes :

  • 1. Œuf
  • 2. Larve
  • 3. Nymphe
  • 4. Adulte

Les larves ont besoin d’eau stagnante pour se développer.
Dans l’air, le processus de développement peut prendre jusqu’à 60 jours. Dans l’eau, il est compris entre 5 et 90 jours. La femelle peut pondre jusqu’à 150 œufs par ponte et certaines espèces peuvent effectuer jusqu’à 12 cycles larvaires par an.
Les éclosions de larves de moustiques peuvent avoir lieu dans différents habitats appelés « gîtes larvaires » :

  • Aux remises en eau des gîtes par les pluies des sous-bois inondables, fossés et prairies,
    • Aux remises en eau par les débordements liés aux marées sur les prés salés, les marais abandonnés ou dégradés,
    • Aux remises en eau liées aux manipulations hydrauliques. La gestion inadaptée d’un ouvrage hydraulique (clapet ou écluse) et l’oscillation du niveau de l’eau provoquent l’éclosion des oeufs de moustiques.



  • L’unité de régulation des moustiques du Département surveille 29 espèces. Elle en régule 11 d’entre elles, dont 3 particulièrement agressives :

    • Aedes caspius : présente dans les marais salés et les lagunes,
    • o Présence entre le printemps et l’’automne,
    • o Jusqu’à 12 générations par an,

      • Aedes rusticus : présente dans les sous-bois inondables
      • o Présence de la fin de l’hiver jusqu’au milieu de l’été,
      • o 1 à 3 générations par an,

      • Culex pipiens : présente dans les habitats urbains
      • o Présence toute l’année,
      • o Plusieurs générations par an.


  • Ces espèces présentent un risque médical et vétérinaire, et pour certaines une forte mobilité pouvant atteindre 50 km autour de leur zone d’émergence.

    Le moustique tigre, originaire d’Asie et qui présente des enjeux forts en matière de santé publique est quant à lui surveillé par l’Agence Régionale de Santé (ARS).


  • LE DEPARTEMENT PRESERVE LE CADRE DE VIE ET LA SANTE DES VENDEENS EN APPORTANT UNE ATTENTION TOUTE PARTICULIERE A LA REGULATION DES MOUSTIQUES

    LE DEPARTEMENT AGIT TOUTE L’ANNEE POUR LIMITER LA PROPAGATION DES ESPECES DE MOUSTIQUES

  • Pour réguler les populations de moustiques, le Département de la Vendée utilise deux outils :

  • La gestion hydraulique préventive en concertation avec les propriétaires et les gestionnaires de marais afin de mettre en oeuvre une gestion favorable au non-développement des moustiques,

  • La lutte biologique avec le Bti (labellisé Ecocert, certifié en Agriculture Biologique) : lorsque les actions de gestion hydraulique ne suffisent pas, les agents effectuent une régulation ciblée à l’aide du Bti. Le bacille est ingéré par la larve et bloque le cycle larvaire du moustique. Ce larvicide est appliqué manuellement par voie terrestre avec l’eau du milieu. Il est totalement décomposé dans les 48h qui suivent son application.

Pour

Intervention dans les gîtes larvaires :

Les traitements sont déclenchés lorsque les densités larvaires sont supérieures à 5 larves par litre d’eau. En Vendée, jusqu’à 600 larves par litre ont déjà pu être observées.

Pour réguler leur prolifération, l’Unité de régulation des moustiques peut intervenir manuellement dans les eaux stagnantes à l’aide d’un biocide certifié agriculture biologique. Après détermination des espèces, les traitements sont effectués à pied à l’aide d’un pulvérisateur manuel. Le biocide est appliqué de manière ciblée sur les eaux stagnantes du marais. Il est ensuite ingéré par les larves de moustiques.

Après intervention, les agents contrôlent l’efficacité du traitement en étudiant la mortalité larvaire.

Le nombre de traitement peut varier de 1 à 12 fois par an, selon les besoins et l’état de chaque site.

Des travaux de prévention sont aussi nécessaires :

Dans une démarche de réduction des traitements, le Département de la Vendée effectue, selon les besoins, des travaux d’entretien classiques et ponctuels sur des parcelles privées. Ce sont des curages ciblés de fossés. La vase est ainsi déposée sur les berges afin de combler les trous de ragondins et permettre la remise en état d’une écluse vétuste. Ces interventions ont lieu dans le cadre d’une convention passée avec chaque propriétaire.

Les échanges avec les services de l’Etat et Natura 2000 ont permis de définir les périodes d’intervention favorables afin de prendre en compte les enjeux biologiques des sites. Ces interventions sont programmées à la fin de l’été et à l’automne en période d’étiage (période de l’année où le niveau de l’eau est le plus bas), afin de respecter les rythmes biologiques des espèces et les périodes de nidification.


LE DEPARTEMENT SENSIBILISE A LA REGULATION DES POPULATIONS DE MOUSTIQUES

Les larves de moustiques prolifèrent dans l’eau. En été, après les pluies et les arrosages, leur développement s’effectue en moins d’une semaine.

Dans le cadre de sa mission de sensibilisation du public pour éviter la prolifération des larves, le Département invite chacun à adopter des gestes simples :

1. Vider

Je vide une fois par semaine les soucoupes des pots de fleurs où je mets du sable afin de conserver l’humidité pour la plante et empêcher le moustique de pondre ses oeufs,

2. Couvrir

Je couvre les récupérateurs d’eau avec un couvercle thermique ou une moustiquaire,

3. Nettoyer

Je nettoie une fois par an les regards, les gouttières et les siphons.

4. Entretenir

J’entretiens régulièrement ma piscine et mes bassins d’agrément dans lesquels je peux mettre des poissons,

5. Ranger

Je range à l’abri les récipients et les objets pouvant retenir l’eau de pluie,

6. Trier et jeter

Je trie et je jette ce qui ne sert plus.


LE DEPARTEMENT PROPOSE DES ACTIONS DE PEDAGOGIE AUPRES DES JEUNES COLLEGIENS VENDEENS

Le Département de la Vendée, toujours dans le cadre de sa mission de sensibilisation du public, propose également aux collégiens du territoire des animations pédagogiques dédiées à la régulation des moustiques. Depuis 2022, le Département mène un programme de sensibilisation auprès des collégiens de 6e, afin de les informer sur la lutte contre la prolifération des moustiques.

Les interventions se déroulent en deux phases distinctes :

  • Phase théorique en laboratoire :
  • o Les élèves participent à des sessions en laboratoire de Sciences et Vie de la Terre. Ils y apprennent le cycle de vie des moustiques et les gestes citoyens essentiels pour lutter contre leur prolifération. Cela inclut la recherche et l’élimination des points d’eau stagnants artificiels, autour des bâtiments et des habitations.
    • Phase pratique dans les marais :
    • o Les élèves se rendent dans les marais pour découvrir les différents aspects du métier de régulateur de moustiques. Cette phase pratique intègre des enseignements sur la faune, la flore, la géographie, le fonctionnement des marais et le circuit de l’eau.
      • Le collège Les Colliberts à Saint-Michel-en-l’Herm,
      • Le collège Paul Langevin aux Sables-d’Olonne,
      • Le collège Notre-Dame-du Port à l’Île-d’Yeu.

      • De janvier à mars 2025, ces interventions ont permis de sensibiliser 170 élèves.



      • LE DEPARTEMENT TRAVAILLE EGALEMENT EN COLLABORATION AVEC L’ARS POUR LA REGULATION DU MOUSTIQUE TIGRE


    • Le moustique « tigre » (Aedes albopictus), espèce invasive originaire d’Asie du Sud-Est, est un petit moustique diurne noir rayé de blanc.

      Il est le vecteur potentiel de la dengue, du chikungunya, du virus zika et de nombreuses autres maladies. Il se déplace et s’implante en empruntant les moyens de transport comme le bateau, l’avion, la voiture ou le train.

      Adulte, ce moustique noir ponctué de tâches blanches mesure 5 millimètres. La femelle pond ses oeufs dans de petits réceptacles d’eau autour des habitations (coupelles de pot de fleurs, pneus et autres petits récipients).

      Afin de réguler les populations de moustiques « tigres » et de surveiller une potentielle prolifération, le Département de la Vendée, à travers son Laboratoire Départemental de l’Alimentation et de l’Environnement (LEAV), travaille en étroite collaboration avec l’Agence Régionale de Santé sur cet enjeu de santé publique à travers différentes actions :

      • Le piégeage :

      Dans un premier temps, le LEAV et l’ARS mettent à jour le réseau de piégeage existant sur des secteurs du département dans lesquels les moustiques tigres sont présents, afin de surveiller l’ampleur de leur prolifération. 45 pièges sont ainsi installés en Vendée. Ils sont identifiés et cachés, mais il arrive qu’ils soient détruits ou abimés par des personnes ou des animaux.

      Un piège est constitué d’un seau, dans lequel se trouve de l’eau (et un larvicide biologique, afin que les oeufs ne se développent pas) et un morceau de polystyrène à la surface. Les insectes viennent pondre sur la paroi verticale du support en polystyrène.

      Au bout d’un mois, les agents du Laboratoire départemental, relèvent les pièges, remplacent l’eau et le polystyrène et de retour au laboratoire, ils réalisent les études des oeufs. Les espèces sont identifiées afin de déterminer parmi tous les oeufs, s’il y a ou pas présence de ceux du moustique tigre et en quelle quantité.

      Les résultats sont inscrits sur le site Internet SI-LAV qui est le Système d’Information du Ministère chargé de la santé, dédié à la prévention des maladies vectorielles.

      Le LEAV fait partie d’un réseau national et il est en lien avec des départements d’outre-mer notamment, qui se trouvent particulièrement infestés (Guyane, Martinique…).

      Il est important de noter que la piqûre du moustique tigre ne peut transmettre ces maladies que si l’insecte a préalablement piqué quelqu’un de malade et qu’il est donc infecté lui-même. En France métropolitaine, les personnes malades ont été contaminées dans des zones infestées au cours d’un voyage. Lorsque cela se produit, des enquêtes sont menées. Le LEAV est également missionné par l’ARS pour cela.

      • Les enquêtes :

      Il y a deux sortes d’enquêtes :

      1. Sur les individus potentiellement porteurs de virus

      Lorsqu’une personne rentre en France métropolitaine avec l’un des virus nommés ci-dessus, une enquête épidémiologique est réalisée. Si cette situation se produit en Vendée, le LEAV intervient.

      L’enquête est déclenchée par l’ARS quand elle a connaissance d’un cas, par l’intermédiaire d’un médecin, d’un hôpital ou d’un malade.

      L’enquête débute dans un premier temps au domicile de la personne malade, puis auprès de son entourage et dans les lieux qu’elle a fréquentés. Ainsi un seul malade peut déclencher plusieurs enquêtes dans toute la France.

      2. Sur des territoires infectés

      Le laboratoire réalise également une enquête lorsqu’un piège est positif dans une commune qui n’est pas censée être infectée ou bien quand un particulier signale la présence de moustique tigre dans son jardin. Les alentours sont alors étudiés.

      Il est à noter qu’un moustique tigre ne se déplace que dans un périmètre de 150 mètres environ.

      • Le diagnostic :

      La présence de moustiques tigres est encore plus dangereuse à proximité d’un centre hospitalier, ou de tout autre établissement accueillant des personnes malades, contagieuses ou fragiles. Le LEAV a installé des pièges à proximité de ces établissements.

      Le laboratoire est habilité pour réaliser des diagnostics. A cet effet, les techniciens analysent la structure, du sol au plafond, ainsi que les réseaux d’eau pluviale, les patios, les toits…

      Un rapport complet comprenant les observations et les propositions de solutions de remédiation est ensuite rédigé et envoyé à l’ARS. Ces diagnostics sont réguliers, leur fréquence dépend des types de sites ; les aéroports et les Mines, par exemple, sont contrôlés très souvent.

Communiqué de Presse du département de la Vendée


Philippe Brossard-Lotz
Le Reporter sablais

 

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