Golden Globe Race

Vendée – Les Sables d’Olonne devient tête de ponton de la Golden Globe Race




Vendée – Les Sables d’Olonne devient tête de ponton de la Golden Globe Race

Les Sables d’Olonne devient, avec le départ de la Golden Globe Race qui vient d’être voté par les élus de Les Sables d’Olonne Agglomération, aujourd’hui vendredi 29 septembre 2017, la tête de pont (point de débarquement sur un territoire) des navigateurs friands de course au large et de navigation en solitaire.
Alors pourquoi, pour l’événement, ne pas créer un nouveau mot qui apportera un peu plus de variété à notre langue déjà bien riche? Osons dire que Les Sables d’Olonne, avec le Vendée Globe et la Golden Globe Race, devient vraiment « une tête de ponton » pour nos navigateurs.

L’Agglo apportera 75.000€ en 2018 et la même somme en 2019. Cette somme sera complétée pour un montant de 100.000€ par des sponsors.

La Golden Globe Race, cela fait bien 18 mois qu’on en entend parler, notamment à travers Jean-Luc Van Den Heede qui a décidé d’y participer et qui en fait l’éloge. La réalisation d’un souhait: retrouver les sensations et les impressions des premières courses au large autour du monde, lorsqu’il n’y avait alors aucune assistance moderne. Une sorte de retour « à l’âge d’Or de la navigation en solitaire. »

C’est le 1er juillet 2018 (contre le 30 juin 2018 auparavant prévu) que les navigateurs de la 1ère édition – de cette nouvelle course déjà visitée – prendront le départ. Non plus de Plymouth comme prévu au départ, mais des Sables d’Olonne si les éléments votés par l’Agglo sont définitivement entérinés entre cette dernière et le fondateur de la Golden Globe Race 2018, Don McIntyre.

La substance de la nouvelle course
Il s’agira de fêter les 50 ans de la première course qui eut lieu en 1968-69 – avec un départ le 16 juin -, organisée par le Sunday Times, premier véritable Tour du monde à la voile en solitaire et sans assistance, et consacrant Sir Robin Knox-Johnston.
La nouvelle course doit permettre, à nouveau, au marin de se retrouver seul face aux océans dans une sorte de communion entre lui-même et son bateau, et rien de plus! A l’époque, en 1968, Sir Robin avait seulement un chronomètre de marine et un barographe pour faire face au monde, et il devait récupérer l’eau de pluie pour boire et donc survivre.
La part d’aventure est donc considérée comme l’élément essentiel de la course et comme une composante bien plus noble que l’objectif de gagner la course. Le sens même de compétition n’est donc pas le substrat de cette course.
Le retour à la tradition devrait permettre de mesurer les véritables compétences en matière de navigation des participants car la maîtrise des voiliers traditionnels – sans les technologies modernes et l’assistance d’équipes techniques – n’est pas donnée à n’importe quel marin.
Enfin, la Golden Globe Race permettra à des marins d’un certain âge de se relancer – sans des moyens financiers exorbitants – dans l’aventure du Tour du monde en solitaire. Les voiliers utilisés assureront la sécurité nécessaire en étant « de construction robuste et solide, et de conception semblable au bateau de 32 pieds de Sir Robin » (double ketch, conception Willima Atkins Eric, construit en teck) dont le nom était « Le Suhaili. » En fait, la taille prévue est de 32 à 36 pieds (de 9,75 à 10,97m) et les bateaux devront avoir été conçus avant 1988, posséder une quille longue avec gouvernail attaché à la quille.
Toujours pour des raisons de sécurité, la course sera porteuse d’une légère modification par rapport à la course initiale: les voiliers seront équipés de balises de suivi de position, de balises de détresse, et d’un téléphone iridium afin d’avoir un contact hebdomadaire avec le Comité de course.

La course
Le départ devrait donc, après le vote de ce soir, s’effectuer à partir des Sables d’Olonne le 1er juillet 2018 puis passer par les 3 grands caps, comme pour la course originale de 1968. La course devrait durer environ 300 jours.
Les marins navigueront au sextant sur des cartes papier, sans instruments électroniques ni pilotes automatiques, et ils devront déterminer leurs prévisions météo et tenir leur journal de bord, écrit à la main.
De temps en temps seulement, ils pourront parler à leurs proches et au monde extérieur via la propagation des ondes courtes et le réseau mondial des radio-amateurs lorsque la réception le permettra!
Philippe Brossard-Lotz
Le Reporter sablais

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Ce que pense Don McIntyre, fondateur et président de la Golden Globe Race 2018
« J’ai découvert pour la première fois la course autour du monde en solitaire du BOC Challenge en 1982, lors de l’escale de Sydney, en travaillant sur les éoliennes utilisées par les concurrents. J’ai passé du temps avec eux. Nous avons ri ensemble et j’ai écouté leurs histoires. J’ai rencontré l’idole de ma jeunesse, Robin Knox-Johnston et j’ai été « mordu ».
J’ai décidé de participer à la course de 1986, mais ayant manqué de temps, avec un bateau partiellement fini de construire, j’ai donc dû me contenter du rôle de Président de course du BOC de Sydney cette année là. Concourir au BOC challenge de 1990-91 a été l’un des moments forts de ma vie.
A la réflexion, je me suis toujours considéré comme chanceux, car c’était à mon avis, la dernière des courses «Aventure». Par la suite, chaque course a été de plus en plus orientée vers la performance, courue par des sportifs de haut niveau sur des voiliers toujours plus extrêmes, axée sur la victoire à tout prix. Rien de mal à cela, en fait, car tout ceci était et est encore incroyablement excitant, mais c’était tout simplement beaucoup plus une aventure en 1990.

Mon rêve de naviguer en solitaire autour du monde est né en suivant les voyages en solo de Francis Chichester, Robin Knox-Johnston et Bernard Moitessier, et en lisant Chay Blyth, Blondie Hasler et d’autres de l’âge d’or de la navigation en solitaire. C’était une époque passionnante! En 2008, j’ai assisté au discours de Sir Robin Knox Johnston à l’occasion du 40ème anniversaire de son record du tour du monde sans escale, en 1968.

En ce qui concerne les équipements modernes, les systèmes de satellites de haute technologie et les ordinateurs qui accompagnent les marins en solitaire aujourd’hui, il a simplement dit (par comparaison à sa propre expérience à l’époque)
«Cela retire tout le piment de la course! »
Assurément, la GGR 2018 souhaite remettre du piment dans la course à un niveau mondial, et offrir un défi unique et exigeant pour tout navigateur qui voudrait s’y engager.
La même année, on a demandé à Robin: «Que diriez-vous aux marins qui songent à faire le tour du monde?»
Sa réponse:
«Mon conseil serait tout simplement celui-là. Si vous en avez l’idée, et que vous voulez le faire, alors faites le. Ne laissez RIEN se mettre en travers de votre chemin. Beaucoup trop de gens restent là, dans des clubs de voile à en parler, mais sans jamais le faire. FAITES LE! Vous ne le regretterez jamais. » 

Il a bien sûr, raison. Je suis moi-même impatient de revenir en arrière et de refaire un tour du monde, « à l’ancienne », avec un peu de « piment », en participant à la Golden Globe Race 2022 . Au fil des années, j’ai encouragé personnellement de nombreux jeunes navigateurs en solitaire, hommes et femmes, à réaliser leurs rêves. J’espère que cet événement le permettra encore à d’autres, et peut-être à vous aussi de réaliser le vôtre! Je suis impatient de vous retrouver au départ.
Don McIntyre

 

 




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