Patrouilleurs OCEA pour l'Algérie

Vendée – Le 5ème patrouilleur d’OCEA pour l’Algérie vient de quitter Les Sables d’Olonne

 


 

 

OCEA avait construit jusqu’à maintenant essentiellement des patrouilleurs Fast Patrol Boat – FPB de deux games:
– le FPB 72 d’une longueur de 24 mètres
– le FPB 98 d’une longueur de 32 mètres (en fait 31,8 mètres – vitesse de 25 à 30 noeuds – équipé de deux moteurs diesels Caterpillar).
Mais, son marché porte aussi sur des commandes pour des remorqueurs hauturiers, comme on a pu le voir il y a peu avec la mise à l’eau d’un 84 mètres.

Les exportations – patrouilleurs (pour gardes-côtes) et navires hydrographiques – concernent essentiellement des pays asiatiques ou africains, et notamment l’Algérie.
Les choix des pays sont parfois différents, selon leurs besoins de couvertures des côtes. Ainsi l’Algérie commande des FPB 98 de 32 mètres tandis que les Philippines sont des adeptes des FPB 72 de 24 mètres.

2008 – 2011
Pour l’Algérie, un premier contrat important avait été signé en 2008 pour une commande de 21 patrouilleurs qui ont été livrés entre octobre 2008 et 2011. Un contrat de 130 millions d’€.

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2018-2019
Dix ans plus tard, la marine algérienne dont les besoins de contrôle sont importants en raison de l’étendue de sa côte a signé une nouvelle commande. Il faut dire que l’Algérie doit contrôler ses eaux territoriales mais, au surplus, elle a créé en mars 2018 des Zones exclusives économiques (ZEE) qui nécessitent également une attention. Enfin, elle est confrontée à la problématique des exils maritimes clandestins.
Cette commande est de 10 patrouilleurs, toujours des FPB 98 de 32 mètres, et devraient être livrés en 2019.
Tous les patrouilleurs sont des gardes-côtes et donc équipés de mitrailleuses.

Formation et suivi
OCEA mène des opérations commerciales qui ont du succès – malgré la concurrence de pays également constructeurs et pouvant tirer les prix en raison de bas coût de main d’oeuvre – car le chantier propose un package: non seulement il construit des bateaux en aluminium qui permettent de réduire les coûts de fonctionnement (le coût opérationnel), mais il prend en charge la formation des équipages, des équipes de maintenance et le maintien en condition opérationnel des navires,  généralement durant cinq années.
Des conditions qui font pencher la balance.

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Le 5ème patrouilleur (bateau côté chenal) a quitté Les Sables d’Olonne le 2 août 2019 à destination d’Oran puis d’Alger, via Lisbonne.
Il aurait dû partir une semaine plus tôt, mais des prévisions de mauvais temps sur le Golfe de Gascogne a retardé le départ.

Le 6ème patrouilleur (bateau côté quai) devrait partir dans un mois, le temps d’une formation et de la prise en main du navire, l’équipage algérien venant d’arriver.

(voir photos et vidéo ci-dessous).

 

 

 

A titre d’information, vous trouverez aussi ci-dessous notre vidéo de la mise à l’eau en février 2015 du Rigel, un navire de recherche océanographie et hydrographique de 60 mètres de long commandé par l’Indonésie. Coût: environ 50 millions d’€.

Philippe Brossard-Lotz
Le Reporter sablais

 

 

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