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Vendée. Communiqué du PCF de Vendée à propos des récents accidents du travail (Réd. Les Sables-d’Olonne)


Les Sables-d’Olonne Vendée. Communiqué du PCF de Vendée à propos des récents accidents du travail


Communiqué du PCF Vendée


Accidents du travail en Vendée.
Ce n’est pas une fatalité ! Il faut se donner les moyens de stopper cette spirale infernale.


Déclaration de l’Exécutif départemental du Parti Communiste Français.


La Roche-sur-Yon, le 16 juillet 2025 


Deux graves accidents du travail ont eu lieu ce mardi 15 juillet sur deux chantiers de construction en Vendée, l’un, affreux, s’est traduit par le décès d’un jeune ouvrier de 19 ans, enseveli sous de l’enrobé à 200 °C. C’est dire s’il a du souffrir devant ses collègues de travail, qui se sont beaucoup démenés pour tenter de le sauver.


L’autre concerne un homme de 42 ans qui a fait une chute de 3,5 m de haut dans le cadre d’un chantier de construction, transporté en urgence absolue par hélicoptère vers le CHU de Nantes.


Ces deux accidents interviennent après que le Premier ministre ait engagé une charge inadmissible et parfaitement irresponsable contre le travail et les travailleurs victimes d’accidents du travail ou de maladies professionnelles qui devraient rembourser la dette de la France.


Nous assurons la famille de la jeune victime de toute notre compassion. « Mourir à 19 ans, dans de telles conditions » est vraiment intolérable et inadmissible. La Gendarmerie a annoncé qu’une enquête serait conduite avec l’Inspection du travail pour déterminer les causes de cet accident.


Nous souhaitons un prompt rétablissement à l’ouvrier de 42 ans qui a fait une grave chute d’un appartement en construction à Chantonnay.


Les accidents du travail sont beaucoup trop nombreux, dans les entreprises vendéennes. Le gouvernement a supprimé les CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail). Leurs missions sont désormais exercées depuis le 1er janvier 2020 par le comité social et économique (CSE). Les élus du personnel nous le disent, les questions d’hygiène et de sécurité passent bien souvent en second plan. Après les « affaires Sodébo », les accidents mortels à la scierie « Piveteau », ceux intervenus dans les industries de l’agroalimentaire dont chez Fleury-Michon et Maître Coq, une exigence s’impose : remettre en place les CHSCT et réévaluer leurs missions.


En France, selon le bilan de la Sécurité sociale, il y a eu au moins 1227 morts au travail et du travail en 2022 –soit trois par jour– dont 738 morts au travail, traités le plus souvent comme des faits divers.


Pour arrêter l’hécatombe de morts et d’accidents au travail, nous soutenons les organisations syndicales qui revendiquent le renforcement de la protection des travailleurs et le respect du droit de retrait ; une politique pénale du travail sévère et des condamnations des employeurs responsables d’accidents graves au travail ; l’interdiction du recours à la sous-traitance pour les activités à risques et le renforcement des responsabilités et la condamnation des donneurs d’ordre ; un renforcement de la réglementation pour protéger la santé et la sécurité des salariés ; le rétablissement et l’évolution des CHSCT ; un nombre suffisant d’inspecteurs du travail, le renforcement des effectifs de contrôleurs Carsat (Sécurité sociale) et l’élargissement de leurs prérogatives coercitives (arrêt de chantiers et travaux dangereux) ; l’indépendance de tous les acteurs de la santé au travail, y compris des médecins du travail et des équipes des Services de prévention et de santé au travail interentreprises. D’après nos informations, en Vendée le nombre d’inspecteurs du travail est en très nette régression alors que nous sommes un département avec une main d’œuvre ouvrière et employeurs très majoritaires. C’est la conséquence première des coupes budgétaires faites sur le budget national 2024 dont le Ministère du travail a fait de manière notable les frais. Là encore, indirectement, ce sont les salariés qui en paient le prix fort.


La France est le pays de l’Union européenne qui compte le plus d’accidents et de décès au travail.


Tous les jours en France, un ouvrier du secteur de BTP meurt sur un chantier de construction, et toutes les cinq minutes, il y a un accident du travail.


Dans l’agroalimentaire en Vendée, gros employeur de main d’œuvre étrangère, les accidents ne sont pas déclarés, les employeurs ayant comme principal souci de préserver leurs effectifs du fait des difficultés de recrutement. C’est aussi le cas dans les industries du BTP.


Nous demandons au groupe des députés communistes d’intervenir auprès de Madame Astrid Panosyan-Bouvet, ministre du Travail et de l’Emploi, afin qu’une mission d’études soit missionnée par elle-même et qu’un rapport sérieux et complet soit diligenté et rendu public.   


Un environnement de travail sûr et sain est un principe et un droit fondamental. On ne peut pas accepter qu’une personne puisse mourir au travail.


En luttant contre le report à 64 ans de l’âge de départ à la retraite, les travailleurs et travailleuses montrent leur refus d’un travail mortifère, source de souffrances.


PCF Vendée

 


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