Les Sables-d'Olonne Vendée. Découvrez la Vidéo du SANTA ANNA MARIA battu par les vagues dans la lumière lunaire Mise à Jour au 22 janvier 2026 Point de situation sur l’échouement du fileyeur aux Sables d’Olonne L'accident Le navire de pêche SANTA ANNA MARIA, un fileyeur de 23 m, s’est échoué en fin de soirée le jeudi 15 janvier 2026, dans une zone rocheuse à proximité immédiate de la grande plage des Sables d’Olonne. Durant l’opération coordonnée par le CROSS ETEL, son équipage de 7 hommes a été hélitreuillé et mis en sécurité. Lors de l’échouement, le navire a vu sa coque fortement abîmée par les rochers. L’épanchement d’un film de gazole est survenu dans les premières heures et a été traité en priorité. Sécurisation et pompage du gazole Dès le vendredi matin à la première heure, tous les efforts ont été mis en œuvre par l’armateur, rapidement soutenu par son assureur, avec l’aide active des services de l’agglomération, de la mairie des Sables d’Olonne et des services de l’État, afin de sécuriser le navire (ancrages) et de supprimer le risque d’épanchement. Le pompage du gazole présent à bord a commencé immédiatement et permis de supprimer ce risque pour l’environnement. Allégement du navire, dégradation en raison du mauvais temps Le navire est actuellement sécurisé en haut de l’estran par des ancrages. À chaque marée haute, il est exposé à la mer et continue à s’abîmer. À chaque marée basse, des débris rabattus par le vent et les vagues sont ramassés sur la plage, et les opérations de préparation du navire en vue des prochaines opérations sont menées par les entreprises engagées par l’armateur, afin qu’il soit au maximum déséquipé et allégé. L’épisode de mauvais temps en cours amène à une dégradation progressive de la coque, sous surveillance permanente. Des moyens supplémentaires de sécurisation ont été mis en place. Mercredi 21 janvier 2026 : réunion de tous les acteurs concernés s’est tenue une nouvelle réunion de suivi réunissant les nombreux acteurs concernés, en vue de coordonner la suite des opérations. L’armateur, ses assureurs et les experts mandatés, travaillent sur les scénarios possibles pour le retirement du navire. Il a été acté que le navire ne pourra plus naviguer. Un renflouement étant exclu, une évacuation de la coque par la mer étant trop risquée, il s’agit donc désormais de procéder à l’évacuation de la coque par la terre. La durée de cette opération, ne peut encore être précisée à ce stade. Appel d'offres lancé le mardi 20 janvier 2026 Un appel d’offres aux entreprises spécialisées dans le démantèlement a été lancé mardi. Plusieurs ont répondu et doivent rendre leur proposition avant la fin de semaine. Le processus de sélection et de discussion technique va durer quelques jours. Plan d'action Le plan d’action retenu devrait ensuite être présenté au préfet de département pour ajustement et validation dans une semaine. Ce plan doit permettre d’évacuer le navire en maîtrisant tous les risques d’une opération complexe et d’assurer la remise en état du milieu naturel (enlèvement des débris…). Suspicion de viel objet de guerre En parallèle de l’échouement du SANTA ANNA MARIA et sans aucun rapport avec lui, un objet pouvant être une munition historique de la seconde guerre mondiale non explosée a été trouvé à proximité sur l’estran, dans la zone de sécurité interdite aux promeneurs établie autour du navire, et ne présentant pas de danger immédiat. L’opération de déminage organisée par la Préfecture maritime de l’Atlantique a eu lieu hier matin. Les plongeurs démineurs de la Marine nationale ont identifié l’engin : il ne s’agissait pas d’un explosif mais d’un simple objet métallique. Cette opération est donc terminée. (ci-dessus : Communiqué de la Préfecture de la Vendée / Les titres et la mise en gras sont de la Revue) Notes de la Revue du 20 janvier 2026 : - deux contraintes : * le poids : un bateau de pêche professionnel peut peser de 5 à 150 tonnes. Le Santa Anna Maria pesait environ 120 tonnes ! Même les plus grands hélicoptères du Monde, des Sikorsky, ne peuvent transporter au maximum qu'environ 15 tonnes dans des conditions difficiles ; * la matière et les rochers : le Santa Anna Maria a été construit en polyester par les chantiers navals Bernard. Traverser des rochers avec du polyester : autant dire une mission impossible. La coque du bateau était déjà fortement percée par les chocs contre les rochers lors du "naufrage". Donc, à cause des rochers il faut pouvoir gruter le bâtiment, et là c'est 23 mètres de long sur 8 mètres de large. Pas vraiment évident..... d'autant plus qu'il faut arriver à stabiliser la grue et ne travailler qu'à marée basse.... Déjà, le Léviathan II qui ne faisait que 11 mètres, échoué le lundi 25 février 2019 au même endroit, n'avait pu être remorqué et fut démantelé (en une seule journée mais selon la taille du bateau et le niveau des marées cela peut prendre plusieurs semaines). Comment se passe généralement un démantèlement ? - on sécurise le nouveau site, fermé au public.. - on intègre le bateau dans une zone entourée de murs de sable pour l'isoler. - des bâches ont été installées sur le sable afin de limiter d'éventuelles pollutions du sable. - préalablement, c'est le moteur qui est sorti après avoir été soulevé. - ensuite ce sont des grues-pinces qui se chargent de découper le bateau. - et d'autres grues qui évacuent les morceaux vers un transporteur. VIDÉO LE SANTA ANNA MARIA de Lorient (LO 914709) Il s'agit d'un fileyeur datant de 2004. Il mesure 23 mètres de long, et 8 mètres de large, et a été construit en 2004 en polyester à Locmiquélic, dans les chantiers "Bernard". Il connaît une nouvelle vie depuis avril 2024 à la suite de sa reprise par l’armateur lorientais Christophe Audo. Serlon une source de Lorient Agglomération, l'objectif est une exploitation en Vendée, avec des marées de 4 jours à 7 marins dont le Golfe de Gascogne, avec débarquement de la pêche à Noirmoutier et Les Sables-d'Olonne. La cible ? : sole, turbot, lotte, raie… . Et puis, un jour funeste, le jeudi 15 janvier 2026 vers 22h00, c'est l'échouage, avec un bateau qui heurte les rochers des Présidents aux Sables-d'Olonne. POMPIERS Vendée Les Sables-d'Olonne Face aux Présidents Ont été diligentés 4 pompiers Ainsi que l'hélicoptère Dragon 17 et SNSM, Police nationale jeudi 15 janvier 2026 à 7h37 Les sapeurs-pompiers ont été engagés par le CROSS-A afin de prendre en charge à terre 7 marins bloqués sur un navire en avarie dans les rochers. La mise en sécurité des personnels de bord a été réalisée par le DRAGON 17 de la sécurité civile par une manœuvre d’hélitreuillage. Les marins après bilan sont indemnes, les opérations de remorquage du navire seront réalisées dans la journée (Note de la Revue : le bateau étant endommagé, il sera en fait démantelé sur place). Les 7 marins ont été hélitreuillés vers le rivage par le Dragon 17 de La Rochelle. Ils ont ensuite été pris en charge par les pompiers du SDIS 85 Les Sables-d'Olonne. Préfecture maritime Opération de sauvetage après l’échouement d’un navire de pêche aux Sables-d’Olonne Le jeudi 15 janvier vers 22h, le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage Atlantique (CROSS A – Étel) a coordonné une opération de sauvetage à la suite de l’échouement d’un navire de pêche de 23 mètres à proximité de la Grande Plage des Sables-d’Olonne. Alerté par un appel de détresse émis par le navire, le CROSS a déclenché immédiatement : - la vedette « Canotier Jacques Joly » de la SNS 002 de la SNSM - l’hélicoptère Dragon 17 de la sécurité civile Les sept membres d’équipage ont été par la suite hélitreuillés, avant d’être déposés puis pris en charge par un véhicule de secours et d’assistance aux victimes (VSAV). Le navire est désormais échoué sur la plage. Les autorités compétentes étudient les modalités de son déséchouement. La préfecture maritime demeure en lien avec la préfecture de la Vendée afin d’assurer le suivi de la situation. Météo sur zone : Vent – Force 4 / Mer 4 PHOTOS Campagne de DONS 2026 : Retour aux articles : Inscription à la Newsletter : Publication d'Annonces légales Vendée : Vidéos Les Sables-d'Olonne et Vendée :