Les Sables-d'Olonne Vendée. Anthony Bourget : une envie de mettre son projet à exécution Parmi ses projets, Anthony Bourget en a développé certains lors de sa Réunion publique du 6 février 2026. Vous trouverez ci-dessous certains éléments parmi ceux qui nous ont paru les plus intéressants. La Salle Audubon était bien remplie, avec bien sûr des soutiens, des personnes convaincues, mais aussi par un public qui voulait en apprendre davantage sur ce qu'Anthony Bourget proposait. Lors d'une présentation orale assez réussie, montrant que le candidat s'était perfectionné au fil des ans en matière de communication, on a pu se rendre compte qu'il avait sérieusement réfléchi à de nombreux sujets, de nombreux thèmes et qu'il imagine pour chacun d'eux un développement, un équilibre, voire un retrait de principe, en fonction des impératifs de réalisation ou financiers, des intérêts de la population, ou de l'envie de mettre fin à tout ce qui est dispendieux. Cependant, il lui arrive parfois de caler.... par exemple lorsqu'il est interrogé sur des problèmes liés aux Ehpad; il n'en est pas forcément responsable n'étant pas détenteur, comme cela l'est aussi pour les autres candidats, d'une baguette magique. Après la prestation du candidat, une séance de questions a permis à certaines personnes du public (une dizaine) de faire part de sujets qui les concernaient : Ehpad, voirie, aérodrome etc... Une ou deux personnes sont intervenues durant cette séance de questions, non pas pour poser une question, mais pour présenter leur argumentaire, notamment à propos des Finances. Anthony Bourget Durant son intervention, il a à plusieurs reprises mis en avant les termes de "confiance", "transparence", "vérité". Et aussi ceux d' "actions", "résultats". "Demain" et "futur" ne sont pas en reste. Vous l'aurez compris, il reproche à l'équipe précédente son manque de transparence, mais ne veut pour l'instant n'avoir à l'esprit que le futur et souhaite que, demain la Ville des Sables-d'Olonne soit habitable, sûre et prospère, en plus de ses atouts qu'il dit extraordinaires : une qualité de vie, son attrativité et son histoire maritime. Mais, visant toujours l'ancienne équipe municipale (et celle qui aujourd'hui finit une fin de mandat), il estime que les atouts de la Ville prennent en ce moment une mauvaise pente et, à l'appui de ce sentiment, il met en avant plusieurs éléments : "- l'économie et la finance reposent sur la confiance ; - ce sont la confiance et la transparence qui donnent envie d'investir, de créer, et d'innover ; - le rôle d'une collectivité n'est pas de créer des emplois et de la richesse mais de créer les conditions pour que demain les entrepreneurs créent de la richesse, puissent innover, entreprendre et donc créer des emplois. - or, qu'est-ce qu'on a eu ? : des impôts, des dettes et des projets démesurés !" Et il ajoute, pour enfoncer le clou : "Voilà le bilan de la municipalité actuelle. Et c’est cette trajectoire qu’il faut absolument changer. Parce que je vous l’annonce, dès avril 2026 vous aurez à nouveau une augmentation des impôts locaux. (...) Les travaux sont partout, on est tombé dans la démesure, on a cramé la caisse en un seul mandat, on a dépensé en un mandat ce que l’on aurait pu dépenser en 3 ou 4 mandats. (...). Avec notre équipe, nous allons changé de cap." Il proclame alors qu'il faut revenir à la transparence, faire un audit des comptes pour y voir beaucoup plus clair. Et que son équipe aura un cap - zéro taxe nouvelle et zéro hausse d'impôts locaux - tout en faisant des choix, ceux de l'utilité : voirie, écoles, logements. Tout en modifiant ce qui est ou peut être coûteux. Et il ajoute vouloir faire confiance aux entreprises et aux commerces, "ceux qui créent de la richesse". Santé : Anthony Bourget rappelle que c'est une priorité : "d'autant plus que la population aux Sables-d'Olonne vieillit ; les aînés doivent être respectés et considérés en toute dignité." Il dit croire beaucoup "en la prévention qui peut permettre de réduire les problèmes ; la Collectivité peut, même par des petites mesures, permettre à nos aînés de vivrent jusqu'au bout dans la dignité, chez eux." La prévention c'est, dit-il "le sport, en marchant, en voyant du monde, en ayant une activité intellectuelle, manuelle etc. C'est ça qui fait qu'on retarde la dépendance et qu'on évite de tomber dans le grand âge. Je veux le dire parce que ce sujet va concerner une grande partie d'entre nous. Et donc le rôle de la collectivité, ce sera de prévenir avant de guérir." La question de construire des maisons de retraite n'est pas au programme. L'une d'entre elles, la maison de retraite publique à Olonne, a été agrandie. "Il faut, dit-il, étudier l'aide à domicile, l'accompagnement, et d'autres éléments, c'est évident." Budget : Anthony Bourget revient sur ce dossier qui a été exploré maintes fois. Il s'agit d'une réunion publique pré-électorales, et en toute logique il développe son opinion devant un public qui n'est pas forcément au courant du sujet. "Qui peut croire qu'on a un bon budget quand on augmente les impôts trois fois dans le mandat ? Qui peut croire qu'on a un bon budget quand on explose la dette, six fois, juste sur l'agglomération ? (...) Qui peut croire qu'on a un bon budget quand on est incapable de prévenir ou du moins d'anticiper les coûts de fonctionnement de certains équipements ? Je pense à l'ARENA. Est-ce que vous connaissez, vous, une collectivité qui gère des Zéniths. Moins pas. Et pourtant, c'est ce que nous sommes en train de faire. L’Arena, c'était un beau projet au départ mais qui a subi la folie des grandeurs." Et puis, ajoute Anthony Bourget, sont ajoutés deux parkings, chacun à 20 millions €, une estrade sur l'un, un restaurant panoramique, une passerelle...(...). "Passons aux solutions puisque l’Arena est là. Pour la salle de spectacle couverte de 4 000 places (Arena Théâtre) avec la possibilité d'avoir un théâtre de verdure derrière : confions-la à un professionnel privé. Elle sera bien géré, bien mieux géré." Anthony Bourget regrette que cet équipement qui aurait dû rassembler tout le monde, à peine né, a au contraire divisé les uns et les autres : certains, défenseurs de la fête et du loisir, et je les comprends, et d'autres "plus sceptiques quant aux coûts financiers ou tout simplement aux nuisances". Le projet d'Anthony Bourget pour l'Arena ? Le voici : "L’Arena Forum, la première des choses à faire, ce sera de le mettre en conformité. Parce qu'en termes de nuisance, on n'est pas bon. Et je crois que surtout cet équipement... a été mal pensé en général (...). Vous vous tapez le soleil dans les yeux...(...) La passerelle, entre l'Arena et l'hôpital, nous faisons tout simplement une OPA sur le parking de l'hôpital. A travers cet équipement et cette passerelle, qui n'est pas une si mauvaise idée au départ, mais qui va vite être dévoyée, eh bien nous allons devoir payer le parking de l'hôpital ! (...) Pour ne rien vous cacher, sur l'Arena Forum, on essaiera de le mettre en conformité, et si le devis ou la note est trop salée, je vous le dis, on transformera l'Arena Forum, et on en fera un stade de foot ou de rugby. Il servira beaucoup plus aux gens tout le long de l'année !" Centre Ville : "Un centre-ville qui est enclavé", dit-il." "Un centre-ville, c'est un écosystème. Ce sont des artisans et des commerçants. (...) Et puis aussi des services publics." Anthony Bourget revient alors sur son souhait que les services publics, et notamment le commissariat, ne soient pas éloignés du Centre Ville : "Si vous êtes à la tête d'une collectivité, et que vous déplacez vos services publics, que vous les mettez en périphérie. Est-ce que vous envoyez le signal que vous croyez en votre propre centre-ville ? Si les services sociaux s'en vont, si quelques services de la ville s'en vont, si la police s'en va, et demain le commissariat avec. Croyez-vous que c'est un signe ? Qui donne envie d'investir en centre-ville ? Ce sont autant ses agents et fonctionnaires que des gens qui peuvent consommer au quotidien (sur place)." Alors il propose quelques idées, certaines symboliques, d'autres économiques. "Ce que je vous propose, c'est un plan en plusieurs phases. Quelque chose de très symbolique : remettre le bureau du maire en Centre ville. On s'appelle Les Sables-d’Olonne et il faut que l’on montre l’exemple (applaudissements)." "Et, revenir sur le stationnement payant. Je pense que le stationnement doit être payant uniquement pendant les vacances scolaires et les ponts. Le reste du temps, on arrête de vous embêter inutilement. (...) Et ça ne coûte rien à la ville, ça coûtera 50 000 euros de faire ça." (...) "Ce qui fonctionne. C'est de remettre des habitants. Vous consommez où vous habitez ! Si seulement 20% des gens habitent à l'année dans le quartier du passage et autres, comment voulez-vous qu'il y ait des consommateurs ? Remettre des habitants dans ce centre-ville. C'est la priorité. Et donc la première chose, première action qu'on prendra dès le lendemain de notre élection, c'est de créer une zone d'aménagement concertée (ZAC). Il faut travailler sur un pôle multimodal à la gare, remettre des habitants dans ces quartiers. Refaçonner tout simplement ce centre-ville. Et puis, à terme, accentuer les services, revoir notre politique de déplacement. C'est un boulot sur plusieurs années. Il faut travailler sur l'intérêt général et le temps long. Arrêtons de vous faire croire qu'on peut rétablir le petit commerce, comme ça, ce n'est pas vrai. On consomme où on habite. Il faut absolument remettre des habitants dans le centre-ville. C'est vraiment ça la priorité." Centre Ville et Logement : "Le logement, vous avez l'offre privée. Je n'y toucherai pas. Je suis profondément libéral. Par contre, vous avez ce que peut faire la collectivité : elle fera ce qui a fonctionné pas très loin ici, avec l'ex-camping des Roses : on transforme, on met des maisons, on institue des critères, on installe de jeunes couples. Résultat : on a des familles qui habitent en centre-ville et en plus de ça on a une école qui est sauvée et qui fonctionne. Eh bien ce modèle-là, on le multipliera. Il est efficace, il coûte cher dans un premier temps, mais croyez-moi, il rapporte à notre collectivité en fin de compte. Parce que nous avons des jeunes, parce que nous avons des enfants, et donc de l'emploi, de la richesse et autres. Ça, ce modèle, j'y tiens profondément, et nous ferons ce modèle-là en centre-ville et aussi dans les centres-bourgs. (...)" Une vision de l'aménagement du territoire : "Arrêtons les mesurettes et faisons en sorte, demain, de proposer un avenir à cette ville, et ça passe par une vision. Et la vision, je vous l'annonce, sur l'aménagement du territoire. Ça se résume en 4-5 phrases : - La Chaume, c'est un village, on n'y touche pas. - on refait le centre-ville, progressivement, étape par étape. On lisse l'investissement et on remet des habitants. - les bourgs. On redéploie les bourgs, on en fait des axes structurants. - les lotissements. Pourquoi voulez-vous qu'on construise dans les lotissements ? Vous avez acheté votre maison, vous êtes tranquille, pourquoi voulez-vous qu'on construise là-dedans ?" "Voilà à peu près le plan de l'aménagement du territoire, et voilà le plan que je vous propose pour les commerçants. (...) Changeons les comportements et faisons en sorte que les gens puissent s'installer tout simplement au centre-ville. Redonnons un cœur à cette belle ville des Sables-d’Olonne. Voilà mon message ce soir." Aérodrome : Anthony Bourget : "Plusieurs personnes ont essayé de le développer, pas des moindres. Deux échecs... (...). Et aujourd'hui, on veut nous faire croire que sous prétexte que la collectivité investit, nous allons développer l'aviation civile. Je ne vous le cache pas, ce sujet-là, je me suis énormément engagé dessus. J'estimais que c'était de la folie. 5 millions d'euros pour des intérêts uniquement privés !" "Qui utilise les aérodromes ici ? Il y a encore moins de monde que les bus.... Les travaux de l'aérodrome étant en cours, cela devient de plus en plus difficile d'intervenir. (Parallèlement, il y a) un sujet qui me tient à coeur, ainsi qu'à notre équipe, c'est ce qu'on appelle les dunes du Puits-d’Enfer, à proximité. C'est une zone naturelle exceptionnelle, classée au niveau national ZNIEFF 2, avec des espèces particulières, faunes, flores. C'est un vrai poumon. Mais comment faire de ce magnifique poumon un lieu de balade, un lieu protégé, (...) si vous avez des avions qui passent au-dessus. (...)" "Ce que je vous propose, c'est qu'on lie le destin de l'aérodrome aux dunes du Puits-d’Enfer. Et donc, nous élus nous ferons en sorte, dans un premier temps, d'accepter les travaux de l'aérodrome et nous mettrons un calendrier en place pour que : - on réduise les nuisances par nos règlements, par les AOT qu'on délivre….en mettant la pression sur les intérêts privés pour qu'ils respectent les règlements. ( j'ai découvert que l'aérodrome, c'était ni plus ni moins que le Far West. Une zone de non-droit. Aéroport, vous tapez sur Internet, vous avez 10 000 lois, mais pour les aérodromes……Rien !) Ce que je vous propose, c’est que la collectivité s'en occupe, puisqu'elle a investi et qu'elle contrôle. - et puis peut-être aller chercher quelques nouvelles recettes. Parce qu'après tout, les avions... arrivent librement, sans payer une seule taxe, utilisent nos services. J’ai l’impression qu’ils ne payent pas…. " (dans le public : "C’est un aérodrome ouvert, donc n'importe qui peut accéder et décoller"). Anthony Bourget propose alors une solution, disons radicale, certes permettant de réduire des nuisances, mais assez loin de l'esprit libéral dont il se targue.... Anthony Bourget : "Je pense qu'on peut changer la règle et qu'il faudra préparer ces privés, et notamment l'un essentiellement qui utilise l'aérodrome, à déménager." C'est un des premiers qu'on recevra dans les premiers mois. On lui dira : écoute, t'es sympa avec ton activité économique (Note de la revue : il s'agit de parachutisme), on veut pas la biaiser et en plus l'agglo vient d'investir ; donc on te propose une date de départ. Tu as tant d'années (encore) et après, tu t'en vas à la Roche-sur-Yon, et nous, pendant ce temps-là, on monte notre projet sur les dunes du Puits-d’Enfer, et petit à petit, on récupérera l'ensemble du site." "C'est ça que je veux vous proposer. Un calendrier progressif. On ne tue pas l'entreprise, on y va progressivement. Et en plus, on récupère un site remarquable. Quand je dis remarquable, c'est que ça vaut 1 000 aérodromes...". "Il n'y a pas photo. C'est un projet... qui prendra là aussi du temps. Mais moi j'assume ce choix. Je préfère une zone naturelle que l'aérodrome. L'aérodrome, j'attends encore, et ça fait 5 ans que ça dure, qu'on me démontre l'intérêt économique de cet outil. J'attends. Et personne n'a été capable de me répondre." "On n'est pas là pour travailler pour les intérêts privés, mais pour les intérêts de l'ensemble des Sablais. J'insiste sur ce sujet-là. Intérêt général, calendrier, et in fine une belle zone naturelle." En forme de conclusion, Anthony Bourget détaillera ce que doit être un décideur marqué à droite et ce que doit être le comportement d'un maire. Anthony Bourget : "Si on fait le jeu des sept différences, quand on est de droite... on crée de la richesse, on ne prélève pas l’impôt et la dette. Quand on est de droite, on est pragmatique, on s'occupe du quotidien, on n'est pas dans la démesure. Je pense aussi que la différence, c'est aussi la proximité. On reçoit les gens, on travaille pour eux. On est humble (...)" "Le sujet aussi... quand on est de droite, et notamment d'une droite républicaine, on ne confond pas tout. Moi, je veux être un maire qui rassemble, pas qui divise avec des histoires de statues...." "Je veux être un maire qui respecte la liberté de la presse, qui ne s'amuse pas à la blâmer et lui faire un droit de réponse et lui dire ce qu'elle doit écrire... Je veux être un maire qui respecte ses oppositions et qui permet une liberté d'expression aussi. Je veux être un maire responsable, qui n’aggrave pas les deniers publics, et donc l'avenir des concitoyens." Equipe et Projet : "Ce qui fait la différence, c'est que nous avons une équipe qui est représentative, attachée au territoire, qui est multiple, chaque Sablais pourra se reconnaître dans l'un d'entre nous. Et nous avons surtout un projet, une vision économique, une vision même démographique de notre territoire. Je crois que c'est ça qui fait aujourd'hui la différence. Être de droite, c'est avoir une vision économique et être pragmatique. Être de droite... c'est bien gérer la collectivité. Être de droite, c'est aussi ne pas mettre en scène la police. C'est assurer la sécurité de ses concitoyens." Note de la revue : Les interventions d'Anthony Bourget datent d'une Réunion publique en date du 6 février 2026. Le texte n'est pas pleinement exhaustif mais il reprend l'essentiel. lereportersablais@gmail.com Découvrez la liste Bourget sur ce lien : https://sablais.net/equipe/ Campagne de DONS 2026 : Retour aux articles : Inscription à la Newsletter : Publication d'Annonces légales Vendée : Vidéos Les Sables-d'Olonne et Vendée :