Les Sables-d'Olonne Vendée. Dernier Conseil municipal sablais et départ de Yannick Moreau : on entendait parfois les mouches voler...entre critiques et satisfecit Le 29 septembre 2025 à dix-huit heures, les membres du Conseil Municipal des Sables d’Olonne se sont réunis Salle du conseil de la Mairie annexe de la Jarrie. PRÉSENTS : BOURGET Anthony, BRANDET Claire, CASSES Jean-Eudes, CHAPALAIN Jean-Pierre, CHEREAU Donatien, COMPARAT Annie, HELLIO-ROUILLARD Françoise, DEJEAN Jean-François, DELPIERRE Christine, DEVOIR Robert, GINO Corine, GUAY Frédérique, HECHT Gérard, HERBRETEAU Jennifer, HORDENNEAU Dominique, LADERRIERE Sophie, LAINE Maryse, LOPEZ Sophie, MAESTRIPIERI Dominique, MAUREL Mauricette, MONGELLAZ Gérard, MOREAU Yannick, PERON Loïc, PINEAU Florence, POTTIER Caroline, RIVALLAND Bruno, ROUMANEIX Nadine, ROUSSEAU Lucette, ROZO-LUCAS Orlane, SIX Jean-Yves, VRAIN Isabelle, VRIGNON Francine, YOU Michel, CHÉNÉCHAUD Nicolas, MEZIERE Alexandre, GUILLARD Georges, BRULARD Elise, CHAIGNE Nicolas, VERMERIE Sophie, JEGU Didier, HENNO Linda, DENIS-DUBILLOT Laurence, DAVESNE Daniel. ABSENTS EXCUSÉS : BARRETEAU Jacques donne pouvoir à ROZO-LUCAS Orlane, PARISET Lionel donne pouvoir à CHÉNÉCHAUD Nicolas. En l'absence de Jacques Barreteau, élu le plus âgé, c'est Madame Mauricette Maurel qui préside la séance. Le quorum étant atteint, l'assemblée peut valablement délibérer avec un point important puisqu'il s'agit de l'élection d'un nouveau maire, Monsieur Yannick MOREAU ayant présenté sa démission de sa fonction de Maire des Sables d’Olonne et Monsieur le Préfet l’ayant acceptée le 22 septembre 2025. Mauricette Maurel "salue le courage et la force de caractère de Yannick MOREAU, qui a su aller au bout de ses aspirations en quittant le milieu politique qui lui est familier pour viser un nouveau défi professionnel et le relever. Yannick, je t’en souhaite la pleine réussite." Puis elle ajoute : "Pour ma part, je suis émue et fière de présider cette assemblée et de faire procéder à l’élection du nouveau Maire. Les Sables d’Olonne, ma Ville de cœur depuis 50 ans, est si bien intégrée à mes racines occitanes. Voilà, après la séquence émotion, nous allons revenir à la procédure." (...) La séance comporta deux temps forts : - d'abord des demandes d'interventions d'élus qui vont surtout s'exprimer à propos du départ du maire Yannick Moreau qui avait été élu en 2019 en raison de la fusion des trois communes du Pays des Olonnes, puis à nouveau en 2020 dans le cadre des élections municipales au niveau national ; - puis les élections du nouveau maire avec le temps nécessaire pour les votes au bulletin secret. A noter que deux élections auront lieu : celle du nouveau maire et celle du nouveau président de l'Agglomération des Sables-d'Olonne. En effet, Yannick Moreau a démissioné de ces deux fonctions pour lesquelles Nicolas Chénéchaud est candidat. Nous ne traiterons ici que du déroulement du Conseil municipal du 29 septembre 2025. Le contenu de notre titre : "...On entendait parfois les mouches voler..." ne concerne que le premier temps fort lors des interventions des élus sur le départ de Yannick Moreau, et non la partie votation. Mauricette Maurel demande à l'assemblée si certains élus souhaitent intervenir : "Avant de passer à l’élection de Monsieur le Maire, y a-t-il des élus qui souhaitent s’exprimer ?" Le premier à se prononcer est Anthony Bourget, élu opposant à la majorité en place et particulièrement critique envers les choix et les décisions prises durant le mandat de Yannick Moreau. Mauricette Maurel : "Monsieur BOURGET, Anthony, tu as la parole. » Monsieur Anthony BOURGET : « Merci, Mauricette. Chers collègues, Mesdames, Messieurs, ce soir, nous allons assister à une cérémonie qui n’a rien d’une révolution, mais tout d’une succession monarchique : le roi abdique, le dauphin s’avance, même couronne, même politique, mêmes erreurs. Seule la tête change, le corps demeure. Et cette dérive monarchique se vérifie dans les chiffres. Mesdames, Messieurs, depuis le début de l’année, la dette de la collectivité s’aggrave de 5 millions d’euros chaque mois, de 170 000 € chaque jour. Dans une famille, on appelle ça le surendettement ; ici, au sein de ce Conseil Municipal, on appelle ça une bonne gestion. Depuis le début du mandat, les dépenses de personnel ont augmenté de 26 %. C’est près de 10 millions d’euros en quelques années. Soyons honnêtes : si on gérait une entreprise comme vous gérez cette collectivité, nous aurions mis la clé sous la porte en quelques mois. Ces chiffres, ce ne sont pas des impressions, ce sont des faits. Et ces faits disent une vérité très simple : nous vivons au-dessus de nos moyens. Pour combler ces excès, vous avez choisi la facilité : l’impôt. Par trois fois, vous avez augmenté la taxe foncière au cours de ce mandat. Ce n’est pas le gouvernement, ce n’est pas l’État, c’est vous. Vous avez surtaxé les résidences secondaires à leur maximum. Vous avez augmenté la taxe des ordures ménagères qui n’avait pas bougé depuis 10 ans. Colbert disait qu’il fallait plumer l’oie sans trop la faire crier. Avec le stationnement payant toute l’année, les Sablais sont devenus les touristes de leur propre ville. Ce qui était annoncé comme une simple mesure de régulation est devenu une taxe déguisée. Habitants, commerçants, artisans : tout le monde paye. Cela pèse sur l’économie, cela complique la vie quotidienne et, surtout, cela affaiblit le centre-ville. Pour vous, la poche des Sablais est un puits sans fond. Et ce n’est pas fini. On nous a promis un complexe sportif à 20 millions d’euros. Nous aurons l’Arena et ses annexes à 120 millions d’euros, soit six fois plus que prévu. Il faut regarder les choses en face : ces projets, aussi spectaculaires soient-ils, engendrent des déficits durables. Dans quelques années, l’Arena coûtera 2 millions d’euros de déficit par an. Deux millions d’euros de déficit par an. C’est une réalité qu’aucune communication ne peut effacer. Aucune. Vous aviez promis rigueur et responsabilité, vous avez livré dépenses et frivolité. Vous avez trahi les engagements de la fusion et vous avez surtout, je vous le dis, cramé la caisse en un mandat. Le résultat : une Ville transformée en zone de loisirs au détriment de la qualité de vie de ses habitants, des projets démesurés, coûteux à entretenir, qui créent plus d’impôts que de richesses. Face à ce constat, je ne me résigne pas. Il y a une autre voie qui est possible, fondée sur trois exigences, simples, mais essentielles. La première, le travail. Pour financer toutes ces infrastructures ou services, il va falloir créer de la richesse. Je souhaite que nous ayons une Ville qui innove, qui crée de la richesse, qui émancipe sa jeunesse, qui valorise les initiatives privées et associatives. Nous devons cesser de consommer notre territoire. Nous devons redevenir une Ville qui produit, qui entreprend. C’est pourquoi je veux assainir nos finances. Parce que maîtriser nos finances, c’est maîtriser notre destin. C’est un gage de liberté et de prospérité. Ce qui est valable pour notre pays est valable pour notre Ville. La deuxième exigence, c’est l’exemplarité. Je ne crois pas aux baronnies locales : je crois à la République. Je crois au respect de la loi, à la liberté de la presse, à une action publique qui rassemble, au lieu, comme aujourd’hui, de diviser. Je veux une parole publique qui engage. Je veux une parole publique qui engage, où l’exemple vient d’en haut et où le maître mot, c’est l’intérêt général. La troisième exigence, c’est le dialogue. Je sais que ce mot peut paraître faible, mais c’est lui qui fonde toute la confiance. Je veux des décisions lisibles qui font du sens, qui font sens. Qu’on arrête les slogans creux. Je veux qu’on écoute les Sablais : je veux qu’ils soient considérés, associés, écoutés, les Sablais. L’action publique ne doit pas être un monologue. Elle doit retrouver son efficacité et surtout, son humanité. Ce soir, vous l’aurez compris, rien ne changera. Une tête en remplace une autre, mais la ligne reste la même. En mars 2026, les Sablais auront un autre choix. Je vous remercie pour votre écoute. » Madame Mauricette MAUREL : « Y a-t-il d’autres interventions ? Oui ? Monsieur RIVALLAND, vous avez la parole. » Monsieur Bruno RIVALLAND : « Merci. Puisque mon collègue s’est levé pour ce moment solennel, je vais faire de même. Mes chers collègues, en effet, ce moment est particulier pour notre Conseil Municipal et j’ai souhaité m’exprimer brièvement, pas d’inquiétude, à l’occasion de cette transition importante dans la vie de notre commune. Depuis le début du mandat, j’ai choisi d’assumer une position modérée. Une posture que je partageais pleinement avec Guy BRICARD, mon colistier aujourd’hui disparu, et avec qui j’ai eu la chance de siéger. Je veux ici rappeler avec émotion et respect combien nous étions attachés tous les deux à un débat local apaisé, exigeant, mais toujours respectueux. Cette position, c’est toujours de s’efforcer de poser des questions, de contribuer aux réflexions, et de rester fidèle à l’intérêt général. J’ai toujours pensé, et Guy partageait cette pensée avec moi, que le débat démocratique gagne en force lorsqu’il reste ouvert, respectueux et constructif. L’élection d’un nouveau Maire au sein d’un Conseil Municipal, ce n’est pas, surtout pas, qu’un moment statutaire. C’est aussi l’occasion d’ouvrir un nouveau chapitre dans notre manière de travailler ensemble. C’est pourquoi, après réflexion, j’ai décidé d’apporter mon vote à la candidature de Nicolas CHÉNÉCHAUD, dans un esprit, vous l’aurez compris, de continuité et d’ouverture. Ce choix est à la fois personnel et politique : politique, car il me semble opportun d’assurer avec la même équipe la continuité des dossiers en cours ; personnel, parce que j’ai senti dans nos récents échanges une volonté d’écoute et un souhait d’ouverture aux contributions de chacun. Cela, bien sûr, toujours dans le sens de l’intérêt général et tout en restant fidèle à sa propre ligne. Je reste un élu attaché à son indépendance de jugement, mais je suis également convaincu que pour les Sablais, nous avons tout à gagner à bien coopérer dans ce Conseil. Alors, bien sûr, vous l’aurez compris, cela peut paraître idéaliste en période… j’avais écrit « préélectorale », mais je peux dire maintenant « électorale », mais je veux être clair dans un même temps. Ce vote n’est ni un ralliement ni une rupture : c’est un geste de confiance. Et j’exprime aussi l’attente que cette confiance puisse être réciproque. Aujourd’hui, à ce contexte local, s’ajoute un environnement national marqué par une grande incertitude. Chacun perçoit bien que nous vivons une phase politique tendue, peut-être instable, où l’équilibre des institutions et la confiance des citoyens sont mis à rude épreuve. C’est précisément dans de tels moments que la stabilité des collectivités locales devient essentielle. Quand, à l’échelle nationale, tout peut vaciller, les communes doivent rester des repères solides. D’ailleurs, les Français expriment largement leur confiance en leurs Maires. C’est pourquoi, au niveau municipal, ici, aux Sables d’Olonne, nous avons la responsabilité de préserver un climat de coopération et de continuité. Je forme donc le vœu que cette nouvelle étape permette à chacun d’apporter sa pierre dans un esprit de responsabilité partagée au service des Sablais. Car si le tumulte national peut inquiéter, ici, dans notre belle Ville des Sables, nous avons la possibilité de maintenir la confiance et la stabilité dont nos concitoyens ont besoin au quotidien. Je vous remercie pour votre attention. » Madame Mauricette MAUREL : « Y a-t-il d’autres interventions ? » Monsieur Jean-Eudes CASSES : « Merci, Mauricette. Je n’avais pas prévu de prendre la parole, mais je ne peux pas laisser tout dire et tout entendre ce soir. Merci, Monsieur RIVALLAND, pour la confiance qui est accordée à Nicolas, parce qu’on lui accorde tous. Et c’est touchant de voir que dans l’opposition, il y a des gens qui constatent que quand même, le travail réalisé jusqu’à présent n’est pas si mal, que tout n’est pas à jeter. Je ne rentrerai pas dans le détail des chiffres. Monsieur BOURGET nous a, comme à l’habitude, comparé des torchons et des serviettes, des choux et des carottes, comme dirait Yannick MOREAU. Mais pendant 17 ans, Yannick MOREAU a donné de son temps à la collectivité pour réussir à la porter là où elle est aujourd’hui, accomplir la fusion de trois communes et donner une dynamique à la Ville comme elle n’en a jamais connu. Dynamique économique, dynamique touristique, dynamique à l’année. Ça a été l’intérêt général. Malheureusement, Monsieur BOURGET n’a pas réussi à déceler, dans les décisions prises par l’équipe municipale, qu’elles suivaient toutes et sans exception l’intérêt général ; que la collectivité a pendant de nombreuses années sous-investi pour réussir à avoir un pic d’investissement, à le porter et à le financer. Il a parlé de taux d’endettement en comparant à un ménage, mais quel ménage ne rêverait pas d’avoir une capacité de désendettement de 7 ans ? Quel ménage ne rêverait pas de cette situation financière-là ? Alors, écouter les Sablais, suivre l’intérêt général en consultant, en faisant des consultations, on en a fait plusieurs pendant le mandat, c’était tout ce qui était prévu au programme. Nous ne nous sommes jamais détournés du programme de l’équipe municipale, et je souhaitais du coup rappeler ces vérités et féliciter, puisque l’occasion m’en est donnée, et remercier Yannick pour la confiance qu’il nous a tous accordée il y a 7 ans, lorsque nous avons pris la décision de fusionner les trois collectivités, et tout au long de ces 7 années, pour le plaisir que j’ai pu avoir à travailler avec lui. » Madame Mauricette MAUREL : « Y a-t-il d’autres interventions ? Oui, Lucette. »" Madame Lucette ROUSSEAU : « Eh bien moi, c’est à Yannick que je m’adresse ce soir. Je me souviens de l’arrivée de ce jeune homme, déjà décidé, volontaire, déterminé, c’était il y a 17 kilos, avec déjà deux qualités qui font ton identité : visionnaire et débonnaire ; capacité à se projeter et capacité à rassembler ; conviction affirmée et capacité d’entraînement. Car oui, toi qui n’es pas franchement pour le mariage pour tous, tu auras célébré, sans doute, le plus grand mariage pour tous de France : la fusion de nos quatre communes, la création de notre Agglomération à cinq communes, la mutualisation des services avec nos 1 200 agents. C’est cela, sans doute, avoir un double cœur." "À l’époque, tu ne disais pas : « Tout commence en Finistère », mais : « Ça ronronne à Olonne ». Il suffit de voir aujourd’hui le chemin parcouru pour se rendre compte de ce que tu as su réaliser. Ce qui est moins évident, parce que malgré ta stature, tu sais être taiseux quand il s’agit de livrer ton intimité, ce sont les sacrifices auxquels tu as consenti pour en arriver là : le temps pris à ta famille, les heures de boîtage, les réunions à rallonge, ta présence permanente sur le terrain, sans répit et sans anonymat. Et même quand tu pouvais t’éloigner par tes responsabilités nationales, c’était pour mieux voir, avec du recul, ce qu’il fallait améliorer ou les idées à importer, avec un souci du détail inégalé. Tu as été chaque minute les yeux, les oreilles de la Ville, nous devançant et nous mobilisant sur ce qui n’était pas encore visible, mais qui te sautait aux yeux : un pavé déplacé, un espace vert à nettoyer, un arbre à élaguer, une famille à secourir, une association à accompagner. Ton héritage, c’est surtout celui-ci, et il mettra d’accord ceux qui ne te portent pas dans leur cœur. On ne peut pas plaire à tout le monde ou, dans ce cas, on ne fait pas de politique. Tu nous as appris à placer au-dessus de tout l’intérêt général, par-delà les intérêts particuliers. C’est la leçon de l’héritage que tu nous laisses et que chaque Sablais peut méditer. Alors aujourd’hui, tu prends un nouveau cap. Pour toi, tout commence en Finistère et pour nous, tout se poursuit à la Jarrie. Je l’avoue, il y a des démissions qu’on attend et qui ne viennent pas (rires) ; et il y a des démissions qu’on n’attend pas et qui viennent quand même. C’est ainsi, mais sache que pour tout ce que tu nous laisses, il existe un mot qu’on n’entend pas souvent, un beau mot un peu oublié et que tu n’as pas souvent entendu, mais qui te va bien pour chaque jour depuis 17 ans et surtout aujourd’hui : merci. » (Applaudissements) Madame Mauricette MAUREL : « Y a-t-il d’autres interventions ? Donatien ? » Monsieur Donatien CHEREAU : « Alors, c’est un peu atypique de te parler sans te regarder, Yannick. Lucette a tout dit. On pourrait s’arrêter là, ou on pourrait rester ensemble trois heures de plus afin que chacun prenne la parole, mais nous allons procéder autrement. Les Maires délégués de nos anciennes communes, devenues maintenant nos quartiers, vont adresser un petit mot au nom de tous. Nous sommes ici dans le quartier d’Olonne, donc je commence. Oui, je suis un peu chauvin, mais c’est normal, le quartier d’Olonne, c’est le plus beau (rires). C’est un beau symbole que ce Conseil se tienne ici, au Manoir de la Jarrie. C’est toi qui as fait de ce lieu notre mairie, notre médiathèque, notre parc, qui est parfait pour organiser des manifestations telles que le barbecue géant. Si tu n’étais pas venu ici, il y a 17 ans, ou 17 kilos, nous serions dans un bâtiment vétuste, tournant le dos au parvis de l’église et ici, ce serait un lotissement et un logis délabré, livré aux ronces. C’était écrit, mais tu ne l’as pas admis. Tu as hissé le drapeau vert, Olonne, naturellement, pour flotter au-dessus de nos marais, de notre forêt, de notre clocher, qui est le plus ancien de la Ville, et de notre Havre d’Olonne, le port historique. Tu as donné pour toujours au quartier d’Olonne une place à part dans notre Ville nouvelle des Sables d’Olonne, une place d’honneur. Le temps des projets est de plus en plus long. De temps en temps, nous avons vraiment la sensation que l’on fait tout pour nous ralentir, mais on ne lâche rien. Alors oui, le cœur d’Olonne n’est pas fini, et nous savons combien tu aurais aimé qu’il le soit, mais il avance et montre déjà le visage de ce que tu as rêvé et bâti : un bourg vivant, commerçant, animé et habité. Merci non pas de lui avoir donné un nouveau visage, mais de lui avoir rendu son visage, qui rime avec son identité de village. Tu laisses aussi à Olonne un visage tourné vers l’avenir et vers la vie : la Vannerie, avec le parc de l’Arena, cœur battant de nos associations sportives et culturelles, un vrai catalyseur pour nos émotions ; sans oublier Numérimer ; l’Espadon derrière OlonnEspace ; notre nouvelle école René-Guy Cadou, signe de notre dynamisme et de notre jeunesse ; notre beau parc des Chirons, si agréable. Comme si en plus de créer à ton arrivée à Olonne le festival de la Magie, tu avais piqué à David Copperfield ou Philippe Bonnemann leur baguette magique. Tu as changé la Ville sans la renier. Tu l’as fait grandir sans qu’elle se perde. Tu l’as unie sans qu’elle s’oublie." "Alors oui, merci pour ce que tu as réalisé ici, dans chacune des rues que tu as parcourues. La belle avenue François Mitterrand est toujours là, c’est l’histoire. Les rues Soljenitsyne, Charette et Beltrame sont apparues, c’est aussi l’histoire. Parce que tu as toujours voulu l’équilibre, le passé combiné à l’avenir, l’équilibre entre les quartiers, les saisons et les générations. Et il y a la rue des anciens Maires, que j’irai parcourir en pensant à toi. Car toi aussi, désormais, tu entres dans notre histoire. C’est d’autant plus vrai lorsque l’on fait le choix de transmettre le flambeau comme tu le fais, avec générosité et élégance. Une histoire qu’on n’a pas fini d’écrire et dans laquelle tu gardes une place à part et où tu seras toujours le bienvenu. On pourra poursuivre nos échanges sur l’urbanisme, où ton souci du détail ou ton exigence sur la qualité de notre habitat et du logement de nos nouveaux Sablais sont inspirants. Oui, tu seras toujours le bienvenu dans ce Havre d’Olonne qui demeure pour toujours, même si tu largues les amarres, ton port d’attache. Merci, Yannick. » (Applaudissements) Madame Mauricette MAUREL : « D’autres interventions ? Gérard HECHT. »" Monsieur Gérard HECHT : « Oui, cher Yannick, chers collègues, chers Sablais, c’est comme représentant du quartier du Château que je m’exprime et je veux en dire un petit mot, pour ce que ce quartier symbolise de ton action, mais aussi, de manière plus personnelle, comme éducateur à titre professionnel et comme accompagnateur de notre vie sportive et de notre jeunesse par ma délégation. Car c’est sur l’énergie de la transmission que tu incarnes tant que je voudrais m’exprimer. Le quartier du Château d’Olonne, c’est une terre de caractère que tu as su dompter. Pas faciles, les Castelolonnais ; pas facile, le Château ; pas facile la Piro, l’aérodrome, le Puits d’Enfer, la rue des Marchais. C’est chez nous. Unir les anciennes communes, c’est une chose ; mais unir les élus du Château, c’est une autre paire de manches. Et voilà que toi, qu’on dit empressé, tu y as mis de la patience. Toi qu’on caricature comme éloigné, tu as arpenté le terrain, écouté. Toi qu’on dit clivant, tu as rassemblé. Alors bien sûr, l’abbaye de Saint-Jean d’Orbestier, le Fenestreau, la baie de Cayola et son ponton de l’époque de Richard Cœur de Lion, le Puits d’Enfer, ils étaient là avant toi et ils seront là après toi. Mais il ne faudrait pas oublier ce que tu as fait pour les révéler, les aménager, les embellir, les valoriser, les ouvrir à la balade, à la respiration, à l’inspiration. Avec toujours cette double attention : la nature et l’homme, pas opposés, mais main dans la main. Notre plan forêt-climat pour respirer à pleins poumons, c’est un beau symbole de cette double attention ; nos écrins naturels préservés et valorisés et les activités humaines présentes et vivantes, sans opposition, l’un et l’autre. C’est le cœur de notre Ville d’art et d’histoire, de notre académie du patrimoine, de notre transmission à la jeunesse. Et c’est mon deuxième message. En forme d’hommage à ton action, tu as porté les Sables vers l’avant, tu nous as obligés sans cesse à penser non seulement aux Sables d’hier et aux Sables d’aujourd’hui, mais aux Sables de demain. Les Sables que nous laisserons à nos enfants et à nos petits-enfants. Merci pour ton action pour nos clubs sportifs, pour nos grands événements sportifs et associatifs de l’Ironman, du Vendée Globe et pour la place que tu lui as donnée, chaque fois à notre jeunesse, à nos petits Sablais qui deviendront grands. J’associe mes collègues en charge du Passeport du Civisme, de la Culture, de la Petite Enfance, des centres de loisirs. Oui, tu as fait de notre Ville une ville à l’année, comme le disait Jean-Eudes tout à l’heure, pour les familles, pour les enfants, une jeunesse qui n’en oublie pas les générations précédentes, car c’est la personne, tout au long de la vie, que l’on défend ici, du dernier né de la maternité à notre Sablaise doyenne des Français. Et ton dernier geste, c’est un passage de relais. Image sportive, image éducative, image symbolique. Merci pour les 17 tours de pistes, en général, on perd du poids quand on fait 17 tours de pistes, parcourus, toi qui, au sujet du sport, te disais « croyant, mais pas pratiquant ». Yannick, pourtant, tu es un Ironman, comme le disait sur place « You are an Ironman », un Ulysse, un skipper au grand cœur, un Saint Michel en ce jour de sa fête. Et si la Bretagne, un jour, t’apparaît trop petite, Les Sables d’Olonne et ses 50 000 supporters t’attendront toujours dans le plus grand stade du monde. Merci, Yannick. » (Applaudissements) Madame Mauricette MAUREL : « D’autres interventions ? Gérard, Gérard MONGELLAZ. »" Monsieur Gérard MONGELLAZ : « Oui. Yannick, tu aimes trop la vie pour que je fasse ton éloge funèbre, et nous avons perdu trop d’êtres chers pour que je sois trop longtemps sur ce registre. Mais je mentirais si je disais que je ne suis pas, comme nous tous, un peu noué d’émotion ce soir. Oui, si je prononce ces quelques mots ce soir, en tant que Maire délégué de La Chaume, je n’oublie pas pour autant, loin de là, que d’autres auraient sans doute été plus légitimes que moi. L’occasion m’est donnée de les faire descendre un peu du ciel, où ils sont bras dessus, bras dessous pour ce moment avec nous. Bien évidemment, il s’agit de Nicolas et Armel. Comme ils nous manquent aujourd’hui, mais comme ils sont présents. Tous les trois, nos deux amis du ciel et toi, notre ami de la Terre et même du Finistère maintenant, vous nous laissez le même message qui marque votre parcours au service des autres dans l’engagement politique. Première leçon : nous ne sommes que de passage et devrons un jour ou l’autre, humblement, laisser la place à ceux qui suivront, dans un état si possible meilleur que celui qu’on a trouvé. Deuxième leçon : il faut travailler avec sérieux, mais sans trop se prendre au sérieux. Ce ne sont pas ceux qui prennent l’air le plus grave qui font le plus avancer les choses. Un peu d’humilité, beaucoup d’humour, c’est le même mot. Voilà la recette d’un parcours politique qui peut compter. Et la troisième leçon, c’est l’action politique. C’est savoir laisser une empreinte là où on est passé. Ne pas travailler seulement pour les choses qui passent, mais aussi pour les choses qui durent. Mettre un peu de solide dans notre société liquide, de durable dans notre époque éphémère, laisser un peu d’épaisseur, de hauteur, de profondeur dans nos paroles et dans nos actes politiques. Grâce à toi, Yannick, grâce à vous, les Sables, c’est une Ville un peu à part. Une Ville sûre, belle, active, accueillante, rayonnante. Une Ville qu’on regarde, qu’on imite, qu’on cite, qu’on envie. Et si, au lieu de se plaindre, on prenait un peu le temps de s’en rendre compte ? Notre exception sablaise, notre cité aux airs de petite principauté, il faut la chérir. Il faut aussi la protéger, parce que nous ne sommes pas une île coupée du reste du monde. Chez nous aussi, on peut vite être submergé. Chez nous aussi, tout ce qui a été bâti peut s’émietter comme un château de sable. Ce qui est sûr, Yannick : tu peux compter sur nous. C’est la moindre des choses que nous puissions te rendre. Pour maintenir notre unité et notre volonté de continuer, c’est une équipe soudée et solidaire autour de son nouveau capitaine. Au nom de tous, au nom de La Chaume, berceau de la cité, avec son chenal et sa Grande Bordée, sa tour d’Arundel et son bassin Dombret, sa Villa Charlotte et son prieuré, son Poisson à Roulettes et son petit marché, sa salle des fêtes rénovée et ses quais animés, ses sauveteurs, ses pêcheurs, tous copains comme cochons, mais aussi ses aînés et ses écoliers, tout simplement : un grand merci. » (Applaudissements) Madame Mauricette MAUREL : « Une autre intervention ? Annie, oui. Annie COMPARAT. »" Madame Annie COMPARAT : « Moi, ça va être un peu plus léger. Parce que finalement, Yannick, je t’invite pour une balade. Pour une promenade. Alors, vous pouvez venir, venez avec nous si vous voulez. Une promenade dans le grand quartier des Sables. D’abord, gare-toi à Audubon, ça sera plus simple (rires). Alors, viens, on va se balader. D’abord, le marché Arago et ses abords qui ont été rénovés : ils sont enfin mis en valeur pour le plaisir de tous. Tiens, chez Lucette, c’est ouvert. Il y a encore la queue ; il y a toujours la queue chez Lucette. On s’achète un gâteau, pourquoi pas ? Je sais que tu es gourmand. Regarde, une petite plaque sur la devanture de cette boulangerie : « Prix du Patrimoine ». Quelle jolie idée que de valoriser nos rues et façades ! Plus loin, un petit attroupement. Mais qu’attendent ces personnes ? Mais oui, bien sûr ! La fameuse Tramouette, plébiscitée par tous. Il faut que tu saches qu’à la maison, Yannick, Célestin, du haut de ses 5 ans, l’appelle « la Tramounette de Mamie-Plage » ; alors, c’est mignon, mais c’est un peu trop long (rires). Bon, Yannick, il y a encore de la place, alors on a de la chance. Allez, on va faire notre tour en Tramouette. On passe devant l’abbaye Sainte-Croix. Hâte de profiter du nouveau musée, hâte aussi de profiter de la nouvelle médiathèque. Que de nouveautés dans ce quartier culturel, avec ce patrimoine valorisé, ce musée rénové. Regarde ! Ça grouille d’enfants. C’est l’heure de la sortie de l’école. On est bien dans une ville qui vit toute l’année. Au passage, notre regard est attiré par les couleurs acidulées qui décorent notre marché éphémère, tandis que les vieilles Halles se refont une beauté. Là aussi, on a hâte. Jardin de la Liberté, on descend. Et nous voilà repartis à pied. À grandes enjambées pour toi ; j’ai un peu de peine à te suivre, Yannick, alors tu m’attends, quand même, hein ? On passe devant le Gymnase du Centre, tout beau, tout neuf. Le quai de pêche, les bandes sont relevées pour un quartier plus apaisé. Bravo parce que ça, ce n’était pas gagné. Les restaurants alternent avec les bars. Un quai toujours animé, sous le regard de la Sablaise qui habille le silo de la Cavac. On arrive à la base de mer qui, elle aussi, va faire peau neuve. Les travaux de la thalassothermie sont terminés. Aux Sables, on est des pionniers. Et nous voilà sur le Remblai. La plus belle baie du monde pour nous Sablais. Les vagues lèchent le sable, des promeneurs dans la quiétude de l’air marin. Pas besoin de parler, on profite, tout simplement. On approche de la Petite Cale. Quelques surfeurs taquinent la vague. Un peu plus loin, le mur forme lui aussi une vague et chasse la mer pour protéger notre belle cité. Nous foulons de nouveaux pavés. Le Remblai ne s’arrête plus à la rue Guynemer : il va aller au-delà de la place de Strasbourg. Puis au loin, on voit le carrefour des Présidents. Un petit signe de la main pour saluer Ulysse, toujours imperturbable, les pieds dans l’eau. Mais il faut revenir à Audubon, Yannick. Ce soir, c’est la soirée d’accueil des nouveaux arrivants, et ils sont nombreux. Normal, ils ont tout compris : la sécurité, le dynamisme, une vie à l’année, le tout équilibré pour une vie avec une réelle qualité. Il a fallu une vision, de l’action, de la détermination pour que tout demeure et se transforme, se métamorphose. Merci, Yannick. Tu nous quittes : pourtant, on se retrouvera. Toujours. Car ce n’est pas à l’autre bout de la Terre que tu pars, c’est juste dans le Finistère. » (Applaudissements) Madame Mauricette MAUREL : « D’autres interventions ? Yannick ? »" « Jean-François, allez-y. »" Monsieur Jean-François DEJEAN : « Avec le départ de Yannick, j’écoutais ce qui a été dit, l’élégance aurait voulu que tous reconnaissent le travail qu’a fait Yannick pendant toutes ces années, travail qu’il a fait pour l’intérêt général. On peut, bien sûr, ne pas plaire à tout le monde, mais tout le monde devrait avoir l’honnêteté de reconnaître le travail fait. La Ville s’est transformée. Les Sables sont une belle Ville où sécurité et qualité de vie veulent dire quelque chose. Tout ça, ce n’est pas le fruit du hasard. Ça n’est pas tombé du ciel. C’est le fruit de choix assumés. Et puis on voit bien, dans les propos qui ont été tenus, qu’une campagne s’annonce. Moi, je ferais deux remarques à ce propos. Je n’avais pas prévu de prendre la parole, mais ça m’a donné envie de prendre la parole. Comme l’a dit très justement Monsieur RIVALLAND, n’apportons pas le tumulte national, la mauvaise foi, les approximations et les postures. Le débat et la Ville des Sables d’Olonne méritent mieux que ça. Elle mérite beaucoup plus que ça. La deuxième chose : ne jouons pas, les uns et les autres, sur la peur de chiffres qui sont faux. La force des Sables, et je le dis haut et fort, c’est la gestion qui a été celle de Yannick ces dernières années, et c’est cette gestion qui a permis de transformer la Ville. Chacun devrait se souvenir, je ne sais plus qui a dit cela, mais : « L’excès fatigue l’esprit au lieu de le convaincre ». J’ai connu, Yannick, votre départ en politique. Je ne pensais pas, pour des raisons biologiques (rires), connaître votre départ de la politique. C’est votre choix, il est respectable et courageux : alors, je vous souhaite une nouvelle vie aussi riche que la précédente. » Monsieur Yannick MOREAU : « Permettez-moi, pour commencer, de saluer l’élégance de la plupart des orateurs qui se sont exprimés avant moi. Je voudrais souligner celle de Bruno RIVALLAND, et avoir une pensée émue pour les collègues élus municipaux qui nous ont quittés depuis le début du mandat : Guy (Bricart), Nicolas (Le Floch), Armel (Pécheul). Je voudrais remercier évidemment les élus sablais qui se sont exprimés pour essayer d’équilibrer le propos. Je pense que Les Sables d’Olonne ont vocation à toujours rechercher l’équilibre, et que ça peut être une piste et une voie à chérir pour l’avenir des Sables et des Sablais. Saluer, bien sûr, Jean-Eudes, Lucette, Donatien, Gérard HECHT, Gérard MONGELLAZ, Annie COMPARAT et Jean-François DEJEAN. Et pour répondre à Monsieur BOURGET, en synthèse, je pourrais lui répondre en une demi-phrase, mais je vais essayer d’étayer un petit peu mon propos quand même. Je pensais à Talleyrand : « Tout ce qui est excessif est insignifiant ». Tellement excessif. Tellement" "insignifiant. Sur la question des chiffres, en 2020, au début du mandat, cette équipe municipale a fixé un cap budgétaire pour le mandat, tirant les conséquences et retirant les fruits de la fusion. Et cette trajectoire financière de mandat, elle se concluait naturellement par un pic d’investissement que nous vivons et dont les Sablais peuvent profiter, et elle se concluait par des bornes financières qui ne seraient pas dépassées à la fin du mandat. Et elles ne le sont pas. Ces deux bornes, je vous les rappelle, c’est : premièrement, un endettement maîtrisé, parce que le volume de la dette est une chose, la capacité à rembourser un emprunt en est une autre. Le volume de la dette, la capacité de remboursement que nous nous sommes fixée en début de mandat, ce sont sept années de capacité de désendettement. Et nous y serons. La deuxième borne financière que nous nous sommes fixée, c’est de donner à l’équipe municipale qui viendra après nous, au lendemain des élections municipales, une capacité d’autofinancement supérieure en 2026 à ce qu’elle était en 2020. Et ce sera le cas. Et ces deux bornes sont celles que nous avons adoptées pour la Ville comme pour l’Agglomération. Après, je voulais apporter quelques éléments de réponse plus généraux pour dire à Monsieur BOURGET que la caricature, la lecture d’un prompteur ne font pas d’un candidat un candidat crédible. La caricature, la torsion de la réalité, la lecture d’un prompteur ne vous hissent malheureusement pas à la hauteur de ce moment. Je ne sais pas ce que les Sablais décideront à l’avenir de faire. Parce qu’il m’arrive parfois, depuis quelques années, de proposer : les Sablais disposent. Il m’arrive parfois, dans cette enceinte, de proposer au Conseil Municipal et au Conseil Communautaire : et les Conseils disposent. Je ne sais pas de quoi l’avenir sera fait. Mais je ne pense pas, peut-être l’avenir me déjugera-t-il, je ne pense pas que les Sablais, Monsieur BOURGET, vous permettent un jour de vous prévaloir de 17 années à la tête d’exécutifs locaux. Et peut-être que la fin d’un parcours politique éminemment critiquable, mais sincère, énergique, engagé, aurait pu vous inspirer un peu plus d’humilité. Alors, au pessimisme forcené, à la Roger- Gicquelisation du débat public local (rires), moi, je préférerai toujours l’enthousiasme, l’optimisme, l’énergie de notre équipe et la joie de Nicolas. » NOTE DE LA REVUE : Le contenu de l'intervention d'Anthony Bourget aura marqué les esprits. Après ses premières phrases, il y eut comme une sidération ! En dehors de la résonance de sa diction, on pouvait avoir le sentiment qu'on pouvait entendre les mouches voler, c'est-à-dire qu'on sentait parfois un silence pesant.... Lors d'un Conseil municipal électif les membres de la presse affluent ; ils étaient environ huit contre trois habituellement. Une tribune idéale pour qui veut marquer le coup, contester, vitupérer ! Un droit légal d'intervenir et de diffuser ses arguments au moment voulu, mais peut-être pas approprié, en tout cas ce fut le sentiment de plusieurs élus d ela majorité qui ont clairement dénoncé le manque d'élégance de cette intervention alors même qu'il s'agissait du départ du maire Yannick Moreau après 17 ans de mandat. Les contenus des interventions se trouvent ci-dessus, il est donc loisible à nos lecteurs de se faire leur propre jugement sans oublier qu'il s'agissait d'un combat politique de plusieurs années. Yannick Moreau n'aura eu ni une arrivée, ni un départ serein. Lors de son élection comme maire après la fusion des trois communes, il fut vivement critiqué par Anthony Pitalier, socialiste, essentiellement pour son positionnement politique. Le maire précédent des Sables-d'Olonne qui visait lui aussi le mandat, Didier Gallot, n'aura pas donné la chaleur que l'on peut espérer de l'élu précédent au moment de la prise en charge de la fonction. Et, enfin, lors de son départ, un autre Anthony, son opposant systématique, gâcha ce qui aurait pu (dû ?) être un satisfecit pour Yannick Moreau. Beaucoup d'autres élus, de la majorité, auront rééquilibré les sentiments concernant le rôle joué et le travail effectué par Yannick Moreau pendant tant d'années. Cette analyse, ce soutien après l'entrée en matière d'Anthony Bourget, leur appartient. Pour ce qui nous concerne, en tant qu'observateur, nous l'avons déjà dit, nous attendrons cinq années avant de porter un jugement sur ce que l'on peut déjà appeler "la transformation de la Ville des Sables-d'Olonne" pendant ces 7 dernières années. Ph. B. / LRS Vidéo des interventions. Madame Mauricette MAUREL : « Y a-t-il d’autres interventions ? Non ? Donc nous allons clore le chapitre et engager la question n° 1 de l’élection du Maire. » 1. ÉLECTION DU MAIRE Madame Mauricette MAUREL présente la délibération. Les articles L. 2122-4 et L. 2122-7 et L. 2122-8 du Code Général des Collectivités Territoriales précisent que le Conseil Municipal élit le Maire au scrutin secret à la majorité absolue des suffrages exprimés parmi les membres du Conseil Municipal. Si aucun candidat n’a obtenu la majorité absolue, il est procédé à un deuxième tour de scrutin et, si nécessaire, à un troisième tour de scrutin à la majorité relative. En cas d’égalité de suffrages, le plus âgé est déclaré élu. Le Conseil Municipal doit procéder à la désignation de deux assesseurs. Le Président de la séance invite les candidats à se déclarer. Le Président de la séance invite les Conseillers Municipaux à passer au vote. Le Conseil Municipal, après en avoir délibéré, décide, à l’unanimité : - DE DÉSIGNER le conseiller municipal le plus jeune (Monsieur BOURGET Anthony) et le plus âgé (Madame HELLIO-ROUILLARD Françoise) scrutateurs pour superviser le vote et procéder à la comptabilisation des suffrages exprimés pour l’ensemble des opérations de vote à suivre. DE PROCÉDER à l’élection du Maire. Madame Mauricette MAUREL : « On rappelle que le vote a lieu à bulletin secret et, pour le premier tour, à la majorité absolue des chiffrages exprimés. Nous allons demander aux deux assesseurs de me rejoindre pour procéder au vote, les deux assesseurs étant d’abord le benjamin de l’assemblée, Anthony BOURGET, et le deuxième, doyen, qui sera la deuxième doyenne après moi-même, Françoise HELLIO-ROUILLARD. Oui, je crois que j’ai quand même oublié une séquence, c’est d’inviter les candidats à se déclarer (rires). Heureusement que le directeur général est à côté de moi pour vérifier mes bévues. Ça prouve que je n’ai pas l’habitude des présidences. CANDIDATURES Alors, je recommence. Y a-t-il des candidats ? Quels sont les candidats ? Nicolas CHÉNÉCHAUD. Y a-t-il d’autres candidats ? Il n’y a pas d’autres candidats. On va donc vous inviter à passer à la table de vote à l’appel de votre nom et, en cas de pouvoir, vous reviendrez une deuxième fois au nom de la personne qui vous a passé pouvoir. Je rappelle bien qu’il est important que l’orthographe du nom de notre candidat soit respectée, et donc je vais l’épeler quand même. CHÉNÉCHAUD : C-H-É-N-É-C-H-A-U-D, voilà, pour mémoire quand même. Maintenant, je recommence ce que je vous disais : on va procéder au vote. Merci, Mathieu, d’être à l’écoute. » (...) "Madame Mauricette MAUREL : « Le vote est clos, et nous allons donc procéder au dépouillement. Donc 45, 45 votants. » (...) Madame Mauricette MAUREL : « Voici les résultats : Inscrits : 45. Votants : 45. Blancs et nuls : 8. Suffrages exprimés : 37. La majorité requise est de 19, et les résultats des votes pour Nicolas CHÉNÉCHAUD : 37. Les blancs : 8. Nicolas CHÉNÉCHAUD est élu Maire des Sables d’Olonne à l’unanimité des suffrages exprimés. (Applaudissements) Et Monsieur le Maire prend la présidence. » Monsieur Nicolas CHÉNÉCHAUD : « Merci à tous, et bonsoir. Nous vivons un moment émouvant et aussi un moment important. Un moment émouvant parce que c’est une page qui se tourne pour notre Ville et pour notre Conseil Municipal, et c’est aussi un nouveau chapitre qui va s’ouvrir. Ces passages sont toujours des moments spéciaux, comme dans nos vies de famille. Après 17 années données, Yannick MOREAU s’en va. Je mesure ce que nous lui devons, plus que quiconque. Les mots sont parfois insuffisants à exprimer les sentiments profonds. Il y a des personnes à qui l’on ne succède pas, auxquelles on succède, mais qu’on ne remplace pas. Je m’en tiendrai donc à un seul mot : merci. Un moment émouvant, mais aussi un moment important, qui nous invite à nous placer chacun à la bonne hauteur. Plus la mer est formée, plus il faut tenir son poste et, pour le capitaine, tenir le cap. Cet événement local que nous vivons, dans le contexte national que nous connaissons, nous invite plus que jamais, responsables publics, Maires, à tenir la barre. Ce moment important pour nous tous, c’est aussi un moment important pour moi. Je mesure en cet instant tout le poids qui repose sur les épaules du Maire des Sables d’Olonne et que représente cette écharpe tricolore. Je pense à ma famille, à mes amis, à mes proches, à mon équipe. Je pense d’une manière spéciale à nos collègues disparus, si chers à nos cœurs : Nicolas, Armel et Guy. Mais je ressens intimement qu’à cet instant, ce n’est plus de moi dont il est question, mais de ma mission, notre mission, entamée pour moi il y a de nombreuses années. Ce mandat reçu des Sablais, en leur nom et à leur service, et qui prend aujourd’hui une dimension nouvelle. À travers vous, chers collègues, chers membres du Conseil Municipal que je remercie pour la confiance témoignée aujourd’hui, c’est aux Sablais que je pense. Cette élection comme nouveau Maire des Sables d’Olonne, elle n’a de sens que parce que nous représentons ici la volonté des Sablais depuis 2020. C’est en leur nom que vous m’avez élu comme nouveau Maire. C’est de nouveau eux qui décideront qui les représentera en 2026. Aujourd’hui, comme depuis la première minute de notre mandat, et jusqu’à la dernière, ce sont les Sablais qui président à nos décisions, à nos choix, à nos délibérations, à nos actions. Et il faut tenir à cette démocratie locale comme à la prunelle de nos yeux. Nous en sommes les représentants et les gardiens. Bien sûr, comme partout en France, les Sablais auront de nouveau à se prononcer sur le projet qu’ils veulent pour les Sables et le visage pour l’incarner. Ce sera les 15 et 22 mars prochains. Ce temps viendra. Mais, sans perdre une minute, j’ai hâte de continuer cette rencontre de tous les jours avec les Sablais, hâte d’agir avec passion et avec conviction. Je rêve, vous le savez, pour chacun de vous, pour chaque expression, la même écoute et le même respect. Car à travers le Conseil Municipal que nous formons et qui vient de m’élire Maire, c’est la voix des Sablais qui s’exprime, la seule souveraine, la seule qui compte. Merci donc, à travers vous, aux Sablais qui me confient aujourd’hui ce mandat, le plus beau d’entre tous, parce qu’il symbolise tout de l’engagement public au service de l’intérêt général. Avec ses exigences, parce qu’on est à portée de baffes, comme on dit, mais avec ses joies surtout, car on mesure ici, mieux qu’à Paris, le résultat très concret de ce qu’on fait. Vous connaissez mon parcours, mes racines, mes convictions. Ce parcours, je veux aujourd’hui le mettre au service de ce nouveau mandat pour améliorer le quotidien de nos administrés et dessiner la Ville que nous laisserons à nos enfants. Car on ne s’improvise pas Maire d’une ville de 50 000 habitants ; on y acquiert patiemment de l’expérience pour lui donner, le moment venu, ce qu’on en a appris. L’équilibre, l’engagement, le sérieux budgétaire, la sécurité, la santé, la famille, la transmission, l’embellissement de notre cadre et de notre qualité de vie à la Sablaise. Elles sont multiples, les actions que nous allons poursuivre, améliorer, amplifier, inventer. Pour cela, j’aurai besoin de vous. Car si c’est bien le Maire qui est responsable devant les Sablais, qui porte le projet, anime la vie municipale et rend compte aux électeurs, je sais que je ne saurai agir seul sans vous. Vous, l’équipe qui m’entourez, vous, membres du Conseil Municipal, vous, appelés à occuper les missions essentielles à mes côtés comme adjoints et comme premier adjoint, merci pour votre confiance et vive Les Sables d’Olonne ! » (Applaudissements) La séance s'est poursuivie avec : 2. DÉTERMINATION DU NOMBRE D’ADJOINTS AU MAIRE 3. LE VOTE POUR LES ADJOINTS AU MAIRE 4. LES DÉLÉGATIONS D’ATTRIBUTIONS AU MAIRE 5. FIXATION DES INDEMNITÉS DES ÉLUS Monsieur Nicolas CHÉNÉCHAUD présente la délibération. Monsieur Nicolas CHÉNÉCHAUD : « La délibération n° 5, la fixation des indemnités des élus. Je vous propose de reconduire à la différence de 12 adjoints. Y a-t-il des observations ? Il y a une observation. Monsieur BOURGET, Anthony. » Monsieur Anthony BOURGET : « L’an dernier, à la même période, un budget a été voté, des orientations ont été posées. Cette année, rien. La seule certitude qu’on connaît, je l’ai dit tout à l’heure, c’est la dette. La vie municipale semble suspendue à une seule chose, c’est cette succession ce soir. Ma question est simple : aurons-nous un budget avant les élections ? Ou faudra-t-il attendre le résultat des urnes pour découvrir l’ampleur de la dérive financière ? » Monsieur Nicolas CHÉNÉCHAUD : « La réponse va être moins caricaturale que la question puisqu’en fait, évidemment, il appartiendra à l’équipe et aux différentes équipes de présenter des projets. Chaque équipe qui sera élue aura la capacité et la possibilité de voter un budget. Donc ce n’est pas tout à fait en rapport avec la délibération et la question n’est pas tout à fait en rapport, mais j’ai quand même répondu à cette question. Mais là, on va s’en tenir au cours du Conseil Municipal ; on aura tout le loisir de pouvoir débattre et de remettre. C’est important, on est dans une instance qui est importante, cela a été rappelé, sur l’aspect solennel, donc restons-en à l’ordre du jour du Conseil Municipal. On aura l’occasion de débattre largement dans d’autres sphères. Y a-t-il des oppositions ? Y a-t-il des abstentions ? Je vous remercie." Conformément aux articles L.2123-20 à L.2123-24 du Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT), le conseil municipal est compétent pour fixer, pour la durée du mandat, les indemnités de fonction allouées au Maire, aux adjoints et aux conseillers municipaux délégués. Ces indemnités sont définies en pourcentage de l’indice brut terminal de la fonction publique (1 027 au 1er janvier 2020) et varient en fonction de l’évolution de cet indice. Une enveloppe indemnitaire globale est calculée pour connaître le montant attribuable. À cette dernière peut s’ajouter une majoration de 20 % au titre de ville Chef-lieu d’arrondissement et de 25 % au titre de la station de tourisme (L 2123-22 et R 2123-23 du CGCT). Pour la Ville des Sables d’Olonne, l’enveloppe des indemnités du Maire et des Adjoints sera calculée en référence à la strate de collectivité comprise entre 20 000 et 49 999 habitants, soit 90 % de l’indice brut terminal de la fonction publique pour le Maire et 33 % pour les adjoints au Maire, soit un montant mensuel brut plafonné pour l’enveloppe globale du Maire et des adjoints de 19 977,15 €, non compris les éventuelles majorations dont pourraient bénéficier le Maire, les Adjoints et les Conseillers municipaux délégués au titre de ville Chef-lieu d’arrondissement et de station de tourisme. Ainsi le montant total brut mensuel des indemnités des élus serait fixé à 18 683,15 €, hors majoration, inférieur à l'enveloppe plafond, lequel montant pourra évoluer en fonction de l'évolution du point d'indice et de l'indice brut terminal de la fonction publique. La Ville des Sables d’Olonne étant chef-lieu d’arrondissement, et station de tourisme, elle peut à ce titre prévoir des majorations pour les indemnités de fonctions du Maire, des adjoints et des conseillers municipaux délégués. Cette majoration des indemnités est de 20 % au titre du chef-lieu d’arrondissement et 25 % au titre de la station de tourisme. Ces majorations s’appliquent sur les montants octroyés au Maire, aux adjoints et conseillers municipaux délégués, et non sur le maximum autorisé. Compte tenu de ces éléments, il est proposé de maintenir les indemnités des élus comme suit : "Le Conseil Municipal, après en avoir délibéré, décide, à l’unanimité :" "- DE FIXER les indemnités des élus telles que retracées dans le tableau ci-dessus," "- DE VERSER ces indemnités à compter de l’exercice effectif des fonctions des élus," "- DE DIRE que les indemnités de fonction seront automatiquement revalorisées en fonction de l’évolution de la valeur du point d’indice," "- D’ADOPTER les majorations pour chef-lieu d’arrondissement et station de tourisme pour le Maire, les adjoints et les conseillers municipaux délégués applicables sur les indemnités octroyées," "- DE VERSER ces majorations à compter de l’exercice effectif des fonctions des élus, - DE DIRE que les crédits nécessaires sont inscrits au budget au chapitre 65." "L’ordre du jour est épuisé. Avez-vous des observations sur les rendus compte des décisions prises par notre Maire, mon prédécesseur, excusez-moi (rires), l’émotion est palpable, par Yannick MOREAU ? Y a-t-il des questions ou des observations ? Merci beaucoup. À nouveau, je vous remercie pour votre confiance. Je m’engage pleinement dans cette nouvelle aventure, comme j’ai eu l’occasion de vous le dire, avec beaucoup de détermination, beaucoup de passion et beaucoup d’envie aussi. J’ai beaucoup de plaisir à aller vous rencontrer et à réunir les commissions. L’objectif, évidemment, contrairement à ce qui a pu être dit, c’est qu’il y ait une continuité et qu’il y ait une poursuite pleine et entière dès ce soir et dès demain de cette Ville des Sables d’Olonne qui est sur de bons rails et nous allons continuer à la développer en préservant cette qualité de vie qui nous est si chère. Excellente soirée à tous, et merci encore. » La séance est levée à 19h40 Le Maire Nicolas CHÉNÉCHAUD Retour aux articles : Inscrivez-vous à notre Newletter : https://landing.mailerlite.com/webforms/landing/h3o0n6 Philippe Brossard-Lotz Le Reporter sablais lereportersablais@gmail.com Soutien à la rédaction : https://donorbox.org/le-reporter-sablais Abonnement au site Le Reporter sablais : https://www.lereportersablais.com/abonnement-au-site-internet-le-reporter-sablais/