Les Sables-d'Olonne Vendée. BILAN Course des Garçons de café 2025 : une course plus folklorique que sportive... Les Jeux olympiques à Paris 2024 n'auront rien changé à l'esprit des Courses de Garçons de café sablaises. Elles restent plus folkloriques que sportives. Aucune préparation physique, aucun coach pour encadrer les prétendants au fameux "Plateau d'argent." Le public ne s'y est pas trompé, venant en nombre à Port-Olona pour suivre la course sur le quai Albert-Prouteau. Un public qui préfère, souvent..., la rigolade au sérieux des grandes compétitions sportives. C'était le dimanche 31 août 2025, dernier jour de la saison pour de nombreux saisonniers avant de retrouver les bancs de la fac pour certains, ou leur habituel lieu de travail pour d'autres. Et pour les derniers, permanents sablais, ce sera un simple intermède pour conforter une amitié qui s'est construite progressivement avec les saisonniers. C'est cela aussi le brassage estival : des rencontres qui peuvent se métamorphoser en longues amitiés. Parfois, il ne reste qu'une image de ces moments magiques, que l'on ressortira au gré des circonstances, permettant de revoir des visages qui ne sont pas inconnus. D'autres fois, la mémoire fait défaut et les tentatives pour retrouver un prénom ou un nom échouent lamentablement. La photo est bien là, légèrement fanée, mais tellement belle dans sa commémoration d'un temps révolu. Après quelques jours de mauvais temps, la météo s'est mise au diapason de l'ambiance festive de cette Course des Garçons de Café des Sables-d'Olonne, qui renaît après une dizaine d'années d'arrêt. Le dynamique Office du Commerce et de l'Artisanat (OCA) de la Ville des Sables-d'Olonne, en lien avec les associations de commerçants, s'est pris au jeu de la relance de l'organisation de cette course mythique qui avait été créée en 1928. Le 12 septembre 1928, 9 concurrents de la Taverne Navarin, du Café du Pierrot, du Café de la Plage et du Café du Commerce, s'étaient élancés dans un parcours de 600 mètres, depuis le Café du Pierrot jusqu'au Café de l'Océan, et retour. Les concurrents partaient avec 4 demis et devaient revenir avec au moins deux demis... Mais, pour éviter toute envie, les verres étaient remplis d'eau et non de bière.... En ce dimanche 31 août 2025, ils n'étaient pas neuf mais soixante à participer, en provenance d'environ 35 établissements. Apparemment, mais sans aucune certitude, certains avaient déjà goûter à quelques bières avant de prendre le départ. La seule faute que l'on peut attribuer à l'organisation de cette course c'est l'absence de contrôle éthylique, ce qui rend la prise de virages avec plateau beaucoup plus délicate... 2 champions au départ entourant Axel, patron du Bar des Halles, pas sportif pour un clou... qui fait vaguement office de coach...: à gauche, Kéran Torres ; à droite, Sam Crouail. Ci-dessus : Deux grands sportifs, apparemment favoris chez les bookmakers londoniens pour la Course sablaise des Garçons de Café. Mais on ne les a pas vus sur le podium. Une avarie en cours de route ?!.... Avant le départ, l'animateur habituel, chauffeur de salle et de matchs sportifs, est bien là. Jacky Sourget enflamme la foule. On n'est pas à Rennes, mais c'est tout comme. Ne ratez surtout pas la fin de la vidéo, ci-dessous, où Jacky reprend sa fameuse chanson galette-saucisses ! Comme à son habitude, il interpelle les uns et les autres par leurs prénoms, s'esclaffant après avoir ressorti au micro un moment mémorable concernant l'un des équipiers de la Course ; le grand public, n'ayant aucune connaissance de ce moment mémorable, reste de marbre mais, bon enfant, il soutient l'animateur dans sa générosité verbale. La compétition va bientôt démarrer. Il y aura deux courses éliminatoires, et une finale avec les dix meilleurs. L'un des organisateurs s'escrime pour écarter des spectateurs placés sur le chemin de la course. Les coureurs s'impatientent. Les plateaux sont enfin prêts, portant une canette de 33cl, une bouteille d'eau de 50cl et un verre plein de 50cl. Les comportements des uns et des autres divergent totalement. Certains semblent savoir vaguement où ils se trouvent... D'autres sont concentrés comme s'ils allaient courir un mille mètres olympique. Et il y a même les stressés qui ne veulent surtout pas rater le titre, un titre de gloire qui les fera entrer dans la grande histoire des Sables-d'Olonne. On sourit, on rit, on fait des blagues, on se fait photographier. Le moment est intense, historique. Jacky Sourget, au micro,lance le départ : 10,9,8........1, zéro, partez ! La piste s'ouvre devant les coureurs, une piste dont la construction est inhabituelle. L'organisation a ajouté des obstacles pour rendre la course plus amusante et aussi plus difficile : il faut franchir des rubans, une jambe après l'autre, ainsi que des pneus. En fait, ce n'est plus la Course des Garçons de café, mais le Jumping des Garçons de café. Rappelons que le règlement prévoit une "marche" et non une course. Comme au PMU, on est disqualifié si on part au galop au lieu de faire du trot.... ! Comme toujours, à côté de ceux qui jouent le jeu avec sérieux, d'autres accumulent les forfaitures* ! * Forfaitures : violation du serment féodal, manque de loyauté. Certains gênent le voisin, tentant de faire tomber son plateau, d'autres contournent la zone des obstacles ou tentent de se replacer dans une des courses alors qu'ils n'ont pas été sélectionnés..... mais ils se font prendre car l'organisation a placé des juges qui veillent à l'équité de la course ! Parmi les extravagances, on aura vu un coureur qui, dépité que sa bouteille glisse et tombe, lancera en l'air son plateau. On l'a reconnu, c'est Paul Remaud, du Café de la Plage ! On l'a surpris sur le vif et mitraillé ! Il ne pourra pas contester... D'autres effectueront - volontairement ou non - un détour en prenant un chemin non conforme, obligeant un bénévole à s'écarter afin de ne pas être écrasé (voir la vidéo à : 16mn 20sec). Les organisateurs, ne comprenant pas de quoi il en découlait, furent un peu pris de vitesse et par surprise. Pendant un moment, le burlesque s'était emparé de la course. Mais, les organisateurs reprirent le dessus et l'ordre fut promptement rétabli. La foule exultait. Elle en avait pour son argent, bien que le spectacle soit gratuit. Au micro, Jacky Sourget s'époumonnait. Une telle ambiance n'avait pas été vue depuis longtemps à Port-Olona. Les finalistes allaient bientôt prendre le départ. Christophe de la P'tite cale avant le départ Hugo de La P'tite Cale : un futur champion. Cela se voit à son équilibre et à sa dextérité... Les photographes s'affairaient. Certains n'avaient pas fait le déplacement et regardaient la course sur écran. Quelle erreur ! Car l'ambiance sur place fut incroyable. Le public était en transe ! La question taraudait tout le monde : quel coureur allait gagner ? Mais aussi quel établissement serait le lauréat ? Car chaque coureur représentait son établissement. Un double prestige, pour le coureur et pour le bar-restaurant en cas de victoire ou d'accès au podium. Comme de coutume, en attendant le départ, de nombreux spectateurs se rafraîchissaient à la buvette qui faisait le plein depuis plusieurs heures. Le soleil était au zénith, il faisait chaud. FINALE Les participants de la Finale attendaient sur la ligne de départ le compte à rebours. Un léger stress s'empara des plus anxieux. Qui allait remporter le Plateau d'argent ? Ainsi que 200 € de chèques commerçants KD'Olonne. Il fallait rester équilibré pour perdre le moins de liquide et éviter les malus... Les concurrents devaient parcourir 1200 m. Et ce serait alors l'apothéose à l'annonce de la victoire. Jacky Sourget et Thomas Riou, organisateur avec l'OCA, lancèrent le départ de la finale. La tension était extrême car c'est la réputation, à la fois du coureur et de son établissement, qui étaient en jeu... Les Garçons de Café du 21ème siècle savent-ils encore tenir convenablement un plateau comme le faisaient leurs prédécesseurs du 19ème ou 20ème siècle ??! La question est d'importance. Rappelons-le ici, la 1ère course des Garçons de Café sablaise date de 1928. Il est probable qu'il n'y ait pas eu de photo. Mais voici ci-dessous une course à Berlin en 1930. Appréciez la tenue et le déhanché exceptionnel de celui qui mène la course ! Le déhanché de Paul Remaud, du Café de la Plage, est assurément bien différent.... Constatez-le ci-dessous. Evidemment, quand on porte le n°13 !.. Finale (suite et fin) A l'issue de la finale, les coureurs furent longuement applaudis par la foule, et félicités par leurs supporters. Embrassades, cornes de brume, trompettes ont fait le reste. Pendant ce temps, la Cour des Comptes très officielle de l'organisation comptabilisa les points et les malus afin de finaliser le Palmarès. A cet instant, personne ne sait encore s'il est le vainqueur car tout dépend des liquides conservés. Enfin, Jacky Sourget dévoila le podium que voici, de droite à gauche : - 1) Andy (Brasserie face à la Mairie centrale : BHV) - 2) Théo (Restaurant sur la plage : Béchette) - 3) Tim (Restaurant sur le port : Mona Liza) Comme toujours, il fit des heureux et des déçus. Mais la fête qui suivit fut belle grâce au bar officiel et le Cova à quelques pas. Et aussi grâce à un groupe et ses chanteurs, d'une très grande qualité vocale (voir la vidéo). Cette course et cet après-midi seront inoubliables pour tous. Félicitations aux Garçons de Café qui ont fait l'effort de participer alors que c'est la fin de saison ; derrière la joie, la musique et les paillettes il y a parfois des corps fatigués. Bravo aux organisateurs et Rendez-vous fin août 2026. VIDÉO : ET MAINTENANT DÉCOUVREZ 40mn DE DÉLIRE ! - la course, les délires, les incidents, l'ambiance, le groupe musical, la remise des Prix et même à la fin de la vidéo, la dernière facétie de Jacky Sourget à voir absolument ! Un reportage exceptionnel ! Retours aux articles : Philippe Brossard-lotz Le Reporter sablais lereportersablais@gmail.com https://www.lereportersablais.com/annoncesjudiciairesetlegales/