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NEWS INTERNATIONAL Moyen-Orient. FLASH L’Iran accuse Washington de préparer une attaque terrestre, au 2e mois de guerre [Réd. Les Sables-d’Olonne]


Moyen-Orient. FLASH Attaques contre des installations électriques en Iran : courant coupé dans plusieurs zones


Dimanche 29 mars 2026 à 21h06

TÉHÉRAN DANS LE NOIR !

L’Iran a accusé dimanche les Etats-Unis de planifier « secrètement » une offensive terrestre, au moment où la guerre entre dans son deuxième mois et touche jusqu’aux universités.

Ce conflit, déclenché le 28 février par une attaque américano-israélienne contre Téhéran, ne montre aucun signe d’apaisement.

Israël a annoncé avoir frappé un site clé de production de missiles en Iran avant de lancer de nouvelles salves dans la soirée contre diverses cibles, tout en faisant état sur son sol d’un « impact de débris de missile » dans un complexe industriel du sud du pays.

A Téhéran, une série d’explosions, dont l’une très puissante, ont été entendues, selon un journaliste de l’AFP, et le ministère de l’Energie a signalé des coupures de courant dans la capitale et sa région après des « attaques » contre des installations électriques.

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique, ont quant à eux menacé de frapper les universités américaines au Moyen-Orient, en poussant certaines à passer temporairement aux cours en ligne.

« Les gens se réveillent chaque jour inquiets face à un avenir incertain », confie à l’AFP Farzaneh, une femme iranienne de 62 ans, depuis la ville d’Ahvaz (sud-ouest). « Personne ne souhaite vraiment la guerre », qui ne saurait apporter « de vraie solution à nos problèmes », déplore-t-elle.


– Des troupes américaines au sol? –

 

Ce conflit, qui touche durement les populations civiles dans la région et ébranle l’économie mondiale, peut-il s’envenimer encore?

Les spéculations vont bon train sur un possible déploiement de troupes américaines au sol en Iran. Donald Trump entretient lui-même une certaine ambiguïté sur cette possibilité.

D’après le Washington Post, qui cite des responsables anonymes, le Pentagone se prépare à des opérations terrestres de plusieurs semaines.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio avait écarté cette hypothèse vendredi, assurant que les « objectifs » de guerre de Washington pourraient être atteints sans l’envoi de troupes au sol.

Mais un navire américain d’assaut amphibie, à la tête d’un groupe naval comprenant « quelque 3.500 » marins et soldats du corps des Marines est arrivé dans la région vendredi.

« L’ennemi envoie publiquement des messages de négociation et de dialogue, tout en planifiant secrètement une offensive terrestre », a dénoncé le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Avant d’avertir: « Nos hommes attendent l’arrivée des soldats américains sur le terrain pour les attaquer et punir une bonne fois pour toutes leurs alliés régionaux ».


– Tractations en coulisses –

 

Dans la région, les efforts diplomatiques se multiplient pour tenter de faire cesser les hostilités. Des responsables turcs, pakistanais, égyptiens et saoudiens ont commencé à se réunir dimanche à Islamabad pour des « discussions approfondies ». Avant d’autres échanges prévus lundi.

L’Iran, qui riposte en frappant des intérêts américains et économiques dans le Golfe pour accroître le coût de la guerre, a cette fois ciblé deux des plus importantes fonderies d’aluminium du monde, au Bahreïn et dans les Emirats.

Au Koweït, dix militaires koweïtiens ont été blessés dans une attaque contre un site des forces armées, selon un communiqué de l’armée.

Prochaine cible potentielle dans le viseur de Téhéran: les universités américaines au Moyen-Orient, en riposte à des frappes contre des établissements iraniens.

L’Université de technologie d’Ispahan, dans le centre de l’Iran, a notamment dit dimanche avoir été visée par une attaque américano-israélienne.

« Si le gouvernement américain veut que ses universités dans la région ne subissent pas de représailles (…), il doit condamner le bombardement des universités dans un communiqué officiel avant lundi 30 mars à midi » (08H30 GMT), ont assuré les Gardiens de la Révolution.


– « Etendre la zone de sécurité » –

 

Après les menaces iraniennes, l’Université américaine de Beyrouth (AUB) a annoncé que ses cours seraient dispensés en ligne les deux prochains jours.

L’Université américaine de Madaba (AUM) en Jordanie a pris une décision similaire.

Depuis le début de la guerre, l’Iran bloque aussi le détroit d’Ormuz, voie stratégique par laquelle transite un cinquième du pétrole mondial, provoquant un choc énergétique majeur.

De Bangkok à Berlin, de Tokyo à Paris, les gouvernements multiplient donc les mesures d’urgence pour tenter de contenir la flambée des prix.

Cette crise énergétique pourrait encore être aggravée par l’entrée en guerre des rebelles houthis du Yémen, alliés de l’Iran, qui ont annoncé avoir mené deux attaques samedi contre Israël.

Depuis leurs positions stratégiques, ils ont la possibilité d’entraver la circulation du détroit de Bab el-Mandeb, l’un des couloirs maritimes les plus empruntés au monde.

Parallèlement au front iranien, Israël continue de mener des frappes au Liban.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a ordonné à l’armée « d’étendre la zone de sécurité » dans le sud du pays voisin, où elle combat le Hezbollah pro-iranien.

Les frappes israéliennes ont fait 1.238 morts, dont 124 enfants, depuis le 2 mars, selon le ministère libanais de la Santé.

Rien que samedi et dimanche, 49 personnes ont été tuées. Parmi elles, dix secouristes et trois journalistes.

(avec AFP)


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NEWS INTERNATIONAL Moyen-Orient : Ce que l’on sait des « pourparlers » de Trump avec l’Iran



Le président américain Donald Trump a effectué un revirement spectaculaire, passant d’une menace d’escalade de la guerre avec l’Iran à l’annonce de « très bons » pourparlers pour y mettre fin, démentis toutefois par la République islamique.


Voici les faits, les spéculations et ce à quoi s’attendre :


– Y a-t-il des pourparlers en cours ? –

Oui, selon Trump et non selon Téhéran, mais tout dépend peut-être de la manière dont on définit le terme « pourparlers ».

M. Trump a affirmé lundi que les États-Unis avaient été en contact avec un dirigeant iranien qu’il n’a pas nommé et qu’il a décrit comme « l’homme qui, je crois, est le plus respecté et le leader ». Une personne « très raisonnable », a-t-il précisé. Il a ajouté qu’il ne s’agissait toutefois pas du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Le site d’information Axios, citant un responsable israélien sous couvert d’anonymat, a identifié ce mystérieux interlocuteur comme Mohammad Bagher Ghalibaf, le puissant président du Parlement iranien, l’une des figures non cléricales les plus en vue à Téhéran.

Mais M. Ghalibaf a déclaré qu' »aucune négociation » n’était en cours dans un message publié sur X, ajoutant que cette annonce relevait des « fake news » destinées « à manipuler les marchés financiers et pétroliers et à permettre à ce que les États-Unis et Israël échappent au bourbier dans lequel ils sont empêtrés ».

Le New York Times, citant des responsables anonymes, a également indiqué qu’il y avait eu « une communication directe » entre le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi et l’émissaire spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, « ces derniers jours » — même si aucune des deux parties ne l’a confirmé. Mais cela ne signifie pas qu’il n’existe possiblement pas d’autres « pourparlers ».

« Je ne pense pas qu’ils (les Etats-Unis) parlent à qui que ce soit. Je crois que cela se passe par le biais d’une médiation », souligne à l’AFP Ross Harrison, un expert de l’Iran au Middle East Institute.


– Par quels intermédiaires ? –

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a confirmé que des messages avaient été reçus durant le week-end de la part de « certains pays amis faisant part d’une demande américaine de négociations visant à mettre fin à la guerre ». Depuis, le Pakistan s’est par exemple dit prêt mardi à accueillir des négociations pour mettre fin au conflit.

L’administration Trump a déjà tenu deux séries de discussions avec l’Iran depuis le retour du dirigeant américain à la Maison Blanche en 2025, chacune s’étant achevée par des attaques surprises américano-israéliennes contre le pays — en juin de l’année dernière et, plus récemment, le 28 février.

Toutes ces négociations étaient indirectes, Oman jouant le rôle de médiateur en faisant la navette entre les deux parties, qui n’entretiennent plus de relations diplomatiques officielles depuis 1980. Oman a été échaudé par ces expériences mais d’autres pays entretenant des relations amicales avec Téhéran et Washington semblent avoir pris le relais pour faire passer des messages entre les deux camps, principalement l’Égypte, le Pakistan et possiblement la Turquie.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a appelé son homologue iranien Araghchi et l’émissaire Witkoff, dimanche et lundi.

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a lui déclaré lundi qu’il s’était entretenu avec le président iranien Massoud Pezeshkian, tandis que le chef de l’armée, Asim Munir, a été en contact avec M. Trump dimanche, selon un article du Financial Times.

Le Pakistan joue déjà le rôle d’intermédiaire diplomatique de l’Iran à Washington, M. Sharif écrivant sur X que son pays était déterminé à jouer « un rôle constructif pour promouvoir la paix dans la région ».

Le Qatar, canal officieux fréquent de la diplomatie américaine et israélienne dans la région, a lui exclu de jouer un rôle.


– Que couvriront les négociations ? –

Principalement, à nouveau, le programme nucléaire iranien, sujet de discussions et de contentieux depuis 2003.

« Nous ne voulons aucun enrichissement, mais nous voulons aussi l’uranium enrichi », a déclaré Donald Trump lundi, en référence au stock connu de 440 kilos d’uranium iranien enrichi à 60%, c’est-à-dire proche des 90% nécessaires pour fabriquer une bombe.

Lors du dernier cycle de discussions avant l’attaque américano-israélienne du 28 février, Téhéran avait proposé de récupérer le stock à partir de ses installations nucléaires bombardées et de le diluer à des niveaux d’enrichissement inférieurs, selon le ministre iranien des Affaires étrangères Araghchi.

Téhéran, qui a toujours nié vouloir se doter de l’arme nucléaire, avait également proposé d’autoriser le retour des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de l’ONU, selon des informations de presse.

M. Trump a déclaré lundi qu’il existait déjà « des points d’accord majeurs » avec les négociateurs iraniens. Mais après avoir été attaqué à deux reprises, l’Iran va désormais probablement chercher à obtenir des garanties de non-agression à l’avenir, une compensation financière pour les bombardements et une levée des sanctions.

Le contrôle exercé par l’Iran sur le détroit d’Ormuz, une voie maritime vitale pour le transport de pétrole et de gaz qui est de facto fermée, lui confère un levier dont il ne disposait pas lors des précédents cycles de discussions.

« Je suis très sceptique parce que la confiance est réduite à néant avec l’intervention israélo-américaine et que les positions des belligérants sont plus éloignées que jamais », confie à l’AFP David Khalfa, spécialiste du Moyen-Orient à la Fondation Jean-Jaurès, un groupe de réflexion basé à Paris.

« La marge de manoeuvre est très faible de part et d’autre », poursuit-il.



Avec © AFP / Adam Plowright



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