Vendée - Liste Bruno Retailleau pour les sénatoriales de septembre 2020

Vendée Sénatoriales. Bruno Retailleau: Emmanuel Macron adorerait supprimer le Sénat…

 




 

Vendée Sénatoriales. Bruno Retailleau: Emmanuel Macron adorerait supprimer le Sénat…

Le 27 septembre 2020, le Sénat* renouvellera la moitié des 348 sénateurs (mandat de six ans, renouvellement de la moitié tous les trois ans. 172 seront renouvelés et 6 autres « hors de France » dans un an).
A deux mois et demi de ces élections, Bruno Retailleau, sénateur de la Vendée et président du groupe des sénateurs LR, a présenté une liste vendéenne presque identique à celle de 2014 puisque les trois candidats aux postes de titulaires sont les mêmes – Bruno Retailleau, Annick Billon et Didier Mandelli -, seuls les deux suppléants étant différents. Brigitte Hybert – maire de Moutiers et Présidente de la CC  Sud-Vendée Littoral – et Jacky Dallet – Maire de St-André Goule d’Oie et président de Vendée Eau – remplacent Anne-Marie Coulon et Laurent Boudelier.
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*Sénat: Il y a sept groupes politiques et des non-inscrits: Les Républicains: 143 sièges – Groupe socialiste et républicain: 71 sièges – Union centriste: 51 sièges – La République en marche: 23 sièges – Rassemblement démocratique et social européen (RDSE): 23 sièges – Groupe communiste républicain citoyen et écologique: 16 sièges – Les Indépendants République et Territoires: 14 sièges – Non-inscrits: 7 sièges.

Après avoir rappelé que la Constitution donnait « un rôle au Sénat qu’elle ne prévoit pas pour l’Assemblée nationale, celui de représenter les collectivités territoriales » et aussi la ruralité, Bruno Retailleau a indiqué que le Sénat était également l’assemblée des territoires de France, des communes de France.
Les besoins de proximité avec ces territoires et leurs habitants furent alors mis en avant par Bruno Retailleau qui précisa que cette notion essentielle pour lui de la proximité servirait de fil rouge durant la campagne des sénatoriales qu’il mènerait avec sa liste.

Un moyen aussi pour Bruno Retailleau de dénoncer la gestion de la récente crise sanitaire: « Nous sommes dans un moment un peu particulier puisqu’il s’inscrit après une crise sanitaire extrêmement grave dont on n’est pas sûr d’être tout à fait sorti, une crise sanitaire qui a montré un certain nombre de défaillances. C’est dans la proximité que l’on a l’efficacité. Ce que l’on a regretté et constaté durant cette crise sanitaire, c’est cette perte d’efficacité. Les collectivités locales ont été proches, elles ont été efficaces. L’Etat, lointain, n’a pas été efficace. »

Même si Bruno Retailleau ne nous l’a pas dit explicitement, derrière ce fil rouge de la proximité il n’y a pas que l’enjeu des élections sénatoriales. Il y a aussi le projet de décentralisation porté par le président de la République Emmanuel Macron. Ce qui doit constituer l’Acte 3 de son quinquennat, une remise à plat de toute l’organisation de l’Etat.
Mais parallèlement, le Sénat en lien avec les associations d’élus comme l’Association des Maires de France, par exemple, a lancé un groupe de réflexion sur le même sujet…
On le sait, les relations entre le Président de la République et les représentants des collectivités ont connu des hauts et des bas; réduction des normes, maintien des financements, liberté d’initiative devaient être au menu. A la place, sont apparues la suppression des emplois aidés, la réduction des aides au logement avec des répercussions pour les bailleurs sociaux, ou le 80 km/h…

Etait aussi espérée dans le cadre d’un « pacte girondin » une déconcentration des services de l’Etat.
A partir du lien social nécessaire, Bruno Retailleau y fait allusion. Il nous indique que « la visio-conférence, les réseaux sociaux, etc… cela peut être bien mais l’on a besoin de nouer des relations humaines dans une relation de proximité; le lien c’est fondamental, et c’est pourquoi on va porter cette décentralisation au moment où, depuis une dizaine d’années on a été victime à la fois du gigantisme avec de grandes régions et de très grandes communautés de communes ! »
Il ajoute: « ont été privilégiés une logique arithmétique et le gigantisme, et a été développé le jacobinisme qui n’est ni de droite ni de gauche, monarchiste, absolutiste, bonapartiste…« .
Alors que la conversation glisse vers les Gilets jaunes, Bruno Retailleau déclare: « Je l’ai déjà dit à des Gilets jaunes qui voulaient supprimer le Sénat. -Allez-y demandez sa suppression! Le premier qui va vous applaudir c’est Emmanuel Macron, il adorerait le supprimer, il a déjà supprimé Matignon ! Il ne reste plus que le Sénat! »  (Note de la Revue: Bruno Retailleau fait allusion à ce qui serait la volonté d’Emmanuel Macron, à savoir détenir tous les pouvoirs entre ses mains, ce qui a amené certains observateurs à considérer qu’il était plutôt favorable à un Premier ministre dans le rôle de « collaborateur »).
Bruno Retailleau compléta: « Il ne reste plus que le Sénat, il y a les territoires aussi ! »

Il précisa alors son projet: « l’idée que l’on va porter c’est une nouvelle décentralisation avec une déconcentration de l’Etat. Je pense que l’on ne peut pas concevoir la décentralisation qui concerne les collectivités sans un mouvement de déconcentration de l’Etat !  Et nous sommes pour que l’Etat se territorialise sur les départements. »

Bruno Retailleau veut, avec son équipe, avec le Sénat, porter l’idée de la France des communes !
« Les communes ne doivent pas devenir des coquilles vides. Il faut certes des intercommunalités mais la cellule de base, c’est la commune, c’est là que les gens habitent, c’est là que les bénévoles s’engagent pour des associations. C’est l’échelon local qui inspire confiance. Et nous pensons que pour traiter la crise de la démocratie il faut rebâtir une confiance, mais dans la proximité. On le voit bien, c’est le maire que plébiscitent les Français ! »
Il revient alors sur le principe de la déconcentration: « il est nécessaire de casser les grandes administrations régionales, l’ARS a été critiqué mais on peut critiquer d’autres administrations qui, en fait, ne sont que des émanations des administrations centrales. Il faut que ce soit le Préfet de département devienne le patron des services de l’Etat, c’est au niveau du département que les Préfets seront les plus efficaces. »

« Hier, dit-il, aux côtés du président Gérard Larcher, nous avons présenté le projet que nous allons porté au Sénat pour la décentralisation avec cette idée de proximité. Avec la proximité comme source d’efficacité. Plus on est près du terrain, plus la décision sera judicieuse, appropriée, efficace, et plus vous vous éloignez, malheureusement, moins la confiance grandit. Ce qui est lointain inspire défiance, ce qui est proche inspire confiance. »

Bruno Retailleau s’exprimait devant nous à La Roche-sur-Yon, dans une ville marquée par la patte napoléonienne. Mais c’est l’ombre de de Gaulle qui semblait, parfois, nous survoler (Note de la Revue: en 1969, de Gaulle présenta un projet de référendum visant à fusionner le Sénat et le Conseil économique et social, mais surtout à le limiter à une fonction consultative: plus d’initiatives de lois, donc uniquement des avis, et pas de possibilité de poser des questions au Gouvernement. Les Français s’y opposèrent à 52,41% et le Général de Gaulle quitta le lendemain ses fonctions).

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En effet, Bruno Retailleau et les membres candidats sur sa liste ne manquèrent pas une occasion d’affirmer le rôle essentiel et incontournable du Sénat.
Bruno Retailleau indiqua qu’à ses yeux le Sénat – qui n’est pas dans l’opposition systématique et vote de nombreux textes initiés par l’Etat -, a un rôle d’équilibre en n’étant pas dans la complaisance envers l’exécutif. Il considère qu’il faut « un Parlement qui marche sur deux jambes. » (NDLR: le bicamérisme: l’organisation du Parlement avec deux chambres).

Il précise que si le Sénat a voté environ les deux tiers des textes, les sénateurs les amendent beaucoup dans un souci d’amélioration. « Il y a un aspect technique, « légistique » qui est très peu connu car c’est un travail obscur, souvent ingrat, mais qui est important pour remettre parfois « à l’endroit » certains textes. »
« Le rôle du Sénat est de représenter les territoires mais il est aussi un contre-pouvoir. »

Victor Hugo
©Photo: Sénat

Et pour nous en convaincre, Bruno Retailleau n’hésite pas à inviter le sénateur Victor Hugo !  (NDLR: Victor Hugo fut sénateur du 30 janvier 1876 jusqu’à son décès le 22 mai 1885. Il était partisan du bicamérisme et il refusa de voter la Constitution en 1848 car elle instituait une assemblée unique: « L’institution d’une assemblée unique me paraît si périlleuse pour la tranquillité et la prospérité d’un pays que je n’ai pas cru pouvoir voter une constitution où ce germe de calamités est déposé. Je souhaite profondément que l’avenir me donne tort. » )

Et Bruno Retailleau de citer alors Victor Hugo: « Le sénateur Victor Hugo disait qu’une « France gouvernée par une Assemblée unique c’est l’océan gouverné par l’ouragan ». C’est une très belle phrase. »
Bruno Retailleau poursuit en revenant sur l’inquiétant jacobinisme: « Le Sénat joue donc un double rôle, un rôle particulièrement important, territorial, et l’autre rôle qui est démocratique, et ça tombe bien. Je pense que les territoires ont été beaucoup oubliés; les gens qui dirigent sont très parisiens, la démocratie ne va pas bien, il y a – on le voit bien – une concentration des pouvoirs. Un exécutif à deux têtes….(avec le Gouvernement) et l’Assemblée nationale qui est totalement accrochée à la locomotive de l’exécutif. Une démocratie, ça doit reposer sur la séparation des pouvoirs! »

Et, toujours dans l’affirmation du rôle essentiel du Sénat et de la nécessaire proximité, il en vient un peu plus précisément à la Vendée:
« Notre projet c’est la Vendée mais c’est aussi un projet que l’on va porter au Sénat. La proximité c’est l’ADN de la Vendée. Le modèle vendéen ce n’est pas le modèle des grands ensembles qui ont créé un grand vide entre les gens. La Vendée ce n’est pas le modèle de la métropolisation.
C’est un département dynamique mais très équilibré et c’est ce modèle que l’on veut conforter, et l’on se bat, Annick Billon, Didier Mandelli et moi pour le conforter. Pour que l’on n’oublie pas la réalité avec cette tendance à la métropolisation. La Vendée est un département qui n’a pas été touché par la désertification, qui bénéfice d’une répartition harmonieuse. »

Au-delà de l’attention identique portée à chaque commune, chacun des trois élus sur le dernier mandat, rappelle le nombre de déplacements réalisés, par centaines, pour nouer des contacts avec des habitants, des élus, des entreprises.
« A chaque crise on a relayé les préoccupation, les problèmes de la Vendée. On a intégré la notion de préjudice écologique dans le Code civil, au moment de Xynthia nous avons été aux premières lignes,  un certain nombre de documents d’urbanisme portent notre marque avec aussi les PPRi, Annick Billon et Didier Mandelli ont travaillé sur le dossier de la SNSM, on s’est battu pour que les collectivités puissent obtenir des masques en obtenant du Gouvernement un arrêté permettant d’en commander etc… On est là à chaque moment de crise mais on est là bien sûr dans les moments plus normaux où l’on essaie de porter la voix de la Vendée sur de nombreux dossiers, notre dernier combat portant sur le maintien de Centres de Finances publiques. »
A la question des proposition de lois emblématiques déposées ou sur leur travail parlementaire, Bruno Retailleau cite la récente proposition sur la passation des marchés publics locaux, la proposition visant à prévenir les violences lors des manifestations, tandis qu’Annick Billon cite deux projets de résolutions concernant les grossesses précoces et les violences sur les femmes en situation de handicap.
Didier Mandelli cite bien sûr le Rapport sur la SNSM et le Sauvetage en mer « qui a nécessité beaucoup de visites dans de nombreuses stations SNSM avec un volet hyper sensible, un volet très technique et très humain; c’est la marque du Sénat, on ne fait pas que du technique. » Sur ce dossier Didier Mandelli indique qu’il est globalement satisfait: « notre texte a été déclencheur, et le nouveau président de la SNSM a engagé des choses qui étaient vraiment au centre des préoccupations. On va suivre le dossier mais globalement notamment sur les aspects techniques et la proximité avec les stations. »

 

Pour sa part Annick Billon indique qu’elle se « présente avec un enthousiasme certain après six années avec des visites par centaines – 2h par commune vendéenne – plus 120 visites dans des entreprises et plus de 150 inaugurations« . Les trois jours et demi par semaine à Paris ajoutés à la proximité, ici en Vendée, ont permis, dit-elle « de tisser des liens étroits avec les acteurs, les entreprises, les élus » permettant ainsi de s’inspirer des avis de nombreux contacts sur le terrain pour réaliser le travail au Sénat. Elle cite, notamment, les réunions réalisées pour l’obtention de l’état de catastrophe naturelle pour 600 maisons, ainsi que le dossier de la Snsm qui s’est achevé avec la réalisation d’un rapport par Didier Mandelli dont les propositions ont été bien entendues par le nouveau président de la Snsm.
Annick Billon connaissait l’immensité de la tâche, car dit-elle, Bruno Retailleau les avait prévenu mais elle souligne que le contexte fut passionnant avec de bonnes relations entre sénateurs dans un climat serein et respectueux. Elle indique qu’elle a vécu des choses exceptionnelles et graves: « on a toujours été là dans les moments difficiles, notamment pour voter les lois d’urgence. » Elle se souvient aussi d’avoir pu assister à deux Congrès (NDLR: réunion des 2 assemblées, députés et sénateurs, au Château de Versailles, soit pour une révision de la Constitution, soit pour des déclarations du Président de la République; depuis 2014, il y a eu 3 Congrès: 16 novembre 2015, 3 juillet 2017 et 9 juillet 2018).
Annick Billon a vu ses responsabilités croître au fil des années, elle a été rapporteur pour une proposition de loi sur les écoles privées hors contrat, et elle préside la délégation aux droits des femmes, avec des propositions qui ont été retenues, notamment le délai de prescription qui est passé de 20 à 30 ans.
Elle rappelle que la liste est une liste d’union, entre les LR et l’Union centriste (UDI en Vendée). Une majorité qui, dit-elle « partage, globalement des valeurs communes; on peut avoir des divergences mais elles ne sont pas incompatibles et donc nous effectuons un travail en bon intelligence avec une majorité qui est resté stable malgré tous les événements que l’on a pu connaître durant ces 6 ans. »
Elle revendique un travail de terrain, comme beaucoup de sénateurs qui ne sont pas du tout déconnectés du terrain. Elle indique qu’en 2014, le président du Sénat Gérard Larcher avait souhaité la création d’une délégation aux entreprises; celle-ci a été très active allant à la rencontre de nombreuses entreprises dans de nombreux départements, cela permettant d’inspirer toutes les propositions qui furent faites et des améliorations pour la Loi Travail.

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Didier Mandelli indiqua que les sujets qui pouvaient intéresser la Vendée étaient nombreux et qu’il a eu la chance, durant son mandat de sénateur, de s’investir sur plusieurs grandes problématiques: l’économie circulaire, des textes intéressant la Vendée et le littoral et sur la SNSM. (Note de la Revue: il a été rapporteur sur La Réforme ferroviaire, le Sauvetage en mer et sur le projet de loi d’orientation des mobilités. « Des sujets importants, dit-il, mais pour autant on ne néglige pas tous les autre sujets ». Il précise que tous ces travaux et le mandat de sénateur exige beaucoup de présence et que son « engagement est bien sûr au service de la Vendée. »
Il souligne qu’il a la chance « d’avoir un chef de file – Bruno Retailleau – qui nous aspire par sa vision, sa capacité de travail » et il souligne que « le Sénat est une belle mécanique, une belle institution, où ont siégé de grandes personnages illustres dont Georges Clemenceau ».
Didier Mandelli souligne que « c’est une chance de servir son pays et en même temps, il faut trouver un équilibre entre la présence sur le terrain qui nous nourrit, et qui permet de décider et voter en connaissance de cause, et le travail sur les textes, ce qui ne se voit pas forcément au niveau local, et qui nous amène sur le terrain national et même parfois international. Suivre tous ces dossiers est très exigeant, et en même temps très passionnant, avec un travail par équipe qui se nourrit des expériences passées. »
« Le travail des sénateurs c’est un travail d’écoute. J’ai été rapporteur sur des textes, lors des auditions on n’a pas d’a priori, on écoute tout le monde sur tous les sujets, et on essaye de construire un texte qui tente de répondre aux problématiques, qui permette de donner du corps, cela sous le sceau du bon sens, c’est notre marque. C’est ça notre travail.
Pour la SNSM on a fait 12 visites, une soixantaine de stations, l’administration etc… On n’arrive pas avec des idées préconçues. C’est un vrai travail d’équipe.
On est dans une démocratie représentative mais aussi participative. »
Il ajoute que « la liste est constituée de gens de sensibilités différentes, et que c’est intéressant de redémarrer cette aventure. »

 

Bruno Retailleau reprend la parole. Il se dit fier de conduire cette liste, considère que la Vendée a la chance d’avoir Didier Mandelli et Annick Billon comme sénateurs, qui sont très engagés, l’un et l’autre étant reconnus, non seulement dans leur propre groupe mais aussi par les autres sénateurs.
« La liste s’engage pour la proximité mais aussi dans la diversité de ses territoires et de ses sensibilités » indique Bruno Retailleau, et il indique que le travail du Sénat n’est pas inspiré par la seule dimension politique des choses.

A propos des prévisions de résultats des élections, il considère qu’il y a une certaine stabilité du corps électoral.
Bruno Retailleau parle même de complémentarité entre l’Assemblée nationale et le Sénat: « l’Assemblée nationale est en prise directe avec la présidentielle, alors que pour les sénatoriales il s’agit d’un calendrier et d’un corps différent. Les sénatoriales sont reliés aux des élections territoriales puisque ce sont les grands électeurs qui votent. »

Et pour les Présidentielles de 2022 ?
Bruno Retailleau: « oui, je voterai….! » (rires).
Bruno Retailleau: « les ambitions que je nourris c’est pour mon pays et pour la Vendée. »

Bruno Retailleau poursuit l’air plus grave:
« Nous sommes dans un moment grave, je crois que nous sommes à la croisée des chemins, les décisions qui seront prises dans les prochains mois détermineront la trajectoire de la France, non pas pour les six mois, pas pour d’ici 2022, mais pour les dix prochaines années. Si ce sont des bonnes décisions la France se relèvera, si ce sont de mauvaises décisions on a un risque d’accélération du décrochage de la France. Avec la crise sanitaire la France est dans sa crise la plus grave en terme de perte de richesses, -12% ! Ça doit nous interpeller.
Pourquoi la France qui a tant d’atouts et qui a connu le virus comme tous les autres pays, va être le pays qui va connaître la pire récession du monde développé. On doit se retrousser les manches! »

Alors que cette intervention a lieu, le vendredi 3 juillet 2020, le Premier ministre, Jean Castex, vient juste d’être nommé.
Mais Bruno Retailleau n’a alors pas souhaité s’exprimer. Son visage semble exprimer un sourire un peu narquois. Est-ce la pêche vers la droite d’Emmanuel Macron qui l’inspire alors ?

Philippe Brossard-Lotz

Le Reporter sablais

 

 




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