© Photo d'Archives: Bruno Le Maire à vélo en Vendée - Visite de la société Arcade Cycles. © Le Reporter sablais

Vendée Coronavirus. FRANCE Fonds de solidarité: les assurances au coeur du débat

 




 

L’affaire est tout autre
Il ne s’agit pas d’un sinistre ponctuel, comme pourrait l’être une tempête de grêle détruisant une récolte.
L’affaire est tout autre. Il s’agit d’une crise majeure, conduisant au désarroi l’ensemble des forces vives et économiques de la Nation.
La solidarité doit être de mise et un geste financier trop modeste serait mal compris alors que l’on considère que la crise économique en cours, et à venir, sera d’envergure, avec un retentissement et des répercussions sans doute pires que la crise de 1929 durant laquelle des Américains, ruinés, se suicidaient.

D’ores-et-déjà, des entreprises et des commerces, des travailleurs indépendants, contraints par la règle quasi-générale du confinement voient leur chiffre d’affaires réduit à néant pour le mois en cours, et il en sera de même pour le mois à venir. Malgré les soutiens et les mesures prises, tous seront très bientôt exsangues.

Un risque systémique…
Les pertes d’exploitation vont être considérables, des pertes qui ne sont pas couvertes par les compagnies d’assurances qui considérent – c’est en tout cas ce qui ressort de leurs interventions dans la Presse – que cette épidémie est un risque systémique qui n’a fait l’objet d’aucun paiement de cotisation spécifique pouvant couvrir les sinistres.
Certains suggérent donc que, comme pour certaines catastrophes naturelles, un nouveau régime soit mis en place permettant à l’avenir de proposer et couvrir les catastrophes sanitaires.

Un système financier vital
En attendant, certains élus s’inquiétent vivement des répercussions de la crise du Covid-19 sur toute l’économie française, ce qui pourrait conduire à un désastre sans précédent.
Que l’on ne se trompe pas. Parler aujourd’hui d’économie, d’entreprises, de finances, alors que de nombreuses familles sont en deuil, que des malades luttent pour leur survie, que des médecins et des infirmières donnent leur temps et leur âme sans compter pour guérir et soutenir les malades, n’est en rien incongru.
Le système financier est nécessaire, vital dans tous les sens du terme, pour éviter un désastre et une catastrophe sociale de grande ampleur.
Rémunérations, soutiens sociaux et médicaux, prises en charge, exploitations agricoles, industrielles, commerciales, tout s’écroulerait comme un immense château de cartes sous un effet domino diabolique.

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L’actionnariat est un soutien aux entreprises
L’ignorance de beaucoup de gens des fonctionnements des leviers économiques, financiers et boursiers les amènent à colporter des images très négatives sur les dividendes versés par des sociétés aux porteurs d’actions. Certes, il peut y avoir ici ou là des excès liés à des comportements de fonds spéculatifs.
Il n’empêche, on oublie un peu trop vite que ces actionnaires prennent des risques et que leur investissement soutient le développement de milliers d’entreprises côtées, y compris des TPE et PME qui, sans cet apport de liquidités ne pourraient mener à bien leur programme de développement.

Une baisse historique du pouvoir d’achat
Bien plus pervers est le lobbying du patronat – que l’on entend peu depuis plusieurs années et on comprend pourquoi quand on voit le résultat – auprès des décideurs et du Gouvernement pour étouffer les salaires et conduire ainsi à une baisse considérable et jamais vue du pouvoir d’achat des Français.
Le blocage permanent du Smic sans coup de pouce en raison d’arguments avancés par des pseudo-experts fait rire; quant aux prétendues négociations salariales dans les branches professionnelles, elles rélèvent de la comédie théâtrale. Dans un système de négociation paritaire complétement dépassé, les employeurs, déconnectés des réalités, ont été peu clairvoyants, ne se rendant même pas compte qu’en contenant systématiquement l’évolution des salaires ils participaient directement à une baisse du pouvoir d’achat des Français qui réduisaient à néant les capacités d’achat de leurs propres produits.
Et ainsi, ils faisaient la part belle aux gros diffuseurs de promos par internet américains et asiatiques.
D’autres lobbyes sont tout aussi responsables car, en voulant sans cesse et dans tous les secteurs augmenter les acquis sociaux à n’en plus finir, ils rendent les embauches difficiles en raison de charges devenues prohibitives.
L’économie est une affaire beaucoup trop sérieuse pour la laisser au patronat.

Bruno Retailleau
© Photo: Le Reporter sablais

Une crise d’une exceptionnelle gravité
Le Président de la République, Emmanuel Macron, et bien d’autres dirigeants de par le monde, posent aujourd’hui le problème des répercussions d’un confinement excessif sur l’économie mondiale, même si personne ne perd de vue l’impératif sanitaire.
Dans une très récente lettre au Ministre de l’Economie que Le Reporter sablais s’est procuré, Bruno Retailleau indiquait que l’économie française traverse une crise d’une exceptionnelle gravité et que si rien n’était fait dès maintenant pour couvrir les pertes des entreprises, cette économie et les entreprises subiront des faillites en cascade.
Avant de décider pour demain, il indiquait au ministre qu’il fallait protéger les entreprises dès maintenant contre les effets, bien réels créés par la pandémie d’aujourd’hui.

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Il en vint dans sa lettre au sujet concernant les compagnies d’assurances.
« Monsieur le Ministre, dans la résistance collective contre la crise, les compagnies d’assurances ont apporté une première contribution à travers leur participation au fonds de solidarité. Cet effort doit naturellement être salué.
Mais j’ai la conviction que ces acteurs majeurs de notre économie peuvent jouer un rôle encore plus déterminant, à travers une augmentation conséquente de cette participation des compagnies d’assurance au fonds de solidarité, afin de couvrir les pertes d’exploitation des entreprises.
Pour financer cet effort, ces compagnies pourraient mobiliser les réserves dont elles disposent en sus de leurs réserves prudentielles, mais également les sommes non versées pour l’indemnisation des risques qui, avec le confinement, sont considérablement diminués. Je pense, par exemple, aux risques routiers. »

En conclusion, Bruno Retailleau, rappelant que le ministre avait indiqué que le choc économique était sans précédent depuis 1945, et que cette ampleur appellait des réponses inédites, rapides et massives, prises collectivement, dans l’intérêt de tous, demanda au ministre de l’Economie Bruno Le Maire d’examiner dans les plus brefs délais une augmentation de participation des compagnies d’assurances à ce Fonds de solidarité.

Philippe Brossard-Lotz

Le Reporter sablais

 

 

 

 




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