Vendée - François Blanchet sort de l'isoloir juste avant d'être porté à la tête du Pays de St-Gilles

Port-Brétignolles Vendée. Une nouvelle donne après l’élection de François Blanchet à la présidence du Pays de St-Gilles

 




 

Pays-de-St-Gilles Vendée. ELECTIONS: découvrez le nom du nouveau Président
Le Président de la CC du Pays de St-Gilles était Christophe Chabot. A la suite des élections municipales et communautaires, les conseillers communautaires élus devaient – sur l’ensemble du territoire national – élirent leur président.
L’élection pour le Pays de St-Gilles a été fixée au vendredi 10 juillet 2020 à 19h, à Landevieille.
Les élus communautaires des 14 villes composant la CC du Pays de St-Gilles devaient se prononcer.
Les communes les plus importantes sont St-Hilaire de Riez avec 11 voix (majorité + opposition) et St-Gilles Croix de Vie avec 7 voix (toutes de la majorité). Les autres communes disposant de 4 voix ou moins chacune.
Parmi les enjeux de cette élection, l’avenir de Port-Brétignolles, dont le projet a connu de nombreuses péripéties. Si Christophe Chabot est toujours favorable à sa construction, d’autres considèrent que le projet est dépassé, trop coûteux au regard des besoins financiers dans d’autres domaines, fait l’objet de trop de contestations qui mettent à mal la sérénité sur le Pays de St-Gilles.

François Blanchet, maire de St-Gilles Croix de Vie avait annoncé sa candidature à la présidence le 3 juillet 2020, en jouant cartes sur table: il proposerait, s’il était élu, un moratoire sur le projet de Port Brétignolles, l’attente des résultats des recours et, si les élus le souhaitaient, un référendum sur le sujet.

ELECTIONS:
A été élu Président du Pays de St-Gilles

François Blanchet par  26 voix contre 21 à Chabot

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Le déroulé du vote

Il y avait 43 présents et 4 pouvoirs soit 47 votants.
La majorité absolue était donc à 24.
Lors du dépouillement, Christophe Chabot a d’abord tenu la tête puisqu’il menait 13 voix à 8.
Puis cela s’est équilibré: 14 voix partout ! Puis 17 voix partout !
Chacun peut alors penser qu’il sera le gagnant de cette bataille politique.
La majorité n’est plus qu’à 7 voix, de 17 à 24.
Mais François Blanchet revient en force, il mène alors 20 à 17.
Il ajoutera 6 voix de plus contre 4 à Christophe Chabot.
Score final 26 à 21.

L’élection s’est jouée à 3 voix près !

 

Vendée – François Blanchet, juste après son élection comme Président du Pays de St-Gilles

 

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Les discours

Avant l’élection chacun des candidats s’est exprimé. Au tirage au sort, c’est Christophe Chabot qui a commencé. 10 minutes environ étaient prévues.
Extraits

« Voici le moment de vérité tant attendu. Vous allez devoir départager deux méthodes, deux sincérités différentes. 
Quand François m’a annoncé sa candidature, j’ai d’abord pensé m’effacer pour ne pas fracturer notre territoire. Son manque d’élégance et la réaction de mes collègues m’ont encouragé à me porter candidat devant vous ce soir.
J’ai rencontré beaucoup de nouveaux élus et je pense qu’il y a une façon de sortir par le haut de cette situation.

Il fait ensuite son éloge. « Le bilan de ces dix dernières années est simple: on a tout réussi. Nous avons réalisé l’ensemble de notre ambitieux programme. Nous avons réalisé le plus d’équipements du département dont 150 millions d’€ sur St-Hilaire de Riez et St-Gilles Croix de Vie avec la plus basse fiscalité du département. En ne participant à aucune des mille commissions – je dis bien mille – qui ont animé ces dix ans, je vous ai confié de vraies responsabilités. En validant 99% de vos propositions, j’ai respecté votre travail et l’engagement que j’avais pris de n’être que le coordonnateur de votre action. Je dis cela car pour justifier une nouvelle gouvernance, le bruit a couru cette semaine que je décidais tout seul. merci du compliment car en fait car si j’ai décidé seul de ce qui vient d’être fait depuis dix ans, il n’y a pas photo, il faut continuer avec moi. 
Je n’ai pas le temps de vous parler du joli coup de billard à deux bandes mis en place de longue date par François pour se débarrasser de ses deux amis, Laurent (NDLR: Boudelier, aux Municipales à St-Hilaire de Riez) et moi-même. Je dirais, c’est du bel ouvrage.
Lui vous dira, en souriant, c’est la démocratie, et il a raison; pour cruelle qu’elle soit c’est la démocratie. Je préciserai, amicalement, que c’est « sa » démocratie !
Tournons-nous plutôt vers l’avenir. Au sortir de la crise Covid, il y a une urgence. Si je suis élu, nous nous mettrons au boulot pour faire ce que l’on a décidé tous ensemble.
Et s’il faut remettre en cause certains projets nous le ferons également, avec méthode et respect du passé et de l’avenir. Malheureusement, la campagne s’est focalisé sur un seul thème, le Port de Brétignolles. Je le regrette bien; au vu des défis qui nous attendent il y avait probablement mieux à faire. 
Sur la réputation sulfureuse du projet de Port Brétignolles auprès des nouveaux élus, mon ami François a décidé de sacrifier ce dossier sur l’autel de ses ambitions ! En fait, le Port de Brétignolles et son image lui offre une fenêtre de tir sur un temps très court pour avoir l’opportunité (de se porter candidat) et donc le prétexte, il est là, c’est bien le projet de Port de Brétignolles.
François a toujours soutenu le port, il a toujours voté tous les budgets et il sait que le dossier est solide. Il refuse la proposition que je lui ai faite de laisser le temps aux nouveaux élus de l’ouvrir (NDLR: il s’agit des maires nouvellement élus aux dernières élections municipales sur le Pays de St-Gilles). Il prétend qu’ils n’en veulent pas. Au vu de ce qu’ils ont lu et entendu, ce n’est pas surprenant. Nous non plus nous ne voulons pas du port que François décrit comme étant un futur gouffre financier m’obligeant à vous adresser hier soir quelques précisions. 
Je le rejoins sur un point important, la donne démographique a changé; le Pays de St-Gilles compte 28 nouveaux élus qui doivent être entendus. Pour moi, il n’y a aucune ambiguïté, c’est à eux de décider de ce qui est bon pour notre territoire et ce qui ne l’est pas. Cela doit être fait en tenant compte de la volonté des électeurs, je n’ai jamais eu d’autre conception de la démocratie. C’est pourquoi, j’ai proposé la création d’une commission dédiée composée des dix nouveaux maires et des deux nouveaux élus qui ont clairement affiché leur opposition au projet de port. Elle devra sur une période de six mois étudier ce dossier, auditionner les parties pour et contre, consulter les entreprises, voir ou revoir les experts sur certains sujets. En parfaite indépendance, cette commission et uniquement cette commission devra proposer des solutions acceptables pour tous. Je précise que je n’y participerai pas. Peut-on faire plus clair et plus loyal, je ne le pense pas. C’est la démocratie que j’aime. 
J’appelle mes collègues à ne pas confondre avis citoyen et responsabilité de l’élu. L’avis citoyen émane souvent de la vox populi (alors que) la responsabilité de l’élu est de prendre un peu de hauteur, d’ouvrir le dossier, de l’étudier, de vérifier si les informations que l’on possède sont bonnes et la légitimité du parcours démocratique. 

Si le futur président ne met pas en place une méthode respectueuse pour sortir de ce dossier sans blessé, nous courons à la division. Jamais les Brétignollais ne laisseront saborder 20 ans de participations citoyennes, des millions d’euros dépensés, des années de sacrifices, de sueurs, de joies et de peine. En procédant de la sorte, vous ne feriez que remplacer la colère des opposants par celle de ceux, beaucoup plus nombreux, qui soutiennent ce dossier. Jamais les anciens élus n’accepteront d’être déjugés violemment.
Peut-on, chers collègues, sans l’avoir ouvert, refermer ce dossier d’un revers de main pour satisfaire de petits arrangements électoraux ?
Croyez-vous que les entreprises du Pays de St-Gilles, qui travaillent pour certaines depuis quinze ans sur ce dossier et ont dépensé des centaines de milliers d’euros vont accepter un moratoire dont chacun sait qu’il signerait l’arrêt de mort du dossier ?
A l’aube d’une crise économique sans précédent, stoppez un tel projet de manière arbitraire est-il une façon de soutenir l’emploi ? 
Si le souhait majoritaire est d’abandonner le port, êtres-vous sûr que le Maire de St-Gilles qui s’apprête à engager 12 millions d’euros communautaires dans son port est le mieux placé pour le faire ?
Si ce dossier doit se refermer, je le refermerai. C’est à moi et à personne d’autre de le faire. Je dispose de la confiance des 4000 adhérents de « Brétignolles veut son port ».
Je suis prêt, ma décision est prise. Je suis disposé à mettre un terme à ce projet qui divise, et qui bousille ma vie et celle de ma famille depuis trop longtemps. L’arrêter serait un soulagement, la fin d’un cauchemar personnel. 
Si vous me confiez cette mission, je la remplirai sans état d’âme et avec bienveillance. C’est à moi de rencontrer les conseillers municipaux des trois mandats (précédents) qui ont construit ce projet, de leur expliquer pourquoi vous avez pris cette décision. Mon seul objectif est désormais d’éviter la division et de refermer ce dossier dignement. 
François va vous dire que lui aussi il fera pareil, il sera bienveillant sur la méthode, on peut lui faire confiance, on vient de le vivre les méthodes douces il connaît. 
Il n’y a qu’à moi que les Brétignollais pardonneront. Ce soir, la question à laquelle vous devez répondre est clair. 
Qui de François et de Christophe est le plus légitime pour fermer ce dossier sans diviser le pays ? Je vous demande solennellement de me confier cette mission.
C’est mon de voir, c’est « ma » démocratie. 
J’ai organisé ma succession à Brétignolles pour envisager de m’investir à la Communauté de Communes qui demande toujours plus de présence. Si vous votez pour moi, libéré de ma fonction de maire et du dossier du port, sans aucune autre ambition politique, je viendrai vers vous, avec vous, dans vos communes pour faire mieux connaître et reconnaître notre collectivité. Mon travail sera celui d’un homme de terrain. Avec les dotations financières que nous modifierons, j’irai dès la semaine prochaine valider de nouveaux projets sur les communes rétro-littorales. Que l’on ne me fasse pas croire qu’un maire et conseiller régional pourra faire tout cela. 
Dans quelques minutes il y aura un vainqueur, quel qu’il soit je suis triste: notre beau pays qui vient de vivre un mandat fabuleux sera lui le grand perdant de cette soirée. J’en suis désolé. Dès demain, il faudra panser les plaies; si je gagne, je m’emploierai à recoller les morceaux d’une belle histoire coupée en deux, je ne laisserai personne en chemin. A vous les Hilairois, je tendrai la main dès lundi. J’ai bien compris que Jean-Yves et mes amis de St-Hilaire avaient changé d’alliance mais moi je n’ai pas changé vis-à-vis de St-Hilaire de Riez. 
La loyauté et la fidélité, ça aussi c’est ma démocratie. Je ne laisserai pas St-Gilles en chemin; à 60 ans, désormais apaisé, je possède la sagesse nécessaire pour pardonner. Les élus de St-Gilles sont mes amis d’hier et ils seront ceux de demain. Il n’y a pas d’autre option pour la sérénité et la réussite de notre beau pays de St-Gilles Croix de Vie.  »

 

Vendée – Christophe Chabot lors de son discours juste avant l’élection

 

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François Blanchet a alors pris la parole.
Extraits
« Ce soir je souhaite vous parler de notre magnifique territoire et vous proposez quelques pistes de réflexion qui seront amenées à évoluer puisque ce projet de territoire sera construit avec vous, tous ensemble.
Si je me suis engagé en politique, c’est pour défendre des valeurs, des projets, pour défendre une vision de territoire.
Je me battrai toujours pour promouvoir des idées et jamais pour salir les hommes. Ceux qui me connaissent savent que ce n’est pas ma façon de faire de la politique, et ça ne le sera jamais.
Je souhaite vous proposer une nouvelle méthode de gouvernance que nous élaborerons tous ensemble afin de libérer l’initiative et la parole pour associer davantage les citoyens, les jeunes, les actifs, les retraités, les représentants de nos associations économiques et associatives et bien évidemment vous tous les élus.
Nous devons revoir nos priorités afin de préparer ce monde de demain que beaucoup appellent de leurs voeux après la période difficile que nous vivons et qui va marquer je pense durablement notre société.
La crise sanitaire que nous venons de traverser (NDLR: liée au coronavirus) nous oblige à repenser totalement notre projet de cohérence territoriale. Mieux, elle nous oblige à le réinventer. Il est essentiel d’être aux côtés de nos entreprises, de leurs dirigeants, de leurs salariés pour sortir de cette crise sans précédent. Nous devrons imaginer un vrai plan de sortie de crise pour notre économie alors que des entreprises importantes et (d’autres) de tailles plus modestes de notre territoire annoncent qu’elles vont fermer pour plusieurs mois. Nous devrons également imaginer des exonérations de taxes pour ces acteurs économiques et nous devrons aider toutes les associations économiques locales de notre territoire qui soutiennent et fédèrent nos entreprises. Les attentes de nos entrepreneurs locaux sont à la hauteur de leurs inquiétudes. La Communauté de Communes du pays de St-Gilles doit être au rendez-vous.
Je souhaite que nous puissions, ensemble, être innovants en matière d’écologie, de développement durable, de défense contre la mer, de protection de notre trait de côte, et que dans nos 14 communes nous puissions allier la croissance verte et la croissance bleue.
Je souhaite que puissions, ensemble, être aux côtés de nos marins-pêcheurs et de nos agriculteurs qui ont besoin de notre indéfectible soutien. Ce sera d’ailleurs tout le sens d’une délégation à l’agriculture que je confierai à l’un de nos vice-présidents.
Je souhaite que tous ensemble nous puissions nous engager pleinement sur un grand Plan territorial de Santé publique et d’accès aux soins pour tous. En confiant de vraies missions à notre Centre intercommunal d’action sociale (CIAS) en lien bien sûr avec nos CCAS et ne le dotant de moyens importants pour proposer aux communes qui le souhaitent d’accueillir par exemple des Maisons médicales ou des centres de santé. Notre CIAS devra aussi intervenir en faveur de l’urgence sociale, de l’accès au logement et de la solidarité, et en travaillant davantage avec nos communes.
Je souhaite que nous puissions, tous ensemble, favoriser la culture dans nos communes, en particulier sur le rétro-littoral, en maintenant par exemple le Festival des musicales, qui est menacé de disparition, et qui permet aux communes rurales d’accueillir des animations culturelles de qualité. La culture est de droit une des rares compétences partagées entre nos communes et la Communauté de communes; en la faisant évoluer nous pourrons vraiment soutenir les efforts communs.
Je souhaite que nous puissions tous ensemble accentuer les travaux sur les mobilités, sur les transports, sur le désenclavement et les déplacements doux.
Il va nous falloir enfoncer le clou sur la réalisation de l’axe Aizenay / St-Gilles-Croix-de-Vie, poursuivre nos efforts de liaison avec la métropole nantaise et également renforcer nos liaisons ferroviaires.
Je souhaite que nous puissions tous ensemble soutenir l’économie touristique et l’enrichir d’une ruralité novatrice pour créer un véritable maillage territorial.

Concernant l’unité de notre territoire, sachez que je ne serai pas le Président du littoral, je serai le Président des 14 communes du Pays de St-Gilles-Croix-de-Vie et jamais, au grand jamais, je ne privilégierai certaines villes par rapport à d’autres.
Il n’y aura pas de guerre entre le rétro-littoral et le littoral, il n’y aura pas de conflits entre les communes rurales et celles de la côte, je serai le Président de tous sans favoriser personne mais en aidant chacun de façon équitable, j’en prends l’engagement devant vous ce soir.

Une Communauté de communes doit être une collectivité aidante, elle doit se mettre au service de nos villes pour les aider, les encourager, les accompagner dans leurs projets.
Ainsi, il faut repenser le lien entre la Communauté de Communes et nos villes, et replacer les maires et les équipes municipales au coeur du dispositif. Je souhaite ainsi que nous puissions oeuvrer ensemble pour un développement territorial plus solidaire, plus équilibré et pleinement partagé. Ce sera tout le sens du projet de territoire que nous établirons ensemble, dans l’écoute, dans la concertation, et dans la participation active de tous les acteurs du pays de St-Gilles-Croix-de-Vie. 

Quand on fait de la politique aujourd’hui, on ne peut plus isoler les gens dans des cases, droite, gauche, écologie, économie, social. Aujourd’hui, nous devons faire de la politique autrement par la création de synergies.
Nous pouvons soutenir l’écologie tout en travaillant pour l’économie. Nous pouvons allier action sociale et vie de l’entreprise.

Notre réussite collective sera un savant mélange de tous ces ingrédients afin que nous puissions travailler dans un climat apaisé, en associant toutes nos communes, en écoutant chacun et en dépassionnant les débats.
Le mandat (de Conseiller régional) est important pour le territoire. Si demain je quitte le Conseil régional, je serai remplacé par un Conseiller régional du bocage vendéen ce qui priverait notre territoire d’une représentation importante à la région. De plus, je siège dans la Commission Pêche et Agriculture où se décident les aides à tous les ports de pêche de la région, aux marins-pêcheurs, aux agriculteurs qui souhaitent s’installer, aux jeunes qui veulent démarrer, aux projets novateurs en terme de filière halieutique, et où se jouent toutes les négociations avec Bruxelles chaque année lors de la longue négociation des quotas de pêche. C’est également dans cette Commission que s’organisent les rencontres avec les syndicats agricoles de notre département.
De plus, le Conseil régional qui a la compétence économique est aux côtés des communes dans leur projet important en apportant une aide financière conséquente. Pour toutes ces raisons, je pense que ma place est aussi à Nantes pour soutenir le Pays de St-Gilles-Croix de Vie.

Si je suis élu, je proposerai la mise en place de 13 vice-présidences, une par commune.

Par le passé, j’ai toujours soutenu le projet de port de plaisance de Port-Brétignolles et j’ai toujours voté en sa faveur. Mais je pense que nous devons désormais, tous en conscience, revoir nos priorités. Il me paraît aujourd’hui trop hasardeux d’engager plusieurs dizaines de millions d’euros dans cet unique projet. Je pense très sincèrement que nous devons prendre le temps de la réflexion pour nous recentrer sur l’intérêt général pour accompagner nos entreprises sinistrées par la crise, pour être aux côtés de nos habitants et pour soutenir les plus fragiles. La crise sanitaire se transforme en crise économique et sociale dont on ne peut pas encore évaluer l’ampleur. Nous ne pouvons pas faire comme si rien n’avait changé.
Je proposerai donc au Conseil communautaire d’adopter un moratoire sur le projet de port de plaisance de Brétignolles-sur-Mer et d’attendre les résultats des recours avant d’aller plus loin. Si les élus le souhaitent, nous pourrons également organiser un référendum dans les 14 communes du Pays de St-Gilles-Croix-de-Vie. Vous l’aurez compri, je vous propose une méthode de Gouvernance qui permettra aux habitants d’être associés et de mieux cerner les missions de la Communauté de communes. Et qui permettra aux élus de davantage contribuer aux débats puis aux décisions parce qu’ils seront justement à l’origine de toutes les actions engagées. Ensemble, nous pourrons replacer l’homme, le citoyen, l’entreprise et l’habitant au coeur d’un projet de développement pour le Pays de St-Gilles-Croix-de-Vie et réconcilier notre population avec le projet politique porté par les élus. »

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A LIRE  Brétignolles-sur-Mer Vendée - Accident de la route: un blessé en Urgence absolue héliporté vers le CHU de Nantes

Les 13 nouveaux Vice-Présidents (ce sont en fait les maires de chacune des Communes du Pays de St-Gilles):
– Isabelle Tessier, maire du Fenouiller, André Coquelin, Maire de L’Aiguillon-sur-Vie, Kathia Viel, maire de Saint-Hilaire-de-Riez, Michel Remaud, maire de Coëx, Isabelle Durantean, maire de Landevieille, Yann Thomas, maire de Brem-sur-Mer, Frédéric Fouquet, maire de Brétignolles-sur-Mer, Jean Soyer, maire de Saint-Maixent-sur-Vie, Philippe Moreau, maire de Commequiers, Hervé Bessonnet, maire de Notre-Dame-de-Riez, Laurent Duranteau, maire de Givrand, Lucien Prince, maire de Saint-Révérend, Dominique Malary, maire de La Chaize Giraud.

(Rappel historique: la Communauté de Communes du Pays de Saint Gilles Croix de Vie a réuni, au sein d’une même structure, trois établissements publics, la Communauté de Communes Atlancia, la Communauté de Communes Côte de Lumière et le Syndicat Mixte Mer et Vie.
La Communauté de Communes du Pays de Saint Gilles Croix de Vie regroupe 14 communes citées ci-dessus).

 

Philippe Brossard-Lotz

Le Reporter sablais

 

 




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