Les Sables-d’Olonne. Vendée Globe et Nautisme: Lionel Pariset dresse un premier bilan




 

Le Vendée Globe 2020-21 n’est pas encore achevé, et il n’est pas encore question de faire un Bilan final dont la responsabilité reviendra d’ailleurs aux services du département de la Vendée, organisateur de la plus grande course au large au monde.
Mais, en tant qu’élu chargé du nautisme, en tant qu’observateur et en tant qu’influenceur, Lionel Pariset a toutes les cartes en mains pour apporter un éclairage sur l’évolution du secteur du nautisme aux Sables d’Olonne et donner ses premières impressions sur le présent Vendée Globe.

Le Reporter sablais: Commençons par le Village du Vendée Globe qui a toujours été une pièce centrale du dispositif.
Lionel Pariset: Dans les conditions de départ que tout le monde connaît, on a eu la chance malgré tout de pouvoir ouvrir le Village et de le tenir de matière très stricte, avec une jauge de 5000 personnes et toutes les mesures sanitaires prévues. Ce fut donc au départ une satisfaction pour tous ceux qui avaient fait beaucoup d’effort pour permettre de lancer la course: la ville, le département, et l’organisateur la Saem Vendée Globe.

Le Reporter sablais: quel fut alors l’état d’esprit des skippers ?
Lionel Pariset: on a constaté que les skippers et les teams étaient ravis de pouvoir croiser un peu de public, d’être présent et de pouvoir se préparer pour le départ. Ce fut une très bonne chose notamment pour les skippers qui se préparaient depuis 4 ans. Pour nous, ce fut très compliqué à mettre en place en raison de toutes les nouvelles contraintes, et donc ce fut stressant. Mais finalement tout s’est bien mis en place et ce fut un succès dès le départ.

Le Reporter sablais: sauf que ce succès s’est achevé par un huis clos durant la 3ème semaine, juste avant le départ !
Lionel Pariset: oui, la fin a été tronquée avec cette dernière semaine à huis clos. La situation sanitaire et la décision de confinement nous a contraint à fermer le village (NDLR: le Village devait ouvrir du 17 octobre au 8 novembre 2020. Le confinement a été mis en place le 30 octobre 2020).
L’Etat a pris cette décision et on ne pouvait donc pas faire autrement que de fermer. Ce fut triste pour le public et pour les skippers.

 

Lionel Pariset avec le président de la Saem Vendée Globe, Yves Auvinet

Le Reporter sablais: Les grands perdants avec cette fermeture, ce sont quand même les sponsors.
Lionel Pariset: Oui, les partenaires sont forcément frustrés de ne pas avoir le public qu’ils espéraient alors qu’ils ont financé un skipper et son bateau.
Pour le Vendée Globe, c’est une tradition d’avoir beaucoup de public sans restrictions, car la communion est souhaitée entre skippers et public. Et on a donc l’habitude d’avoir beaucoup de monde sur le site (NDLR: certains chiffres évoquaient pour 2016 plus de 2 millions de visiteurs durant toute la durée du Vendée Globe).
Les sponsors ont mis de l’argent sur un bateau, et leur but est de partager les réalisations de leur entreprise au plus grand nombre. Cela fait partie du jeu, c’est un juste retour des choses. On doit aussi réfléchir à ce qu’ils aient suffisamment d’espace pour faire leur promotion. C’est très important.

Le Reporter sablais: Les skippers sont ravis de voir combien le public s’intéresse à eux, mais finalement un peu de calme c’est pas si mal à y bien réfléchir…..
Lionel Pariset: C’est très dur pour les skippers qui sont encore en plein préparatifs de subir le brouhaha persistant autour d’eux, les équipes, le public, la Presse etc… Alors, ce confinement leur a donné une sorte de respiration. Certaines réactions que j’ai entendu montraient une satisfaction de pouvoir se préparer au calme avant leur tour du monde. Effectivement je les comprend car ils sont dans une folie, un tourbillon médiatique en général dans la troisième semaine avant le départ qui est exténuant pour eux. (NDLR: il ne faut pas voir ce sentiment de la part des skippers comme un rejet de toute l’ambiance créée par le Village et le public mais comme un besoin de garder l’énergie nécessaire à la réalisation de leur course).
Là ils se sont retrouvés isolés, tranquilles, avec le calme nécessaire pour se préparer mentalement et physiquement, pour préparer leurs prévisions météo et leur stratégie pour leur première semaine de course.

Le Reporter sablais: Puisqu’il est question de folie et de tourbillon, et même si l’organisation souhaite conserver une proximité entre skippers et public, au vu de la foule parfois excessive sur le ponton, n’est-il pas temps de réguler un peu. Je ne parle pas d’obligation d’inscription mais juste de régulation des flux. L’obligation de jauge due à la pandémie a montré que c’était réalisable, et tout le monde y gagnerait y compris les skippers?
Lionel Pariset: oui, cela peut être un enseignement même si ce n’est pas la logique du Vendée Globe qui est pour tout le public, ouvert à tout le monde, et sans restrictions. Des inscriptions ont été mises en place cette année à cause de la pandémie. Cela pourrait être étudié de façon à avoir un public par quota, tranquillement, sans la foule habituelle.
Il faudrait même peut-être des demi-journées sans visites pour laisser respirer les skippers et permettre aux professionnels et aux photographes de travailler sans un mur devant leurs objectifs. L’expérience de cette année montre que c’est faisable.

 

Lionel Pariset

Le Reporter sablais: Sur le plan des améliorations, quel est le sentiment après la réfection de la Place du Vendée Globe?
Lionel Pariset: Cette nouvelle place du Vendée Globe, avec la promenade en bois en corniche le long du port, a été considérée comme une réussite. Cela a permis d’agrandir, permet d’avoir plus d’espace autour des tentes aussi. Que ce soit les skippers, les teams, l’Imoca, tous ceux qui avaient l’habitude de venir ont trouvé cela super. Cela donne de l’espace au Village et permet de profiter davantage de l’extérieur. La Ville et l’Agglo sont également satisfaites de ces travaux.

Le Reporter sablais: Pour le Village, certains commencent à trouver que c’est répétitif, qu’ils revoient toujours la même chose. Pourtant le pavillon du département est à chaque édition vraiment exceptionnel. C’est difficile de se renouveler – culinaire, stands de sponsors avec leurs affiches, catalogues touristiques et promotionnels – mais ne faudrait-il pas un peu plus d’innovation?
Lionel Pariset: je suis assez d’accord, mais ça marche bien comme ça, alors effectivement le Département a tendance à vouloir reproduire ce qui marche et qui a toujours marché.
Pour la Ville des Sables d’Olonne, on a essayé de faire des choses innovantes, avec des panneaux sur les ronds-points, des silhouettes de skippers en taille réelle, en bois, disséminées dans la Ville. L’idée était que les gens se prennent en photo à côté de cette silhouette, et essayent de toutes les trouver en déambulant dans la ville. Il y a eu aussi des jeux avec Léo l’Aventurier.
L’objectif était que les gens viennent se balader en ville et ne restent pas uniquement sur le Village. Une manière aussi d’éviter que les commerces sablais ne se sentent isolés par rapport à l’événement.
C’est pour ça qu’avaient été prévu différents spectacles sur le chenal et le port comme « Les Champs-Elysées de la Mer » ou « Les Sables XXL » sur le silo de la Cavac avec des références au Vendée Globe. L’objectif était aussi d’animer les quais en nocturne.
On ne pourra pas se rendre compte cette année des retombées en raison des jauges sur le Village. En 2016, avec le beau temps, on avait pu se rendre compte que beaucoup de visiteurs se retrouvaient sur la plage.

Le Reporter sablais: quelles sont les informations financièrement pour le Village du Vendée Globe, pour certains exposants qui n’ont pas pu exercer comme prévu ?
Lionel Pariset: Pour l’instant nous n’avons pas d’informations à ce sujet. Le Village a dû fermer. On espérait qu’il puisse réouvrir pour faire vivre les animations, les vacations des skippers etc… Mais les contraintes sanitaires n’ont pas permis de le faire.

Le Reporter sablais: en tant qu’élu chargé du Nautisme, quelle est ton implication avec le Préfet, la Saem organisatrice ? C’est une énorme machine, géré à partir du siège du département de la Vendée et leurs équipes rodées. Avez-vous quand même un certain rôle à jouer ?
Lionel Pariset: on est davantage écouté qu’auparavant. On s’entend bien avec les équipes de la Direction de l’organisation. Ça leur est aussi utile d’avoir l’avis de gens qui sont impliqués mais sont aussi en dehors de l’organisation. J’ai moi-même une expérience de préparateur de skipper donc on peut parfois transmettre des avis utiles à l’organisation.
On est aussi souvent en contact avec l’organisation des courses Imoca.
La Ville des Sables d’Olonne est présente quand c’est nécessaire et apporte sa contribution. Personnellement, j’ai trouvé que la coordination avec la Saem avait été bien meilleure cette année qu’il y a quatre ans lors de la dernière édition de 2016.

Le Reporter sablais: Venons en justement aux évolutions technologiques des Imoca. Certains ont parfois le sentiment que le skipper passe plus de temps devant ses écrans qu’à barrer. C’est exagéré et bien sûr une image. Mais bon, l’évolution est là, avec des caméras embarquées qui surveillent tout et préviennent d’un cri strident le skipper lorsque plus rien ne va… Alors, même si ça n’est pas le cas pour les Imoca d’ancienne génération, est-ce que pour les dernières générations ce sont vraiment les écrans qui gouvernent tout ?
Et devra-t-on très prochainement tirer un trait sur la magie et l’image que l’on avait du skipper?
Lionel Pariset: Technologiquement, c’est vrai qu’il y a eu un bond énorme entre 2016 et 2020. Techniquement avec les foils. On a vu les bateaux changer de forme, changer de look, les foils sont devenus très imposants, ce qui donne des machines incroyables. Les voir naviguer est vraiment impressionnant, c’est très beau, magique!
Le skipper devient effectivement un peu comme un pilote d’avion dans son cockpit. Ils ont effectivement des capteurs sur le mât, la quille etc.. qui leur permettent de freiner le bateau quand cela devient vraiment nécessaire, quand le feu passe à l’orange….
C’est vrai que pour la conduite du bateau ils ne sont plus à la barre comme dans le temps… c’est certain. Durant son Vendée Globe en 2008-09 Norbert Sedlacek avait barré entre 40 à 60% du temps ! (NDLR: 1er skipper autrichien à boucler le Vendée Globe, en 126 jours, en 2008-09). Aujourd’hui les skippers barrent sans doute guère plus de 5% du temps…
Ils pilotent en fait quand la navigation devient dangereuse, au départ bien sûr, et puis dans certaines zones où c’est nécessaire. Le reste du temps ils sont comme en avion, sous pilote automatique.
Après, il ne faut pas oublier qu’il faut manœuvrer les voiles, et là il n’y a personne d’autre qu’eux à pouvoir le faire. Quand tu sais ce que c’est, quand tu vois la difficulté, l’énergie physique qu’il faut pour manœuvrer les voiles d’avant et la grande voile, ça reste du sport ! Ce côté là ne doit pas être oublié car ça reste très difficile!

Le Reporter sablais: Sans compter la nécessité de monter parfois en haut du mât…
Lionel Pariset: Oui, franchement, il faut être affûté quand tu vois les voiles qui font entre 60 et 110 kg, et qu’il faut les manier tout seul, quand ça brasse, que tu as de l’eau partout… Là, tu n’es plus le pilote caché sous sa casquette…

Le Reporter sablais: D’accord. Mais est-ce qu’il n’y avait pas un certain génie de ces grands skippers qui, en fonction de la météo, du sens du vent, etc.. étaient capables de faire des choix de voiles, de navigation, de cap, alors que là tout est automatisé…
Lionel Pariset: C’est un résumé. Effectivement, aujourd’hui dans leur tête la stratégie est de faire le moins de manoeuvres possibles. C’est à dire qu’ils essayent de garder la configuration de voile identique le plus longtemps possible. Pour ne pas avoir à les manœuvrer justement. Et ça c’est toute une stratégie qui passe par l’étude cartographique, l’étude des nuages etc… et donc ils passent, c’est vrai, beaucoup plus de temps à la table des cartes qu’autrefois.
Mais entre un fichier de vent que tu reçois sur ton ordinateur et la réalité, il y a aussi un moment où le sens marin reste prépondérant dans le sens où, certes, il y a beaucoup d’électronique, de fichiers, de programmes qui te tracent ta route, mais quand tu navigues si tu ne mets pas le nez dehors pour voir les nuages, pour voir le sens de la houle, pour voir ton environnement, tu auras beau lire ton fichier tu ne te retrouveras pas forcément face à ce qui était prévu!
Et si tu n’adaptes pas ton fichier à ce que tu as en conditions réelles, je peux t’assurer que tu vas te planter…

Le Reporter sablais: Avant la course, tout le monde parlait des 8 bateaux Imoca neufs hyper technologiques, ainsi que des 3 qui ont été remaniés avec des foils dernière génération. On parlait d’un beau plateau d’une dizaine de bateaux hypercompétitifs.
Suivis par des Imoca d’ancienne générations moins performants.
Certains disaient qu’il allait y avoir des courses dans la course et que ce serait très intéressant. D’autres décriaient justement une compétition avec deux niveaux de bateaux, en raison des écarts technologiques.
Maintenant que l’essentiel des participants sont arrivés, quel bilan fais-tu?
Lionel Pariset: Certes, certains avaient des bateaux neufs de grande qualité, mais qui n’étaient pas éprouvés par manque de temps!…..
La météo a été particulière cette année. Malgré cela, les foilers sont arrivés devant. Je ne suis pas technicien, mais des enseignements ont été tirés lors de cette édition et on verra quelle solution architecturale sera retenue pour 2024.

Lionel Pariset

Le Reporter sablais: Et ces nouveaux Imoca sont des géants, avec dit-on beaucoup plus de chocs, donc beaucoup plus de risques de casse….
Lionel Pariset: Ils vont plus vite et ils ont une envergure plus importante, et en ratissant large, quand on sait tout ce qui se promène sur la surface de l’eau ou entre deux eaux….ils ont plus de chance de taper… Ce qui fait que tout n’est pas joué à l’avance…
On voit que cette année 25 bateaux sont rentrés à bon port et la majorité des foilers sont arrivés aux Sables d’Olonne. Cela est dû aussi aux progrès de fabrication, et à de meilleures préparations avec le système de qualification mis en place par l’Imoca et la direction de course.

Le Reporter sablais: Avant le départ, tu avais deux favoris, Jérémie Beyou et Charlie Dalin. Et un peu derrière Alex Thomson. Quel est ton sentiment aujourd’hui alors que tu connais les résultats ?
Lionel Pariset: J’avais un grand favori, c’était Jérémie Beyou. C’est quelqu’un qui avait vraiment préparé son Vendée Globe 2020 et cela dès 2017 avec un bateau neuf, et un sponsor qui l’avait suivi dès le départ. Son plan s’était déroulé parfaitement et il était parfaitement prêt.
Malheureusement pour lui, un Ofni a brisé son rêve et sa course. Il a fait preuve d’un courage énorme pour repartir neuf jours après tout le monde. Ce fut une autre course pour lui, comme il le dit; il a découvert une autre façon de faire la course et de se rapprocher des autres concurrents.

Le Reporter sablais: Et pour Charlie Dalin ?
Lionel Pariset: Charlie Dalin, j’ai navigué avec lui au Trophée Azimut. Je savais qu’il avait des atouts, la tête bien faite, ingénieur, pilote, hyperpointu.
Alors que son bateau venait juste de sortir, il avait gagné juste derrière la Jacques Vabre. Il fait une course et il la gagne, ce qui assez rare dans le milieu!
Comme Jérémie Beyou c’est un fin figariste, donc ils ont tous les deux le même niveau sportif et stratégique. Il fait une très belle course malgré ses soucis techniques. Il coupe la ligne en tête, et les bonifications ont fait qu’il ne gagne pas la course. Ce fut un final incroyable, plein de suspens. Inédit.
On a vécu le même suspens en 1990, à l’arrivée de Titouan Lamazou qui avait certes de l’avance sur Loïc Peyron, mais ce dernier bénéficiait de temps bonifié après le sauvetage de Philippe Poupon.

Le Reporter sablais: Et pour Alex Thomson ?
Lionel Pariset: Alex Thomson faisait partie de mon podium. La question que l’on se posait avant le départ était est-ce que son bateau était bien prêt, on ne l’avait pas vu naviguer avec les autres de la saison, il ne s’était pas jaugé avec les autres. On se disait qu’on allait voir sur les premiers jours du Vendée Globe, d’autant plus qu’une baston météo était prévue dès le premier soir avec un premier front à 30 noeuds !
On a vu ses performances jusqu’à l’entrée des 40èmes, puis les problèmes structurels se sont enchaînés et il a dû abandonné. C’est vraiment triste pour lui. Quand tu connais l’énergie qu’il faut pour mener ces projets à bien, ça fait mal au coeur quand la course s’arrête. C’est le lot de tous les sports mécaniques, en Formule 1, en rallye ou sur le Dakar ! Le favori peut se retrouver en difficulté malgré son talent de navigateur et la possession d’une machine performante.

Le Reporter sablais: parle nous des skippers qui font partie de Les Sables d’Olonne Vendée Course au Large, présidé par Joël Zanoni ?
Lionel Pariset: Le Village nautique accueille deux projets qui sont toujours d’actualité avec Arnaud Boissières et Manu Cousin. Ça fonctionne bien, ils sont contents de ce qu’on leur propose.
Aujourd’hui avec la stratégie nautique, ça serait bien que l’on puisse accueillir d’autres projets. Il faut donc réfléchir pour savoir comment les accueillir et avec quels moyens. Dans les espoirs, il y a aussi Xavier Macaire. Et d’autres en devenir – 5 ou 6 – qui sont encore en Classe Mini.
On travaille sur le sujet car il y a de la demande et il faut y répondre de manière intelligente, dans la logique qui a mené à la création de cette association. Il ne faut pas oublier aussi qu’en terme d’espaces autour du port, ça devient juste…

Le Reporter sablais: le bilan annuel de l’Institut Sports Océan (ISO)?
Lionel Pariset: la saison a été plutôt bonne. Par contre les chiffres ne sont pas bons sur l’hébergement à cause de la pandémie qui a entraîné des annulations de stages intégrés. Quant aux groupes, il a fallu en réduire le nombre, notamment à la demande d’instances fédérales.
Sur l’année on baisse de -20%.
Cela a été compliqué aussi dans la pratique car il a fallu nettoyer les bateaux après chaque utilisation.
On peut noter qu’il y a aujourd’hui des produits qui émergent comme les bateaux avec foils. Des initiations aux foils sont proposés au sein des stages. Les gens semblent contents. Il faut continuer dans cette voie.
Avec le Vendée Globe et ses Imoca avec foils, je pense qua ça va en faire rêver plus d’un lorsqu’ils vont voir ces bateaux « voler ». Du coup, je pense qu’ils auront envie d’essayer.

Le Reporter sablais: quelle évolution est à prévoir avec les associations nautiques sablaises?
Lionel Pariset: Le maire et le président de la FFV ont demandé à ce que les deux clubs sablais existants (SNS et Les Sables Vendée Course au Large) se rapprochent pour n’en faire qu’un. Ils travaillent ensemble, ils avancent sur le projet, il y a des réunions régulières. Ce serait bien qu’ils soient mariés dans l’année 2021. On reste confiants pour voir aboutir un club unique cette année.

Le Reporter sablais: lors des dernières municipales, des débats avaient eu lieu dans l’opposition sur la place à donner au nautisme, et sur l’importance à donner à l’élu chargé du nautisme. Est-ce habituel que pour une ville aussi imprégnée par le nautisme que Les Sables d’Olonne, l’élu chargé du nautisme ne soit pas maire-adjoint  mais que délégué?
Lionel Pariset: Je ne sais pas. Ce n’est pas une question de poste ou d’indemnités mais c’est vrai qu’en terme de visibilité extérieure pour la Ville des Sables d’Olonne lors de représentation dans des grandes compétitions ou lors d’échanges institutionnels sur le nautisme, l’impact pour la Ville serait supérieur.
J’ai la capacité à traiter les dossiers et il y a eu une avancée puisqu’une vice-présidence déléguée au nautisme a été créée au sein de l’Agglo, ce qui permet de traiter le nautisme d’une manière uniforme sur l’ensemble du territoire.

Le Reporter sablais: on entend souvent des rumeurs sur un éventuel projet d’agrandissement de Port Olona avec une nouvelle extension. C’est en projet ou ce ne sont que des rumeurs ?
Lionel Pariset: Je dirais que ce sont plutôt des rumeurs. Vu le contexte récent avec le projet de Port-Brétignolles, je ne crois pas qu’on soit dans la logique d’un nouveau développement de Port-Olona avec une nouvelle extension.
D’autant qu’aujourd’hui les industries nautiques sont un peu à la peine, je ne pense pas que ce soit ni d’actualité ni le moment.
Nous travaillons au sein du Conseil du nautisme, et avec l’ensemble des acteurs, sur un projet global Port Olona 2040.

Le Reporter sablais: le projet de Yacht-Club a fait couler beaucoup d’encre. Les règles ont été respectées, il y a eu un vote à l’Agglo puis l’affichage du permis… Mais bon, personne n’a été au courant des évolutions alors qu’il y a eu un concours avec 15 architectes etc… Tout cela est resté sous silence…. Il y a donc eu un manque évident de concertation sur le projet et son architecture. N’avez-vous pas l’impression que ce n’est plus dans l’air du temps de fonctionner comme ça ?
Lionel Pariset: Cela n’a pas été fait suffisamment en concertation et c’est donc arrivé comme un cheveu sur la soupe. Et puis, oui, le public s’est rendu compte que c’était déjà bien avancé. Cependant, je trouvais l’idée plutôt bonne. La vie municipale a besoin de concertation et il n’est pas possible d’annoncer des projets sans un maximum de concertation avec les gens concernés.
D’où l’intérêt de ce Conseil du nautisme qui permettra d’être à l’écoute et de discuter des projets avant qu’ils ne passent au sein des instances.

 

Philippe Brossard-Lotz

Le Reporter sablais

 




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