Masque en tissu

Les Sables-d’Olonne Vendée. FRANCE Coronavirus et masques: le juge des Référés du Conseil d’Etat suspend l’arrêté du Maire de Sceaux

 




 

Le maire de Sceaux ne peut imposer le port d’un masque de protection dans l’espace de sa commune


L’obligation du port d’un masque dans la ville de Sceaux
était contestée par la Ligue des droits de l’Homme.

Genèse
Le maire de Sceaux a imposé le 6 avril dernier le port d’une protection couvrant la bouche et le nez pour les personnes âgées de plus de dix ans se déplaçant dans l’espace public de la commune.
Saisi par la Ligue des droits de l’homme, le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a suspendu l’exécution de cet arrêté. Le maire de Sceaux a alors saisi le juge des référés du Conseil d’État d’un recours contre cette ordonnance.

Décision du Juge des référés
Le juge des référés relève que la loi d’urgence du 23 mars 2020 a confié à l’État la responsabilité d’édicter les mesures générales ou individuelles de lutte contre le covid-19, en vue, notamment, d’assurer leur cohérence et leur efficacité sur l’ensemble du territoire et de les adapter en fonction de l’évolution de la situation.

Dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, les maires ne peuvent prendre des mesures supplémentaires de lutte contre le covid-19 que si des circonstances propres à leur commune l’imposent.
Le juge des référés du Conseil d’État confirme que le maire de Sceaux ne peut prendre une telle décision, en l’absence de circonstances locales particulières
L’arrêté du maire nuit également à la cohérence des mesures nationales et des messages de prévention.

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Les maires peuvent contribuer à la bonne application des mesures décidées par l’Etat sur le territoire de leur commune, notamment en interdisant l’accès à des lieux où sont susceptibles de se produire des rassemblements. En revanche, ils ne peuvent, de leur propre initiative, prendre d’autres mesures destinées à lutter contre la catastrophe sanitaire, à moins que des raisons impérieuses liées à des circonstances locales les rendent indispensables et à condition de ne pas compromettre la cohérence et l’efficacité de celles prises par les autorités de l’État.


Pas de raisons impérieuses à Sceaux
L’arrêté du maire de Sceaux n’est pas justifié par de telles raisons et risque de nuire à la cohérence des mesures nationales et des messages de prévention.
Le juge des référés du Conseil d’État estime que les circonstances invoquées par le maire de Sceaux, tenant à la démographie de sa commune et la concentration de ses commerces de première nécessité dans un espace réduit, ne constituent pas des raisons impérieuses liées à des circonstances locales justifiant que soit imposé le port du masque dans l’espace public de la commune, alors que les autorités de l’État n’ont pas prévu une telle mesure à l’échelle nationale.

Il juge également que l’édiction, par un maire, d’une telle interdiction, est susceptible de nuire à la cohérence des mesures prises par les autorités sanitaires, dans un moment où l’État est, en raison d’un contexte contraint, amené à fixer des règles nationales précises sur les conditions d’utilisation des masques chirurgicaux et FFP2 et à ne pas imposer, de manière générale, le port d’autres types de masques de protection.

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Risque d’induire en erreur
Enfin, le juge des référés relève qu’en laissant entendre qu’une protection couvrant la bouche et le nez peut constituer une protection efficace, quel que soit le procédé utilisé, l’arrêté du maire de Sceaux est de nature à induire en erreur les personnes concernées et à introduire de la confusion dans les messages délivrés à la population par les autorités sanitaires.

En conséquence, le juge des référés confirme la suspension de l’exécution de l’arrêté.


Jugement

O R D O N N E :


Article 1er : L’intervention de l’association Coronavictimes est admise.
Article 2 : La requête de la commune de Sceaux est rejetée.
Article 3 : La commune de Sceaux versera à la Ligue des droits de l’homme une somme de 3 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Sceaux, à la Ligue des droits de l’homme, au ministre de l’intérieur et à l’association Coronavictimes.

Jugement en PDF: Masques_Sceaux

Philippe Brossard-Lotz
Le Reporter sablais
lereportersablais@gmail.com

 




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