Vincent Riou - Vendée Globe 2016 - ©Jean-Marie Liot / DPPI / Vendée Globe

Vendée Globe : une nuit difficile pour les skippers

Grâce à la technologie des communications, on peut savoir au petit-déjeuner ce que les skippers du Vendée Globe ont connu dans la nuit. Et il semble bien que cette première nuit après le départ très ensoleillé du dimanche 6 novembre 2016 a été remuante, Jérémie Beyou, déséquilibré, s’étant même cassé une dent sur un winch.

Peu de sommeil donc, avec des rafales et des vitesse très variables montant parfois à 30 noeuds et, à peine une demi-journée de prise en main avant de rentrer dans une mer agitée.
Les skippers ont déjà rejoint en ce lundi après-midi le large de l’Espagne et doublent le cap Finisterre. La compétition entre foilers bat déjà son plein avec un intrus, Vincent Riou.

L’occasion de lire comment s’est passée cette nuit pour quelques-uns d’entre eux :

Message du bord de Paul Meilhat (SMA)
« Sacrée première nuit… Une bonne dizaine de grains sur notre route avec grêle, rafales à 30 nœuds et petit temps ensuite. Déjà deux changements de voile et deux prises de ris. Nous sommes maintenant au portant devant la Corogne, on navigue à vue avec Maître CoQ et PRB. Je n’ai pas beaucoup dormi, ni mangé. On en profite pour se sécher entre les grains quand le vent est faible (photo). Pas encore eu le temps de réaliser qu’on part sur un Vendée Globe. »

Les vacations :

Jérémie Beyou, Maître CoQ
« La nuit n’a pas été facile, je me suis fait piéger par des grains… je n’ai pas tout pigé… J’ai vu les autre s’enfiler par-dessous et ils m’ont mis un caramel, ils sont passés. J’ai deux ou trois soucis sur le bateau, en plus un safran s’est relevé et le bateau est parti au lof… je suis tombé sur le winch et je me suis cassé une dent. Bon, j’ai appelé le toubib… »

Jean Le Cam, Finstère Mer Vent
« Chaque départ est différent forcément. Là c’était quand même des conditions assez exceptionnelles : tout d’un bord, pas de passage de front et on est déjà en Espagne, donc c’est top ! Côté conditions c’est pour tout le monde pareil : le vent n’arrête pas de varier, t’es obligé d’être à fond sur les écoutes et c’est un peu comme quand tu ne sais pas t’habiller. Tu n’arrêtes pas de faire des compromis, mais bon c’est quand même pas mal. J’ai réussi à me reposer et il le fallait car le départ n’est pas non plus un moment des plus reposants… mais bon, je m’en fous car j’ai fait un selfie avec le Prince Albert ! «
« Il faut toujours un peu de temps pour trouver ses habitues, savoir où est rangé le café est le sucre. Tu t’organises toi même et ce que tu pensais avoir organisé avant le départ n’est jamais exactement ce qui se passe dans la réalité. C’est le côté sympa des choses aussi, de devoir s’adapter. »

Vincent Riou, PRB
« Les conditions de vent sont très changeantes mais bon on s’en sort… ce n’était pas évident cette nuit. On approche du DST du cap Finisterre et on va essayer de gérer ça au mieux. C’est important de ne pas être trop loin au cap Finisterre. Il fait soleil, j’ai Safran sur mon tribord, il y a des grains et 20 noeuds de vent. Il va y avoir des croisements, je ne vais pas pouvoir rester longtemps (au téléphone)« .
Philippe Brossard-Lotz
Le Reporter sablais
(avec communication pour les vacations)

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