Philippe de Villiers - ©Le Reporter sablais

Vendée Globe 2016 : l’émotion de Philippe de Villiers

L‘émotion de Philippe de Villiers pour Vendée Globe 2016 à J-366 !

C’est au centre de Congrès des Atlantes des Sables d’Olonne que vient d’être lancé le compte à rebours à J-366 du départ du Vendée Globe 2016. De très nombreuses personnalités étaient présentes à l’invitation du Maire des Sables d’Olonne Didier Gallot: la représentante du Conseil régional, et Arnaud Boissières, pré-inscrit pour 2016, ainsi que Jean-Luc Van Den Heede ancien participant du Vendée Globe, et un très grand nombre d’élus – malgré l’absence remarquée de certains – et de journalistes.

Rayonnement de la Vendée
Après l’intervention du maire qui remercia l’assistance et nous gratifia d’un discours sur Poséidon et la mythologie – « C’est le Dieu des Océans, des tremblements de terre et de l’élément liquide, il est logique que le fils de Cronos, Dieu du temps, soit l’emblème du présent compte à rebours » –  la parole fut donnée à Philippe de Villiers, co-fondateur de ce qui s’appelait alors le « Vendée Globe Challenge ».
Après avoir salué ses « Chers amis Sablais », Philippe de Villiers retraça l’historique des origines de la création du Vendée Globe : « Ce fut la rencontre de deux visions, celles d’un homme navigateur, Philippe Jeantot, et celle d’un président de Conseil général, frais émoulu. C’était en 1988 ». (La 1ère édition eût lieu en 1989/90).
« Selon un Directeur de la Datar, la Vendée à l’époque c’était la Lozère plus la mer….! », ajoute Philippe de Villiers pour qui l’objectif était de participer au rayonnement de la Vendée, de trouver un moyen pour que « le double coeur vendéen soit inscrit sur les voiles, que les Vendéens relèvent la tête et que Les Sables d’Olonne ne soient pas considérés comme une « annexe » de La Baule ».

La genèse du Vendée Globe
Le BOC Challenge, une course autour du monde par étapes, existe alors depuis 1982. Philippe Jeantot qui fut le vainqueur des deux premières éditions, en 1982/83 et 1986/87, a alors l’idée – un peu folle – de lancer une compétition du même genre mais SANS ESCALES !
« Un projet tellement fou, nous dit Philippe de Villiers, que pas un seul des industriels que Philippe Jeantot a contacté n’a voulu contribuer financièrement à ce « Globe Challenge ».
Qu’à cela ne tienne, Philippe de Villiers qui cherche un moyen de mettre la Vendée sur le devant de la scène dit OK à Philippe Jeantot pour un budget de 4 millions de francs (en tenant compte de l’inflation entre 1988 et 2015, cela représenterait 1 million d’euros aujourd’hui) ; et l’épreuve prend alors le titre de « Vendée Globe Challenge ».

Un projet fédérateur
Philippe de Villiers revient alors sur ce qui a fait le succès du Vendée Globe : « le Vendée Globe a été un fédérateur de la Vendée en interne, et un catalyseur en externe. A l’époque, il y avait une opposition entre le littoral et le bocage. Le Vendée Globe a changé tout ça ! Tout le bocage est venu au départ du Vendée Globe », raconte Philippe de Villiers, ajoutant « la Vendée a alors été associée à l’idée de la conquête, de l’audace, de l’aventure, à l’idée même de création ».

L’avenir et la protection
Puis, sur un air nostalgique mais aussi soucieux de l’avenir sans pour autant être alarmiste, Philippe de Villiers s’est adressé à la Presse et aux élus présents : « En tant que cofondateur, je m’adresse à la Presse ; attention, le Vendée Globe est fragile et il peut être convoité dans le monde et par des spéculateurs. Il doit rester un BIEN PUBLIC sinon les skippers deviendraient des hommes sandwichs !. Il doit rester vendéen. Il ne doit pas être géré par une autre Collectivité ou par l’Etat, sinon la source de son impulsion viendrait à être tarie ; la seule méthode pour que les Vendéens conservent leur soutien affectif vis-à-vis du Vendée Globe c’est que les Vendéens en restent propriétaires « .
Philippe de Villiers remercia alors chaleureusement Didier Gallot, maire des Sables d’Olonne, de l’avoir invité à cette cérémonie d’inauguration du compte à rebours à -366 jours, avoua qu’il était très ému car le Vendée Globe était dans son coeur.

« J’aurais fait deux choses essentielles dans ma vie, l’une publique le Vendée Globe, l’autre privée le Puy du Fou. »
Et comme une dernière supplique, il s’adressa à l’assistance : « à la Presse je demande de porter le Vendée Globe, aux Vendéens je demande de l’aimer et de le protéger, et aux élus je tiens à dire que c’est la valeur qui importe et non la valeur ajoutée, c’est l’esprit qui compte ».

Et c’est sur un « Vive Les Sables, Vive la Vendée » que Philippe de Villiers acheva son intervention, visiblement très ému.
(ci-dessous la vidéo du lancement du compte à rebours).

Philippe Brossard-Lotz
Le Reporter sablais

 

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