Le Chalet des Roses aux Sables d'Olonne

Patrimoine – Le Chalet des Roses sablais a été détruit

Patrimoine – Le Chalet des Roses sablais a été détruit




Nous l’annonçions fin 2015: le Chalet des Roses était menacé. Deux ans après, celui-ci a été détruit! Une perte pour le patrimoine sablais. Après le remblai, c’est progressivement les quartiers des Roses ou de la Rudelière qui pourraient être touchés.

Entrée du Chalet des Roses

 

Le Chalet des Roses aux Sables d’Olonne


Construit en 1908 par Cassigneul, directeur du Petit-Journal, à 300 mètres du célèbre Casino des Pins de l’époque, on sait que le Chalet des Roses était un lieu de rendez-vous sportif (1 terrain de tennis) et comprenait aussi un salon de thé.

Le Tennis Tea des Hugueny aux Sables d’Olonne

La famille Hugueny qui tenait le Pierrot au début du 20ème siècle, a géré cet établissement dès 1918 (et jusqu’en 1924) dont le nom était alors TENNIS TEA.
Il s’agissait de l’une des rares constructions de style anglo-normand à être encore debout, bien que le style soit « caché » par le revêtement rose. Le terrain de tennis avait déjà disparu depuis longtemps, remplacé par des constructions. Mais l’allure générale était toujours là, magnifique, avec son entrée par un large portail et une partie du Parc.
Le caractère du site est dévoilé par cette magnifique photo représentant des joueuses sur un envoi daté de 1913.

Tennis et Tennis-Tea du Chalet des Roses – Les Sables d’Olonne

Des articles anciens attestent de l’existence de ce Chalet des Roses et de l’organisation de matches de compétition de tennis sur son terrain, notamment en 1921.

 

Le cambriolage
Pour l’anecdote, le Chalet des Roses de Cassigneul fut cambriolé en 1913. L’affaire est passée en audience du Tribunal correctionnel des Sables d’Olonne le 11 juin 1913.
Pascal Roy, un ex-maçon de 31 ans, et Roger Musard, 20 ans, tous deux « à l’allure de voyou », juchés sur leurs deux bicyclettes bleues cambriolent tous les environs des Sables d’Olonne ;  vols de filets de pêche, de poulets, boîtes de conserves, « visites » de maisons etc…
Le 1er avril, ils cambriolent « Le Chalet Robinson » appartenant à M. Maurat, puis le magasin d’antiquités de M. Cirat, rue des Halles.

Auparavant, ils ont cambriolé le Chalet des Roses : le 2 mars 1912, M. Coué, horticulteur qui se rend chaque semaine entretenir les parterres du jeu de tennis de M. Cassigneul, s’aperçut que le Chalet avait été cambriolé. « Le salon, la salle à manger, la bibliothèque, tout avait été bouleversé ». Roy et Musard avaient soustrait deux carabines Flaubert, une pendule électrique, de nombreux couverts etc… « Les voleurs avaient vidé une bouteille de Porto et une demi-bouteille de Byrrh. » L’une de ces carabines fut vendue à l’antiquaire Cirat.
Devant le Tribunal, Roy fut défendu par Maître Brianceau et Musard par Maître Lecomte. Roy fut condamné à six mois de prison et Musard à 1 an et 1 jour.

Projet de destruction
Le projet de destruction prévoyait le remplacement du Chalet des Roses par un immeuble de 14 appartements, et le magnifique parc arboré par un parking.
La Mairie des Sables d’Olonne, sensible à cette préservation, avait cependant informé que lors de l’élaboration des listes des ouvrages d’intérêt à préserver cette maison n’avait pas été mentionnée faute d’étude historique à cette époque sur cette maison. Il était aini répondu au collectif de défense et à de nombreuses demandes individuelles: « Cette demande relève davantage d’une opposition au projet immobilier actuel du propriétaire de la maison que d’un réel souhait de protection. Lors de l’élaboration du PLU, aucune des nombreuses associations consultées n’ont signalé cette maison ni ce parc comme devant être protégés. S’opposer à un projet par le biais d’une procédure de modification du PLU, dans sa phase post-enquête publique pourrait être jugé comme un détournement de pouvoir. » (Pièce EP n°21).
C’est donc très dommageable pour une bâtisse d’intérêt patrimonial.

 


Un recours avait été déposé par une personne du voisinage car la construction de l’immeuble entraînait, selon celle-ci, « une nuisance en terme de perte de lumière d’environ 50%. » Nous n’avons pas encore copie de ce jugement, mais les photos et le lancement de la construction prouvent que ce recours n’a pas été gagné.
L’immeuble en construction est en R+1 + combles. Le permis a été délivré au bénéfice de la SCCV Achille.
Philippe Brossard-Lotz
Le Reporter sablais




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