Philippe de Villiers dans la cour du Château

Notre-Dame des Landes – Philippe de Villiers en défenseur de la Vendée auprès d’Emmanuel Macron




Notre-Dame des Landes – Philippe de Villiers en défenseur de la Vendée

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Derrière la raison d’Etat se cachent parfois des façons d’opérer qui frisent l’irrespect. Parmi celles-ci on pourra noter la décision qui avait été prise de limiter le référendum à propos de Notre-Dame des Landes aux seuls habitants de la Loire-Atlantique. Comme si, les habitants de Vendée n’étaient pas concernés, comme si les implications d’un éventuel changement n’auraient pas d’interférences sur la vie socio-économique du département.
Les Vendéens n’ont pas spécialement apprécié ce choix de circonscrire le référendum à la seule Loire-Atlantique, et cela sous le mandat du premier ministre Manuel Valls.

Résultats du référendum
Le dimanche 26 juin 2016, le OUI l’avait emporté très modérément avec 55,17% en faveur du transfert de l’aéroport, seuls 51,08% des électeurs s’étant rendu aux urnes. A Nantes, le OUI l’emporta in-extremis avec 50,05% des voix, tout le centre-ville de Nantes ayant voté CONTRE.
Rappelons que la question posée était la suivante: « Etes-vous favorable au projet de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique sur la commune de Notre-Dame-des-Landes? »

Des recommandations datant de 2002!
On se souvient qu’à l’époque, les modérés soulignaient seulement que la création devait impérativement s’accompagner d’un nouveau franchissement de la Loire avec la création d’un pont afin de limiter des embouteillages à n’en plus finir entre le sud-Loire et le nord-Loire. Les plus attentifs recommandaient que le pont soit construit avant la réalisation de l’aéroport, d’autant plus qu’aucun projet avancé n’existait pour ce nouveau franchissement nécessitant des études écologiques d’une durée d’au moins 10 ans.
Philippe de Villiers était, lui, particulièrement négatif sur Notre-Dame des Landes.
D’abord pour le parc du Puy du Fou. Actuellement, il se trouve à moins d’une heure de Nantes-Atlantique. Pour accéder à Notre-Dame des Landes, il faudra ajouter une demi-heure brute (c’est-à-dire sans les embouteillages et le franchissement de la Loire), c’est-à-dire sans doute 1h1/4 de plus. Avec les transferts, attentes, battements, on peut tabler sur 3 heures pour le trajet total. Pas ingérable en matière touristique mais franchement pas incitatif!
Philippe de Villiers mettait également en avant l’absence de gare TGV près du Puy du Fou (alors que EuroDisney Paris l’a exigé) et un réseau routier nécessitant des accès plus aisés (d’après nos informations, le département de la Vendée prévoirait prochainement un développement spécifique pour le Puy du Fou).

Lors d’une séance du Conseil général de Vendée, le 6 décembre 2002, Philippe de Villiers avait fait voter une délibération souhaitant en cas de création du futur aéroport que soit prévu, en même temps:
– une nouvelle desserte routière à l’ouest du pont de Cheviré (avec un pont doublant celui de Cheviré) reliant NDDL à l’A83 pour desservir le sud et l’est de la Vendée et à la dép. 117 pour l’ouest et le littoral.
– une desserte ferroviaire directe entre Nantes et le nouvel aéroport. (Sources du présent paragraphe: Ouest-France).

Le Conseil départemental entendait alors mettre en garde contre « le goulot d’étranglement » . Mais depuis, Philippe de Villiers fut beaucoup plus critique, considérant que le projet de NDDL était « tourné vers la Bretagne » et ne tenait aucun compte du Sud Loire, sacrifiant le territoire de la Vendée. Mais Philippe de Villiers n’est pas naïf: il indique que tout le monde ne sera pas perdant: en effet, le projet de transfert permettra de libérer plusieurs centaines d’hectares autour du site actuel de Nantes-Atlantique pour des projets immobiliers considérables qui sont en attente. (Sources: Ouest-France).

Une Lettre ouverte au Président de la République
Alors, Philippe de Villiers craint un nouvel enclavement de la Vendée mettant en péril celle-ci, et obligeant le Puy du Fou à limiter ses projets.
Dans un courrier que nous nous sommes procurés, qu’il a adressé au Président de la République, Emmanuel Macron, Philippe de Villiers déclare (extraits):
– le transfert de l’aéroport paraît, aux yeux de beaucoup de décideurs économiques vendéens, comme hautement discutable;
– le département de la Vendée, pourtant directement concerné par ledit projet, a sciemment été tenu à l’écart de la consultation référendaire;
– l’équilibre économique pour un aéroport du Grand-Ouest ne peut être atteint sans les usagers du sud-Loire qui n’ont pas eu droit à la parole;
– pour le Puy du Fou, le projet de NDDL met gravement en péril nos projets de développement international;
– on a tenté de nous faire croire qu’il y aurait un projet de nouveau pont sur la Loire;
– le projet controversé est coûteux, pharaonique, il est urgent de faire en sorte que Nantes Atlantique soit optimisé;
– il est proprement incroyable qu’on ne tienne pas compte de la vie de tous les fleurons de l’économie vendéenne, qui se sentent et se disent gravement menacés;
– je suggère donc à la Commission de médiation qu’elle organise un référendum sur un périmètre complémentaire (…) la Vendée.

Philippe de Villiers conclue sa lettre en ces termes: « Monsieur le Président de la République, sur ce dossier, vous souhaitez l’apaisement et vous avez raison. Or l’apaisement, c’est un atterrisage en douceur sur Nantes-Atlantique et la fin des lubies des grands groupes de pression aux intérêts troubles. »
Philippe Brossard-Lotz
Le Reporter sablais

 

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Un commentaire

  1. MERCI à vous MONSIEUR,
    Vous aimez cette terre LA VENDEE
    Vos discours,vos actes sont remplis de cet amour pour ce territoire que vous avez fait ,que vous faites connaitre au monde entier
    Tous mes remerciements pour ce combat que vous menez au quotidien pour nous tous,Vendéennes et Vendéens
    On peut agir PACIFIQUEMENT pour défendre une cause
    Bonne chance à vous
    Avec mon profond respect

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