Chantal Mérel juste après son élection. A droite Joël Mercier, maire.

Château d’Olonne – Un simple tour de chauffe sur la Route du Littoral

Château d’Olonne – Un simple tour de chauffe sur la Route du Littoral




L’un des dossiers essentiels de ce Conseil municipal du Château d’Olonne concernait, mais indirectement, le projet de contournement de la Route du Littoral. Il s’agissait du point 3 de l’ordre du jour relatif à un échange parcellaire entre le Conservatoire du Littoral et la Commune. Et il concernait bien plus la renaturation du bord de mer à l’endroit du parking que du dévoiement de la route Littoral.

L’autre point politique fut l’élection d’un nouvel adjoint au Maire en raison de la démission d’Annick Billon, suite à la loi contre les cumuls d’emploi.
En début de séance fut annoncée la démission du Conseil municipal de Jacques Bernet, remplacé par Nathalie Lefeuvre.
En fin de séance, étaient prévues deux « questions diverses » de deux membres de l’opposition de droite, liste « Ensemble, Agir pour le Changement ».

Des points divers et variés furent votés dont une avance de 50.000€ pour lancer l’opération (études, acquisition de terrains) pour l’aménagement du fief du Puits Rochais, confié à l’Agence de Services aux Collectivités locales en Vendée. En 2018, l’autorisation de programme sera de 200.000€.
Pour le Skatepark, une autorisation de programme complémentaire de 3300€ a conduit à réévaluer l’AP à un montant global de 248.478€.

Echange de parcelle avec le Conservatoire du littoral
Le point n°3 concernait donc un échange parcellaire entre le Conservatoire du littoral et la Commune.
Une partie de « l’explication de texte » faisait référence au « dévoiement de la route littorale ». Or, ce déplacement de la route littorale, souhaité par le Maire et sa majorité, fait l’objet actuellement d’une opposition structurée de la part d’habitants du Château d’Olonne – des riverains – qui estiment que ce projet n’est qu’une hérésie. Ils étaient donc venus en force – environ 40 – pour suivre les débats du Conseil municipal sur ce point n°3.
A priori, le sujet était simple et aurait dû emporter l’adhésion de tous puisqu’il s’agissait de renaturer le parking du Puits d’Enfer en faisant un échange entre 5467m2 de ce parking appartenant au Château d’Olonne contre la même surface sur une partie de la parcelle de l’ancien circuit du Puits d’Enfer. Le stationnement devant alors être reconstitué sur cette dernière parcelle.
Un échange gagnant-gagnant permettant de supprimer ce parking en bord de corniche que tout le monde souhaite supprimer depuis fort longtemps.




Mais, sans doute le rédacteur de ce point n°3 trouvait-il que les Conseil municipaux manquaient d’animation…! Il ajouta à l’explication de cet échange de parcelle douze mots inutiles – « permettre la réalisation du projet avec le dévoiement de la route du littoral » – qui ont permis à Jean-Pierre Chapalain (opposition de droite) de s’engouffrer dans la faille et lancer le débat sur le projet contesté de cette route Littorale.
Si le projet de contournement de la route Littorale a des imperfections ou qu’il n’a aucun sens, alors il est légitime que les contestataires se fassent entendre démocratiquement sur le sujet.
Mais le projet d’échange de parcelle n’avait en fait aucun lien direct avec l’affaire de la route Littorale et, d’ailleurs, le texte de la délibération elle-même (« Il est demandé au Conseil municipal… d’approuver….. de dire…de charger…d’autoriser M. le Maire…etc..) ne faisait aucune référence à ce dévoiement.
Ce quiproquo permit cependant à Jean-Pierre Chapalain de critiquer la rédaction de l’avant-propos de la délibération en laissant accroire – à ses yeux – que la validation de ce point n°3 allait « permettre la réalisation du projet avec le dévoiement de la route littorale » puis de demander que l’enquête publique sur le projet soit lancée rapidement.
Le débat avec la majorité était lancé, et ce fut Isabelle Doat, 1re adjointe chargée du Cadre de vie, voirie,
développement durable, et chargée de ce dossier qui prit longuement la parole pour montrer à Jean-Pierre Chapalain combien ce qu’il avançait n’avait pas lieu d’être puisqu’il n’était pas question ici du projet de dévoiement.
Son intervention eut, au surplus, l’avantage d’apporter un peu de changement aux habituelles interventions du Maire Joël Mercier.
Annick Billon, ancienne adjointe chargée de l’Urbanisme prit ensuite la parole et indiqua qu’elle était favorable à cette renaturation de la zone du parking.
Alors même qu’Isabelle Doat allait proposer de retirer les quelques mots qui posaient problème et qu’elle se tournait vers le directeur des services pour lui demander si cela ne posait pas de problème rédactionnel, un autre élu du Conseil, Anthony Pitalier proposa exactement la même chose mais ouvertement, au micro.
Cette suppression ne posa aucun problème et le point fut donc voté à la majorité, l’opposition de droite votant contre.
On peut presque se demander comment une telle délibération peut prendre tant de temps, créer tant de contradictions, déplacer tant de gens, sauf à vouloir en faire un tour de chauffe avant le vrai débat à venir sur le projet de contournement de la route du Littoral.

Election d’un nouvel adjoint au Maire
Le débat là aussi fut long, en raison de l’intervention de Mauricette Maurel qui souhaitait se présenter à ce poste et qui en avait exprimé l’intention lors de précédentes réunions du Conseil municipal. Elle l’avait indiqué directement au Maire et lui avait envoyé un courrier donnant les raisons de sa candidature. Mais, elle indiqua avoir été déçue par la réponse du Maire lui indiquant que son choix se porterait en toute logique sur une personne de sa majorité. Mauricette Maurel avait alors exprimé une sorte d’indignation que l’opposition ne soit considérée que comme partie insignifiante.
Elle indiqua donc lors de ce conseil du lundi 30 octobre 2017 que finalement elle ne se présentait pas et qu’elle ne confirmait pas sa demande précédente de candidature, et cela malgré l’intervention d’Anthony Pitalier qui lui indiqua que la seule façon de se battre politiquement était d’avoir le courage de se présenter.
Chantal Mérel, alors déléguée aux Ressources humaines, se trouva alors seule candidate au poste de Maire adjoint et fut élue par 19 voix OUI et 12 bulletins blancs.
Annick Billon félicita celle qui occupe désormais son poste de Maire adjoint (9ème) mais s’étonna et s’inquiéta que personne ne soit en charge de la délégation à l’Urbanisme.

Puis furent posées les questions diverses, qui sont suivies de réponses du Maire mais qui ne peuvent faire l’objet de débats.
Mauricette Maurel fit le constat de l’insuffisance de logements sociaux sur le programme des Bourrelières, en l’occurence 20% – ce qui est prévu au PLU du Château. Mais dans certains cas la loi prévoit un minimum de 25%. Or la moyenne de logements sociaux actuels au Château d’Olonne est de 6,57% !!
Et le quota de 25% devra être atteint en 2025!  Mauricette Maurel estima donc que la politique du Château d’Olonne en la matière était insuffisante.
En réponse, Joël Mercier indiqua que des efforts avaient été consentis au Puits Rochais et au Centre Ville III. Il indiqua aussi que la fusion au Pays des Olonnes aurait bientôt lieu mais qu’il « n’avait pas entendu de volonté à ce jour »  et qu’il espérait que la ville fusionnée ferait le nécessaire….
Quant à Annick Billon, elle compléta en indiquant que le Château d’Olonne avait voulu faire du social avec un taux de 40% au Centre Ville III, ce qui « avait retardé le programme car ce n’était pas viable économiquement. »
Elle ajouta: « On n’a pas à rougir de la politique foncière menée et Le Château n’a pas à absorber le manque sur les autres villes. Il faut une politique cohérente sur les trois villes. »
Elle compléta en mettant en garde: « Attention à ne pas mettre la barre trop haut. »
Joël Mercier compléta en soulignant que Le Château était victime de son volontarisme en matière foncière.

La question diverse de Jean-Pierre Chapalain porta sur l’absence de la présence des élus d’opposition dans les commissions thématiques relatives à la fusion (7 commissions thématiques chacune composée de 6 techniciens et 6 élus soit 2 élus par communes). Il indiqua qu’il serait logique que l’opposition y soit représentée.
Le Maire Joël Mercier répondit qu’il en aurait été ainsi s’il y avait 3 élus pour Le Château d’Olonne, mais que c’était le nombre de deux qui avait été choisi et que pour ces deux-là c’était impérativement deux élus de la majorité.
Philippe Brossard-Lotz
Le Reporter sablais




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